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MOI AUSSI. |
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Le 28/05/2004 Sorgues - Vaucluse (84) .|. Météo |
![]() Amis moucheurs,salut.
je viens de découvrir ce site et la possibilité de se faire "mousser", alors pourquoi pas moi !! Le début de la saison à été et est encore exclusivement réservée à la sorgues ou ombres et truites st particulièrement coopératifs. Dernière sortie, hier AM avec + de 12 poissons sachant que je ne jette mon dévolu que s/des poissons faisant à peu pres 35/40cm au minimum car en Sorgues l'avantage c'est de pouvoir choisir son ou sa partenaire. Les MDM st la mais ne provoquent pas encore de grosses ébulitions s/l'eau et c'est en nymphe en journée ou en émérgente le soir que l'on peut s'amuser. Point n'est besoin de courir devant les porteurs d'écussons comme eux savent si bien le faire car il suffit simplement de prendre son tps et d'observer pour prendre du poisson .........ds leur pied ...O quel bonheur!cela à pour effet immédiat de leur faire sortir le bonjour qu'ils n'ont pas su sortir avant ou alors de les conforter dans l'option manque de courtoisie prise dés le départ!!! Je n'ai malheureusement pas de photos de petits poissons ,aussi ai-je choisi cette truite que j'ai gardée cela arrive rarement mais ca arrive ,qui est à coté d'une canne en 6pieds pour avoir une idée de la taille!!! Promis, je tacherai de vs envoyer au fur et à mesure de mes sorties en sorgues des nouvelles de cette rivière,et des photos car ns ne prenons pas systématiquement toutes nos prise bien que j'en ai déjà pas mal ds le tiroir. EN SYNTHESE/ la saison est bien lancee en sorgue et voci le tps venu ou on va pouvoir accrocher les gros ombres de 50. La semaine à venir va etre celle de la MDM pour les grosses truites,alors ami pecheur si tu en a l'occasion viens en profiter et n'oublie pas de saluer ceux que tu croiseras sans te penser supérieur à lui avec ton gros gilet remplis de gadgets dont la moitié ne te sert jamais et tout tes écussons qui ft de toi un publicitaire ambulant. Salutations. NDM: Les news ne sont pas le concours de la plus grosse prise ou du plus grand nombre, juste des rapports de pêche pour donner un état de l'activité des rivières |
| auteur : alain |
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Mittersill |
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Le 26/08/2005 Parcours du Braurup - Autriche .|. Météo |
![]() Depuis une douzaine d'années j’effectue chaque été un séjour de pêche en Autriche dans un des hôtels dont on peut trouver les coordonnées dans divers dépliants touristiques. Mon épouse et ma fille m’accompagnent toujours en touristes dans mes pérégrinations halieutiques et, jusqu’à présent, me fiant aux informations des plaquettes publicitaires, j 'avais toujours eu la chance de porter mon choix sur des destinations qui m’avaient donné globalement satisfaction.
Cette année, pour une semaine au milieu du mois d’août, mon choix s’est porté sur les parcours de l’hôtel Braürup à Mittersill... 100 km de parcours répartis sur une dizaine de cours d’eau situés dans un parc naturel (si un orage localisé survient, il serait possible de se replier sur une rivière ayant échappé à l’averse), nombreux parcours no-kill exclusifs «mouche », lacs, prises records réalisées les saisons précédentes sur une grande rivière, boutique située dans l’hôtel et présence d’un technicien-conseiller local, de quoi rêver avant de partir! Le soir de mon arrivée, je prends contact avec un confrère, français et indulgent, qui terminait son premier séjour en Autriche. Pêcheur du Rhin, il m’annonce que tout lui semble «bizarre» et qu’il ne reviendra probablement jamais en Autriche : peu de poissons, conditions de pêche difficiles, nombreux pêcheurs sur les parcours, accueil discutable... Fort de mes bonnes expériences des années précédentes, je le classe (trop) rapidement dans la catégorie des grincheux et décide d’attendre pour voir... Dès le lendemain, premier arrivé au petit-déjeuner, premier sur les bords du parcours de 18 km de la Salzach qui coule non loin de l’hôtel, et première déception : me voici devant une sorte de canal presque rectiligne dans lequel le flot opaque coule à pleins bords. Les deux rives sont constituées par deux digues aux parois presque verticales formées par des blocs parfaitement équarris et jointifs: ce parcours doit être différent à l’automne mais aujourd’hui, je ne monterai même pas ma canne pour y lancer une mouche. Qu’à cela ne tienne, il y a encore plus de 80 km à pêcher sur les autres rivières: en route pour la partie basse du Felberbach. C’est un torrent de 6 à 8 mètres de large qui dévale le plus souvent sous une voûte de branches; de ci de là il est possible de poser sa mouche sur une bordure ou derrière un rocher et j’ ai ainsi quelques bonnes surprises en tapant l’eau consciencieusement avec une mouche bien visible. A la fin de la journée, comme mon confrère alsacien, j’aurai laborieusement pris une quinzaine de poissons dont le plus gros dépasse de peu les 30 cm... Demain me dis-je sera un autre jour! Le second jour, j’attaque la partie amont du Felberbach et de son affluent l’Amerbach, pour une pêche dans des conditions voisines (rivières plus étroites et moins d’arbres cependant) et pour le même résultat, si ce n’est que les poissons sont plus petits... La moutarde commence à me monter au nez. Le soir, une interview laborieuse du «Fishereiexperte » me permet de comprendre que les conditions de pêche sont considérablement plus favorables dans la partie supérieure du Krimler ache! Ce sera