peche a la mouche

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De l'eau !

Le 10/05/2004 Ménoge - Haute Savoie (74) .|. Météo météao Haute Savoie (74)
De l'eau !
Petit tour sur la Menoge (74) au parcours mouche en début d’après-midi. Et bien que d’eau… Normal avec ce qu’il est tombé les jours derniers. Mais bon deux demoiselles fario, tout de même, ont bien voulu goûter à ma nymphe, modèle spéciale « rivière en crue ». Espérons que la rivière retrouve rapidement un débit et une couleur de saison.
auteur : BleuVague


Ménoge coup du soir express

Le 03/07/2004 Ménoge - Haute Savoie (74) .|. Météo météao Haute Savoie (74)
Ménoge coup du soir express
Pour ceux qui on suivit mes péripéties à Goumois, n’arrivant toujours pas à me remettre de mon échec cuisant sur « MON POISSON », j’avais envie hier d’aller faire un coup du soir, pour noyer mon cafard, sur la Menoge. Mais voilà ma très Chère avait invité sa meilleure amie à dîner. J’étais totalement au désespoir ! Plus de pêche depuis mardi autant dire la fin du monde…
Après nous être sustentés, j’ai eu une idée : mettre à votation, pour préserver l’aspect démocratique, le restant de la soirée. J’ai donc confectionné des bulletins de vote, avec différentes propositions dont bien entendu le fameux « coup du soir sur la Menoge ». Et là, mon étonnement fut totale lorsque ces demoiselles on votées à l’unanimité pour ma proposition.

Il était néanmoins un peu tard. Nous sommes partis sur les coups de 20h45. 40 minutes plus tard, nous voici donc sur le parcours mouche de la Menoge.
Pour ceux qui connaissent, j’avais l’intention de draguer mes sedges non loin du pont, près des ruines du moulin. Hélas deux helvètes avaient précédés mon arrivé et il n’était plus question de me poser à l’endroit désiré. Conscient qu’il m’était impossible de trimbaler mes deux accompagnatrices « démocrates » top en aval sur le parcours, j’ai donc choisis de ne pas pousser plus avant que l’embouchure du petit ruisseau. Mais une fois de plus l’endroit était occupé. L’heure passant, et me trouvant dans l’impossibilité d’aller plus loin, j’ai demandé à ce charmant moucheur si il m’était possible de pêcher à quelles encablures de lui. Le Monsieur ni voyant aucune objection notoire, je me suis donc mis en action. L’activité de surface semblait quasi nulle ! Un ou deux gobages timides se faisaient entendre, mais hélas trop loin de la portée de ma canne. Avec un accent savoyard très marqué (je me suis du reste demandant d’où il sortaitt, n’ayant vu qu’une voiture immatriculée dans la publique de Calvin ???), mon hôte m’a dit qui lui paraissait impossible d’en faire montée une belle ce soir. Il y a rien de tel comme affirmation pour me faire douter, et avec mon manque de confiance depuis l’épisode de Goumois, j’ai presque eu envie de tout remballer. Il m’a affirmé que cela était dû à la pleine lune. En effet il me semble avoir lu cela quelque part ! Puis il me demande ce qu j’ai mis comme mouche au bout de ma ligne. Je réponds « un gros drag sedge type Florian ». Malgré la nuit qui commence à s’installer, j’ai eu l’impression qu’il souriait !

Toujours très peu de gobages, les chauves-souris commence à s’exciter. Je constate que les éclosions sont très timides voir inexistantes. Et puis à dix mètre un « Splaff » timide. Le type de dit « pas la peine c’est une riquinette ». Je lui demande si je peu essayer, il répond « que oui » Je balance alors mon sedge, et le fait très légèrement drague au jugé, un peu en amont de l’endroit où j’ai repéré le gobage. Ce n’est pas évidant du tout, il commence à faire de plus en plus sombre, la nuit tombe assez vite sur la Menoge et le tissu végétatif très présent ne fait qu’accélérer le processus. D’un coup il me semble distinguer à une vaguelette à l’endroit où je pense doit se trouve mon sedge. Dans ma tête je compte « 1 » et je ferre. Réaction immédiate, la canne se plie méchamment, la soie se tend d’elle-même, je suis sûr que ce n’est pas une « riquinette ». Le poisson veut prendre le fond, j’essaye de le maîtriser sans rien brusquer. Changement de stratégie de défense, j’ai droit à un beau saut. Le type à côté vient de comprendre qu’il a raté un joli coup. Maintenant c’est moi qui esquisse un sourire ! La truite fonce à présent sur moi. Je déteste ce genre de situation. Je ne compte même plus le nombre de décrochages auxquels j’ai dû hélas faire face dans de pareil cas. La ligne devient molle, je remmène aussi vit que possible. La fario s’épuise et j’arrive enfin à la prendre. Je mensure, 46cm pas trop mal pour « une riquinette» ! Je suis heureux j’ai eu mon poisson. Le type il n’a plus l’air enjoué du tout ! Les deux demoiselles qui m’accompagnent ont froid, il est temps de plier bagage. Je suis resté en tout et pour tout 15 minutes en actions de pêche. Je quitte les lieux sans oublier de saluer poliment mon hôte, et obtient comme unique réponse une sorte grognement. Pas bon joueur le collègue !
auteur : BleuVague


