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Nord Auvergne |
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Le 20/06/2007 Dore - Puy de Dôme (63) .|. Météo |
![]() Nord Auvergne du 7 au 18 juin…
A cette époque de l’année, je n’ai jamais vu autant d’eau dans les petites rivières du secteur de Thiers, Puy-Guillaume, Courpière… J’évalue le niveau au double de ce qu’il est habituellement ; malheureusement les orages à répétition ont plusieurs fois gâché ou empêché partiellement mes sorties. Pendant ces deux semaines, je suis passé tous les jours au dessus de la Dore et de l’Allier près de leur confluence : la couleur des eaux variait de café au lait à chocolat, mais j’ignore ce qu’il en était plus en amont… Dans les rivières de moindre importance, la situation redevenait plus rapidement normale après l’orage ; les forts niveaux multiplient le nombre de postes à explorer, c’est un vrai plaisir en ce moment à condition de s’éloigner un peu des secteurs les plus accessibles et donc les plus fréquentés… Bien sûr pas de grosses truites mais de belles surprises, surtout dans la bordure de la bordure, à quelques centimètres des berges ; curieusement les amortis de milieu de rivière étaient souvent déserts ? Côté surprise également, même en connaissant bien le secteur, les 30cm d’eau supplémentaires m’ont permis de prendre le premier bain de la saison, seul le col de la chemise est resté sec…Super ! Faye, Credogne, Couzon : pas de lancers à grande distance, pêche à deux longueurs de canne au maximum, sous les branches, à ras des berges…12 à 15 petites truites à chaque sortie de quelques heures et autant de manquées par inattention…elles prennent quand un taon te pique le bras, que cette branche te revient dans les lunettes ou que tu te rattrapes de justesse d’une glissade ! mais quel plaisir de se faire surprendre comme cela… Sioule à Chateauneuf, parcours no kill des Méritis : fort niveau d’eau légèrement teintée ; trois sorties sur ce parcours que je n’avais encore jamais visité ; petite déception, de rares gobages sur ce secteur qui m’a semblé bien court, deux poissons de juste 25 en trois sorties…Je reviendrai pour tirer cela au clair! Ce soir, je suis rentré après quelques heures de voiture ronronnante ; j’entends encore l’eau couler dans un coin de ma tête : si tu en as l’occasion c’est le moment d’aller voir de près les belles auvergnates farios au ventre doré ! |
| auteur : alain2 |
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Des Gaves autour d'Oloron au Réservoir Iktus |
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Le 21/07/2007 Gave d'Oloron - Pyrenées Atlantiques (64) .|. Météo |
![]() Après 850 km de voiture dont 800 sous la pluie, j’arrive enfin sur les bords du Gave au nord d’Oloron…il est là, parfaitement transparent malgré la pluie qui reprend et qui avait pourtant cessé quelques minutes en arrivant en Béarn. Pas question de faire la fine bouche après huit heures dans le ronronnement du moteur et le bruit de l’eau qui éclabousse sous la voiture…je suis ici pour pêcher.
Bien entendu, avant de partir, pour ne pas perdre une minute en arrivant sur place, comme tout pêcheur impatient, j’avais préparé dans un sac spécial posé à l’entrée du coffre tout le nécessaire pour pêcher aussitôt arrivé… Mon épouse avec qui j’avais partagé le volant se chargera d’aller nous installer et défaire nos valises chez notre hôte ; vite, vite, enfiler les waders, le gilet et la veste de pluie, canne, moulinet, le bas de ligne était prêt, un CDC sur la pointe en 14 centièmes et enfin je patauge dans l’eau. C’en est fini de ce bruit lancinant de la mécanique et de l’eau qui gicle sous les pneus, ce sont maintenant toutes les harmonies de l’eau qui s’écoule entre les pierres, qui ruisselle sur les feuilles, commence à me couler dans le cou…tiens, les cailloux semblent terriblement glissants cette année (il faudra que j’en parle à Christian), chacun ressemble à une traîtresse savonnette, il ne me semble pas qu’il en était ainsi en septembre dernier… Pêchons ; j’avance un peu dans l’eau, et puisque rien ne semble bouger, j’explore quelques veines d’eau à quelques mètres sous la canne, sous les branches, et hop, en voici une qui monte après moins de dix minutes… vingt-cinq centimètres, ce n’est pas si mal. Après quelques minutes, tout à coup, là, contre cette pierre qui part de la berge pour s’allonger dans l’eau…c’est bien un tout petit gobage que je viens d’apercevoir, moi qui ai tant de mal à les distinguer dès que l’eau remue un peu… Malgré mon impatience, pour éviter un dragage funeste, je contourne avec précautions le bloc, en m’avançant légèrement vers l’amont et au large, ce poisson est toujours actif… Chance, le premier lancer est le bon ; malgré la pluie et le vent ma mouche tombe 20cm en amont de son nez, bas de ligne miraculeusement détendu ; elle monte tout doucement, je me surprends à ferrer de même, elle est au bout de ma ligne, elle est grosse, elle tourne en rond et tire, tire, mon nœud est bien fait, j’ai encore de la chance, je parviens à l’empêcher de prendre