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Me voilá de retour, ma belle! |
| Le 16/05/2011 Uima - Portugal |
![]() Cela faisait pas mal de temps que, pour des questions personnelles mais aussi des conditions méteo, je n'avait pas pechée la rivière de mon enfance.
À chaque semaine qui s'ecoulait, avec du beau temps, les vendredis nous apportaient de la pluie, ce qui avait pour effet de ruiner un week-end de pêche sur cette rivière. Les rives de ma belle sont encore de très bons terrains agricoles, donc avec de la terre douce, souple, ce qui fait que, dés qu'il pleut, de la terre traine vers la rivière, la rendant impossible pour la PALM. Je commençais à desésperer... En outre, avec un Winston Boron iiix toute neuve à essayer, cela commençait à en faire trop! Cependant, depuis une semaine pas de pluie, ni même le week-end. Samedi matin je prends ma Phoenix DT4, je la mets dans mon Danielsson Dry Fly, et hop, le cofre de la voiture est plein de matos pour une aprés-midi de bonheur! Cinq minutes en voiture suffisent pour me mettre sur les rives de ma belle. Tranquile, l'excitation de la rencontre ne me mets pas fébrile. Je renfle mes poumons d'un air si caracteristique. Les vegetations environantes ont bien poussé. Le son de l'eau qui coule à une vingtaine de mètres de ma voiture sonne mieux qu'une quelconque symphonie classique. Montage de la canne. Qu'elle est belle! Une très bonne prise en main, un equilibre excelent avec la Dry Fly. Je suis aux anges. Malgré le manque d'éclosions, je me dits que c'est en séche que je vais pêcher. Une de mes favorites trouve place en pointe de mon 14/100. Sur des lancers courts (jusqu'à 5 mètres de soie dehors), la canne s'exprime bien. Je ne suis pas habitué à ce genre de canne, mais j'apprends vite. Il est encore trop tôt, il fait chaud, le soleil tape sur l'eau, dés qu'on approche, on voit les petites de 15 cm qui s'enfuient dans un éclair envoutant. je la connais ma rivière. Faut pas chercher ici. Je pars en aval, environ 1 km. "LE SPOT" m'attend. Si ici je ne prends pas une truite, c'est que quelque chose se passe. Et oui, pendant le traject je la vois, la cause. Une toute jeune loutre, à peine plus grande qu'un chat adulte, qui grignote un poisson. Je n'ai même pas le temps de prendre l'appareil photo ou de voir si elle mangeait une truite ou un poisson blanc. Qu'importe, je me rends compte que les poissons sont en allerte maximum. Arrivé sur "LE SPOT", pas d'eclosions, pas de gobages. Je mets une Elk Hair Caddis, histoire de scruter la surface. Je suis toujours retors pour mettre une nymphe. Ici les lancers sont moyens, entre 8 à 10 mètres de soie dehors. J'oublie la derive de ma mouche tant que lancer avec cette canne est plaisant. Je la trouve encore mieux que sur les lancers plus courts. Le profil de la soie y est sans doute aussi pour quelque chose. Oublié la mouche, ce qui devrait arriver arrive. Une truite qui monte franchement sur ma mouche, je ferre trop tard, et je casse le spot... Il est maintenant environ 5 heures. Decidemment, les truites ne veulent pas faire les honneurs de ma Winston. Je remonte vers ma voiture, toujours sur les bords de la rivière. Je vois les petites qui s'enfuient, les plus grosses sont cachées. Je decide changer de stratégie. Avant de rentrer (je devrais être assez tôt à la maison) je mets un Goddard Sedge (ham 14) au bout de mon 14 et, à la courbure de celui-ci, je mets environ 40 cm de 12, avec au bout une petite pheasant tail taille 16 (abdomen lièvre) legère, car ici la rivière a une moyenne de 20 à 30 cm d'eau. Premier passage, une truitelle d'une dizaine de centimètres attaque mon sedge mais sa petite bouche me vaut un ferrage raté. Pas grave. Au passage suivant, mon sedge s'arrête. Je ferre. Le poisson est au bout de la ligne, Je m'apperçois vite que ce n'est pas la petite truite. Le dos trop sombre me dit aussi que ce n'est même pas une truite, mais sa taille me laisse perplexe. Ici, à part les truites et autre petits poissons blancs, on a des poissons blancs appelés Panjorca (chondrostoma arcasii), espèce endémique du nord du Portugal et du nord d'Espagne. Sa taille adulte est de 20 cm. Mais