donc ma destination du lendemain. En voiture pour la petite bourgade de Krimml, porte d’entrée du parc naturel... dans lequel il est interdit de pénétrer avec sa voiture, qu’il faudra donc garer sur un des parkings... payants! Le parcours rêvé se trouve tout là-haut, en amont de la chute d’eau, qui tombe d’une hauteur de trois cents mètres ! On peut bien sûr y accéder à pied, après un marche de près de trois heures en portant le matériel et il faudra presque autant de temps pour redescendre; heureusement, il y a une autre solution qui consiste à emprunter un taxi autorisé (moyennant 17€ par personne pour l’aller-retour : avec des enfants, nous nous y entasserons jusqu’à 13 chauffeur compris) mais cela me laissera au moins le temps de pêcher... Le parcours est magnifique, surtout dans sa partie aval. Les poissons sont nombreux, collés contre les berges creuses, c’est là qu’il faut aller les débusquer, vraiment à quelques centimètres de la tombée des rives hautes. Il faut pêcher sans attendre de voir des gobages, les truites ne sont pas trop sélectives et prennent sans chipoter les mouches qui passent à portée. Ouf, enfin une bonne journée de pêche. Je reviens le lendemain pour pêcher la partie amont de ce même parcours, le temps est toujours superbe ; comme hier, j’ai peu de succès avant 10h30 et c’est alors que se lève un vent violent qui remonte de la vallée et qui ne faiblira pas jusqu’au moment de quitter les lieux : impossible de pêcher à ras des bordures comme la veille et de poser proprement ma mouche ; seuls quelques lancers heureux sur des postes dont la locataire était peut-être moins méfiante me permettront de toucher quelques poissons ; et bien sûr pas question d’attendre que le vent tombe pour un coup du soir compensateur puisque l’heure de retour a été impérativement fixée à 17h30 par le chauffeur de taxi. Pour les jours suivants, les prévisions météo annonçant des orages sur les hauteurs et la ponction quotidienne de 51€ me conduisent à me cantonner sur les parties aval des autres rivières qui me restent à découvrir : Hollersbach, Habach, Unter et Ober-Sulzbach: il doit y avoir de quoi occuper les trois jours qui restent... Tous ces «grands ruisseaux de montagne avec des cuvettes de taille moyenne et grande» ainsi que les qualifie la brochure de l’hôtel, coulent eux aussi dans le parc naturel et sont donc inaccessibles en voiture. Je me gare tant bien que mal sur un des parkings prévus tant les lieux sont fréquentés par les randonneurs... Chaussures de marche, sac à dos et en route sur les chemins bordant ces «grands ruisseaux... » qui se révèlent plus agités, bondissants et bouillonnants que le parcours olympique de slalom en canoë-kayak, avec les arbres en prime et des berges parfois hautes de deux mètres... Je pourrais, bien sûr, lancer ma mouche dans cette écume bouillonnante. Restons optimiste et gardons notre calme légendaire; il reste encore les lacs de montagne... Elisabethsee, Hintersee, Blausee, Stausee... Allons donc les voir ces lacs, parfois balayés par un vent violent mais si calmes en début de matinée… jusqu’à ce qu’arrivent les amateurs de bronzage, de barbecue, de baignade, de lancer de bâton au chien-chien qui va chercher à l’eau, les marmailles piaillantes et les pêcheurs locaux au bouchon qui balancent leur pelote d’asticots à 40 mètres et qui repartiront après deux heures de fauteuil, et malgré le no-kill, avec une pleine bourriche de truites arc-en-ciel en manches courtes... Retour au bureau du « Fishereimeister »... il pourrait peut-être me conseiller un secteur où je puisse enfin « pêcher classique »... ? «Toutes les rivières sont alimentées par des glaciers, et en cette saison, bien que les eaux soient transparentes, elles ont un très, très fort débit... Allez donc voir le Stubach... » qui coule effectivement très tranquillement, trop tranquillement : trois heures de pêche appliquée ne me permettront même pas de faire monter une truitelle... Bien sûr, je n’ai pas parcouru la totalité des «100 km» de rivières. De retour dans ma ville, je vais ranger mes cannes et mes boîtes à mouches d’ici à la fermeture, mais ce ne sont pas les souvenirs de cet été ne me permettront de mieux supporter l’hiver sans pêcher. Je pense à vous, confrère alsacien qui m’avez gentiment abordé pour me faire part de votre déception, en qualifiant simplement votre séjour de « bizarre » et en me présentant spontanément les mouches avec lesquelles vous aviez obtenu des succès... L’un comme l’autre, nous n’avons pas eu de chance en choisissant ce lieu de séjour, mais je vous assure qu’il y a de nombreuses autres destinations en Autriche qui méritent votre visite. Il faudra que nous apprenions à lire entre les lignes des plaquettes et comprendre que s’il n’est pas mentionné « nur fur Hausgaste » cela signifie que les parcours sont ouverts à tous, que la mention no-kill ne s’applique pas à tous les pêcheurs, que «grand ruisseau de montagne » désigne un torrent bouillonnant, « ruisseau de montagne très sauvage» équivaut à parcours de slalom pour canoë-kayak, « accès diffici1e» vaut inaccessible, que si « on peut vous réserver un taxi » c’ est qu’il vous est interdit d’utiliser votre véhicule personnel et qu’enfin les lacs sont des points de rassemblement pour amateurs de bronzage sportif tout temps... Encore heureux qu’il ait fait beau! |
| auteur : Alain |
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Autriche : le Grossarlbach |
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Le 30/08/2005 Grossarlbach - Autriche .|. Météo |
![]() GROSSARLBACH