le courant, elle continue de tourner et finit par se rendre…m…l’épuisette est trop petite, je dois la prendre à la main et en douceur ; ouf, à genoux je la tiens, la mesure, n’en crois pas mes yeux : 51cm ! C’est le plus beau poisson que j’aie jamais pris sur le gave ! Après l’avoir libérée avec toute l’attention qu’elle mérite, j’en tremble pendant dix minutes encore… Je continue de pêcher sans conviction et sans grande attention et en vain. Le lendemain, je retrouve Daniel qui termine son séjour ; conciliabule rapide : demain, ce sera le no-kill de Tardets sur le Saison pour commencer. Grand soleil et grand vent. Nous repérons de nombreux poissons alignés le long du mur de soutènement de la route…Aucun ne cèdera à nos tentations. Après un pique-nique rapide nous nous plaçons en aval du pont ; il fait chaud, on jette le bâton au chienchien de sa mémère qui plonge le rechercher entre les deux truites que Daniel tentait de séduire…Placide, Daniel, pas un mot… il descend plus en aval…où nous fouettons de concert dans le vent et sous le soleil pour parvenir à prendre quelques poissons bien décidés. Coup du soir au no-kill d’Oloron et un premier zéro… Troisième jour : Daniel est reparti, je vais sur le Lourdios qu’il n’aime pas et que j’aime tant ! Niveau bas, mais eau limpide (comme souvent) avec un beau courant, rien à voir avec septembre dernier. Christian m’avait dit : « …avec un soleil pareil, tu ne verras rien !… » ; m’en f…, je ne viens pas ici sans rendre visite au Lourdios ! Collé de mon mieux (ce qui n’est pas facile en raison de mon gabarit) contre les buis, j’explore les petites poches et les courants autour des blocs de pierre ; j’essaie de lancer à six-huit mètres en soutenant la soie, et ça marche : en voici une première jolie de 28cm (à toi Daniel !), puis quatre autres un peu plus petites mais tellement remuantes. Ravi de mon passage sur le Lourdios, je retourne sur les lieux de mon premier coup du soir : le miracle se reproduit, voici une nouvelle mémère qui veut bien se laisser abuser et que je libère avec précautions…50cm, je n’ose pas dire seulement ! Quatrième jour : Sur le Larrau, grand soleil ; là encore, vu le niveau des eaux et le soleil, je ne pouvais rien espérer ; mais j’aime tellement ce petit Larrau, un peu plus important aujourd’hui que le Lourdios, je me dois d’aller y tremper mes waders et ma casquette pour me rafraîchir la tête! Ici, ce ne sont plus les buis derrière lesquels je tente vainement de m’embusquer mais les buddleias…je dois y parvenir partiellement, le nez sur une grappe de fleurs au parfum de miel, car voici une jolie fario de 25cm…trois autres du même modèle suivront dans des conditions semblables ; jubilation : l’eau, les truites, la chaleur puis la fraîcheur de l’ombre, les parfums... Coup du soir à Pont de Vert, sur le Gave d’Oloron : rien de rien, je reste planté deux heures à l’emplacement réputé être le plus favorable ; la surface de l’eau est un véritable miroir, pas le moindre gobage, je ne poserai même pas ma mouche sur l’eau… Cinquième jour : chaleur écrasante dans la journée, je ne vais pêcher que le soir sur le gave d’Oloron. Trois « petites » farios de 25 et 4 tacons Sixième jour : relâche (dimanche) Septième jour : Le Gave d’Aspe à Lurbe Saint Christau. Grand soleil et beaucoup de vent, je pêche les bordures à l’ombre des grands arbres…que l’eau est belle et claire…Tiens, par ici les galets ne sont pas glissants… Quatre petits poissons de 20cm et deux gougnafiers qui viennent balancer leur ferraille en vociférant quelques dizaines de mètres en amont. Je crois que certains jours, je pourrais m’installer au milieu du Sahara et me mettre à pêcher dans un oued desséché, qu’il ne s’écoulerait pas une heure avant qu’un Lapon en costume traditionnel ne vienne se mettre à pêcher dans mes bottes ! Je plie bagages et remonte jusqu’à la carrière ou je connais un superbe radier de 150m…Personne, je le peigne méthodiquement en le remontant…rien de rien, je ne vois pas le moindre gobage. Coup du soir au NK d’Oloron : encore un zéro… Huitième jour : Le Gave d’Ossau dans le bois du Bager…Descendre la pente dans la fraîcheur sous les hêtres et trouver le Gave bleu-vert qui serpente en secret au fond de sa vallée…J’avais bien remarqué en arrivant que les ouvriers de la DDE balayaient la route à la machine, faisant voler des nuages de poussière en vue d’un prochain goudronnage…Qu’est devenue la poussière ? L’eau du Gave ressemble à l’eau de rinçage qui s’écoule de la machine à laver ; un peu plus en aval, un petit ruisseau y crache une eau encore plus laiteuse…Il y avait pourtant deux voitures des Eaux et Forêts sur le bord de la route… que s’est-il passé… ? (En Autriche, je me souviens d’avoir vu à la nuit noire les cantonniers ramasser méticuleusement à la pelle de la boue qui aurait pu souiller la rivière en contrebas…) Les Fontaines d’Escot : je venais souvent pêcher ici avec Christian voici quelques années…Nouveaux propriétaires…la petite route est barrée par d’énormes blocs de pierre peints en blanc… je contourne par l’autre entrée, une