Goumois trois jours entre enfer purgatoire et para

Le 22/09/2004 Goumois - Doubs (25) .|. Météo météao Doubs (25)
Goumois trois jours entre enfer purgatoire et para
Voilà lundi soir je suis revenu de 3 jours passés à Goumois… Et bien je vous le dis tout raide dur c’est même pas le prénom !!!!!
Je passe sur les troupeaux de boeufs qui pêches à 10 agglutinés comme des mouches à … (je vous laisses deviner à quoi) et les surfeurs qui prennent le Doubs pour Santa Monica Beach eux c’est simple ils marchent pas dans l’eau ils volent.
J’ai même vu des types qui on réussi à s’entremêler la soie, là faut le faire quand on connaît la longueurs du parcours.
Je vous donne un exemple : Je faisais le héron depuis plus de 20 minutes à un mètre du bord quand soudain un troupeau d’ignoble attardé se pointe, en moins de 10 secondes deux d’entre eux se sont littéralement jeté à l’eau et se sont attaqué à des gobages de vairons bref ça c’est pour l’enfer…

Pour le purgatoire, il est mettre au crédit de la difficulté à leurrer Dame Fario et Noble Ombre. Le vrai casse-tête japonais du sud-est !!!!
On m’a expliqué que EDF nous voulait du bien alors pour nous prouver combien ils nous aimaient ils ont fait mumuse durant toutes la semaine passé avec la manette « trie dessus pour faire C… le poisson et les pêcheurs )
Durant le week-end le niveau était assez bas et l’eau très limpide ce qui n’arrange pas les choses.
Les éclosions quant à elles ont été très sporadiques, un rayon de soleil et c’est partis.
Les insectes sont principalement jaune pale tirant sur le blanc et vert olive de petite taille.
Durant les éclosions sa monte un peu mais ça reste très technique.
On ne peut pas dire que j’ai fait un carton loin de là mais quelque poisson tout de même principalement en sèche. J’aurai sans doute peu amélioré très nettement mon score en pêchant à la nymphe lourde mais par principe je n’ai plus envie de pratiquer se type de pêche, j’estime qu’il faut laisser une zone de tranquillité au poisson, mais chacun fait ce que bon lui semble…

Le paradis : un bel ombre qui monte juste sous la surface, j’essaye une nymphe très légère qui pêche juste sous filme de l’eau… Premier passage l’ombre suit la nymphe et hop décalage de la tête, je ferre le noble est pris.

Et puis le paradis c’est aussi le paysage, on y sent les prémices de l’automne, les odeurs ne sont plus celle de l’été, la nature va doucement s’endormir pour renaître plus belle encore d’ici quelque mois.

Le paradis c’est un héron que l’on observe s’approcher doucement des berges du Doubs pour se y prélever son repas…

Mais le paradis c’est encore la table… Alors pour manger j’ai manger c’est simple ma balance vient de porter plainte ! Je vous conseil vivement au Moulin du Plein le foie gras de canard et sa gelée de Mac vin, ou alors le filet d’agneau et son jus aux herbes. Les amateurs de champignons ne seront certainement pas déçus par le feuilleté aux morilles….

En un mot j’aime Goumois


BleuVague
auteur : BleuVague


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Bien Noyé le Bain Noyé

Le 21/10/2004 Bien Noyé - Haute Savoie (74) .|. Météo météao Haute Savoie (74)
Bien Noyé le Bain Noyé
Après mon récent échec, n’arrivant plus à supporter les doutes qui m’ont étreint ces deux dernières semaines, je me suis décidé à retourner sur les lieux de ma première tentative de pêche en réservoir.

