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Ouverture sur la BRA, et vous? |
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Le 17/03/2009 Ain - Ain (01) .|. Météo |
![]() Bonjour à tous,
Un petit fil pour savoir si certains d'entre vous ont fait leur ouverture sur la BRA. Et si oui, qu'est-ce que ça a donné pour vous...? Après les conseils d'Alx (que je remercie), je pars dimanche matin pour faire l'ouverture sur la BRA. Depuis quelques jours les niveaux sont hauts et je suis assez perplexe dès mon arrivée. Beaucoup d'eau et de courant... Et ... Evidemment pas un rond sur l'eau. Mais le soleil a décidé d'honorer mon ouverture. Et puis je suis trop chaud depuis plusieurs semaines pour me décourager maintenant. j'ai trop hâte d'essayer mes mouches. Je pêche pour la première fois avec mes propres mouches, montées avec soin. Et j'ai a tester mon premier BDL monté par mes soins (merci aux gobnautes pour les formules). Je scrute soigneusement la bordure sous mes pieds. Rien... l'eau est claire pourtant. Hop à l'eau. Le courant est vraiment fort. je me concentre sur la bordure. Elle est belle: creusée, quelques souches tombées... mais pas une zebrée en vue... Je teste la sèche quand même. les sensations du lancer reviennent. Mais rien, pas d'éclosion, pas d'activité visible. Et malgré le soin que je mets à remonter le courant, je n'aperçois même pas la queue d'une truitelle. J'ai très envie d'essayer la NAV pour la première fois. L'eau est très claire alors pourquoi pas?... ben parce qu'il n'y a pas de poisson visible... La matinée se passe. Même avec autant d'eau le coin est joli... Petit casse croûte et je repars vers l'amont. J'arrive à une petite île vers 12h30. A gauche le courant est très fort. A droite une sorte de radier large sépare l'île de la berge. J'ai bon espoir. Le vent du nord se lève. Aie... avec ma soie de 4 et ma point d'1m20, c'est dur. Mais au loin j'aperçois 2 ou 3 insectes virevolter. ca ressemble à des éphémères. J'attache une MB pour voir. En peignant la lisière d'un courant en aval de l'île, je vois un gobage, 20 m plus en amont. Je m'approche, un 2é gobage. Je me place et je lance. Premier passage... gobage... pour une fois mon ferrage est bon (sans hâte et en souplesse)...pendu. Tout de suite ça démarre plein courant et me prend quelques mètres de soie. Le poisson offre une belle résistance. je pense à une jolie truite. 30 ou 35 cm... Après quelques minutes, je finis par réussir à la sortir du courant et la remonter à moi... J'ai le coeur qui bat fort et cette émotion particulière du pêcheur qui va apercevoir sa prise... le poisson fait bien dans les 30 ou 35 cm.. mais c'est un ombre. aïe... Je me dépêche de le décrocher et sans même prendre le temps de faire un photo, il repart, aussi vigoureux que pendant le combat. Ces 3 gobages furent les seuls aperçus de la journée. Le vent du nord souffle bien maintenant. 17h. Je range, plus un poisson en vue. Quelques pêcheurs croisés me disent qu'ils n'ont rien fait... des palmistes, et aussi des pêcheurs au toc. Rien vu... Tous dégoûtés.. . La journée se fini et mes sentiments sont mitigés. Content d'une belle journée de pêche sous un soleil magnifique. Le grand air et enfin à nouveau la rivière et les mouches qui dérivent... Content car je ne suis pas bredouille, malgré les conditions difficiles. Mon BDL a fonctionné. Et j'ai pris mon 1er poisson avec une de mes mouches... et au 1er passage en plus... Je suis quand même fier. C'était un bel ombre, environ 30 ou 35 cm... c'est une belle prise. Mais pas de truite. c'est une déception. Et je me sens coupable d'avoir dérangé cet ombre en pleine fermeture... Bref, j'y retourne jeudi en espèrant que les niveaux soient meilleurs. Et quu'une zebrée se montrera... comme ça je pourrai être pleinement fier d'avoir sauvé la bredouille... Et vous alors... l'Ain vous a-t-il offert une belle journée et de belles demoiselles zebrées? |
| auteur : clema74 |
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y'a des jours comme c |
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Le 25/06/2009 Albarine - Ain (01) .|. Météo |
![]() Hola
100 km de bitume et j'arrive dans la vallée. Longeant la rivière j'aperçois coins ombrages et bordures prometteuses. J'ai opte pour le no kill de Tenay. Saperlipopette, que ne m'attendais-je a ce décor... Entre les égouts et 1 ou 2 rats qui se baladent, je vois beaucoup de poissons. Mais l'eau et calme et claire et ils ont l'oeil affuté. Point de gobages je m'attèle a la NAV. Mais, c'est un de ces jours maudits, ou rien ne marche. Ou les lancers sont mauvais, ou l'on ne sent pas sa canne, ou l'on ne sait pas faire une dérive. Refus sur refus. Les fishs me regardent du coin de l'oeil d'un air désabusé: "on en a vu passer deja des tonnes rien que cette année mon bonhomme." Des noeuds dans le BDL, des nymphes accrochées au fond ou dans le gilet.. A part me crever un oeil, j'ai liste par le menu tous les écueils du pécheur a la mouche... Des petits poissons partout... et tout a coup, alors que je fume mon clopiau tranquille pour me détendre et oublier que j'ai déjà du démêler 3 fois mon BDL... une torpille sort de sa cache,sous un tuyau... Une truite énorme, dans les 60-70 cm, le dos extra large... Elle se précipite gobe et repart aussi vite. Pendant 2 secondes, je reste la hallucine. J'ai du mal a y croire. A 5 mètres de moi, elle est sortie de nulle part et a disparu... impressionnant! Bien sur je ne la reverrai pas. La journée se passe de noeuds en noeuds... Puis je passe en sèche. Un gobage... rate... La bredouille se profile et je me sens dégoute. Une citation de Pagnol me tourne en tête... "pauvre pauvre couillon!" tant de poissons et pas foutu d'en prendre un. Puis un peu plus en amont... je casse sur une gobeuse décidée... décidément, quand ça veut pas. finalement une truite attendrie par mes déboires se laisse ramener. Une jolie pépette de 32... merci mademoiselle. La journée est sauvée. Mais Dieu qu'il y a des jours difficiles pour les pêcheurs malhabiles. prive de pêche ces temps ci j'avais sans doute trop attendu cette journée... Je reverrai l'Albarine, mais pas en ville... Clema |
