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Merveille suite

Le 04/08/2006 Dordogne - Corrèze (19) .|. Météo météao Corrèze (19)
Merveille suite
Une après-midi vers 15 heures, une canne se courbe et la ligne remonte le courant...
L' adrénaline qui se diffuse, quelques minutes d'incertitude sur l'identité du client mais c'est du sérieux...
Le fil de 16/100 paraît bien ténu mais l'heureux pêcheur parvient à maitriser la bête... La bagarre fut incertaine très mouvementée!

La joie et les sensations données par cette superbe femelle de saumon resteront dans les mémoires des deux complices; deux frères jumeaux, chacun ayant connu cette saison ces moments de grâce et d'apesanteur avec salmo salar à l'autre bout du fil.

Tous deux ont même cru un moment avoir repris le même poisson à plus de deux mois d'intervalle. Il n'en est rien : une autre.... de merveille de cette envoûtante Dordogne...

Après une longue réoxygénation, la main s'est ouverte...
auteur : christophe douziech


Si court

Le 02/10/2006 Dordogne - Corrèze (19) .|. Météo météao Corrèze (19)
Si court
Des eaux claires après avoir été piquées puis franchement terreuses ces jours derniers. La douceur d' une après-midi de début d'automne, les salves des glands sur les bordures attirant le regard et les premiers gobages vite disparus dans tous ces remous.
Quelques olives chahutées dévalent, la mienne s'y joint . Il est monté mais quel âne! je lui ai laissé la mouche!
Repasser le fil dans l'oeillet si petit d'une autre mouche, quelle aventure...
Une deuxième montée et à nouveau la casse! Ma canne est pourtant si douce, ce doit être mon poignet gourd.
Non, ce doit être plutôt le soleil estival qui a eu raison de mon fil de pointe.
Ben, on va mettre plus fort et au bout du bout une petite mignonne avec ses deux ailes fumées.
A l'attaque du gobeur bruyant sur ma droite. Il est monté, je l'ai piqué et il s'est libéré...
J'en décroche encore deux de suite avant d'apercevoir l' ami Patrice qui s'amène par l'amont. Il ne lui faut pas longtemps pour en mettre deux au sec. On se dit qu'on va passer un bon moment mais non plus de mouches et c'est terminé. .La brise se lève. On attend un peu en regardant les tacons du radier et ensuite on change de crèmerie mais c'est fini.
Une bonne demie-heure d'activité...
auteur : christophe douziech


Entre les gouttes

Le 04/10/2006 Dordogne - Corrèze (19) .|. Météo météao Corrèze (19)
Entre les gouttes
Le miroir argenté repasse au sombre. Les grosses bulles de l'averse ont disparu; je suis loin des frondaisons et pourtant devant ce remous, au large, j'ai cru voir une goutte accompagnée d'une bullette. Une fossette s'est formée, encore une bullette.

Un bisou sur mon olive et c'est le contact, les contorsions qui secouent la canne, les sauts enfin lorsque il ne lui reste plus assez d'énergie pour garder les galets.

Après avoir repris sa liberté, il se tient déployé à mes pieds, tout en nuances de pourpre, quelques secondes, avant de disparaître.
La brise se relève; les eaux redeviennent brillantes.

Une autre ondée et un autre ombre vibre en aval à l'autre bout . La rareté des mouches doit stimuler les quelques poissons du pool. Des vandoises s'y mêlent, je les reconnais ; à la piqure de l'hameçon elles ne donnent pas ce coup de queue puissant pour regagner aussitôt le profond...

"Grouic, grouic" qu'elles font dans ma main : z'inquiétez pas je ne vous veux pas du mal...
auteur : christophe douziech


Big nasty in the wind

Le 26/10/2006 Etang - Corrèze (19) .|. Météo météao Corrèze (19)
Big nasty in the wind
Le gros coup de vent de sud-ouest m'a bien agité dans mon lit cette nuit. Ce matin, la Dordogne reste bien haute pour y voir des gobages et la nymphe lourde ne m'inspire pas.

Je me dis que j'irai bien donner un coup de plumeau dans l'après-midi sur un étang. Arrivé sur place, le vent souffle toujours tiède et fort, les vaguelettes mourant le long des herbettes font entendre un doux clapotis trompeur.

Mon plumeau jaune et blanc va bien se faire pincer et engloutir sur les marges des hauts fonds par des brochets réactifs. Tout au long de l'après-midi, je ne verrai aucune chasse. Pas d'attaques en surface comme en été mais des accrocs comme si je me prenais au fond. J'en décroche un, plus aérien que les autres et surtout, j'admire une belle femelle qui engloutit ma mouche sur la première tirée en laissant voir au préalable sa queue tigrée émerger!

je respire un bon coup et je tractionne fermement: à l'autre bout ça secoue comme on aime. Le moulin donne un peu de fil au bon moment. La moitié du brin d'acier dépasse des mâchoires et pas de mouche en vue...