depuis mon enfance je savais, pour en avoir pris plusieurs, que certains individus atteignent des tailles exceptionelles avoisionant les 30 cm. Je n'en crois pas mes yeux quand je me rends compte que, plus de vingt ans aprés, ma belle abrite encore quelques uns de ces exemplaires exceptionels. Je sais aussi que c'est leur époque de reproduction, donc je redouble de precautions. Un combat assez court, le temps de prendre deux photos et je le remets à l'eau. C'est une très belle femelle, pleine d'oeufs, qui fait environ 28 cm. Ce n'est pas une truite, mais quel respect que ce poisson me suscite, en outre il a fait les honneurs de ma Winston et il affiche une coloration superbe! Un autre lancer, et un exemplaire de 20 cm me gratifie comme deuxiéme prise. Je suis satisfait. Il est temps de rentrer!! Une belle après-midi, auprès de ma belle!! P.S. - ici au Portugal, la legislation en vigueur fait que, dans les cours d'eau de première catégorie on ne peut pêcher que pendant la saison de la pêche à la truite (période normale qui va du 1 mars au 31 juillet). En dehors de cette période (sauf exceptions sur certains cours d'eau) toute pêche est interdite. Ceci fait que, pendant la saison de la truite, les poissons blancs ne sont pas du toute protégés et peuvent être pêchés. Je ne les cherche pas, mais des fois on en prend, comme ce fut le cas. Malheureusement, certains "pêcheurs" viandards, profitent de cette période pour faire des vraies hécatombes sur les populations de poissons blancs. On a encore du chemin à parcourir... |
| auteur : Jota |
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Une semaine difficile! |
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Le 04/07/2011 Gave d'Oloron - Pyrenées Atlantiques (64) .|. Météo |
![]() Cela faisait quelques temps que j'avais préparé ce voyage dans les Pyrénées, l'anxiété montait jour après jour.
Je me demandais comment seraient les rivières, comment seraient les truites, comment serait mon guide et les gens du pays. Pas de crainte, bien sûr, je connais assez bien la France, que j'adore. Mais c'était une première pour moi, quitter la maison pour une semaine de pêche, rien que de la pêche! Le 22, je prépare finalment ma voiture, après une journée de travail. Le 23 à 8 heures du matin, je prends la route. Cela fait tout de même 926 Kms de trajet, je les fais assez tranquile. Arrivé au gîte vers 19 heures, Hervé Baltar m'attend. Sympathie au rendez-vous, tout de suite je me sens très à l'aise. On parle de mes attentes, des objectifs de mon voyage. Je lui fait savoir que je veux pêcher les truites comme eux. Pas pêcher l'eau. Traquer les poissons, un par un, au risque de ne limiter mes chances de prises à cause de mon bas niveau technique. Qu'importe, je suis lá pour me détendre, et pour apprendre! Première journée, le Gave d'Oloron. Je reste perplexe, car jamais peché une rivière aussi large, aussi majestueuse. On scrute les bordures, la chaleur qui se fait sentir ne facilite pas notre tâche. Des poissons très mefiants ne permetent pas de faire mes premiers essais. Mon moral est à un bon niveau. On profite des chaleurs du debut d'aprés midi pour faire des corrections de ma technique de lancer et mes (nombreux) défauts. Pas d'activité, on décide de rentrer pour une petite siesta, et de tenter le coup du soir. Vers 20 heures, déjà au bord de l'eau, quelques eclosions, pas beaucoup. Avec de la patience, on attend. On aperçoit, assez proche de nous, des legers gobages, à intervals réguliers. Hervé en retrait, je m'approche lentement. J'arrive pas à bien placer mon satané de lancer. Au bout de quelques essais, sans effrayer dame fario, j'arrive à faire un lancer parfait. La mouche dérive, bien dans la bonne veine d'eau. La truite va monter? Elle monte mais, un très leger dragage au dernier moment fait que la truite n'a pas pris la mouche et l'on aperçoit sa dorsale. Ne m'etant pas aperçu bien de ceci, et plein d'emotions, je ferre d'instint. Fini. Le poisson ne montera plus malgré de longues minutes d'attente. On rentre... Deuxième journée, le Saison. Une chaleur terrible, très peu de truites dehors, trop craintives, pas de chance. C'est