| auteur : clema74 |
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oh la surprise |
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Le 29/06/2009 BRA - .|. Météo |
![]() Hola
Dimanche, ma sortie au coup du soir m'avait valu une retentissante bredouille. Sans voir quasiment de gobages. J'ai retrouve la BRA et ca remet les idées en place. J'ai la douloureuse sensation de stagner. Ce soir, têtu comme a l'habitude, j'improvise une sortie, bien décider a ne pas rentrer sans que mes mains ne sentent le poisson. J'ai un bon pressentiment. et je me dis que je dois revoir ma stratégie, remettre en cause ce que je sais deja, pour aller un peu plus loin. J'arrive sur l'Ain, la riviere est trés basse et rien ne vient en troubler la surface. Je me décide pour la NAV. La journée ayant été chaude je change ma tactique habituelle pour aller voir ou il y a peu d'eau mais beaucoup de courant. Aprés 20 minutes, j'aperçois 2 ombres. Mais, ils ont la tête en bas et ma nymphe les laissent sans réaction. Je choisis donc un des gamares reçues aprés l'échange de mai (merci au monteur!!!). Je guette et j'entends sur ma droite du raffut. Une queue ressort de l'eau dans 15 cm d'eau. puis une seconde. Et d'autres... J'aperçois un dos raye. Des splashs, plocs, ploufs derriere des petites pierres dans les remous. point de gobage. Des poissons qui fouillent les pierres. Je tente. Mais le courant trop fort m'empèche de voir réellement ce qui se passe. je suis en semi NAV, semi NAF... C'est la frénésie sur le radier. Je pense m'accrocher une fois ou deux, mais en fait non. Car tout a coup, un poids lourd au bout du BDL et un démarrage énorme. C'est un gros. Rush... sondage... rush... rush, rush rush... Ma canne si souple et si handicapante par grand vent, travaille bien. Elle m'aide vraiment. Les rushs se succèdent pendant de longues, trés longues minutes. Le poisson est en plein courant et ne cède pas un pouce de fil. Je crois longtemps a une zébrée, grosse. Mais, le combat ne ressemble pas a celui d'une truite. (Meme si je n'en ai jamais touche de trés trés grosse.) J'ai mal au bras a force de lutter. Aprés plus de 15 minutes, je finis par apercevoir la bête: C'est un barbeau! Il me faudra encore pas mal d'énergie pour le ramener dans l'épuisette. Quelle bataille! 49 cm et une énergie incroyable. Je prends vite la photo et le mesure, puis le renvoie a son élément. Je relance... touche, décroche. encore, lancer, touche, décroche. et une troisième fois. Dur mais les poissons sont mordeurs. Enfin mon ferrage fait mouche ;)... Et encore ce même combat fait de rushs successifs dans le courant. Jusqu'au bout j'ai peur de la casse tellement le poisson lutte. Encore de très très longues minutes, presque 20. Ses départs font plier ma canne qui absorbe les chocs. La soie file entre mes doigts et le moulinet chante, mes bras me brulent... Puis, non sans mal, le voila dans le filet. 53 cm! Au moment ou je le relâche j'entends du grabuge derrière moi. Dans 10 cm, sur un plat trés calme un gros dos zébré fait un carton dans un banc de vairons. Le temps de tout remettre en place j'y vais, mais elle est partie. De retour a mon radier, il n'y a plus rien. Plus d'ombres, ni barbeau. L'heure de la frénésie est passée. Peu importe, le banc de ces jolis barbeaux m'a assez donne pour ce soir. je quitte le coin pour les bordures. Je touche un joli chevesne en NAV, mais il se décroche. Le 4e décrochage de la soirée... Puis plus rien pendant longtemps. Le soleil s'est éclipse, je m'en retourne. Au moment ou la pénombre prend ses aises, un gobage en bordure. Je lance, gobage. Ferrage. Casse. Ca avait l'air lourd. Je renoue tant bien que mal un sedge. Je lance, gobage, ferrage. Casse. Pas de doute ca tape fort. La nuit est la, il faut se résoudre a partir. Laissons nos amis se rassasier tranquillement. J'ai encore appris aujourd'hui. 8 poissons touches. 2 casses, 4 decroché et 2 beaux bébés dans la musette numérique. Je pouvais faire mieux, beaucoup mieux, mais bon... Quelle drôle de surprise ces barbeaux. J'étais venu faire une belle truite et une pointe de déception me reste la. Ce n'était pas encore aujourd'hui. Mais quelles batailles, quel plaisir! Pour une surprise c'était une très bonne surprise. P.s: Je ne sais pas qui est le monteur de ce gamarre. mais il cartonne! |
| auteur : clema74 |
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Ah le plaisir! |
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Le 13/03/2010 Basse Rivière d'Ain - Ain (01) .|. Météo |
![]() Sur la route de la maison d’Alx samedi matin, la joie, l’impatience et le doute se bousculent dans ma tête. Malgré la certitude d’avoir bien préparé ma 3é saison, je sais que la BRA est une rivière difficile et bien sûr comme tout le monde j’espère bien ouvrir 2010 avec un joli poisson.