Stupido! Ma pincette est bien sûr restée dans mon coffre. Je laisse la bête bien au calme , la canne bloquée derrière une botte d'ajoncs.

Il faut rester détendu, revenir à pas feutrés pour ne pas déclencher une réaction brusque de l'animal, reprendre le fouet et Big Nasty est toujours là. Le crochet est piqué dans la langue et sans ardillon c'est un plaisir de ne pas avoir à le violenter.

Sur le fond composé de débris végétaux en décomposition, le poisson est à peine visible. Je saisis doucement le gouvernail et je sens dans mes doigts les muscles du poisson.

Une ondulation plus ferme de ta part et tu glisses vers l'eau sombre.

A la prochaine ... Mon plumeau va devoir se faire cloner...
auteur : christophe douziech


Cigale et micropop

Le 30/10/2006 étang - Corrèze (19) .|. Météo météao Corrèze (19)
Cigale et micropop
Avant de monter la canne, je m'approche sur la pointe des pieds du bord de l'étang longiligne et étroit. Le soleil est si doux et l'eau semble figée. Les aulnes défendent les abords et quelques trouées plus ou moins généreuses permettent de lancer. Repéré déjà! Un remous bruyant à mes pieds signale un poisson dérangé dans sa sieste.

Je me détourne du fond ensoleillé de la pièce d'eau pour m'équiper. Un mimipop à l'extrémité du bas de ligne et je redescends tout en réfrénant ma hâte de lancer.

Le leurre percute la surface et un poisson l'a ressenti. Mouvement annonciateur du curieux qui vient voir puis remous, engammage mais je le manque...

Quelques lancers à blanc ; le petit popper pêche juste sous la surface , petite sauterelle un peu noyée qui donne d'ultimes détentes de pattes. Elle disparaît bruyamment et avec la canne basse j'ai pu ferrer correctement.

Deux cabrioles : c'est un jeune achigan.
Un autre noiraud, surgi des branchages affleurants, vient se mettre à l'arrêt sous le ptitpop et l'engloutit sans que je ne puisse le voir amorcer son attaque verticale.

Je change de leurre; une sangsue en lapin noir devrait pêcher un peu plus profond vers la bonde. Une attaque lors de sa descente me permet de constater que le rotengle possède de l'appétit !

La végétation ne m'autorise que de rares essais de tirs d'arbalète. Des accrochages de rameaux aux petits boules... Ma lanière de lapin m'abandonne, invisible dans une branche. En janvier peut-être...

Une bonne grosse cigale aux petits yeux sombres et aux ailes brillantes la remplace sur la pointe raccourcie et déclenche à nouveau un peu d'intérêt : un rotengle s'en saisit après une tirette puis deux autres jeunes noirauds.

Où sont vos parents? J'ai beau tirer au ras des vergnes en refaisant un tour, tout le monde semble calé.

C'est déjà la fin de l'après-midi, le temps à la pêche passe si vite... La fraîcheur tombe.

A la fin du printemps, l'année prochaine je reviendrai.


auteur : christophe douziech


Only one

Le 10/11/2006 Etang de Meyrignac - Corrèze (19) .|. Météo météao Corrèze (19)
Only one
Voilà l'étang au début de l'après-midi de cet automne si doux, si calme; pas un souffle d'air, pas même une libellule en vol, une étendue que je pourrai croire figée.

Je monte mon bas de ligne amoureusement modifié le matin même, une belle crinelle neuve qui ne tirebouchonne pas encore et cette "mouche" tout en lapin orange avec quelques tours de selle jaune en tête.

Je prospecte en éventail devant moi puis un peu plus loin. Sur un blocage, je tends l'appareillage mais c'est de l'inerte et qui ne cède pas...

Pas question de remplir le waders pour récupérer le streamer. Ce dernier reste croché à sa souche, bizarre comme certaines mouches qu'on soigne un peu ne durent que quelques lancers...

Misère... Le crin d'acier est lui aussi resté dans le bois ou la pierre...
Changeons le bas de ligne et pourquoi pas, de soie. Ue soie très plongeante avec une grosse mouche nichons toute emplumée.

Deux heures se passent à lancer et à alterner tirées , pauses, tirettes et hormis des débris vaseux qui alourdissent les sensations, pas de touche... Je suis la berge encore au soleil, déjà bien bas, et j'aborde une baie mince en profondeur. Des perches calico s'enfuient, petits remous, alors que je me rapproche de l'eau.