Landhotel Almrösl à HUTTSCHLAG Séjour du 4 au 11 août 2005. C’était avant que ne s’abattent l’Autriche et les pays voisins les déluges dont les médias nous ont rapporté les conséquences. J’avais quitté la France sous la canicule, j’ai trouvé cette haute vallée (1000 mètres) dans la fraîcheur : il faisait 7° le matin et il neigeait sur les hauteurs ; un jour de grand beau temps et cinq jours de pluie, mais malgré cela, le Grossarlbach a toujours été pêchable. Situation : Huttschlag, où se trouve l’hôtel lui-même placé au centre du parcours, est à environ 80 kilomètres au sud de Salzburg, en bordure du « Nationalpark Hohe Tauern ». Dans sa partie aval, de Grossarl à la limite du parc, le Grossarlbach est un torrent de montagne de 6 à 8 mètres de large pour une profondeur moyenne de 60 centimètres ; facilement accessible car longé par la route sur tout son parcours, il passe à moins de 100 mètres de l’hôtel; à l’époque où je m’y trouvais, je n’ai pêché que la partie située en amont de Huttschlag : un petit affluent débouchant près de l’hôtel déversait en continu des eaux laiteuses troublant fortement le Grossarl. Dans ce secteur on pêche le plus souvent à deux longueurs de canne ; les gobages sont inexistants ou difficilement visibles ; des mouches simples, flottant bien, en poils de cervidés sur hameçons 14 à 16 m’ont donné de très bons résultats ; en pêchant les postes présumés, près des berges ou derrière les rochers, j’ai pris de très très nombreux poissons de 25 à 45 cm. Le patron de l’hôtel qui gère le parcours, pêcheur lui-même, affirme que tous les poissons du Grossarlbach sont des « farios naturelles »… ; j’ai pris sur ce parcours deux types de poissons : des truites fario à robe claire, dont certaines me semblaient amaigries et avoir de grosses têtes (l’hiver ayant duré jusqu’au mois de mai en serait la cause), d’autres farios à la robe plus sombre paraissant « normales » et une seule truite arc-en-ciel. Dans la partie amont du parcours, c’est à dire en remontant de la limite du parc jusqu’au lac, c’est une rivière de plaine aux eaux très calmes et particulièrement limpides ; j’ai trouvé cette partie moins intéressante, et pourtant on voit les truites à plus de quinze mètres. Moyennant une approche discrète, les poissons peuvent être attaqués en NAV mais ils sont très méfiants et ma technique NAV, très très approximative, ne m’a pas permis d’en tromper beaucoup ! Des gobages apparaissent régulièrement et les poissons peuvent être sollicités en sèche à distance : il faudra allonger et affiner le bas de ligne pour faire monter les poissons sur des imitations de plus petite taille que dans la partie aval. Le lac, d’une bonne centaine de mètres de long pour environ 50 de large, fait également partie du parcours géré par l’hôtel : en raison de sa profondeur, on ne peut entrer dans ses eaux parfaitement claires qu’à son extrémité amont, mais on peut en faire le tour complet sur un sentier. Des poissons – farios et saumons de fontaine peu farouches - sont en maraude sur les bordures ; facilement accessibles, ils sont surtout intéressés par le pain que leur lancent les randonneurs de passage ( un enfant peut s’amuser en utilisant une nymphe « blanc mie de pain »…). J’y ai fait un coup du soir intéressant en me postant sur la partie amont du lac, en m’attaquant à de beaux poissons qui commençaient à sortir au large le soir venant, intéressés par les sedges qui tombaient des arbres des bordures. Accueil : Petit hôtel familial offrant des prestations d’un excellent rapport qualité-prix : un séjour d’une semaine en demi-pension m’a coûté 390 euros, licence de pêche comprise ; un accompagnant non-pêcheur paie 280 euros pour la demi-pension. Les repas du soir, dont on aura choisi la composition au petit-déjeuner, sont servis de 18h00 à 19h30, selon l’usage germanique ; en se mettant à table dès 18h00, il est possible de se ménager un temps suffisant pour faire le coup du soir ( ne pas oublier que même s’il n’y a pas de décalage horaire, en Autriche, la nuit tombe environ une heure plus tôt qu’en France). Au soir de mon arrivée, le patron, qui ne parle malheureusement pas français, a situé la zone de pêche en me remettant une carte détaillée, la clé de la barrière qui ferme l’accès à la zone « lac et partie calme » située dans le parc national et une sorte de laissez-passer à apposer sur le tableau de bord pour pouvoir stationner dans le parc sans problème. Bilan : séjour satisfaisant, poissons nombreux et assez combatifs mais je n’ai vu furtivement que deux très gros poissons. Les activités pour un accompagnant non pêcheur se résument à la marche, ou à la randonnée en poursuivant en amont du lac. L’hôtellerie et la restauration sont de très bonne qualité, l’accueil est très souriant mais il faut prévoir un règlement en espèces car même si la banque est voisine de l’hôtel, toutes les cartes de crédit ne sont pas également appréciées…(se souvenir que nos voisins allemands et autrichiens paient le plus souvent en espèces). |
| auteur : Alain |
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Nord Auvergne juin 2005 |
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Le 20/09/2005 Credogne - Puy de Dôme (63) .|. Météo |
![]() Pauvre Credogne…