l'occasion d'attendre un Gobnaute, Squamish. Rencontre en fin d'après midi au village, on se prend une bière, et on se decide à faire un coup du soir. Quelques poissons dehors. Fab m'indique le gobage le plus prometeur. Je l'attaque, tant bien que mal. Au 4ème passage, et aprés trois ferrages ratés, le carbonne plie! Dame Fario prend le courant, et ma Phoenix DT4 avec. Je la laisse faire. Je la contrarie, elle commence à remonter la rivière. J'arrive à maintenir le contact. Pas un gros poisson, mais beau tout de même, et très combatif. Au bout de quelques minutes (qui pour moi ont semblé une eternité), elle céde. Fab se place en aval, épuisete en main. je remonte la truite en surface et puis la laisse deriver vers Fab en prennant avantage du courant. Epuisete. Ça y est! Wow!!!! Quelle émotion! Vite, on prend deux trois photos, elle fait dans les 35 cm, pas un monstre, mais une très belle! Allez, reanimation, et je me sens encore plus heureux quand elle reprend ses esprits et repart!!! Wooooooooow! Troisième et quatrième jours, toujours une terrible chaleur, peu de poissons dehors. et des difficils!! Comme je les aime, malgré ne pas avoir pu en toucher aucun. Je prends connaissance avec d'autres pêcheurs du coin. Tous très sympathiques. C'est ça aussi la détente. Partager ses émotions. Manger de la bonne bouffe et boire une bière entre copains. Cinquième et dernière journée, la chaleur s'en va, mais vient un temps frisquet. Occasion d'essayer à nouveau les poissons du Gave d'Oloron. Difficiles, difficiles!! Rendez-vous est pris avec Tacon64. Encore un Gobnaute très sympathique, que je salue au passage. L'aprés midi, on décide de se rencontrer sur le Saison. Fab est en attente d'un bon moment pour prendre des photos. Au final, je me vois decerner le prix de la preserverance, aprés avoir passé environ une heure sur la même truite sans perdre mes esprits. J'arrive finalment à la faire monter sur ma mouche. La soie n'est pas assez tendue. Le ferrage n'est pas assez efficace. Je sens deux coups de tête enragées, je tire pour redresser ma soie, mais plus rien. Dommage. Encore une erreur technique à rectifier. Malgré le temps pluvieux, one tente le coup du soir. Ce sont mes derniers moments. Quelques insects, pas beaucoup. Mais on croit que cela peut demarrer à tout instant. Et non. Toutefois, un beau gobage attire notre attention. Tous me laissent les honneurs. Placé, je fais des lancers trois quarts amont, en séche bien sûr. Je n'y arrive pas comme il faut. Je change de mouche plus d'une fois. Rien. Le poisson s'arretera plus d'une fois, et mois je m'arreterais de lancer autant de fois. Hervé se souvient alors que j'arrive à faire des lancers et des posers corrects trois quarts aval. Il me dit de remonter un peu la rivière et de tenter le coup. Un premier passage presque parfait, mais pas de gobage. Un deuxième passage très bon, et le voilá le gobage tant attendu. Ferrage. Je la sens pas courts instants, je tire la soie pour debuter le combat, mais elle s'en va, decrochée... On remonte la rivière vers les voitures. C'est fini pour aujourd'hui et pour ce séjour. On se quitte, les copains. Au bilan, des conditions de pêche très difficiles (chaleur), des poissons très farouches, mais beaucoup d'apprentissage sur une realité differente de celle avec laquelle je suis habitué ici au Portugal. Pas que les truites ici soyent plus faciles, mais des stratégies differentes, des approches differentes. Mais au final, une même et grandiose passion! J'en suis très content de ce séjour et j'en ai plein la tête. des émotions, des connaissances. Et puis l'amitié qui reste avec tous ceux avec qui j'ai pu partager des moments au bord de l'eau. Encore un salut à Hervé, Squamish et Tacon64. Au revoir, le Gave, au revoir le Saison. Au septième jour je reprends la route, encore 926 Kms. Qui sait quand je pourrais retourner dans ces paysages merveilleux du Béarn!!!! |
| auteur : Jota |
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Carpe: une première! |
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Le 30/08/2011 Lever - Portugal .|. Météo |
![]() Cela faisait quelques temps que je pourchassait la carpe.