Mardi matin : Après une nuit agitée à me demander si j’allais percer le mystère du Bien Noyé, me voilà debout près à l’attaque…
J’ouvre les stores de ma chambre un peu inquiet, la pluie ne cesse pas de tomber depuis près d’une semaine ! Hier au soir les savants de météo France promettaient une accalmie.
Tu parles… Y’sont été bercés trop près du mur chez météo, sont tous alcoolisés là-bas, faut arrêté le Pineau des Charente les gas. Sur leur site il prédisait pour la région : petite bruine !!!! Si c’est ça une petite bruine, moi je vous le dit le jour où ils annonces : forte précipitation avec risque d’orage, ça va être Noé 2 le retour de l’arche !
Comme on dit chez « Ma tô para y roille dru va falloir passer le panosse » (C’est un mélange de patois Genevois et Fribourgeois).
Après un petit doute existentiel, je me souviens du proverbe : Temps pluvieux pêcheur heureux. Avec ce qui tombe c’est simple je vais rencontrer le Nirvana !

Arrivé sur place à 13h, je constante qu’il y d’autre voiture dans le parking. Tiens je ne suis pas le seul masochiste !!!!

En faite les propriétaires des voitures sont tous à tablés, le verbe haut, et finissent un repas qui me semble a du être bien arrosé. Parmi eux je reconnais Stéphane Poincet (Guide de pêche ne Haute-Savoie), qui est en grande discussion avec Charles Gaidy (Auteur et peintre halieutique qu’il n’est plus nécessaire de présenter)… Petite indiscrétion : il semblerait que M.Gaidy, afin d’étayé un futur article à la demande d’une revue consacré à notre sport préféré, soit à la recherche de LA MOUCHE ultime, celle pour laquelle les truites vont perdre la tête au point de se battre entre elle pour avoir l’immense privilèges d’y goûter. Bref la mouche prix Nobel de la pêche… La mouche que si tu l’as pas dans ta boîte, t’es un ringard absolu… La mouche qui se fume… The Mouche !!!!

Selon Stéphane cette mouche existe… Mais j’ai pas bien compris de laquelle il parlait, j’ai eu beau tendre l’oreille, j’ai juste entendu … mouche… oui… la totale… SP2 … spent…

Si ça vous dit n’hésitez pas à éclairer mes lanternes.

Bon je laisse les hommes discuter, moi je suis là pour la pêche.
Me voici donc au bord du lac, et li pleut toujours ! Je monte dans une barque, et écope près de 5 minutes pour vider l’eau.

Trois coups de rames et hop je suis en poste. Ça gobe de partout, il me semble qu’elles prennent des émergentes de Caenis, sa tombe bien j’en ai justement dans ma boite.

Je choisi un modèle sur hameçon de 18. Lancé, gobage, ferrage. Ce n’est pas un monstre mais elle se défend bien. Durant plus d’une heure ça gobe et ça regobe… Je fais quelque poisson avec mes Caenis.

Il pleut toujours… C’est fou les variations qu’il peut y avoir dans la pluie… J’ai constaté cet après-midi : La pluie d’apocalypse, celle fait de grosses gouttes qui tombe à tout rompre. La pluie bretonne proche du crachin qui s’insinue dans les cols de chemise, la pluie ventée celle qui t’arrive en plein visage. La petite pluie douce etc… Mais elles ont toutes un point commun elles mouillent… Même mon chapeau australien garanti totalement imperméable a déclaré forfait. Quant à ma veste de chez GO SPORT acheté au solde et soit disant waterproof elle a survécu 15 minutes avant de laisser passer l’eau !!!

Les gobages se sont calmé un peu… J’ai envi d’essayer la pêche au streamers, pêche que je n’ai encore jamais pratiqué. Je me suis monté durant le week-end quelques bêtes en marabout.

J’attache au bout de ma soie intermédiaire un Wololly Burger, je lance et j’anime avec de petites tirettes. Tout d’un coup je sens une résistance dans la ligne, je ferre. Et là ma belle Winston se plie complètement on dirait qu’elle va toucher l’eau, mon moulinet s’affole, il hurle. Ça n’en fini plus. Je constate avec affolement que ma soie est sortie entièrement, mon moulinet débite du backing ! Cela ne m’était encore jamais arrivé. Je ne sais pas vraiment quoi faire ! Tout au bout là-bas y’a un truc énorme qui fait des bonds hors de l’eau. J’arrive pas à croire que j’ai au bout de ma linge une sorte de monstre du Bien Noyé, je reconnais qu’il est un tantinet plus petit que le monstre du Loch Ness, mais tout de même. Dès que je mouline un peu la bête me reprend du fil… J’ai peur pour ma canne, j’ai l’impression quelle va exploser.