Petite rivière de trois mètres de large pour quelques dizaines de kilomètres de long, au nord du département du Puy-de-Dôme, la Credogne descend des collines des « Bois Noirs » pour se jeter – à Puy-Guillaume, fief de Monsieur le sénateur-maire Charrasse…- dans la Dore, elle-même affluent de l’Allier…Il y a quelques années, elle a fait l’objet d’un contrat de rivière qui avait largement contribué à l’amélioration et à la restauration de son cours pour en faire un parcours particulièrement agréable et accessible. Si petite, elle est particulièrement sensible à la sécheresse qui sévit souvent les mois d’été ; mais elle est si pure – aucune agglomération sur son cours - que son mince filet d’eau n’a pas manqué d’attirer les convoitises des aménageurs de tout poil. Un barrage avait bien été construit au début du siècle dernier dans la haute vallée, mais il était si mauvais état que même les « autorités » avaient envisagé de le vidanger définitivement voire de le détruire… Hélas, il faut de plus en plus d’eau pour la ville de Thiers, arrosée par la Durolle et la Dore qui sont pourtant des rivières plus importantes ! Il a donc été décidé de réhabiliter ce barrage et d’en faire une retenue de 140 000 m3 pour une superficie de 2,2 hectares et un coût de 1,4 million d’euros…Mais heureusement, l’adjoint à l’environnement de la ville de Thiers rassure le pêcheur : « nous aurons une gestion plus souple de l’eau……le débit réservé doit être de 17,5 litres/sec. en période d’étiage… » et les administrés : «… face au choix politique d’alimenter la ville en eau potable, à la volonté de parer aux éventuelles sécheresses, et face à la conviction de l’équipe municipale qu’il n’y a aucun risque d’assèchement, la ville de Thiers ne fera pas marche arrière ». (La Montagne - juin 2005) Monsieur le sénateur-maire Charrasse, qui réside dans la vallée de la Credogne et se disait en d’autres temps « pêcheur… », participait à cette inauguration ; notre ex-grand argentier, doit pourtant savoir encore calculer : deux mètres de large environ, une vitesse de courant estimée à 0,5 mètre par seconde (1,8 km/heure) pour un débit de 17,5 litres/sec…cela nous donne une lame d’eau de …17,5 mm d’épaisseur moyenne !!! Et bien, même si les truites de la Credogne ne sont vraiment pas des monstres, elles devront au plus tôt apprendre à patauger sur leurs pectorales… Et comme si cela ne suffisait pas, en juin dernier, j’ai découvert sur ses berges un bidonville sauvage hébergeant une dizaine de personnes utilisant librement la rivière comme un égoût-baignoire-bac à vaisselle etc… Depuis plus de 40 ans que je viens pêcher dans cette région, je connaissais d’autres ruisseaux aux eaux claires, dans lesquels je venais prendre et relâcher quelques frétillantes petites truites brunes au ventre jaune…La Sep avant son barrage pour irriguer les maïs, la Dolore avant la vidange « accidentelle » de barrage en juin dernier, la Morge…et encore quelques autres dont il vaut peut-être mieux taire le nom, de crainte qu’il ne parvienne aux oreilles de certaines « autoritées »… |
| auteur : alain |
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Escapade à Gémages |
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Le 01/11/2005 Moulin de Gémages - Orne (61) .|. Météo |
![]() La lecture de l’article présentant le Moulin de Gémages paru dans « Pêches sportives » de septembre avait éveillé notre curiosité ( la mienne et celle de mon épouse à qui je l’avais fait lire, dans un but …légèrement intéressé…) et les commentaires de l’auteur relatifs à l’accueil laissaient entrevoir l’espoir d’un séjour agréable sur ce parcours…
Il fallait bien cela pour vaincre mes réticences à l’encontre de la pêche en réservoir, moi qui n’avais encore jamais lancé mes mouches sur un plan d’eau, et encore moins un streamer dans un réservoir ; enfin l’intérêt de ma fille s’ajoutant à celui de mon épouse finirent par emporter mes dernières hésitations et la décision fut prise de concert : nous irions passer deux jours au Moulin de Gémages au début des vacances de Toussaint. Arrivés dans la soirée de dimanche, nous sommes accueillis par la maîtresse des lieux qui nous présente le moulin : nous serons logés dans la chambre « Danica » ; la photo parue dans « Pêches Sportives » est l’exact reflet de la réalité, avec, de surcroît, les détails qui témoignent du souci de créer une ambiance recherchée : quelques fleurs, des bonbons, quelques beaux livres (Les Fleurs du Mal : bien vu !) … Une douche et il est temps de s’installer à la table d’hôtes - située au premier étage du bâtiment principal, le moulin proprement dit – où nous aurons l’occasion de voir s’exprimer les talents culinaires de la maîtresse de maison, épaulée par Nicolas son jovial époux, pour le service en salle. Lundi matin, pêche…Je n’ose pas tout de suite m’aventurer sur les différents plans d’eau qui constituent la partie essentielle du domaine ; j’ai repéré quelques gobages sur « le vannage », un trou d’une vingtaine de m² entouré d’arbres et de buissons, au pied d’une petite chute d’eau et je commence par m’intéresser à ces poissons . Ces dames sont particulièrement méfiantes, elles prennent de petites mouches dans la pellicule et ne cessent de tourner dans le peu d’espace disponible ; les lancers sont délicats, mais quatre d’entre elles voudront bien succomber à mes « culs de canard »; je poursuis sur « le bief », étroit canal d’amenée des eaux au moulin et je parviens encore à tromper quatre farios, avant l’heure du repas pêcheur préparé par Annie et pris dans le lodge. Il est temps maintenant de tenter de me mesurer avec les poissons des multiples réservoirs. Conseillé par Ivan sur le choix du matériel et les streamers à utiliser, quelque peu rassuré par la faible fréquentation (il y aura ainsi peu de témoins de ma maladresse !) je circule entre les différents plans d’eau en lançant laborieusement un streamer - blanc le plus souvent mais parfois jaune ou noir - qui retombe rarement au point visé, mais les choses s’améliorent un peu avec