A la mouche bien sûr! Des débuts sans succès. Une boite de mouches montées exclusivement pour Carpius. La Dumont Rod XLS 9 pieds soie 8 qui n'attendait que le moment pour ce mesuré avec la force de la première carpe . Sachant que ces poissons sont de vrais bolides, j'ai mis mes meilleurs atouts de mon côté, notamment un Hatch 7+, dont la réputation du frein n'est pas nécessaire de raconter. Lundi après-midi mon téléphone portable sonne. C'est mon copain Fernando qui m'appelle. Il n'est pas à sa première carpe, on dirait plutôt qu'il aura surement déjà dépassé la centaine (en trois ans de pratique), toutes relâchées. Il me lance le défi pour mardi. Il veut bien tenter les barbeaux, difficiles à souhait, mais me dit qu'il veut me voir mesurer forces avec une carpe, sachant que j'étais en quête de ce premier moment. Je réponds tout de suite que bien sûr, je suis de la partie!!! Malgré l'annonce de conditions météo pas tout à fait favorables - du vent et possibilité de pluie - je me prépare. Arrivés sur les lieux environ à 7h30m du matin. On monte les cannes. Il connait déjà mon matos. Il bave devant mon Hatch, mais il dit "Je crois que c'est trop comme moulinet pour cela". Il y a du vent. Si cela peut gâcher le poser de la mouche, d'un autre côté c'est pas grave car cela permet de créer une ondulation à la surface et ainsi de mieux nous soustraire à la vision du poisson. En effet, la tactique consiste à chercher les endroits prometteurs, et à lancer - poser - la mouche à courte distance de l'endroit ou on suppose que le poisson va passer. On choisi des mouches imitation écrevisse, en plumes souples, légèrement lestées. Moi je prends une couleur rouille, Fernando couleur rouille/noir. On commence. Fernando est le premier à placer sa mouche. Je m'avance quelques mètres, et je lance derrière un caillou qui me semble un bon poste. À peine je pose, le temps de la mouche toucher le fond que je sens la ligne tirer. Je ferre d'instinct!!! Et la voilà la soie qui sort du moulinet!!! Fernando prend tout de suite sa camera. Le poisson tire. La XLS plie!!! Le Hatch débite sa mélodie!!! Quelle sensation! Je me sens dans les nuages. Après tellement de quête, il ne m'a suffit que d'un seul poser pour avoir une carpe au bout. C'est ça aussi la pêche! Cependant, cela tourne au désarroi. Après quelques allers et retours, le poisson se décroche... Fernando dit que c'est un bon commencement. Et moi je me dits que ce premier "contact direct" m'a permis d'enregistrer pas mal d'informations. Notamment le comportement de la canne et du moulinet avec un poisson de ce gabarit. On l'a bien vu. Elle devait faire dans les 4 kilos (taille moyenne pour ce secteur). Fernando me dit: "je reprends mes mots sur ce moulinet. C'est peut-être un peu trop, mais je suis sur mon cul quand j'ai vu la facilité avec laquelle ton moulinet a tenu le coup. Il ne faisait aucun effort", disait-il. Je reprends mes esprits. J'ai l'espoir que c'est le bon jour!! Malgré nous efforts, on s’aperçoit que en fait, surement la météo nous joue un sale tour. Le vent n'est pas trop fort. La pluie n'est pas encore arrivée, loin de ça. Mais le changement de météo est surement en train d'affecter les poissons. On voit très peu de poissons et ceux que l'on voit ne sont pas en train de chercher de la nourriture. Malgré nos poses délicats, elles n'en veulent pas. La matinée s'écoule, on a déjà parcouru quelques centaines de mètres de rives. Rien. Mais le moral se maintient. Midi approche. On continue de poser nos mouches. Je m'aperçois de deux petits blocs de pierre qui sont prometteurs. Je m'approche et Fernando me dit que ça sent un bon poste, car assez profond et donc, même si on ne voit pas le poisson, l'astuce dans ce genre de poste consiste à laisser couler doucement la mouche pour qu'elle touche le fond et ensuite on la secoue légèrement. Si un poisson est sur le coin, il la prend. Au bout de quelques secondes, je sent ma mouche toucher le fond. À peine j'ai le temps de faire une petite secousse avec le scion que je sent qu'il y a quelque chose qui s'est emparé de ma mouche. Je ferre. Je sent le poisson, immobile!! Puis soudain, c'est le démarrage!!!! Elle tire ma soie!! Je récupère! Elle tire! Je récupère! Ce