horde de fox-terriers m’accueille en hurlant et poursuit la voiture tout au long du chemin. Je traverse sur la passerelle et constate que tout le secteur est barricadé, bunkerisé autour du salon de jardin en plastique blanc, les fox continuent de plus belle leur sarabande hurlante. Nous y avions pourtant pris de beaux poissons, n’est-ce pas Christian ? Je bats en retraite… Une heure sur le NK d’Escot pour un petit poisson de 25cm, puis le coup du soir au NK d’Oloron pour un nouveau zéro… Neuvième jour : Réservoir Iktus à Pau-Laroin. Je retrouve un Jérémy aux petits soins et toujours aussi actif depuis avril dernier, mais désormais bien installé sur son domaine Comme le cadre a changé ! Ce n’est plus un chantier en cours : une superbe pelouse remplace la boue, un sentier soigneusement gravillonné descend jusqu’à l’embarcadère où sont rangées les barques. Le restaurant est opérationnel, déjeuner sur la terrasse face aux lacs. Ciel couvert et temps frais, pourtant à cette heure de l’après-midi les gobages sont inexistants. Jérémy m’a confié que les poissons se trouvaient sous 3 mètres d’eau, là où ils trouvent la fraîcheur J’embarque et attaque avec un streamer noir…. Une douzaine de prises se succèdent, dont une jolie arc de 60cm…Plus tard en soirée commence une certaine activité de surface : pêche en sèche et quatre prises dont une nouvelle belle pièce de 60cm. Seize poissons en cinq heures de pêche, que demander de plus… Demain, huit heures de voiture m’attendent, j’aurai tout le temps de rêver aux belles béarnaises des gaves…cet automne ou l’année prochaine ! |
| auteur : alain2 |
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Lac du Château: Découverte |
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Le 08/11/2007 Lac du Château - Eure et Loire (28) .|. Météo |
![]() Lac du Château : Découverte ! Il y a bien longtemps que j’en entendais parler, et l’occasion s’est présentée d’aller y tremper mes mouches… Coup de fil à Günther Klein la veille, l’occasion d’avoir les conseils de première fraîcheur, ce sera donc pour demain mardi… Départ pas trop matinal, sous le soleil, puis comme d’habitude, une heure et demie pour s’arracher à la banlieue et parcourir 70km, tourner en rond dans Vert en Drouais avant d’atteindre la boutique Streamer et le lac vers 10 heures. Acheter la carte, écouter les derniers conseils : « elles ne sont pas encore en surface mais se tiennent entre 50cm et 1,50m, pêcher en nymphe ou avec des chironomes…pointe en 18 centièmes. Plus tard, quand le soleil réchauffera la surface, il sera peut-être possible de pêcher en sèche sur 14 ou 16 centièmes, avec des émergentes ou des tipules ; en fin d’après-midi un gros sedge peut être efficace…Si rien ne bouge, essayer un streamer pas trop lourd. La couleur ? On ne peut rien prévoir, noir, blanc…il faut essayer ». Montage de deux cannes, une Sage réservoir avec un streamer sur 20 centièmes ainsi que Günther me l’a recommandé, une 9 pieds soie de 5 en sèche ; embarquement et souquez ferme vers le milieu du lac, jeter l’ancre…Malgré le soleil il fait encore frais et une bonne brise forme des vaguelettes sur la moitié du lac. Quelques rares gobages de-ci de-là, j’essaie d’abord le streamer noir ; deux ou trois lancers, la touche brutale, ça plonge au fond, je ramasse la soie au plus vite. La voilà qui fonce vers moi, je mouline aussi vite que je peux, elle passe sous la barque sans ralentir, la canne en arc de cercle et…bing ! le 20 centièmes explose. L’affaire a duré moins de 10 secondes. GrrrrrgnnnnM…Suivent quelques prises de beaux poissons très vigoureux sur des streamers de couleurs variées. L’air se réchauffe, j’essaie une émergente, un CDC, un scarabée, divers moustiques, en vain. Changeons de technique, un chironome noir sur une pointe de 80cm avec un gros sedge en chevreuil en potence…rien ; changement de couleur du chiro : rouge, vert, irisé…Rien…Cette fastidieuse pêche au bouchon m’exaspère, je reviens au streamer en variant les couleurs, orange, vert me permettent encore la prise de quelques poissons de 40 à 50cm bien vigoureux. 17 heures, le soir tombe, cap sur la berge où je retrouve Günther…bilan de la journée, onze poissons pris, cinq ou six décrochés. Je lui raconte ma déconvenue avec les chironomes en lui montrant mon bas de ligne : trop court ! La pointe aurait dû faire 1,50m et la potence 20cm… Comment fais-tu le raccord pointe-potence ?... J’ai fait un noeud baril ! Non, il aurait fallu faire un nœud de chirurgien qui permet d’avoir une potence qui remonte vers la racine du bas de ligne et qui facilite la plongée de la pointe. Merci pour la leçon, maître…Je suis ravi de ma pêche, j’ai passé une superbe journée au lac du château ; je tâcherai de mettre en application ces conseils d’expert, donnés en quelques mots simples et précis, sans emphase ni prétention ! Je reviendrai. |
| auteur : alain2 |
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Dordives |
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Le 08/11/2007 Réservoir de Dordives - Loiret (45) .|. Météo |
![]() La Truite à Dordives.