Alx était à l’heure, signe que cette ouverture est un jour très spécial. Nous retrouvons Christian qui a fait les longs km depuis chez lui avec un enthousiasme communicatif et un bon petit déj tout prêt. Quel plaisir de retrouver les copains, de partager un bon café chaud avant de s’équiper et d’enfin retrouver la rivière. Ah le plaisir ! Le bruit de l’eau, de la nature qui revit, le calme… Et la BRA, superbe sous ce beau soleil de mars. La sérénité nous envahit. La matinée file d’essai en essai… tous infructueux. Mais la joie d’être tous là au bord de l’eau compense l’absence de poisson. Vers 11h30, nous retrouvons JB pour espèrer une éclosion sur un plat magnifique qu’il connaît. Mais il est déjà l’heure du casse-croûte… Un grand moment : rien ne manque, ni les victuailles, ni les bonnes bouteilles, ni « Pépé Joseph », et surtout pas les rigolades. En arrivant sur le grand lisse, le froid vent du Nord nous rejoint. Vers 14h une belle éclosion se produit. Les March Browns défilent au gré des courants, longeant des bordures prometteuses… mais très peu de poissons viennent les gober. Quel dommage de voir tous ces insectes et presque aucun rond. Et ce vent qui cale les truites, gèle les doigts et rend les lancers fastidieux… Nous quittons le plat pour chercher bonne fortune sur un autre spot. Alx et moi faisons quelques tentatives en NAV sur de gros cheucheux boudeurs eux aussi. La fin d’après midi approche, JB et Christian nous quittent pour refaire en sens inverse les kilomètres vers leurs pénates. Alx m’indique un coin qu’il veut tester, un peu plus amont. Le soleil descend déjà, les couleurs orangées rendent l'Ain encore plus beau. Alors que nous cherchons désespérément les zébrées des yeux, le grand m’indique un gobage 3 m à ma droite un peu en aval derrière un énorme tronc tombé en travers d’un petit courant de bordure. Le poisson ne remonte pas. Mais j’ai une petite nymphe casquée déjà nouée au BDL. Caché derrière cet arbre tombé je m’applique à faire de beaux passages juste sous la canne. A la 3é dérive, la touche est franche. Je ferre à peine. Pendue. La bagarre me laisse peu de doute sur ce que j’ai touché. Alx me lance un « c’est quoi ? »…c’est une truite. J’aperçois sa robe tâchetée… Et l’émotion m’envahit. C’est une jolie truite. Elle se débat avec énergie et intelligence, tentant d’enrouler le fil autour des branches immergée. Après quelques hésitations, je finis par reprendre la main. Alx attrape l’épuisette et la filoche… Il crie de joie. Il est aussi heureux que moi. Et il peut : il est à 50% dans l’affaire. C’est même lui qui fait la photo. « Elle est magnifique » me dit Alx. Effectivement, elle n’est pas énorme, mais sa robe est superbe. Elle affiche 38 cm à la mesure. Mais, c’est je crois la plus belle truite que j’ai prise, pas la plus grande (à qlqs cm près) mais la plus belle assurément. Elle repart très vite, aussi vive qu’avant la prise. Mon cœur bat fort en la voyant s’éloigner à toute allure. Quelle émotion, quel plaisir… que ces moments sont trop rares pour moi! Un peu plus tard, Alx repère deux petites alignées devant un cheucheu dans un joli courant de bordure. Postées derrière un amas de branches, elles sont dures à attaquer. Malgré toutes ses précautions pour les approcher, elles finissent par filer sans s’intéresser à sa nymphe. La journée se termine. Une belle ouverture. Ah le plaisir de voir cette si belle rivière et de partager entre copains ! Vivement que ça recommence ! P.S : merci Alx ! ;) |
| auteur : clema74 |
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La fessée |
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Le 27/04/2010 Basse Rivière d'Ain - .|. Météo |
![]() (pour Fanfouet qui a réclamé une news)
Durant cette longue semaine merdique au boulot, je n’ai pensé qu’à une chose : faire un beau poisson dans le we. J’en ai besoin… La fatigue est là quand le réveil sonne à 5h45 dimanche. Mais j’ai trop besoin de pêcher, du calme des bords de rivières, de voir de beaux poissons. En prenant mon café, je ne sais pas encore où je vais aller. Un coup d’œil sur les niveaux me donne la réponse : la BRA. C’est ce que j’espérais, l’Ain me manque ! Je me décide à explorer un coin inconnu. Les belles bordures que je connais doivent manquer d’eau. Et puis, elles sont sans doute fréquentées. Le chemin me paraît long. En arrivant je profite du lever de soleil. Que j’aime ces moments privilégiés offerts aux pêcheurs lève-tôt. Je ne suis là que depuis 5 min et la première zébrée apparaît en bordure. Ma 1ère tentative ne la séduit pas et un vieux pêcheur bruyant arrivant derrière moi la fait fuir. Je ne lui en veux pas, j’étais bien caché, il ne m’a pas vu. Quelques dizaines de mètres plus loin, je n’ai besoin de personne pour faire partir la 40+ qui se promène dans peu d’eau. L’idée me passe en tête que j’ai raté ma chance et que le beau poisson attendu ne viendra pas à l’épuisette. Je n’ai qu’à moitié raison : pas de beau poisson pris, mais j’ai eu d’autres chances. Beaucoup d’autres… J’ai vu en cette matinée plus de truites que depuis l’ouverture. Je ne serai pas foutu d’en faire une. Voilà des semaines que je monte des modèles de gammare, sans trouver celui