le temps. En ramenant mon streamer à l’inspiration, par longues tirées ou par saccades, je surprends et suis surpris par quelques arcs qui se battent furieusement en sautant hors de l’eau… agréables sensations ! Retour au « vannage » pour le coup du soir, prendre une paire de farios en sèche et décrocher sous les yeux d’Ivan un « monstre » que je n’aurais sans doute pas pu maîtriser dans un si petit espace… Table d’hôtes le soir (Ah, le coq au vin…) et une bonne nuit à « Danica »… Mardi matin. Huit heures. J’écarte le rideau de la fenêtre…Les saules et les peupliers se tordent dans le vent… Pourtant, pas question de renoncer, j’irai à la pêche malgré tout. Avant même le petit déjeuner, petite visite au vannage, histoire de voir si la très grosse d’hier aurait oublié sa piqûre de la veille ? On peut toujours espérer, mais comme pour les sangliers, je crois qu’il n’y a pas de gros poisson stupide… Seules deux farios de 30cm se laisseront berner. En route pour les réservoirs… Quelques zones infimes sont relativement abritées, je les exploite au maximum ; ailleurs, je m’épuise à fouetter dans une presque tempête ; le streamer refuse parfois de redescendre, parfois une bourrasque le plaque brusquement à deux mètres au bout de la canne, en tous cas je fais très attention à ne pas orner mon oreille droite d’un piercing non désiré ! Je m’accroche, au propre comme au figuré, mais j’aurai la bonne surprise de capturer quelques arcs, saumons de fontaine, farios et surtout une étonnante « aqua bonita » jaune et orange… Bilan : pour la pêche en réservoir, je suis parfaitement conscient qu’il me reste beaucoup à apprendre pour lancer et faire travailler un streamer, discerner les postes et choisir un leurre et une technique efficace; aucun doute qu’un pêcheur de réservoir expérimenté aurait capturé infiniment plus de poissons que moi (une bonne quinzaine en deux jours sur les réservoirs). Cependant, malgré mon inexpérience totale dans ce domaine, j’ai passé un excellent moment sur le parcours du moulin de Gémages. J’ai été désorienté par l’opacité de ces eaux dormantes, fréquemment agitées cependant par les marsouinages des poissons en chasse. Les propriétaires se sont montrés très attentionnés pour nous recevoir et nous faire connaître et apprécier leur région, mais aussi pour me faire bénéficier de conseils efficaces pour m’aider dans ma découverte du réservoir. Ivan prend grand soin de ses poissons, explique leur comportement, comment il s’y prend pour les sélectionner et les maintenir en forme, entretenir son parcours et il n’a pas rechigné à me donner les conseils qui m’ont permis de ne pas être totalement « sec » … En conclusion, je vais laisser mûrir toutes ces questions, relire mes anciennes revues traitant de pêche en réservoir, monter de nouveaux streamers, plus grands et plus petits, plus lourds et plus légers, plus colorés… et je retournerai sans doute à Gémages avec cette fois l’espoir de tenir une vraie grosse !!!! |
| auteur : Alain |
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Enfin ! |
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Le 05/06/2006 Saison - Pyrenées Atlantiques (64) .|. Météo |
![]() Mouche décevante depuis l'ouverture.
Le coup du midi-deux heures de mars a été annulé par la hauteur des eaux, lesquelles, hautes et froides en avril mai ont été assez défavorables aux éclosions et à l'activité en surface. Bref, j'étais en manque ! Mercredi dernier, en passant sur le pont aval du parcours no-kill, je remarque que "mes" petits courants sont accessibles et comme je les aime. Vers 19h, je me pointe sur le parcours, m'équipe pour l'aventure et descends 300m pour prendre le parcours en aval...Mince (j'ai dit autre chose) ! Le niveau a monté, le banc de galets-repère est sous l'eau, pas question d'atteindre la bordure envisagée ! Bon, je vais faire les "courants en amont de Lousto"... Oui, mais je réalise que la pelle mécanique les a faits l'an dernier... Mince encore ! J'ai atterri encore plus haut, une plage super glissante, avec pour tous gobages ceux de quelques truitelles lâchées il y a un mois. Deux poissons à la maille et en manches courtes. Hier, sortie familiale à Iraty... le petit fouet dans le coffre...hélas, ruisseau hyper-bas, populo d'enfer, abandon... Mais en rentrant à la maison, les petits courants en aval du pont sont à nouveau bien tentants. Rebelote, je m'y pointe vers 19h... Niveau intéressant... J'attaque sur un cul de bécasse que je ne vois absolument pas... Une truitelle de 20, deux tocans et quelques ratés ferrés évidemment trop tard. Le temps passe et j'arrive au pont... 20 heures... ça va encore être minable...Je redescends par le côté pêché et reprends la prospection de l'autre rive... Pas de gobages mais je prendrai sur un cdc 5 poissons dont deux jolies farios de 35 et 38 et un tocan de... 30 au moins ! Arrivée au pont, sortie de l'eau et tchate avec un pêcheur depuis le parapet... Tiens des gobages en fin du plat. En 30 secondes, une dizaine de gobages dont quelques poissons corrects.. Je redescends histoire de voir qui nous nargue ainsi et prends une fario de 28. Je n'y vois plus clair, les gobages n'ont pas duré. Fin ! C'est ma première sortie réussie de l'année. Hélas, les ruisseaux sont presque à sec, le gave baisse à vue d'oeil... que sera l'été ? |
| auteur : alain |
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Je rêvais ! |
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Le 09/06/2006 Saison - Pyrenées Atlantiques (64) .|. Météo |
![]() Suite à ma sortie de lundi où j'ai touché mes premiers poissons, je pensais que "c'était parti"...
