TREZENCE. -- Devant le Conseil d'Etat, le commissaire du gouvernement s'est prononcé, hier, en faveur du projet, rejetant les trois requêtes déposées contre la déclaration d'utilité publique
Plus d'obstacle au barrage ?:
Les 850 hectares des marais de Saint-Loup et le hameau des Renardières n'ont jamais été aussi près d'être noyés sous les eaux de la Trézence. Le Conseil d'Etat tranchera
Le barrage de la Trézence est-il enfin arrivé au bout de son long et tortueux parcours juridique ? Quinze ans après le lancement du projet et trente-trois mois après la déclaration d'utilité publique signée par Lionel Jospin alors premier ministre, ses partisans peuvent légitimement l'espérer.
Le Conseil d'Etat s'est penché hier sur le dossier et rendra son arrêt sous un mois. Mais, au cours de l'audience, le commissaire du gouvernement, ce magistrat indépendant dont les avis sont en général suivis à 90 % par les conseillers, s'est prononcé pour le rejet des trois requêtes en annulation déposées contre la DUP par les Verts Poitou-Charentes, SOS Rivières et l'association TOS (Truites, ombles, saumons).
Le Conseil d'Etat a consacré près d'une heure au dossier. Une durée exceptionnelle pour la juridiction administrative où les parties se contentent en général de déposer leurs pièces. Chaque intervenant a pu faire valoir ses arguments avant que le commissaire du gouvernement, Francis Lamy, ne prenne la parole pour un long exposé (lire par ailleurs). « En gros, il a estimé que les interrogations sur l'utilité du barrage étaient pour le moins permises, résume Me Dominique Brouchot, avocat des Verts, mais que les inconvénients lui paraissaient eux aussi très limités. J'avais surtout insisté sur le fait que l'ostréiculture n'est qu'un prétexte pour cacher la vocation agricole du barrage; il a éludé le problème pour ne retenir que les chiffres figurant au dossier. »
« Bénéfiques à long terme ». Pour Me Ricard, l'avocat du Conseil général de la Charente-Maritime, le commissaire du gouvernement a eu une vision complète et équilibrée du projet. « En matière de déclaration d'utilité publique, il faut dresser le bilan coût/avantages de l'opération. Pour la Trézence, les effets négatifs ne lui semblent pas remettre en cause l'utilité publique et l'intérêt général. A condition bien sûr que le barrage serve les objectifs qui lui sont assignés. Selon lui, s'il existe une marge d'incertitude à court terme, les effets seront à long terme bénéfiques pour le bassin ostréicole de Marennes-Oléron. »
L'arrêt que rendra le Conseil d'Etat sera définitif. Si leurs requêtes sont rejetées, les opposants à la Trézence n'auront d'autre recours que de saisir la Cour européenne des droits de l'homme, à Strasbourg. Mais rien n'empêchera le Conseil général d'engager les dernières procédures avant de mettre en eau les marais de Saint-Loup.
Source Sud ouest.

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n s'insurge contre le brésilien qui brûle son hectare de forêt pour planter son maïs et nourrir sa famille mais on est pas foutu de préserver nos derniers sanctuaires et on préfère les sacrifier pour faire du fric (même pas de la survie).C'est un peu comme quand on pleure sur le sort des derniers tigres en inde,alors qu'on ne peut même pas supporter trois pauvres malheureux loups dans le vercors qui bouffent même pas le tiers de brebis que ce que les chiens errants déciment.
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