qui me plaît. Mon intuition était bonne : mes modèles ne séduisent pas les truites de la BRA, pourtant attablées sur des amas de ces crustacés. De toutes les demoiselles vues, je ne pourrai en attaquer que 3. La bordure est abrupte et l’approche très délicate. La plupart des zébrées ne m’ont laissé que le temps de les apercevoir, simplement l’idée de les attaquer les fait s’enfuir. Au fil de minutes la frustration monte. En passant la tête entre 2 branches sur une haute bordure, je vois une grappe de 4 belles. Je cligne des yeux, 3 sont déjà parties. (véridique!). Il reste une 55 qui donne de grands coups de gueule dans de beaux gammares. J’arrive à m’approcher. J’ai même l’occasion de poser mon imitation 30 cm devant elle. Il n’y a pas de courant à cet endroit. Elle lève le nez… mon cœur s’arrête. Je crie en moi « vas-y, vas-y prends le ». Elle me laisse quelques secondes pour y croire, et d’un coup de queue s’en va paisiblement. Comme pour me dire : « faudra faire un peu mieux que ça mon petit ». A 3 mètres à ma droite des remous révèlent la présence d’une autre de 45 que je n’avais pas vue. Mais mon mouvement de tête pour l’apercevoir me trahit. Elle part elle aussi sans hâte. Je fume une clope pour me détendre. Je décide de ne plus bouger d’ici : l’une d’elle reviendra forcément. C’est la bonne intuition… La jolie 45 vue en dernier est revenue effectivement. Je comprends son manège : elle fait son tour pendant environ 15 minutes, puis revient et se poste dans la veine au cul d’une pierre plate. Elle reste une petite minute à nympher et repart pour un tour. 3 tours me sont nécessaires pour pouvoir être à portée, j'ai peur de mal me placer et de me faire repérer. Quand elle s’absente, je rampe dans les branches et les ronces. Le temps passe si lentement, que parfois je me demande s’il passe vraiment. Chaque mouvement est une galère. Je laisse mon chapeau sous des branches, je ne veux pas qu’il me trahisse. Je finis par être à portée d’arbalète. Je suis couché là, canne bandée, gammare entre le pouce et l’index. J’attends. Elle revient, je tente. Un peu court. Je ne peux pas bouger ma canne sinon elle partira. Je n’ai qu’une chance par tour. Le manège se poursuit… Je finis par être à moins 1m50 de la jolie zébrée. Je pourrais presque compter ses points. Je suis partagé entre l’émotion d’être si proche d’un beau poisson et la crainte d’être repéré. Le jeu dure presque 2 heures. 2 longues heures d’attente et de mouvements calculés. 2 h de réflexion, d’espoir et de crainte. 2 heures de tension. Je lui présente mon gammare qui reste inefficace, puis entre 2 tours je change pour une petite cuivrée. Mais elle n’y jette même pas un œil. Le courant est très complexe et je n’arrive pas à poser la nymphe dans la bonne veine. Je tombe toujours trop court. Et je ne peux plus avancer… bloqué. Je finis par craquer et vouloir tenter une seconde chance dans le même tour. Elle voit sans doute ma canne et tourne le dos, je la vois s'enfoncer dans les eaux plus sombres. Je reste 20 minutes en espérant son retour. En vain… Le soleil est haut dans le ciel. Les baigneurs arrivent et les pêcheurs en short aussi, lançant leurs bouchons à quelques mètres de moi. C’est fini, j’ai encore raté ma chance. Je me relève et le pêcheur en short semble étonné de me voir sortir de nulle part. J’étais très bien caché. J’ai mal un peu partout et des fourmis dans les jambes. Je remonte les 200 mètres de bordures où j’ai vu tous ces poissons. Les barbeaux ont remplacé les truites. Ils sont nombreux dans le courant à fouiller les pierres. J’en attaque un pour sauver la bredouille au raccroc. Je manque mon ferrage. Allez va…c’est bon rentre chez toi pauvre couillon ! Il est midi... La confiance accumulée grâce aux quelques prises depuis mars s’est envolée d’un coup. Mon égo me cuit, comme s’il venait d’être fessé. Je m’en veux et me sens minable. J’ai l’impression d’être le plus mauvais moucheur du monde. Je me demande pourquoi je n’ai pas choisi le bowling plutôt que la palm. Au moins les quilles ne s’enfuient pas… Ces truites m’ont encore jeté mes limites au visage. Et je n’ai pas envie de tendre l’autre joue… Nous sommes maintenant mardi… Les mots de mes potes pêcheurs m’ont réconforté. Bien sûr que c’est dur. Et qu’est-ce que j’espère ? c’est ma 3é saison, et je voudrais taper des mémères à tour de BRA (de bras) ? Et non pépère faudra encore prendre des volées pour comprendre comment tout se petit monde fonctionne. Tout bien réfléchi… Je vais monter un nouveau modèle de gammare… et ce week-end je serai au même endroit… à ramper sous les mêmes branches, dans les mêmes ronces qui m’écorcheront encore les bras… j’ai la rancune tenace. Et j’ai maintenant un compte à régler avec les truites de cette bordure. Si elles pensaient me décourager, elles se sont trompées… Lundi je posterai une nouvelle photo d’une belle de la BRA ; Si ce n’est pas lundi, ça sera celui d’après… ou le mois prochain. Ou l’année prochaine… C’est qui le sommet de la chaîne alimentaire bordel ???? |
| auteur : clema74 |
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Week end Bim Bam Boum!!! |
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Le 22/05/2010 Sorgue - .|. Météo |