Il ma fallu plus de 10 minutes pour venir à bout de la Nessay de Haute-Savoie.
Je pense que sa taille vous ferait sans doute rigoler un peu, mais jamais je n’ai eu de poisson au gros et gras au bout de ma ligne…. Sauf dans mes rêves.

Il pleut toujours, ma sortie au Bien Noyé est sur le point de se transformé en Bain Noyé !

Je continu à pêcher au streamer. Je sors encore 5 truites avec des Wololly, puis j’essaye un Ministream à bille couleur jaune, résultat 4 décrochages et 2 truites. Mais là je commence à avoir mal au poignet, c’est que j’ai un petit physique moi !
La nuit doucement tombe. Je suis trempé jusqu’aux os mais j’ai passé un super moment !
auteur : BleuVague


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J'ai revu ma maîtresse…

Le 04/04/2005 Ménoge - Haute Savoie (74) .|. Météo météao Haute Savoie (74)
J'ai revu ma maîtresse…
Dieu que cette pause hivernale m'a semblé interminable ! Certes la saison des neiges possède ses charmes, du moins au début… Mais lorsqu'elle s'étire en longueur, j'attrape à coup sûr, la grippe du moral; maladie bien connue du pêcheur à la mouche.
Dès le mois de février, j'ai, comme beaucoup de passionné, astiqué mon matériel et tracé chaque matin au réveil une croix sur mon calendrier de "pré-ouverture". Plus les croix sont nombreuses, plus ma grippe du moral semble s'atténuer. Ces fameuses croix sont en sommes mes antibiotiques, une dose matinale et quotidienne m'assure d'un prompt rétablissement. Du reste au fil des jours mon état s'améliore tellement, qu'à la veille de l'ouverture, j'ai l'impression d'avoir avalé une boîte complète d'amphétamine.
Le résultat : je deviens intenable, un vrai cabri, je saute dans tous les sens. Il me faut vérifier la météo une bonne 10ème de fois, et surtout monter vit vite la Mouche. J'insiste sur la majuscule, il ne s'agit pas de n'importe qu'elle mouche… C'est la mouche du jour d'avant. La mouche qui va prendre la Truite et pas n'importe qu'elle truite, la Truite de l'ouverture. En résumé on dirait un jeune damoiseau qui voit pour la première fois le soutien-gorge de sa petite amie tomber les masques !
Et la nuit d'avant, il m'est impossible de trouver le sommeil tant je suis excité à l'idée de revoir ma rivière.

Certes cette année j'ai du attendre jusqu'au 4 avril pour la faire mon ouverture. Mais cette fois ça y est !

Arrivé sur le parcours mouche de la Ménoge vers midi sous un soleil radieux. Je me sens tout fébrile, et il me faut près de 30 minutes pour être fin prêt. A trois reprises en montant ma canne j'oublie un anneau au passage, quelle poisse !

Me voici enfin au bord de l'eau… J'observe, il n'y a pas d'éclosion marquée, la rivière semble calme et la température de l'eau confirme qu'un peu plus haut, il doit rester quelques plaques de neiges.
Soudain à ma gauche j'entends un petit "gloups" discret, je tourne la tête et remarque les ronds caractéristiques, d'un gobages, qui finissent de mourir dans l'eau.
N'arrivant pas à identifier les quelques insectes qui percent la surface, je décide de monter sur ma pointe une A4 teinte jaune en taille 18.
Un faut lancer (le premier de la saison), puis ma mouche se pose sur l'eau. Une seconde puis deux… Remous ! Je ferre sans trop y croire ! Ma Winston WT 7,6 pied soie de 4, que j'inaugure du reste aujourd'hui, se tend. Mon cœur bat plus vite. J'en tiens une ! Et pas n'importe laquelle ! La première de la saison, et excusez du peu ceci lors de mon premier lancé.
Il faut noter qu'elle n'est pas bien grosse à peine 20 cm, mais quel bonheur, c'est incroyable ce que la pêche peut procurer comme sentiment de bien être !
Je la regarde filer pour rejoindre sa cache et remercie St-Pierre pour sa bonté.
A peine ai-je le temps de sécher ma mouche et de vérifier l'état du nœud, que j'entends un nouveau "gloups" ! Je tente ma chance et à ma grande surprise, j'en repique une.
Non c'est pas possible y mon vendu une canne magique, il y a du Harry Potter là-dessous ! A moins que UNR ait revêtu une combinaison de plongée et accroche sciemment une truite à chacun de mes passages pour me faire plaisir. Je n'aurais jamais du lui dire que je comptais venir dans les parages aujourd'hui ! Il est blagueur le bougre.
Mais si il pouvait accrocher des truites un peu plus grosses ! Car celle là non plus ne dépasse pas les 20 cm. Non mais ce que je deviens exigeant moi !
Et vous me croirez si vous voulez, mais 5 fois de suite j'ai ferré une truite. J'en ai perdu mon latin. Comment est-ce possible ?
Je vous le dis tout nette, un moment j'ai vraiment cru que c'était pour la caméra invisible. Qu'un gugus me faisait une bonne blague. Cela ne m'était encore jamais arrivé.
Imaginer un peu ! Les 5 premier lancés de la saison, 5 truites. C'est simple, il y a une grosse cagnotte cette semaine au Loto et bien arrêter de jouer, ce n'est plus la peine, c'est moi qui vais gagner !