petit ballet va prendre des minutes, je n'en sais pas combien, mais qui me semblent une éternité!! je me dits souvent, décroche pas, décroche pas!!! La canne se porte à merveille et le moulinet aussi! Finalement, au bout d'un combat qui pour moi semble monstrueux, je ramène le poisson vers la rive. J'arrive à le prendre et là c'est de l’adrénaline pure qui parcourt tout mon cerveau, quoique de façon silencieuse!!! J'ai envie de crier fort, mais je n'y arrive pas!! Petite video et photos sont prises. Fernando à pris des images du combat. Il m'a promis une petite video bien montée. J'attends. Le poisson est remis à l'eau, soutenu dans un petit va et vient jusqu'à repartir de lui même tout seul. D'un coup de caudale la voilà qui repart!!! Je suis aux anges!! Ma première carpe à la mouche!! Une coloration bien belle, un poisson bien en forme, dans les 4 kilos. Fernando dit: c'est bon, on peut rentrer!! Je dits, non, on va rester comme prévu toute la journée. nonobstant notre volonté, et le savoir faire de Fernando, on a juste aperçu quelques poissons par ci ou par là. On n'a pas eu d'autres contacts avec les carpes. On était contents tout de même!!! Finalement, j'avais accompli un objectif. Mon ami Fernando me dit: maintenant, ton objectif est de prendre d'autres carpes, et d'essayer de passer la barre des plus de 10 kilos. Celles qui nous trainent toute la soie, et pas mal de backing, et qui des fois cassent le bas de ligne et qui, quand tu arrives à les ramener, tu as le bras complétement fatigué!! Aaaaah, que c'est bon de prendre une carpe, cela se confirme, un vrai poisson de sport!!! |
| auteur : Jota |
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Début de saison |
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Le 10/03/2012 Paivo - Portugal .|. Météo |
![]() En raison d'un pépin de santé (calcul rénal...) mon ouverture ne put se réaliser le 1er mars, mais aujourd'hui.
Pendant l'automne et l'hiver on n'a pas eu de pluie cette année. Cela frôle la catastrophe. Les cours d'eau ont le niveau de plein été. Certains sont même presque à sec. Les prochaines années ce sera forcément mauvais, les truites n'ayant pas pu remonter les cours d'eau pour le frai. Même les truites de mer et autres poissons migrateurs soufrent, à cause du manque d'eau. Au lieu de protéger la faune, le gouvernement ne fait rien... comme d'habitude. Je décide de faire un secteur de montagne que je n'avais pas fait depuis plusieurs années. Histoire de faire le constat. Mauvais constat, comme je l'attendais. Les truites se font rares. Même sur les petits ruisseaux on en voit pas les truitelles de l'année dernière. Malgré une température assez haute (entre 10 et 24 degrés) et le plein de nymphes d'éphemères en tout genres accrochées sous les pierres, aucune éclosion. Sur ce secteur on pêche en sèche. Pas la peine de mettre une nymphe. Si les truites sont actives, même sans éclosions, c'est en sèche qu'on les prend. Comme mouche je choisis une french tricolore. Mouche d'ensemble pour prospecter l'eau, bien visible et avec une bonne flottaison. Je prends la Scott S4, 9 pieds 5, et une Phoenix DT5. Lourd comme ensemble? Non, pas du tout. Les eaux claires imposent des lancers constants à au moins 7/8 mètres de soie dehors, parfois jusqu'à 15 mètres. Et puis il y avait du vent donc, pas la peine de prendre autre canne plus légère. Même s'agissant d'un cours de montagne, ici on pêche rarement sous la canne. Ce serait le capot assuré. Parcours exigeant, je monterai la rivière jusqu'à 15 heures. Puis descente. Au final, quatre poissons, bien en forme. dont le plus beau d'environ 24 cm. C'est un gros poisson sur ce cours d'eau, car la seule source d'aliment ce sont les insectes. Je n'ai jamais vu de truites plus grosses ici. Sur la rivière à côté, le Paiva, c'est où sont les grosses. Mais pour les traquer c'est une autre histoire... Content de ma journée, malgré le niveau catastrophique des eaux. En esperant que dans les prochaines semaines la pluie descende sur terre, je vais reposer mes jambes et preparer ma prochaine sortie!! |
| auteur : Jota |
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24/05/2012-05:05:58
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