J'ai donc tenté une 2e sortie mercredi soir, en amont du village. A 19h, les pieds dans l'eau (basse, basse) en aval d'une série de gabions... Rien. De guerre lasse, je décide de faire la plage assez courante en aval, en pêchant l'eau... Bilan quatre truitelles de 12 à 15 cm...21h, me revoici à l'aval du plat: j'y reste stoïquement pendant un bon quart d'heure et rien ne bouge. Je descends bien plus bas, en aval d'un petit trou où l'an dernier... Basta ! Les gobages dans le tirant révèlent des alevins qui par-dessus le marché sont installés sur des émergentes car mon palmer que je passe sur le plus gros des ronds ne donne rien. Je finis par décrocher un poisson peut-être à la maille (18 ici !) sur une petite araignée... Il est l'heure et même plus. Je reviens sur la rive, déchausse les plaques de feutre et cherche le passage dans la renouée du Japon qui envahit les bords. Bernique ! Depuis la dernière fois (il y a un mois) tout s'est bouché. Je dois retraverser, descendre 50m, retraverser pour passer dans le champ et atteindre la voiture. Alors, hier soir, le moral revenu, je suis parti à Ste Engrâce. Temps couvert, eaux basses et claires... Arrivée vers 7h30: personne à la première descente. Chouette ! Je prends ! (Ce sont des gorges partagées en tronçons dont il est bien difficile voire dangereux de sortir par un autre chemin que ceux formés par l'usage.) De toutes façons, je ne veux pas aller en amont, là où on a lâché il y a un mois plusieurs seaux de farios, entre 15 et 25 (de l'INRA, garanties d'origine des gaves) mais en manches courtes quand même. Petits courants comme j'aime. Je fais monter un poisson au 3e coup de ligne. C'est bien parti.... Ce sera le seul avec une de 17 qui finira par accepter un cdc alors qu'elle avalait des émergentes de je ne sais quoi dans une veine de courant. Ah, si, en prime, une belle bûche sur un caillou qui a basculé et le retour par la route, de nuit car j'ai dû aller jusqu'au bout du parcours pour remonter... On voit peu de pêcheurs... |
| auteur : alain |
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Zut, c'est koa ??? |
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Le 04/07/2006 Saison - Pyrenées Atlantiques (64) .|. Météo |
![]() J'adore pêcher les petits courants en sèche. Donc cet après-midi, en pleine cagna avant l'orage prévu pour gâcher un éventuel coup du soir, je suis allé sur notre parcours NK, en aval du village. "Ma" plage de l'an dernier ayant été massacrée au bull l'an dernier, je n'y étais pas retourné. Les petits courants se sont reformés mais pas les rives creuses hélas.
Pas de gobages visibles. Fidèle au cdc, je peigne consciencieusement les petites coulées entre les galets et je prends une dizaine de tocans et truitelles. J'arrive au seul endroit qui a échappé au bull, un profond (60cm) d'eau presque morte sous les buddleias. Et mon cdc disparaît... comme noyé. Je ferre et j'ai droit à un beau départ. Le poisson me prend qqs mètres de soie, mais finit par revenir et je me réjouis déjà d'avoir mis l'apn ds ma poche... Une belle fario de 35-38 mais qui ne va pas venir jusqu'à ma main... Un mètre plus haut, j'en prends une de 25 et un peu plus haut je ferre à nouveau un beau poisson. Au ferrage, je dis "truite" ! Au premier rush, ça semble se confirmer et c'est sans doute assez beau... Puis "ça" part vers le bas, en une tirée sourde et vibrante, tout à fait le tocan. Zut alors ! Refus de venir à la main, départs en frétillant, pas de doute, c'est un tocan... de 28 bons cm. Je finis par le choper à la main et là, grosse hésitation ! Coloration d'une fario, adipeuse rougeâtre, liserés blancs aux nageoires... et la caudale supérieure coupée ! Est-ce cela qui lui donnait la défense inhabituelle ? Il ne m'a pas laissé le temps de réfléchir et encore moins de sortir l'apn. Un coup de queue et il est retombé ds son élément.... Je ferai une autre fario et qqs petits poissons mais le vent s'est levé, l'orage a grondé.... Fini pour aujourd'hui. |
| auteur : alain |
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Slovénie aout 2006 |
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Le 20/08/2006 Soca - SL .|. Météo |
![]() Soca, Idrijca, Nadiza, Baca, Bela… 3 au 10 Août 2007.
Après un séjour touristique en Autriche sous un soleil de plomb, je quitte Innsbrück jeudi matin sous la pluie. Déjà une petite inquiétude me traverse l’esprit, mais je me raisonne, la Slovénie est à plus de trois cents kilomètres, le temps n’y est pas forcément le même qu’ici… Quelques kilomètres d’autoroute vers l’est et je quitte cette voie rapide pour une petite nationale sinueuse dans la campagne vallonnée. Je prends place dans un interminable convoi de voitures qui suivent sans pouvoir les dépasser quelques poids lourds ou engins agricoles ; il pleut toujours autant et je roule au mieux à cinquante kilomètres/heure… Après quelques heures de route, je passe en Italie, la pluie redouble, la circulation devient plus difficile, les routes deviennent cahoteuses ; les villages traversés semblent misérables, rien à voir avec les chalets de bois du Tyrol autrichien... La frontière slovène : passeport ; bien que la Slovénie fasse partie de l’Europe, le GPS affiche écran noir, les rares panneaux de signalisation deviennent incompréhensibles, et toujours la pluie ; le moral, comme la route vers Bovec et Kobarid prend une pente descendante ; les automobilistes slovènes roulent à toute allure ; sur le bord de la route fleurissent les panneaux proposant « raft, kayak, canoë… » des mots que comprennent bien les pêcheurs à la mouche ; tout au fond de la vallée, j’aperçois par instants la rivière, sans pouvoir juger de son état. Après six heures de route, voici Kobarid, gros bourg des années cinquante. L’hôtel majestueux est au centre de la ville ; bien en évidence, ses quatre étoiles…slovènes. Formalités, je reçois les permis que le