![]() Dans la vie, il y a parfois des questions (existentielles ou non) sur lesquelles on bute, on bloque. On cherche, on réfléchit, on teste, mais la solution ne vient pas, sans qu’on comprenne vraiment pourquoi, sans qu’on puisse mettre le doigt sur le cœur du problème. Puis, la vie vous amène une rencontre, au détour de laquelle, une phrase, un conseil change la donne… et tout à coup, vous voyez les choses plus clairement.
Il semble qu’il en aille de même pour la pêche à la mouche... A l’invitation d’Alain, j’étais parti pour le we faire la connaissance de la Sorgue, célèbre et splendide rivière, mais difficile. Je me réjouissais à l’avance de cette occasion de souffler et de 2 jours complets de pêche : pêcher une belle rivière, en compagnie d’un bon pêcheur que j’apprécie particulièrement. Un programme rêvé. Mais après les fessées infligées par les truites de la BRA ces derniers temps, j’y allais plein de doutes, avec la confiance en bas des chaussettes. Je n’étais sûr que d’une chose : avec Alain, j’allais me marrer. Je n’étais pas descendu pour une leçon de pêche, mais Alain s’était visiblement mis en tête que je n’aurais pas fait les 300 km pour rien, qu’il m’apprendrait comment pêcher les ombres en NAV. Il passa donc la plus grande partie du samedi derrière moi, à commenter chacune de mes dérives, à distiller les conseils, à guider ma main… Pêchant peu lui-même, surtout pour illustrer ses propos. Il « picora » quand même ci et là un grand nombre de ces superbes Thymallus du sud. C’est pour moi un plaisir tout particulier d’observer un bon pêcheur à l’œuvre. Je reste fasciné par la maîtrise, la sérénité et l’apparente facilité. Et je me plais à rêver d’atteindre ça un jour… Dès le début, les conseils portèrent un peu leurs fruits et j’arrivais à convaincre quelques petits. Mais les poissons plus sérieux, eux me résistaient. J’arrivais à en faire bouger quelques uns, mais je ne les piquais jamais : ils allaient trop vite, ils étaient trop vifs. Je ne maîtrisais pas assez ma dérive pour savoir quand ils allaient prendre. Alain me « tuait » en passant derrière et en les convaincant sans trop de problèmes… et bien sûr en me vannant comme à son habitude « ah il était pourtant gentil celui-là Christophe… comment tu as fait pour le manquer ? » J’enrageais un peu de ces ratés, mais à midi j’étais loin de la bredouille et donc déjà content. Le repas fut des plus agréables, au fil de l’eau de la Sorgue, des discussions en tous genres et des «marrades » dont Alain a le secret. L’après midi, il me fit découvrir un autre secteur. C’est là que la « vieille main » porta ses efforts pour me faire comprendre; restant collé à moi un long moment, m’abreuvant de dizaines de conseils avisés. Pendant un moment qui me paru très long, je ne semblais pas capable de les appliquer. Puis nous arrivâmes derrière un bel ombre, posté sur le sable, en plein milieu de la rivière. Il était loin en amont de nous et Alain m’interdit formellement de m’approcher. Il voulait que je le fasse de loin. Vanneur comme a son habitude, il me mit la pression : «Regarde-le, il n’arrête pas de nympher. Il est beau et il est immanquable. Tu ne peux pas le rater, t’as pas le droit … ». Les premiers lancers furent hésitants et puis au détour d’une bonne dérive l’ombre se décala et mon ferrage fut opportun. Pendu, ramené. Un beau poisson. Le « c’est un beau coup de ligne ! » que me lança Alain rajouta à ma joie. La confiance monta un peu. Alain commença à passer un peu plus de temps à pêcher et je me régalais à observer ses gestes, ses dérives, le comportement des poissons attaqués… Je prenais plaisir à observer et j’apprenais un peu à chacune de ses dérives. Alors qu’il s’attardait sur un poisson plus tatillon (mais finalement pris quand même), je montais un peu pour attaquer un bel ombre en plein courant. Je butais un moment, puis j’entendis fuser un conseil un peu en aval derrière moi… Je l’appliquais de suite. Et là, tout changea soudainement. L’ombre vint et clac, pendu. Une belle prise. Tout changea car, tout à coup, ma sensation de pêche changea. Je sentais mieux ma dérive, je la maîtrisais mieux, je sentais si elle était bonne ou non. Je comprenais donc pourquoi le poisson bougeait ou non. J’arrivais mieux à anticiper ses réactions et donc je ne ratais plus mes ferrages. Le conseil lancé répondit exactement à la question que je n’arrivais pas à résoudre. Un peu plus haut, seul, sans conseil, je pris un autre bel ombre. Alain s’approcha et me dit « Voilà maintenant que tu es autonome, on va pouvoir commencer à pêcher ». A partir de là, l’expression préférée d’Alain (quand il parle de pêche) prit tout son sens : « Bim Bam Boum ! ». Chacun d’ un côté de la rivière nous attaquions les poissons et Bim Bam Boum, nous enchaînions les prises, sous les yeux admiratifs des riverains prenant l’apéro. Alain en faisait plus que moi bien sûr. Mais, la moyenne de mes prises augmenta. Les poissons ramenés étaient plus nombreux et plus gros. Je touchai un beau d’environ 40, mais je ne maitrisai pas la bagarre, il se tapa le nez au fond et fini par me casser. Signe que j’ai encore beaucoup à apprendre… Nous montâmes encore amont et sur certains secteurs, Bim bam boum !