Je vous rassure la suite de ma journée n'a pas été couronnée d'une truite par lancé, il ne faut pas exagérer tout de même.
J'en ai fait encore 2 en sèches, toujours des petites, et une en nymphe.
J'ai repéré une ombre en mouvement dans la rivière, j'avais alors une un casque d'or au bout de ma ligne. J'ai lancé en amont de l'ombre repérée, et là ma canne c'est sérieusement plier. J'ai senti au ferrage que "Mademoiselle" fario devait cette fois ci faire plus de 20 cm. En effet après avoir tenter de m'échapper en s'aidant de la force du courrant, j'ai peu constater que la "demoiselle" mesurait 39,5cm… Tout juste pas 40. Elle n'était pas bien épaisse, mais toute en muscle, avec une robe aux points rouges bien marqués. Un pur régale.

Je suis parti à regret, mais le cœur heureux. Aujourd'hui j'ai fais ma plus belle ouverture et j'en remercie ma maîtresse la rivière.




auteur : BleuVague


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L'Eden à portée de canne

Le 20/06/2005 Doubs - Doubs (25) .|. Météo météao Doubs (25)
L'Eden à portée de canne
On ne se prépare pas pour aller pêcher le Doubs à Goumois comme on irait pêcher sur n'importe quelle rivière !
Alors je me suis préparé depuis des semaines, glanant de ci-de-là des informations sur le niveau de l'eau sur le type d'insectes présent, et tout et tout. J'ai passé des soirées entières à monter des mouches, me persuadant que je tenais le modèle idéale pour les zébrées Comtoises.

Lundi matin 7h00.
Le réveil branché sur France-Info m'expulse du monde des rêves. En faite j'ai du dormir 3 heures tout au plus, je suis excité comme une puce, ce matin je pars pour 5 jours de pêche à la Mecque : Goumois me voici.
Je jette un coup d'œil au ciel, il pleut sur le bassin Genevois ! ça commence bien. Voilà des mois que je me réjouis et le jour de mon départ il pleut.
Hé ho St-Pierre aurais-je par le plus grand des hasards pêcher en quelque chose ces derniers temps, pour que vous choisissiez de me punir des larmes du ciel justement le jour de mon départ pour Goumois ???
La pluie semble redoubler d'intensité. Je décide de ne pas me presser, j'ai l'impression que la journée de pêche va tomber à l'eau !!!!

Arrivée tardive au Moulin du Plain, il est 14 heures et il ne pleut pas ! Je dépose mes 2 accompagnatrices (j'ai emmené avec moi mais mère et ma tante… Je suis bon non ?) et mon permis en main je saute littéralement dans mes waders, direction la rivière.
Chaque fois c'est pareil, j'ai le cœur qui bat la chamade et les mains qui tremblent, impossible de faire le nœud de pointe, je dois m'y reprendre à 3 fois. Cet endroit est envoûtant et exerce sur moi un charme fou. Je me sens excité comme si c'était la 1ère fois.
Me voici dans l'eau où je suis rentré le plus discrètement possible. Le Doubs est incroyablement bas, pourtant au dire me M. Choulais il a pleut ce qu'il faut !
Il y a bien des éclosions mais sans plus…
"Gloups", juste à ma droite en amont je remarque les cercles caractérisant un gobages. Je me fige.
"Gloups", la bête semble installée à table, mais je n'arrive pas à voir de quoi elle fait son repas.
Il m'est impossible de me calmer, je n'arrive pas à raisonner. J'ouvre fébrilement ma boite à mouche pour choisir. "Gloups" encore un. Mais quelle mouche choisir ??? Si je ne me décide pas rapidement je vais rater ma chance. J'opte pour un émergente assez proche du chiro, je sais qu'elle flotte juste dans la pellicule de l'eau, et comme les gobages auquel j'assiste son très peu marqué, je pense faire un chois judicieux.
Un faut lancer, deux faux lancer, ma mouche est sur l'eau. J'ai de la peine à la voire dérivée, je plisse les yeux. "Gloups", ferrage réflexe, ma Winston se cabre. Incroyable, je ne suis en action de pêche que depuis une 10ène de minutes et je tiens un poisson au bout de ma ligne!!!!! Là je suis au paradis, tous les dieux de toutes les religions sont aujourd'hui de mon coté.
La bête n'est pas énorme à peu près 33cm, mais j'ai plaisir de tenir en main une zébrée du Doubs.
2 Autres poissons feront plier ma canne mais se décrocheront avant que j'ai réussi à les épuiser.