voyagiste m’a fait préparer pour les six jours – 50 € par jour - …Chambre propre, lit confortable, fauteuil en plastique et téléviseur antique, douche au bac ébréché et au rideau trop court ; mais je viens pour pêcher et la pluie s’est arrêtée. Un rapide tour « en ville », leS voitures semblent avoir été garées n’importe où ; il faut dire qu’il n’y a pratiquement pas de trottoirs, le piéton que je suis redevenu se montre méfiant. Quelques magasins classiques, quelques « boutiques » diverses, maisons particulières dont la fenêtre fait office de vitrine, un musée à l’entrée gardée par un canon, puis un petit « supermarché » qui me fait penser aux « Leclerc » des débuts, épicerie imbriquée dans le rayon lessive… Et pour finir coup d’œil sur la Soca… comme je le redoutais, des bouillons énormes, l’eau est couleur lait-menthe, rafts et kayaks y tourbillonnent à qui mieux-mieux. Le dossier remis par le voyagiste signale que des affluents de la Soca demeurent pêchables ; comme il n’y a aucune chance que le niveau de la Soca redevienne normal en une nuit, j’irai donc demain tenter ma chance sur ces affluents. A table. Le restaurant dont les murs sont plaqués de panneaux de bois me donne l’impression d’une salle de congrès d’une ancienne république populaire. De très nombreux convives sont installés : italiens volubiles, britanniques pas du tout « british », pêcheurs français très français…La nourriture est parfaite ; le serveur, empressé et pressé, me confirme les noms des rivières qui seront pêchables demain et me propose de préparer un pique-nique pour le lendemain midi. L’orage a grondé toute la nuit, et au matin… il pleut ! Petit-déjeuner copieux, j’emporte le pique-nique et en route pour la Nadiza, le plus proche et le plus accessible des affluents. Rivière assez large mais très peu profonde, la plupart du temps j’ai de l’eau entre les chevilles et les genoux ; l’eau est d’une limpidité parfaite mais il pleut toujours : sur la matinée je prends une dizaine de petites truites et ombrets. Visite des autres rivières réputées insensibles aux orages : Bela, Trebuscica, Ucja, Tomlinka… les eaux sont parfaitement claires et je prendrai encore une dizaine de petits poissons. Le soir, la pluie cesse ; il n’y aura plus que quelques averses passagères jusqu’à la fin de mon séjour mais le ciel restera plutôt couvert. Malgré tout, la Soca ne sera pas en état avant le quatrième jour. D’ici là, je tourne sur les rivières du début de séjour ; leur niveau a baissé mais elles sont toujours aussi claires. J’abandonne la Nadiza, car s’il ne pleut plus, un vent fort s’engouffre dans la vallée et rend les poser aléatoires, la pêche devient pénible. Les grosses truites aperçues depuis les ponts sur l’Idrijca ou la Baca sont parfaitement indifférentes aux nombreuses nymphes que je leur présente. En pêchant les postes et les bordures, je parviens à prendre une dizaine de petits poissons par demi journée. En changeant plusieurs fois de rivière, je parcours quotidiennement soixante à soixante-dix kilomètres sur des routes qui ne sont souvent que d’étroits chemins, pas toujours signalés, régulièrement entrecoupés de secteurs gravillonnés qui me font croire que je me suis égaré . Pour les trois derniers jours, la Soca retrouve enfin un niveau normal. L’eau est vraiment de la couleur émeraude des cartes postales… mais comment approcher les berges en voiture ? Le GPS est muet, la carte routière fournie par le voyagiste est à trop grande échelle, les chemins ni les parkings n’y sont indiqués, celle qui est affichée dans le hall de l’hôtel doit y rester. Une carte d’état major est indispensable (voir à la station service de Kobarid). Il faut se lancer au hasard et s’engager sur des chemins incertains, plus ou moins gravillonnés pour accéder à une plage superbe ou déboucher dans un cul de sac… Après maints tâtonnements, le hasard, la chance ou la persévérance me permettront quand même de « découvrir » plusieurs secteurs où je parviendrai à pêcher avec bonheur ; entre Kobarid et Tolmin (juste en aval du pont du camping de Volarje rive droite, ou sur la carrière de Kamno rive gauche par exemple) je surprendrai de superbes ombres dorés et quelques très belles arcs les deux derniers jours. Les kayaks redoutés n’ont pas été gênants, leurs activités cessent vers dix-huit heures et les quelques plagistes rencontrés ont renoncé à barboter dans l’eau trop fraîche pour la baignade. Au retour de ce voyage, le bilan est mitigé. Bien sûr, j’ai pu pêcher tous les jours ; les parcours de repli étaient praticables même après plusieurs jours de pluie continue. La Soca est une rivière superbe, la transparence et la couleur de l’eau sont tout à fait étonnantes quand elle est à son niveau normal. Les pêcheurs sont rares, et contrairement à ce qu’affirment certains, les poissons nombreux ne se jettent pas sur tout ce qui flotte. Je regrette seulement l’impression de n’avoir pas pu ou su exploiter totalement la richesse de ce parcours, d’avoir passé trop de temps à rechercher des accès à la rivière, encore me suis-je limité à la partie la moins accidentée entre Kobarid et Tolmin. Bien sûr, j’aurais pu prendre un guide…mais… j’aurais aimé au moins recevoir un plan sommaire avec l’indication des chemins menant à la rivière, des emplacements de parking et des secteurs favorables ainsi que le font la plupart des hôteliers autrichiens, quand ils ne vous accompagnent pas eux-mêmes sur leur parcours pour vous montrer ces points essentiels. |
| auteur : Alain |
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Tchéquie |
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Le 24/08/2006 Otava - tc .|. Météo |
![]() Tchéquie : Rivière Otava…du 10 au 17 août 2006