… les prises s’enchaînèrent à un bon rythme. Quel plaisir, quelle éclate ! Bim Bam Boum !… J’avais l’impression de découvrir un nouveau monde : celui des pêcheurs qui prennent du poisson … Celui où « Bim Bam boum ! » veut dire quelque chose… Les vannes et réflexions fusaient… la rivière superbe, les prises et la rigolade en plus… quel panard ! Bim Bam Boum ! En partant du secteur vers 17h30, le bilan était inespéré pour moi. Alain, lui avait pris encore plus d’ombres. Je ne pensais pas possible de faire autant de poissons. Et dire qu’il n’avait pêché qu’un peu, s’occupant sans cesse du touriste venu du nord… Le soir venu nous allâmes sur un autre spot. Une éclosion massive de mouches de mai se produisit, sans transition les sedges se mirent à voler en tous sens. Mais les ronds furent très rares. Alain toucha quand même une jolie truite qui se décrocha… la canne avait pourtant plié fort, promettant une zébrée de belle taille… Mais pas de bim bam boum cette fois-ci. Dommage ! Au dîner, en repensant à la journée je ne pouvais qu’être heureux. J’avais pris en un jour autant de poissons que toute la saison dernière. Et certains coups de ligne m’avaient fait frissonner de plaisir. Ces 3 ou 4 là, je le sais, resteront longtemps gravés dans ma mémoire. J’avais une sensation de fierté et de sérénité toute nouvelle. Je revoyais quelques unes de mes prises et je ressentais pour une fois cette satisfaction trop rare de pouvoir se dire « j’ai bien pêché sur ce coup ! ». La soirée fût à la hauteur de la journée : excellente. Les discussions portèrent sur la pêche bien sûr. Nous fêtâmes cette excellente journée comme il se doit. Et nous dûment donc renoncer au coup du lever du jour le dimanche. Les conditions furent moins bonnes en ce second jour: la visibilité était moyenne et les spots avec beaucoup d’eau et de courant rendaient les poissons invisibles… et puis nous étions fatigués d’avoir si bien fêté le samedi. Alain prit tranquillement quelques beaux poissons qui m’avaient résisté. Puis nous aperçûmes un beau gros pépère calé au fond de la colonne d’eau dans beaucoup gaz. Nous enchaînâmes l’un et l’autre les dérives infructueuses. Puis, lors d’un passage, je le vis frémir. Intéressé ? J’ajustai donc le lancer et m’appliquai sur le passage de nymphe … Le poisson était dur à distinguer, mais je le vis clairement lever sa grosse tête à une vitesse incroyable… ferrage, suivi d’une agréable et surprenante sensation de lourdeur. L’ombre se cabra plusieurs fois (comme j’aime tant les voir faire), son ventre brilla. Bim Bam Boum !!! Pendu ! Je ne fis par l’erreur de la veille de le laisser prendre ses aises. Il prit le courant, mais finalement Alain le prit dans son épuisette. « Un bon gros pépère » dit-il. Il affichait un grand sourire, sans doute content de voir que ses conseils avaient porté leurs fruits. J’imagine que le mien devait être encore plus grand, heureux que j’étais ... Quelques clichés rapides… Alain l’estima à 45, je ne pris pas le temps de le mesurer pensant l’avoir déjà assez gardé près de nous (l’estimation me convenait ). Il reparti plein de jus. Quel plaisir quand, après avoir pris un beau poisson, je le vois repartir si bien, signe que je l’ai bien traité ! Le reste de la journée fut un peu compliquée. Mais je fis quand même quelques petits ombres en sèche en fin d’après midi. Alain m’avait alors laissé seul un moment et revint de son escapade de 20 minutes avec la photo d’un pépère encore plus gros le mien du matin. Un beau 45 +. Impressionnant ! M’apprendre ok, mais me laisser repartir avec la gloire de la plus belle prise du week end… faut pas déconner non plus. ;) Quand il me le raconta, je regrettai de ne pas avoir assisté à ce superbe coup de ligne. Le temps avait filé et il était déjà l’heure de refaire les kms en sens inverse. Pour résumer : quelle rivière ! Quel panard d’enfer ! Les gens du sud savent recevoir c’est le moins que l’on puisse dire… (Un seul regret : celui de ne pas avoir ajouté une belle truite du sud au palmarès. Il me faudra donc y retourner pour réparer ça.) Il reste maintenant le plus dur : Confirmer ! Ne pas s’endormir sur mes lauriers, refaire du poisson sans les conseils de « la vieille main » à côté de moi. On verra si seul je retrouverai ces sensations de maîtrise… Il me faut encore beaucoup progresser … j’ai encore tant à apprendre… encore des défis de taille auxquels je m’attèlerai dès le we prochain. Car si j’étais déjà très motivé, je le suis encore plus maintenant que j’ai goûté à cette saveur particulière des journées pleines de prises magnifiques. Et puis il y a les truites… celles de la BRA surtout… j’ai encore des comptes à régler. Je classe dès maintenant ce week end dans l’album : Mes plus grands souvenirs de pêche. Un IMMENSE merci à « Bim Bam Boum » Alain. |
| auteur : clema74 |
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Satisfaction |
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Le 23/06/2010 Albarine - Ain (01) .|. Météo |
![]() Quelle idée d’avoir posé d’avance un RTT ce vendredi 18 juin… juste le jour où la pluie tombe partout et où partout les rivières débordent… pas de chance !