J’étais passé rapidement un soir de juillet 2006 pour deux heures de pêche sur ce réservoir de Dordives. Un zéro non significatif dans une chaleur étouffante m’avait alors conduit à envisager une future tentative dans des conditions plus favorables. Mercredi dernier, les conditions étaient réunies, donc cap sur Dordives… La zone de pêche se compose de plusieurs parties : 200m environ d’une petite rivière de 7 ou 8 mètres de large à l’eau très claire bordant la propriété, le « grand étang » essentiellement peuplé de blancs et de black-bass que je n’ai pas vus et un autre étang « les méandres » avec une zone courante « les cascades »…L’ensemble du parcours se pêche du bord. A mon arrivée, je suis le seul pêcheur, le temps est clair, la température plutôt fraîche –le thermomètre a dû approcher le zéro au lever du jour- mais le soleil commence à se montrer à travers les branches des grands arbres…La journée se présente bien. Montage de ma 9 pieds, soie de 5, bas de ligne rivière, 1 mètre de pointe en 12 centièmes et un cul de canard gris… Je remonte discrètement la petite rivière, de temps en temps passe un couple de jolis poissons qui se fichent pas mal de la mouche que je leur présente…. Je pêche les postes supposés à ras de la bordure d’en face…Ma mouche dérive à 25cm/minute et à quelques centimètres de la berge…rien ne bouge ; embusqué derrière les arbres, à genoux, j’insiste en changeant de mouche, plus grosse, plus petite, plus sombre, plus claire, émergente, sedge, scarabée, rien n’y fait ! Je remonte jusqu’à « la source » ; l’eau y est encore plus claire, des paquets d’algues parsèment le secteur, quelques poissons tournent surveillés par deux cygnes, j’essaie toutes sortes de nymphes que ces truites ne regardent même pas. Je change de secteur, direction les méandres : quelques truites jaunes, facilement repérables dans moins d’un mètre d’eau, font systématiquement demi-tour lorsque je pose n’importe laquelle de mes mouches devant elles, il en va de même avec les arcs ; je fais vainement le tour de cette pièce d’eau puis me dirige vers les cascades : cela ressemble à une vraie rivière, je ne vois pas le fond mais je ne vois aucun signe d’activité…Tant pis, je pêche les courants, les bords des courants, les bords des bordures, les amortis, les pieds de cascade, je change de mouche puis je recommence, et rien ! 12H30 déjeuner au restaurant avec vue sur le grand étang. Repas très agréable -frisée aux lardons suivie d’un confit de canard- qui fait oublier la déconvenue du matin. Le maître des lieux me conseille d’insister sous l’eau : je changerai encore de tactique l’après-midi. Un sedge bien flottant en poils de cerf soutenant un chiro noir sur une pointe de 80cm, direction les cascades pour voir couler l’eau. Un lancer à 6 mètres et me voilà pêchant au bouchon ! Je continuerai avec cette technique pendant deux heures, me déplaçant de quelques mètres, un lancer dans un calme, puis un dans le courant…Trois fois mon sedge fera un écart, trois arcs viendront à l’épuisette, dont une jolie de 45cm…Je ne suis décidément pas un grand pêcheur, encore heureux qu’il ait fait beau !… |
| auteur : alain2 |
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Un bol d'air |
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Le 25/01/2008 Réservoir de la Salamandre - Aisne (02) .|. Météo |
![]() Salamandre : un bol d’air…
Presque une heure pour s’arracher à la glu des embarras de la circulation en banlieue, encore une demi-heure sur la route et voici le lac. Temps gris ce matin, pas un souffle de vent et un silence miraculeux ; toujours le sympathique accueil de Vincent : rapport d’activité et conseils ; en ce moment les poissons sont très préoccupés par leurs amours et se tiennent principalement entre la surface et un mètre de profondeur, pas très loin de la berge. Chironomes rouges, pheasant-tails et autres petites nymphes dans cette couche peuvent les intéresser. Habillage rapide, soie flottante, un gros sedge en potence et un chironome en pointe. Quatre jolis