19h précis je passe ma commande à une charmante serveuse. Foie Gras et filet d'agneau au thym.
La table en face de la mienne est particulièrement animée. Un groupe d'alsacien a le verbe haut et le rire communicateur. J'appendrais dans quelque minute que l'un d'eux est un gobnaut.
C'est incroyable la capacité avec la quelle les alsaciens s'adonne au plaisir de Bacusse ! Ils vont être totalement pleins à l'heure du coup du soir ! Je pense égoïstement que j'aurai ainsi moins de concurrence. Mais c'est mal connaître les alsaciens, à l'heure dite ils auront retrouvé toutes leur capacités.

Je suis un des derniers à sortir de table… Vite si je veux trouver une bonne place pour l'instant magique, il va falloir accélérer le mouvement.
Il y a effervescent devant les coffres ouverts des voitures, chacun se prépare à sa manière pour le coup du soir. Je discute avec un alsacien. Nous arrivons rapidement à nous rendre compte que nous fréquentons tous les deux gobages… Lui c'est MouchedeMai.
Je tiens encore une fois à remercier gobages… C'est vraiment génial de retrouver au hasard des lieux de pêche des gobebautes…
Nous voilà donc parti.
Je m'arrête pour ma part au premier plat.
Il 21h10. Je vais faire le héron jusqu'à 22h.
Il n'y a pas énormément d'activité dans mon secteur pourtant, un certain nombre d'insectes consentent à éclore.
22h, j'ai monté un sedge en cervidé. Non loin de moi un poisson se met en activité. Au 3ème passage ma mouche est prise. Une fois prise la truite s'en va directement dans le courant. J'éprouve des difficultés à la ramener, mais je ne crains pas grand-chose, ma pointe est en 14/100ème.
La demoiselle fait approximativement 38cm.
Une fois remise à l'eau, je continu à tenter ma chance.
Et hop une 2ème s'est prise à mon sedge. Je la sens qui donne des coups de tête désespérer, et au moment où j'allais la remmener elle se décoche. Zut. Mais ma mouche continu à dérivé et à mon grand étonnent elle est prise une nouvelle fois.
Bilan de mon coup du soir. 3 fario ramenées et 4 décrochages. Pour un premier soir ce n'est pas trop mal, à dire vrai je n'ai jamais fais mieux un jour d'arrivée. Cela présage du bon pour la suite.

Retour devant l'hôtel pour la séance de déshabillage. Les alsaciens sont un peu déçus. Il est vrai que la rivière n'a pas bouillonnée ce soir. Nous continuons à sympathisé et parlons mouches…

Mardi.
Il est tôt je suis sorti du lit par les voix à l'accent du Rhin. J'ouvre les rideaux. Il pleut… Je retourne me coucher !!!!
Je ne suis pas matinal et puis la pluie je n'aime pas trop.
9h15 je me lève enfin, direction la salle de petit-déjeuner.
A l'hôtel il y a de nouveau arrivant. 2 types de la région Arcachon, un belge à la retraite et un toulousain. Nous ne mettons pas 5 minutes à sympathiser. Voilà ce que j'aime au Moulin du Plain… Nous parlons tous le même langage qu'importe la région ou la nationalité puisque nous sommes tous des assidus de la "gaule", nous avons pour patrie celle de la pêche à la mouche c'est tout et bien suffisant.

Je décide de ne pas pêcher ce matin, je retourne monter des mouches dans ma chambre.

15h Je fini par me rendre à l'évidence, si je veux pêcher aujourd'hui il va falloir composer avec la pluie.
Le Doubs fait le yoyo. Un coup ça monte un coup ça descend. C'est pas bon, les poissons ils n'aiment pas trop ça !
Sous la toile de la terrasse du bar, la préoccupation première va à la météo de ce soir. Chacun y va de son pronostique mais tous nous espérons que le temps va se remettre le plus vite possible.

La fin d'après-midi est morose et le ciel continu à nous arroser par intermittence. Mon bilan halieutique n'est pas fameux. 2 décrochages et une truitelle à mon actif, le tout en nymphe.