Ma 1ère idée d’aller sur la Haute Rivière d’Ain a explosé en même temps que les niveaux. La BRA coule fort elle aussi. Et l’Albarine est montée. C’est quand même la rivière qui me paraît pouvoir me donner une chance. Alors direction l’Albarine. Une énorme couverture nuageuse rend la lumière grise et sombre. L’eau est haute et teintée. Ca s’annonce compliqué. J’espérais continuer ma pratique de la NAV, qui m’avait bien réussi ces derniers temps, c’est raté. Qu’importe, je vais m’adapter… Je croise un tocqueur sur le bas du parcours. Je renonce à faire l’aval et monte directement sur un gros courant qui m’avait bien réussi. L’eau pousse fort, le vent se lève. En NAF je peigne les courants avec une nouvelle nymphe montée la veille en prévision des eaux puissantes, pour un essai. Après quelques minutes un joli ombre se débat au bout de la ligne et se laisse ramener. Je suis déjà content, la bredouille est sauvée. C’est un joli poisson et ma nymphe semble marcher. Un gros pépère frappe à la porte, mais c’est un malin. Je le vois se tortiller dans le courant et sa science de la bagarre fini par payer : il se décroche. Je monte un peu, mais il n’y a aucune activité visible. Me voilà en bas d’un secteur qui m’a valu de jolis poissons récemment. Mais, je ne peux rien voir sous l’eau. Alors, je suis mon instinct : je noue une sèche et décide d’attendre les ronds. Je n’ai pas un grand espoir, mais… après un moment, le premier gobage perce la surface ; puis un autre. Mes premiers essais semblent maladroits car les ombres (puisque ce sont eux qui gobent) ne montent pas. Les ronds sont irréguliers : 3 ou 4 à la suite, puis plus rien pendant 15 minutes. Mais je me tiens à ma tactique. Je la garderai toute la journée malgré le peu d’insectes volant au dessus de la surface. Je finis par prendre un bleu… D’autres se refusent. Un gobage discret me donne l’espoir d’une belle truite. Le poisson monte mais je rate mon ferrage. « Ah non, ça ne va pas recommencer Christophe !!! ». Toute la journée je choisirai mes spots suivant mon instinct. Et j’aurai pas mal de réussite : les ronds finiront à chaque fois par apparaître, pour quelques minutes. Au final je ferai pas mal de prises. Je rate pas mal de ferrages toute la journée. Mais voyant certains poissons monter, je comprends que j’essuie aussi beaucoup de refus : ils montent comme des fous, et font demi-tour à 2 cm de la mouche, créant un rond. Dans une retourne, sous un gros bloc, je pose ma mouche, comme ça, pour voir. Presque aussitôt, j’aperçois un gros ventre qui file dessous, le rond apparaît et je ferre un gros, gros pépère… Son combat est vaillant. Il me mène la vie dure. Je finis par le ramener à moi, il est bien gras! Mais à 1 m 50 il se décroche. Ah qu’ils sont taquins ces thymallus ! Je suis déçu et en même temps un peu souriant. Il a été plus malin que moi… Il a gagné pour cette fois : bravo à lui ! Quelques-uns me font tourner bourrique : ils gobent tout près de moi, mais laissent toujours passer ma mouche. La fin du parcours me donne pas mal de plaisir. Le bleu de la photo me refuse deux fois et me fait ferrer deux fois dans le vide. Les deux fois je l'ai vu monter et s'arrêter… Je fulmine et lui lance un « attends toi ! Tu vas finir par me trouver ! ». Le coup n’est pas évident, mais je finis par avoir raison : il monte et prend. Pendu, ramené… Je fais une photo : le poisson est joli et je suis content de mon coup de ligne. Je m’apprête à partir mais j’aperçois un gobage au milieu des clapotis dans un courant bien agité. J’allonge mon lancer et ramène encore une jolie dorsale bleue. Il a la bouche entaillée sur le côté gauche. Ça ne semble pas récent. Il a une drôle de tête : il ressemble au joker de Batman… Son copain de courant est, lui aussi, séduit par ma mouche, mais se décroche à peine ferré. C’est bien… c’est le signe qu’il faut partir. La journée s’est passée bizarrement : les conditions n’étaient pas terribles et je n’ai pas vu beaucoup d’insectes. Mais sur certains secteurs et certaines courtes séquences la rivière s’est animée. Et j’ai pris un grand plaisir à pêcher de beaux gobages. Le total me satisfait : une grosse douzaine d’ombres (2 bien gros décrochés) et 5 riquettes. Mais,je n’ai pas pu faire une belle truite… je suis un peu déçu. Et j’ai raté pas mal de ferrages. Je dois faire attention. Ces derniers temps, je pêche avec confiance et pas mal de réussite…Depuis la Sorgue, quelque chose a fait « clic », le mécanisme a tourné d’un cran… mais toujours pas de grosse zébrée… Cette saison, je profite de la bonne période des ombres et de la satisfaction de pouvoir rentrer en me disant que j’ai plutôt bien pêché. C’est une sensation agréable. Je ne dois pourtant pas trop me satisfaire : encore plus d’efforts ! Ca n’est pas difficile quand les récompenses s’enchaînent chaque week end ! Pourvou que ça doure ! Pourtant, je ne pourrai pas éternellement éviter la BRA … Mais que je crains la fessée ! :) Clema |
| auteur : clema74 |
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De retour... |
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Le 11/07/2010 Saône - Saône et Loire (71) .|. Météo |
![]() Point de news remplie de grosses truites ou de beaux ombres en ce dimanche de juillet. Mais des nouvelles de ma rivière de cœur : la Saône.