poissons de 50 cm le matin avec cette recette et quelques loupés. Excellent repas au lagon bleu et changement de technique pour l’après-midi : soie plongeante et streamer pour essayer de tenter une grosse ! De couleurs diverses (du blanc au noir), plus ou moins lestés… Une demi-douzaine de poissons sur l’après-midi, toujours aux alentours de 50cm, mais je ne verrai pas de « vraie grosse », tout juste une décrochée trop vite et qui m’avait semblée plus grosse que les autres. A la tombée de la nuit, une belle mouchetée puis une arc particulièrement sportive qui m’offrira le spectacle de cinq ou six jolies chandelles. Belle journée à la Salamandre, et même si le soleil ne s’est pas montré, le sable est toujours aussi blanc… |
| auteur : alain2 |
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Des ombres la nuit |
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Le 30/07/2008 Giman - Suède .|. Météo |
![]() La Giman à Albacken…
Nouvelle destination pour moi en ce début juillet, la Suède ! Comme j’emporte toujours une invraisemblable quantité de matériel (tout est toujours doublé : cannes, waders, chaussures, une douzaine de boîtes à mouches…) et que mon épouse m’accompagne, le voyage se fera en voiture. Plus de 5000 km aller-retour qui nous permettront quelques escales touristiques tant à l’aller qu’au retour. Le camp de pêche est situé à une trentaine de km de la petite ville de Bracke ; on y parvient par une route en terre battue, parfaitement entretenue et très roulante sur laquelle les suédois circulent…vivement ! Nous sommes logés dans un superbe chalet de bois très confortable et parfaitement équipé (sauna). La rivière Giman : je ne connaissais pas de « rivière » de ce type. Plus qu’une rivière, imaginer une succession de lacs longs de plusieurs centaines de mètres et larges d’autant, reliés entre eux par des rapides d’une centaine de mètres. C’est dans ces zones rapides que l’on pêche, entre des blocs de rochers énormes. Le fond de la rivière étant constitué d’un assemblage de rocs divers, il faut trouver un espace pour poser les pieds en se tenant debout poussé par le courant : canne de wading indispensable. Le paysage est superbe. Les poissons : Pas de truites, uniquement des ombres, en quantité et en tailles variables selon les spots attribués. Selon les jours, je prendrai entre 15 et 25 poissons par jour. Les plus beaux spécimen sur le parcours privé de Lars (en deux jours 4 poissons de plus de 50 cm ; tous sont au dessus de 30 cm et dans les bouillons de ce secteur, c’est un vrai plaisir !) Les zones de pêche : 2 jours sur le parcours privé de Lars (excellent), 3 jours sur les rapides (1 jour médiocre, petits ombrets taille sardine), 1 jour en barque sur 2 petits lacs de montagne (décevant malgré le cadre : une journée à ramer et à tirer tous mes streamers à toutes les profondeurs en vain). Technique : on ne voit guère de gobages…mouches à bonne flottaison, visibles, taille 14. Inutile de pêcher loin, les courants et les blocs rendent inefficaces les longs lancers ; trouver un bon équilibre, pêcher autour des rochers, explorer les courants et les vagues où se tiennent les poissons, soigner la dérive. Bilan : dépaysement total, cadre superbe. Partir à 23h30 faire le « coup de minuit » a été une expérience étrange. Ne pas espérer faire « des cartons ». Surprenant de trouver des abris sur les berges : petits chalets en rondins, genre vaste abribus où s’abriter ou faire un feu pour le pique-nique (certains contenaient de la vaisselle ! une scie et une hache…). Les moustiques, qui arrivent en escadrille dès qu’on quitte la voiture, prévenus par on ne sait qui… Pas vu d’élans, seulement deux rennes. Pluie et orage pratiquement tous les soirs. Je peux donner des renseignements plus complets et images par message personnel. |
| auteur : alain2 |
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Autriche en août : Ybbs bis... |
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Le 02/09/2008 Ybbs - Autriche .|. Météo |
![]() Ybbs…Bis !
