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Arletty Arletty

Publié le 22/12/2016, par herondeau
Département : 73 - Savoie. Rivière : Vieux Rhône..

Le 22/12/2016,

Le titre « atmosphère » ayant déjà été pris par Ventdebise j’ai pris la suite logique.Il se trouve que sans nous concerter nous avons fait Patrice , Julien et moi une sortie au même endroit et au même moment ou presque.

Rendez vous était pris à 10 h de l’autre côté du pont de Lucey . Comme dab je tombe du lit et arrive sur place à 9h ,il fait un froid de cul de canard, moins quatre au compteur ,on sent que le soleil a du mal à sortir des collines d’en face.
Les buissons et le sol sont couverts de blanc gel comme on dit en Savoie.

Je quitte la chaleur de la suzuk à regrets et fais quelques pas le long du Rhône. Le fleuve est lisse comme un lac, pas un souffle de vent , un cygne passe au dessus de moi avec de grands battement d’ailes : »vou ,vou ,vou  » mieux qu’un cormoran? qui dit cormoran dit poisson mais ne relançons pas le débat :-).
Rien ne bouge sauf un grèbe ,qui ne la fait pas et plonge en essayant de me faire croire un gobage ,tu ne m’auras pas podicipedidae !

Je retourne me mettre au chaud après avoir pris quelques photos ,le soleil rasant, la gelée ,la lumière , le paysage est très beau ,c’est aussi ça la pêche …

Julien arrive le premier puis c’est le tour de Patrice , nous sommes contents de nous revoir comme chaque fois. Nous nous équipons tranquillement , y’a pas l’feu et puis si gobages il y a, ce ne sera  pas avant au moins midi.

Le Rhône est très bas et un joli courant m’attire , je décide de commencer en nymphe avec possibilité de passer rapidement en sèche s’il y a éclosion , Patrice s’équipe en noyée ,très bon moyen pour savoir s’il y a des ombres et s’ils sont en activité. Julien demande à Pat de lui montrer sa technique en noyée.

Je peigne le courant à deux nymphes puis en nymphe légère à distance au fil posé rien n’y fait Pat 10 mètres plus bas n’a pas plus de succès . Le lisse sous le pont reste désespérément lisse, pas un gobage un chevesnhotu (nouvelle race ) nous gratifie d’un plouf et c’est tout ,rien, nada ,que dalle et il est déjà midi et demi.

La gravière est très bizarre on dirait qu’elle a été labourée ,il y a de grands sillons très profonds qui semblent avoir été faits par un énorme tracteur . Dans l’eau il y a de nombreux mollusques vides , comme des coques marines, Pat nous gratifie d’un nom savant qu’il m’est interdit de nommer ici odonto quèque chose il me semble ? Je regarde Julien d’un air interrogateur , bon c’est des coquillages ouaf , je suis vraiment inculte ….Un filet d’eau entre dans mon  néoprène , évidemment à l’entre jambes , ça me saoule

Le temps passe rien ne bouge, nous décidons de prendre les voitures pour un quart d’heure de route et aller faire un tour Pont de la loi. Arrivés sur place  nous cassons la croûte en discutant matériels tout en surveillant l’eau, Julien aperçoit une perche.

Deux heures passent ,nous sommes dans l’eau et rien ne bouge ,pas un insecte ,pas une éclosion ,pas un mouvement,pas une touche …Désespérant . Il y a les mêmes traces code labour au bord de l’eau ,on dirait qu’ils ont arraché toute la végétation sur des kilomètres , je ne comprends  pas pourquoi…

Patrice prendra un chevesne en noyée l’honneur est sauf .Je me mets à repenser à l’Allier et à la Dordogne …Le rêve.

Comme pour Ventdebise et son ami nous repartirons sans avoir pris de poissons mais l’amitié n’a ni prix ni kilomètres .

 

Gilles