C’est avec elle que j’ai appris à pêcher tout petit. C’est déçu par sa dégradation que je me suis mis à la mouche. Cette saison, toujours catastrophé par son état, je reprends pourtant plaisir à la pêcher. Quelques coups improvisés à l’occasion de visites parentales m’ont donné cette saison quelques belles après midis à traquer de beaux chevesnes et de jolies perches en NAV. Alors ce matin, l’envie me prend tout à coup d’aller faire une session « street fishing » sur les quais de Mâcon. Je monte la canne, prends ma boîte fourre-tout dans une poche et pars à pied, en short pour faire les 200 m qui me séparent de ma rivière. En arrivant sur les quais, la saleté de l’eau me fait mal au cœur. Par endroits, bouteilles, canettes et préservatifs flottent au milieu des nénuphars. Les orages d’hier ont teinté l’eau et la visibilité est très mauvaise. Je cherche sur les bordures. Je convaincs 2 canadas de belle taille, certes très dociles. Une nouvelle espèce à mon palmarès de moucheur (même si j’en ai pris des 100aines au coup). Je tombe sur quelques rotengles (je repense à ce qu’Alx m’avaient dit d’eux). Ils s’avèrent très craintifs et tatillons. Je bute et rebute… Je remonte à un endroit où j’avais vu de beaux spécimens lors d’une promenade. Les bébés sont là : gros chevesnes et gros rotengles. Ils sont calés dans des herbiers, très durs à attaquer. En plus des herbiers, la visibilité très très réduite rend la pêche très dure : je ne vois pas clair au delà de 20 cm sous l’eau. Il faut donc repérer les dos sombres et essayer de les faire monter sur la nymphe, juste sous la surface pour les voir prendre. Je fais 2 très beaux cheucheux (environ 40) dont le combat me déçoit un peu. Et, enfin, l’occasion d’attaquer les gros rotengles se présente… Mais ils ne veulent rien savoir. Ils ont le nez en bas et ils ne veulent pas lever la tête pour prendre la nymphe. Pire : si la dérive est mauvaise ils fuient tous immédiatement. Je n’aurais pas cru ce poisson si dur à faire en NAV. Il me faut beaucoup de patience et de réflexion. Je comprends enfin qu’ils ne prennent pas au 1er passage : ils regardent, font un tour et reviennent dessus. Mais ils ne veulent pas de mon imitation. La mouche n’est pas en cause apparemment… c’est la présentation. Je reste, attends et les observe… un gros pépère de plus de 45 s’approche un peu entre 2 gros herbiers. Il n’y a pas trop d’eau, je le vois bien. Je présente un peu différemment, j’anime loin de lui et laisse couler… il vient, stoppe, regarde, se tourne, part, j’anime, il revient… et prend. Ferrage, pendu. Pssssstttt fait la soie entre mes doigts, il tourne dans les herbes emmêlant le bdl dans les joncs… Je démêle tant bien que mal en essayant de ne pas le perdre et je reprends le contrôle. Le bébé est ramené, il fait effectivement un bon 45 cm. Le combat m’a un peu déçu vu la taille du poisson. Mais je suis très content : encore une nouvelle espèce sur mon carnet de moucheur. Que n’avais-je emmené mon apn … Un second plus petit est convaincu aussi, mais je n’avais pas changé ma pointe de 12°° et un clac retentit au ferrage : cassé. Je rentre content… Bien sûr ce n'est pas une pêche exceptionnelle et ma rivière me fait toujours peine... Mais enfin je reprends plaisir à la pêcher. Ironie de la chose : la déception me l’avait fait quitter pour me mettre à la mouche sur les 1ères catégories et c’est la PALM qui me fait revenir à elle pour des pêches alternatives et simples… La décontraction, le plaisir… et ma rivière… |
| auteur : clema74 |
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02/09/2010-19:09:47
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