22h30 Il n'y a que mon Stetson qui tienne bon, pour le reste je suis aussi mouillé dedans que dehors…
Pas vu grand-chose au coup du soir, juste un lamentable raté au ferrage et une truite décroché au moment où je voulais l'épuisé !

Mon ami belge m'explique ce qui est arrivé à mouche de mai… Ce dernier non contant que les poissons du Doubs lui tiennent tête s'en est pris à une pauvre chauve souris sans défense ! Z'ont des drôles de mœurs en alsace ! Et les gars c'est les poissons qu'il faut pêcher, pas les trucs qui volent!!!!

Mercredi.
C'est le dernier jour pour les alsacien, c'est dommage on rigolait bien !
Il fait un temps magnifique… Mais trop chaud !
J'enfile mes wades vers 14h30, Mouche de Mai et un de ses amis reviennent de la pêche et réussissent à me convaincre d'aller boire un verre avec eux.
On se pose à la terrasse ombragé du Moulin et on discute pêche, on sort les boites à mouches et je vous laisse deviner la suite…

1h30 plus tard nous décidons tout de même d'aller faire un tour au bord de la rivière. Mouche de Mai ne prend pas de canne, il veut me voir pêcher!!!! Gloupsssss je n'aime pas ça du tout, moi qui suis un solitaire au bord des rivières, je perds généralement tout mes moyens quand on me regarde pêcher.
En faite il n'aura rien vu ! Il fait trop chaud.

22h45.
Dans mon secteur je n'ai presque pas vu de gobages! J'ai touché un poisson un moment et comme toujours il s'est décroché… Il faut vraiment que je progresse de ce coté là… J'ai un bon taux de réussite pour faire monter du poisson, mais après c'est une autre histoire!!!!

De retour à l'hôtel, notre belge tient un très bel ombre dans son épuisette, il nous explique qu'il n'était plus en action de pêche et qu'il était entrain de remonter la berge, sa mouche traînait au bout de sa canne derrière lui quand soudain, il a senti un "toc", il s'est retourné et n'a plus eu qu'a ramener l'ombre!!!! La bête devait être suicidaire…

Nos amis alsaciens nous quittent après un bilan mitigé… J'espère bien les revoir un jour prochain… Se sont vraiment des types sympas.



Jeudi
Il fait un peu moins chaud aujourd'hui.

10h30 J'accroche mon premier poisson de la journée (cela devait aussi être le dernier mais ça je ne le savais pas encore !!!) avec une peute, c'est une truite de 40cm, avec des zébrures très marquées, elle m'a offert une très belle défense et j'ai le plaisir de ne pas avoir décoché.
Je pêche en sèche de reste de la matinée, mais sans résultat.

16h retour à la rivière après une bonne sieste digestive. Le vent c'est levé et j'ai peu qu'un orage vienne perturber le coup du soir.
Je continu à pêcher en sèche… J'aime de moins en moins la nymphe…
17h30 toujours rien… J'ai bien vu des gobages, mais mes mouches ont toutes étés boudés, la chance semble m'avoir quitté !
Je remonte la berge et je suis accueillit par les aboiements d'un pointer ! Je n'ai pas trop les chiens en générale et encore moins quand ils montrent les dents, et celui-ci semble particulièrement ne pas m'apprécier. Au loin sa propriétaire le hèle, l'animal coopère et courre dans sa direction. Mais cet imbécile c'est pris dans mon bas de ligne, à peine a-t-il parcouru 5 mètres que je sens une douleur fulgurante dans mon index gauche, je n'ai d'autre alternative que je courrier après le toutout, pour donner du mou dans le file afin de soulager mon doigt.
J'ai couru comme ça sur 100mètre en hurlant comme un dératé. Je ne sais pas par quel miracle mon bas de ligne à fini par rompre. Je n'ose pas regarder mon doigt… Il le faut pourtant!!!!
La mouche est enfoncé jusqu'au début du corps et sa saigne pas mal. Je serre les dents, et suis obligé d'utilisé ma pince à déroger pour retirer l'hameçon.
Je passe ma colère sur la pauvre dame et utilise des termes que la morale m'interdit de citer ici ! Son mari qui pêchait tranquillement non loin de nous arrive à la rescousse… On s'explique, tout le mode s'excuse et on se met à rire de ce qui vient de se passer… Puis nous allons tous boire un verre… La dame, le chien, le mari de la dame te le blessé (moi en l'occurrence)…