Retour en cette fin août sur les secteurs de Waidhoffen, Opponitz et Sankt-Georgen… L’eau est aussi basse en cette saison que l’année dernière, mais toujours avec les mêmes transparences bleu-vert…Je me suis laissé dire qu’il y avait eu de très forts coups d’eau l’hiver dernier et même à la mi-août avant mon passage. La rivière est toujours très riche, mais il me semble que certains secteurs ont été très largement empoissonnés : sur les secteurs situés le plus en amont, il y a des quantités de petites arcs et ombrets de 15 à 20cm qui montent sur tout ce qui se pose sur l’eau. Chaque jour, sur chaque secteur, je prendrai entre 50 et 70 poissons dont seulement un tiers de sujets dépassant les 25cm ; à certains moments, sur certains plats, je parviendrai même à ne pas ferrer, pour ne pas avoir à décrocher une sardine ! Secteurs II et IV : les plus en amont, de nombreux passages avec de l’eau à peine au-dessus des chaussures sur les très longs radiers inintéressants ; en revanche les courants où la profondeur atteint 50cm réservent de bonnes surprises, surtout quand le soleil commence à descendre. Les gobages de beaux poissons sont rares. Il faut explorer les postes dans les « profonds », à ras des bordures pour les farios et en plein dans les vagues pour les ombres, en faisant une approche de sioux, opération que mon gabarit rend particulièrement délicate ! Le comportement alimentaire des arcs est étrange : autour des ponts, les promeneurs leur jettent du pain qu’elles engloutissent voracement : classique… Plus haut, loin de tout pont, près d’un profond où tournaient deux ou trois beaux poissons qui s’étaient montrés indifférents à mes sèches, nymphes et streamers, je décide de pique-niquer. Dépité, j’envoie quelques morceaux de pain qui ne tardent pas à déclencher d’énormes bouillons qui rameutent toutes les embusquées du secteur : banal. De petits morceaux de fromage donnent le même résultat, normal, mais des fragments de tomate, pomme, banane ont le même succès…Faudrait-il revoir le contenu de mes boîtes à mouches ? Secteur Hollenstein : Le profil de la rivière a changé depuis l’an dernier, surtout la partie aval : même l’endroit où j’avais pris un bain mémorable n’est plus ce qu’il était. Il y a de très beaux plats suffisamment profonds, mais les poissons que l’on repère de très loin sont particulièrement méfiants. Bas de ligne rallongé, pointe affinée, les ombres détalent dès que la mouche passe au-dessus d’eux…Comme dans les autre secteurs, les farios sont cachées à l’ombre, près des bordures dans les parties plus profondes, les ombres et les arcs se font prendre surtout dans les courants, les « sardines » sont partout ! Secteur Seeburg : le plus court des secteurs puisqu’il ne mesure qu’un kilomètre. Dix heures à passer sur un parcours aussi bref : il faut pêcher méthodiquement si je veux faire durer le plaisir toute la journée. Donc, je ratisse ! Efficace, les courants et les bordures sont bien occupés, je prends une quinzaine de jolis poissons sur 25 mètres de rivière ; même bilan que dans les autres zones. Kleine Ybbs : Affluent de l’Ybbs…Je n’avais pas pêché cette rivière l’an dernier. Je grogne et râle quand je la découvre : elle mesure 5 ou 6 mètres de large, coule essentiellement en agglomération, entre les jardins, les petites usines et les terrains de sport, sous les arbres…Que vais-je bien pouvoir prendre dans ce ruisseau…Je décide de sortir de la zone habitée, de fuir l’urbain et remonte jusqu’à la limite amont, me préparant à persécuter des truitelles de moins de 20cm ! J’ai tout au plus 300m à pêcher, j’attaque sans grande conviction en m’appliquant quand même, je me faufile (et ça, ce n’est pas facile !) sous les branches, je les écarte, un petit revers comme j’aime, la mouche tombe pile où je l’espérais, commence à descendre lentement, et là, je vois, sortie de je ne sais où, se soulever tranquillement une mémère au large dos qui vient prendre tranquillement ma mouche… La bagarre dure une bonne dizaine de minutes, je ne rends pas de fil, le poisson tourne en rond dans la bassine sans essayer de prendre le courant, finalement elle rentre à peine dans l’épuisette, et la voilà : 54cm ! Que faisait là ce bestiau ? Quelques minutes plus tard, je prendrai sa sœur jumelle une cinquantaine de mètre plus haut qui se comportera de la même façon, et encore une bonne quantité de jolis poissons jusqu’au soir. Revier Exclusive : à mon avis, le plus beau et le plus riche de tous les secteurs que j’ai pêchés cette année. Le parcours est très varié : par endroits, l’Ybbs est particulièrement profonde, probablement plusieurs mètres, plus loin de superbes courants…Tous ces secteurs sont habités par de magnifiques poissons ! Quel plaisir de voir se soulever doucement un grand ombre qui vient cueillir la mouche avec assurance et qui file à toutes nageoires dans le courant dès qu’il est piqué… Je prends environ 80 poissons dans ce secteur, mais là, une majorité de poissons de plus de 25cm ! Bilan : Beaucoup de petits poissons dans les secteurs II et IV qui étaient quasiment à sec, il y manquait 20 à 30 cm… Le secteur II est peu pratique car il n’y a de possibilité de parking qu’aux limites amont et aval. Seeburg : il faut vraiment se préparer à exploiter à fond les postes en prenant le temps de tout explorer, sinon on fera trois fois le parcours dans la journée en passant à côté de nombreuses occasions! Kleine Ybbs : complètement surprenant petit ruisseau, mérite une journée, même si certaines zones ont été décevantes… Revier Exclusive : cher parcours de rêve ! |
| auteur : alain2 |
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In tiot tour chez les ch'tis... |
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Le 22/06/2009 Réservoir: Recques sur Course - Pas de Calais (62) .|. Météo |
![]() Jeudi : arrivée sur les lieux (la vieille balastière) pour une après-midi de pêche dans ce réservoir récemment ouvert.