Même en s'appliquant à faire des pas de chat sur la tourbe spongieuse, elles me détectent. Je remonte une soie flottante et une mouche plus longue et moins lourde. La baie s'offre à mes lancers fatigués et je m'amuse à suivre la nage du grand streamer orange et jaune.
Un gros remous au large puis un autre, bruyant avec de grosses bulles derrière.

Je lance plusieurs fois dans les parages tout en pestant contre les emmêlages de boucles de soie qui viennent se bloquer dans l'anneau de départ et font retomber le beau lancer appliqué en clafoutis raté.
Je réussis le lancer suivant et sur une reprise, c'est le blocage vivant. Je ne me souviens pas si j'ai ferré car la soie s'échappait plutôt à vive allure ! Elle a même failli sortir toute entière sur ce premier départ. Devant les réactions si brusques du client, je pense avoir accroché à la déloyale, par la queue ou par une nageoires, une des carpes cuir entrevues à mi-eau quelques heures auparavant.

Mais non, ç'est un Big Nasty, j'ai vu une nageoire barrée d'orange, j'en suis sûr.

Belle lutte puissante, le poisson sonde vers le profond à trois reprises avec toute la soie ramenée avec effort filant entre les doigts qui tentent de freiner un tantinet, la canne accuse une belle courbure.
Je l'échoue dans les herbettes, il ne bouge plus. Saisir sa queue en le serrant bien pour pouvoir l'admirer. Une belle femelle; je suis sur un nuage , c'est le plus beau brochet au fouet que j'ai capturé. Je pense aux pages pleines d'émotion de Jean-Paul Péquegnot tout en mesurant l'animal.
1,04 m; elle est pas belle la vie !
Le brochet reprend ses esprits , je l'emmène vers le large pour le relâcher.
Le soleil va disparaître derrière la forêt, je démonte la canne avec le rire intérieur...
auteur : christophe douziech


Vigilance dans le wading

Le 15/11/2006 Dordogne - Corrèze (19) .|. Météo météao Corrèze (19)
 Vigilance dans le wading
Depuis déjà une bonne semaine, les truites ont commencé leur ébats sur la rivière. J'espère que tous ceux qui viendront dans les jours prochains profiter des attraits de la dordogne corrézienne auront à coeur de voir où ils mettront les pieds et d'éviter toutes les zones de bordure à courant rapide à moyen.
Certaines zones signalées sont à éviter...

Bonne fermeture
auteur : christophe douziech


Triste samedi...

Le 02/12/2006 Dordogne - Corrèze (19) .|. Météo météao Corrèze (19)
Triste samedi...
Les variations des débits, passant de 250 m3 aux alentours de 65 m3 en quelques heures, malgré le défi éclusées, ont produit leurs effets; plusieurs frayères se sont trouvées exondées et des mortalités de poissons par piégeage et échouages.
Triste samedi de décembre...

auteur : christophe douziech


Massacre hivernal

Le 25/02/2007 Dordogne - Corrèze .|. Météo météao Corrèze (19)
Massacre hivernal
En complément de l'état de vétusté de certains ouvrages jalonnant la rivière, la "routine" des variations de débits a encore provoqué des mortalités ce samedi.

Et je n'évoquerai pas les trichoptères et autres "petites bêtes" que l'on n'entend jamais...

auteur : christophe douziech


Soleil d'ouverture

Le 10/03/2007 Dordogne - Corrèze (19) .|. Météo météao Corrèze (19)
Soleil d'ouverture
Avec des eaux cassées, hautes et ayant baissé d'environ 150 m3 en quelques heures, la rivière a attiré peu de monde. Aucun pêcheur au fouet mais quelques adeptes du ver manié et du ver plus classique qui ont capturé et malheureusement conservé de beaux spécimens de ces truites de souche couleur bronze frôlant et dépassant les quarante-cinq centimètres au creux des poches dorsales et des torchons. Le quota autorisé atteint dès le début de l'après-midi pour certains.
Sur la Souvigne, de nombreux pêcheurs au vairon et au ver prirent du poisson s'approchant des quarante pour les plus "épais" et bien petits pour les autres et pour mon goût personnel...
Sur la Maronne; identique, avec un pêcheur heureux de sa truite sauvage d'un bon kilogramme...
Certains pêcheurs m'ont demandé si c'était normal toutes ces truites aux points noirs et si sombres de robe sur la rivière...
L'après-midi, le vent de nord rafraîchit les berges et quelques loches, chabots et truitelles furent sauvés des flaques tiédissantes en pensant à tous les autres...
Pas une rhodani, ni de plecoptère en vol...Patience, patience.
auteur : christophe douziech



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