20h00 Je fais le héron ou le poireau, c'est à vous de voir, depuis déjà 20 minutes, j'ai avalé mon dîner en un temps record. Ce soir je veux être dans le coup… Et à la bonne place.
Il n'y a pas encore de gobages et les orages n'ont pas éclaté comme je le craignais.
21h00 Toujours rien… Sauf le foie gras qui me remonte un peu!
21h15 Je commence à avoir froid, malgré mes wads en néoprène.
21h20 Le vin aussi me remonte
21h30 Mon doigt moucheté est tout gonfle et tape de plus en plus
21h40 Pas de gobages à l'horizon ! Heureusement que je n'ai pas pris de dessert !
21h45 Une terrible crampe s'empare de mon mollet droit ! Je suis obligé de marcher dans l'eau.
21h50 Je n'ai pas le choix la raison et la douleur m'oblige à quitter la rivière. J'ai fait le héron pour rien
22h Non loin d'où je me tenais il y plein de gobages…. Je suis trop loin pour les atteindre.
Je vais me poser dans l'herbe et regarde avec regret la rivière….
22h30 Je suis passé à coté de mon dernier coup du soir!
23h00 Dégoûté je vais me coucher

Vendredi
Il fait chaud, j'ai toujours mal au doigt et ma crampe d'hier soir m'a laissé une douleur diffuse dans la jambe.
Je ne pêcherai pas aujourd'hui.
Avant de partir je bois un verre avec le belge et le toulousain, ce dernier me parle des Gaves et moi des rivières de haute-savoie. Notre ami belge nous relate ses exploits canadiens.
Je prends congé d'eux vers midi….

Je quitte à regret mon coin de paradis, mais je n'ai pas à me plaindre j'y retourne 7 jours dans 2 semaines… Et là parole de suisse ça va déménager.


Le Doubs ce n'est jamais évident, il est même très difficile d'y sortir de beaux poissons en pleine journée… Mais quelle magie dans ce lieu magnifique… Et puis Goumois on y va aussi pour l'ambiance non ?
auteur : BleuVague


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Ménoge travaux sur le no-kill

Le 21/06/2005 Ménoge - Haute Savoie (74) .|. Météo météao Haute Savoie (74)
Ménoge travaux sur le no-kill
J'avais aujourd'hui décidé d'aller pêcher sur le no-kill de la Ménoge au pont de St-André.
C'est un coin que j'adore, on y trouve des truites de tailles tout à fait respectable et de plus qui gobent !

Arrivé sur place, je reçois un immense coup au cœur… Ils sont entrain de tout raser !!!!!
Il y a des pelles mécaniques anis que de gros camions de chantier, des ouvriers sont en plein travail de terrassement !
Je suis là comme un imbécile à regarder un de mes coins de pêche favori réduit en poussière. Je fréquente ce lieu depuis bientôt 10ans à raison d'au minimum 1 jours par semaine en saison. J'y ai connu mes premiers émois halieutiques, mes premières prises en sèche… Cet endroit c'est un peu une partie de moi !
Et là en trois coups de cuillère à pots plus rien envolé.

Je me renseigne pour savoir ce que peuvent bien fabriquer les ouvriers ????
La réponse tombe : une station d'épuration !!!!!
Je reste là sans vraiment comprendre !!!!
Une station dépuration ! Certes il est vrai qu'il est nécessaire d'en construire pour assurer un accensinement de nos rivières. Mais là ils ont choisis un des plus beaux et poissonneux coin du secteur !

A force de distribuer des permis de construire à qui en veux tu en voilà, les eaux croupissent… Et les stations pullulent. J'en veux pour preuve à moins d'un kilomètre en amont il y en à une autre, mais hélas qui ne suffit plus.
Il faut rester optimiste, et espérer qu'ils remettront le plus d'ordre possible après les travaux qui doivent durer près de 7 mois ! C'est même positif pour la partie avale de la Ménoge. Mais pour le moment le cœur du no-kill semble mort en tout cas pour le reste de la saison !

Je ne possède pas les connaissances suffisantes pour savoir quelles sont les retombées directes d'une station d'épuration sur les 800m en aval ! Donc je ne veux pas présager de l'avenir. Mais le site du pont de St-André ne sera plus ce qu'il était. Sans doute pas en qualité halieutique, mais en beauté, car pour ma part la pêche n'est pas uniquement une question de poisson… Mais la beauté de la nature tient dans ma pêche une position prépondérante.
Les secteurs en amont et en aval restent pêchables.

Je suis monté un amont et j'ai pêché juste avant le parcours… J'ai fais du poisson certes en sèche de sursoit mais le cœur n'y était pas…

auteur : BleuVague


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20/08/2008-18:08:05
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