Ce rapport commandé par le Préfet est ici :
Rapport final :
Internet de la DDT du Doubs - Rendu du rapport d’expertise sur la mortalité de poissons sur la LOUE
Résumé opérationnel :
http://www.doubs.equipement.gouv.fr/..._cle1fa8c3.pdf
Ce rapport commandé par le Préfet est ici :
Rapport final :
Internet de la DDT du Doubs - Rendu du rapport d’expertise sur la mortalité de poissons sur la LOUE
Résumé opérationnel :
http://www.doubs.equipement.gouv.fr/..._cle1fa8c3.pdf
Bonsoir,
merci pour ces liens. J'ai juste lu le résumé opérationnel mais le constat est sans appel : dégradation de la qualité générale des milieux sur de nombreux paramètres (chimiques, physiques...) avec comme cause les activités humaines.
Ils vont approfondir les recherches et à mon avis, ça ne va pas être triste lorsqu'ils vont commencer à quantifier les sources de phosphore, d'azote, de phytosanitaires... Pareil lorsqu'ils vont commencer à faire les listes des seuils à démolir...
Le travail de ces scientifiques a été rigoureux. Ils sont même allés jusqu'à évoqué le stress engendré par la pratique du nokill. Quid du stress de la poêle à frire? Moins visible sans doute car le poisson mort n'est plus dans la rivière.
Bref, de groupe d'experts en commission qui vont étudier pour faire de jolis rapports, à moins d'un miracle, on n'est pas prêt de revoir la Loue telle qu'elle était au début des années 80.
Fred
Au début du rapport, il est indiqué que les indicateurs de bon état écologique au sens de la directive cadre européenne 'DCE) ne sont pas forcément pertinents puisque on sait qu'ils sont bons pour la Loue au moment même où la réalité prouve le contraire . Les critères d'évaluation de la qualité de l'eau doivent sans doute être revus . En témoigne ce passage du rapport complet (42 pages) où il est écrit ceci :
" Au bilan, l’écosystème Loue présente selon nous, une qualité chimique de son eau que l’on peut qualifier de moyenne. Ce résultat contraste avec ceux issus de l’application de la Directive Cadre sur l’Eau, tout d’abord en raison de la prise en compte de molécules telles que les insecticides pyréthrinoïdes de synthèse et les fongicides triazolés, qui sont utilisés abondamment dans l’industrie du bois et ne font l‘objet d’aucune analyse de routine. Ces molécules ont pourtant été clairement identifiées dans les sédiments à l’aval de scieries dans le département du Doubs où elles présentent une toxicité avérée pour les organismes aquatiques (Adam, 2008). Par ailleurs, comme nous l’avons signalé dans notre analyse sur les concentrations en nutriments, l’interprétation de ces données sans tenir compte de la biomasse des producteurs primaires, peut conduire à considérablement sous estimer les flux de nutriments circulant dans la rivière. En effet, une eau peu chargée en phosphore et azote peut résulter soit d’un état véritablement oligotrophe,soit d’une consommation de ces nutriments par la biomasse présente. Dans le cas de la Loue, si l’on prend en compte les biomasses des algues et des cyanobactéries présentes, les faibles concentrations en phosphore ne sont pas la signature d’un bon niveau de trophie, comme cela avait été interprété jusqu’à présent."
Concernant la prtique du nokill:
Au vue de la fonte des ventes de carte de pêche depuis l'interdiction de conssomation du poisson sur la loue, la pratique du no kill reste visiblement marginal!Une première étape consisterait tout d’abord à quantifier l’ampleur de cette pratique au regard de la population en place, sachant que son impact est certainement proportionnel à son intensité.
Finalement il se passe sur la Loue la même chose que sur toutes les rivières de France : pollutions agricoles, pollutions urbaines, obstacles à la continuité écologique et à la libre circulation des écoulements, dégradation des habitats...
Avec un élément naturel qui n'arrange rien : la nature karstique du substrat.
Un cocktail explosif...
Juste pour témoigner : Le léguer est classé en très bon état biologique .Cela se fait par rapport à un seul point situé sur le cours moyen.On retrouve toutes les espèces .....ce qui permet d'avoir ce niveau de classement.Par contre,on ne s'interroge pas sur la densité des populations...ce qui pourrait donner un tout autre classement .Mais,il faudrait dans ce cas descendre la note...A réfléchir...
La première fois où je suis allé sur la Loue et que j'ai vu tous ces poissons, ma première réflexion a été de me dire que c'était anachronique, que cette rivière n'avait une population piscicole en relation avec son époque. Comme j'aurai aimé me tromper car aujourd'hui, le temps a rattrapé la Loue.Finalement il se passe sur la Loue la même chose que sur toutes les rivières de France
Et tous ceux qui vivent sur des rivières qui ont déjà connu la dépression humaine savent qu'il est très difficile, voire impossible de faire marche arrière.
Fred
Toutafait et comme le dit Fred on passe de populations de truite qui étaient quasiment des "anomalies" a l'échelle de la France a des populations de truites moyennes, celle d'une grande rivière lambda en France. C'est je pense la chute qui marque les esprits mais les pêche électriques montrent qu'on est loin d'avoir des rivières vide de truites. On est revenu a la normalité (hélas).
Juste un mot sur ces référentiels (messages de Guitou). Comme tout les référentiels, l'évolution des indices est bien plus importante que l'écart au référentiel a un instant t. L'évolution est un paramètre scientifique, le référentiel est une norme administrative. Il y a une confusion avec ces histoires de DCE parce que si l'indice machin donne une note de 20/20 c'est qu'automatiquement la rivière est en conformité. Sauf que l'état initial des rivières on le connaît pas ! Face a des rivières qui ont des fonctionnements écologiques atypiques comme ces rivières du Jura, on voit bien que les écarts par rapport a des référentiels théoriques sont complètement inadaptés. Par contre le monitoring a long terme de différents indicateurs est beaucoup plus illustratifs de la tendance continue a la dégradation. C'est clairement l'évolution qui compte...
A+
J
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