L’entrée n’a pas été facile à trouver mais je finis par entrer en contact avec le responsable qui a préparé la barque et à 13 heures je suis sur l’eau. Le vent soufflera tout l’après-midi sous un beau ciel du Nord, la barque est solide et très stable mais les deux ancres trop légères ne suffisent pas à la maintenir durablement en place. Il faut dire que mon gabarit me fait jouer le rôle d’un spinacker ! Le réservoir a une superficie de 4ha, mais la présence abondante d’algues près des berges réduit la surface utilisable, la pêche depuis les berges semble très improbable. L’eau est claire et la profondeur annoncée varie de 1 à 3 mètres, le fond est tapissé de curieuses algues en chandeliers qui montent jusqu’à 80cm de la surface où les poissons trouvent refuge et nourriture. Pendant tout l’après-midi, je n’ai pas vu la moindre activité de surface. J’ai donc le plus souvent pêché avec un streamer de surface afin de « survoler » les algues montant du fond : ce jour-là la couleur qui intéressait les poissons était jaune citron. J’ai pris par ce moyen une bonne douzaine de jolies arc en ciel entre 40 et 50cm, très vigoureuses et particulièrement bien conformées, et une seule en sèche quand je me mettais à utiliser cette technique pour varier les plaisirs ! Au total une très agréable après-midi pour un retour dans le département de mes origines. Par chance, il faisait beau, mais un abri pour pouvoir pique-niquer en cas d’intempéries serait le bienvenu et une prolongation au-delà de 19 heures pour le coup du soir intéresserait sans doute beaucoup de pêcheurs. |
| auteur : alain2 |
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Groenland: Echec et mat |
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Le 27/07/2009 Sud Groenland - Groenland .|. Météo |
![]() GRÖENLAND : Fabuleux, quand même!
Mis en appétit par un article paru en mars dans un magazine de pêche à la mouche bien connu, j’avais résolu d’aller moi-même sur place prendre contact avec les fameux ombles arctiques. Aussitôt, achat des billets d’avion, réservation du séjour auprès de l’organisateur, des chambres d’hôtel à l’escale de Reykjavik pour la seconde quinzaine de juillet… et trois mois d’attente et d’espoir à monter fébrilement quelques centaines de mouches, nymphes et streamers miracles pour l’occasion. Mardi 14 & mercredi 15/07 : Voyage parfait, arrivée à Narsarsuaq sous un soleil éclatant qui ne se cachera pas pendant tout le séjour, magnifiques icebergs étincelants sur les fjords bleu marine : tout s’annonce sous les meilleurs auspices. Traversée du fjord pour Qassiarsuk en vedette et installation dans notre premier logement. Aller à pied jeter un coup d’œil à la première rivière que je pêcherai demain : la « Paratiisip Kuua » de Qorlortoq ; visite rapide, six mètres de large, 30cm de profondeur eau limpide…retour rapide vers la base, 1h45 de marche comme à l’aller. Le lendemain, sac au dos de 8 kg, waders, chaussures, 2 cannes, 2 moulinets, polaire, veste etc… et près de 2h de marche avant de commencer à pêcher le bas de la rivière en sèche (palmer tricolore) : pas un gobage, rien ne bouge pendant une heure. Je remonte pour atteindre un « profond » de 60cm…Une petite dizaine de poissons de 40cm à la queue leu leu : grisâtres à marbrures blanches, l’avant des nageoires est blanchâtre ??? Je lance, en sèche…rien ne bouge, changements de mouche, rien. Nymphe casque d’or : rien ; plus grosse, plus petite, bille orange, noire, argent : rien, pas un mouvement. Streamer : toutes les couleurs et toutes les tailles y passent…Poser la nymphe ou le streamer contre le nez du poisson et le faire sautiller sur place dans l’espoir de l’énerver… Il s’écarte dédaigneusement. Je remonte d’une vingtaine de mètres au pied d’une magnifique cascade, mêmes constatations, mêmes échecs, sur l’après midi je parviens à prendre une vingtaine de petits ombles dont le plus grand dépasse à peine les 20 cm… Retour dépité, encore plus lourdement chargé (waders et chaussures mouillés), tout ira mieux demain puisque je vais au fond du fjord pêcher la Qinga ! Jeudi 16/07 : Objectif rivière Quinga, au fond de Erikfjord, « la rivière aux plus gros poissons »… Peu avant l’heure convenue, coup de téléphone de Jacky, notre organisateur : « un trop violent vent d’est empêche le transfert en vedette, un 4x4 va vous y conduire » : 45 mn de piste à tracteurs et me voici à pied d’œuvre. La Quinga est une puissante rivière aux eaux laiteuses qui se déverse dans le fjord par un delta à plusieurs bras dont les plus importants ne peuvent pas être traversés en waders. Inutile d’attaquer en sèche dans ce fleuve de lait au fort courant où je n’aperçois pas le moindre gobage… Passons