Merci à tous qui avez pris la peine de faire part de vos observations après lecture du récit de mon séjour en Slovénie. Je ne parviens pas encore à slalomer efficacement entre les différentes cases de « Gobages » pour réussir à répondre à ces remarques, sans doute devrai-je fréquenter le site plus assidûment…Voici la suite de cette quinzaine en Europe centrale. Après avoir terminé la semaine en Slovénie, j’ai enchaîné avec une semaine en Tchéquie sur l’Otava, rivière qui coule en Bohême, au sud-ouest de Prague, très proche de la frontière de l’Allemagne. Le séjour a été organisé par la même agence de voyages de pêche française. Après avoir franchi la frontière slovène , le GPS reprend ses couleurs en Autriche et en Allemagne mais redevient plus vague en Tchéquie… Les indications fournies par le voyagiste me permettent malgré tout d’arriver facilement à bon port en fin d’après-midi. Je suis immédiatement accueilli très chaleureusement par le sourire de Jano et celui de Jana son épouse. Première surprise, tous les deux s’expriment parfaitement en français… Installation à l’étage dans une chambre très confortable et en route vers la rivière que j’atteins après avoir traversé le magnifique jardin verdoyant de Jana, puis la petite route qui le borde. Une centaine de mètres pour y parvenir, Jano m’accompagne, comme il le fera chaque jour suivant… Seconde surprise, la couleur de l’eau… « rouge thé très infusé ! » qui me fait penser à la Sioule, mais en plus rouge et translucide. La rivière, large d’une vingtaine de mètres, coule vigoureusement parmi les blocs de pierre qui produisent de nombreux bouillons d’écume et ménagent des calmes constituant probablement des postes d’affût pour les truites. Immédiatement Jano m’explique les particularités de « sa » rivière : eaux rapides et agitées pour la partie amont, fonds garnis de pierres anguleuses fournissant un abri à des truites naturelles et très nombreuses ; rougeâtres dans une eau rouge, difficiles à distinguer, ces blocs sont également des pièges qu’il faudra éviter en se munissant sagement d’un bâton de wading (qui se révèlera un accessoire très utile par la suite). Nous sommes à 700 mètres d’altitude et une fario de 25 à 30 centimètres est un beau poisson, très vigoureux et magnifiquement coloré de jaune, comme une truite auvergnate ! Dans la partie aval, la rivière s’élargit, le cours s’assagit, le fond est formé de galets et les farios cohabitent avec les ombres… Je vérifierai tout cela les jours prochains. Quand l’heure du repas arrive, c’est au tour de Jana de montrer ses talents ! Virtuose du fourneau, elle me surprendra à chaque repas par sa cuisine généreuse ( ah ! le feuilleté aux cèpes ou le kralik -lapin- aux girolles cueillis dans la forêt…) servie avec bonne humeur et souci du détail : une artiste… Une bonne nuit, dans un silence irréel pour le citadin que je suis, un coq voisin qui n’est même pas matinal, des oiseaux discrets, le petit déjeuner avec les confitures maison, et…à la pêche ! Jano a préparé pour la semaine un programme qu’il adaptera selon les circonstances; connaissant parfaitement chaque roc de son Otava, la tenue et le comportement des poissons en fonction du niveau (un canal de décharge en amont du parcours régule le débit de la rivière en fonction de la pluviométrie) , il me conduira avec précision exactement là où il faut être… Le premier matin, il n’y a qu’à traverser le jardin et la petite route pour m’installer face à l’échelle graduée, au bord de la « piscine » (quelques pierres disposées en digue forment un calme de quelques mètres carrés) et très vite c’est la première fario, joliment dorée et tachetée de points rouge vif… Une dizaine d’autres poissons – tous remis à l’eau, bien sûr, sous l’œil attendri de Jano – suivront, avant la pause déjeuner. Toutes les autres demi-journées se dérouleront selon le même schéma : réveil par le tardif chant du coq, préparatifs divers, contrôle du matériel et embarquement dans « l’ Espace » que Jano a très astucieusement aménagé pour nous transporter vers le lieu choisi. Arrivés sur place, après avoir scruté tous les signes, mystérieux pour moi, mais qui renseignent Jano sur l ‘état de la rivière, il me conseille de m’installer ici ou là, d’explorer cette veine d’eau qui n’a l’air de rien, de passer et repasser le long de cette bordure, avant de s’éloigner pour me laisser pêcher seul ses truites. S’il y a un ralentissement dans le rythme des captures (qui ne sera jamais effréné) il me conseille une autre mouche que ce petit cul de canard qui se noie trop souvent… : « Un bon palmer, Alain, n°12, 14 à la rigueur. La couleur ? Gris, gris et gris… ; noir clair si tu préfères … », et ça marche ! « Pêche dans la ligne de bulles…elles sont toujours là …», et c’est vrai qu’elles y sont ! « Essaie une mouche à ailes…grise ! », « Pas la peine de pêcher trop loin, elles sont sous les pierres et ne te voient pas… », « Laisse bien dériver ta mouche en aval… »A chaque succès, le grand sourire de Jano, heureux de me voir réussir à tromper ses farios en suivant ses conseils… Les jours ont passé trop vite au bord de l’Otava et rien n’a jamais semblé pouvoir entamer la bonne humeur de Jano. Les canoës eux-mêmes le laissent de marbre, sauf bien cette escadre Hollandaise venue faire naufrage juste sur notre superbe bordure, et dont l’amiral se mit à patauger de long en large sous une bordée de jurons, avant de rembarquer sans un mot d’excuse… (« C’est pas comme les Tchèques ! Eux, ils ne passent jamais devant toi, toujours derrière !!!) De retour au lodge, la complicité et la bonne humeur de Jano et Jana autour des petits plats qu’elle a mijotés en attendant notre retour, nous ont fait passer des soirées toujours trop brèves. Des anecdotes, des souvenirs échangés dans une ambiance chaleureuse…Une expérience très agréable, d’une richesse que je n’osais espérer, et l’envie d’y retourner !!! |
| auteur : Alain |
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24/05/2012-06:05:09
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