directement au streamer : six poissons sur toute la journée, le plus grand d’entre eux mesure à peine plus de 25 cm ; toutes les couleurs, tous les lestages, toutes les tailles ont été essayées, soie flottante ou plongeante, nymphes de toutes espèces, amont, aval, travers plus ou moins prononcé, j’ai lutté toute la journée pour composer avec le vent qui n’a jamais cessé pour un bien maigre résultat ! Vendredi 16 & samedi 17/07 : Transfert vers Qaqortoq et repérage au lac de Qaqortoq. Le vent est encore plus violent qu’hier, le ciel toujours aussi bleu. Je n’ai même pas sorti la canne cet après midi-là, je verrai demain. Samedi matin : pas le moindre souffle de vent, pas une ride sur le lac, l’eau est parfaitement transparente, on verrait une épinoche gober un caenis à cent mètres, mais rien ne bouge…Tant pis je monte un palmer tricolore en 16 que je lance aussi loin que je peux : parfaitement incongru sur cette étendue miroitante, il restera en place sans être attaqué, même quand je le tirerai pour lui donner un peu de vie. Changements de mouche multiples, mais il semblerait que mes lancers aient mis l’air en mouvement, « le vent se lève », comme hier ! Passage au streamer sur soie flottante, changements multiples, soie plongeante et nouveaux changements de streamer, nymphes, noyées…Pas une seule tape, pas une seule tirée, pas un mouvement, pas un éclair, rien… Dimanche 18 & lundi 19/07 : Transfert à Igaliku et visite de repérage au « Lac 90 » après une longue marche en longeant la rivière. Plusieurs pêcheurs à la cuiller sont en action sur le lac et la rivière aux eaux parfaitement transparentes, le vent est encore puissant et souffle alternativement dans toutes les directions sous un ciel toujours aussi bleu. Impossible de lancer une mouche légère dans de telles conditions, j’essaie cependant avec toutes sortes de streamers, soie flottante ou plongeante, en vain. En redescendant vers notre base, je fais quelques tentatives dans la rivière sans plus de succès : je me demande si j’irai pêcher demain ? Lundi : randonnée vers le glacier et finalement j’emporte ma canne afin de ne rien regretter. Au retour je repasse par le « Lac 90 » où mes tentatives seront aussi infructueuses que la veille, même résultat dans la rivière et y compris dans l’estuaire sur Igaliku Fjord…Mais où sont donc ces fameux « arctic charr » ??? Mardi 20/07 : Montée vers Itilleq pour admirer les icebergs. Le ciel est toujours aussi bleu, le vent a un peu faibli ; sans grand espoir j’ai emporté ma canne, mais laissé waders et chaussures. En redescendant je passe par le lac de Tassipkitaa qui n’a pas de communication avec la mer. L’eau est parfaitement transparente et ne fait guère plus de 70 cm de profondeur : aucune activité de surface, pas de mouvement sous l’eau, mais « bonne surprise », je prends 3 petits ombles… en plus de deux heures de pêche ! Mercredi 21 & jeudi 22/07 : Transfert à Narsarsuaq en vue du prochain retour. Aucun nuage dans le ciel. Repérage de la rivière de Narsarsuaq, la Kuusuaq ; les eaux sont de la même couleur laiteuse que celles de la Quinga, mais elle ne se divise pas en plusieurs bras et coule majestueusement dans une large vallée aux berges couvertes de fleurs multicolores. C’est la rivière de ma dernière chance de me confronter aux ombles arctiques : demain je prendrai donc le sac avec l’équipement complet… Jeudi : face à la Kuusuaq, dans un virage, superbes courants profonds, amortis, mais aucune activité de surface ne m’incite à monter une sèche. Nymphes, noyées, streamers, soie flottante puis plongeante et toutes les combinaisons possibles, en travers, en amont, en aval, changement de poste…rien de rien. Plus tard, je remonte dans un minuscule affluent de 50cm de large où j’aperçois les mêmes poissons gris marbrés que le premier jour dans « Paratiisip Kuua » : ils auront le même comportement et demeureront « de marbre » devant toutes mes mouches, nymphes et autres streamers !!! Bilan : Encore heureux qu’il ait fait très beau pendant ces dix jours, ce qui nous a permis de profiter au maximum des paysages fabuleux du Groenland. Je n’ose imaginer quelle aurait été ma déception si nous avions eu le même temps bouché, gris et froid que le jour de notre départ ! L’organisation de notre séjour a été parfaite ; l’opérateur, français résidant au Groenland, gère parfaitement les hébergements, transferts, transports de bagages et à-cotés matériels, mais nous restons toujours à la merci des humeurs migratoires des poissons ! |
| auteur : alain2 |
[4 commentaires] Postez vos commentaires dans le forum sortie de pêche à la mouche! |
18/03/2010-22:03:56
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