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L'éclate totale.

Le 03/11/2007 Dordogne - Lot (46) .|. Météo météao Lot (46)
L'éclate totale.
La Dordogne a revétu ses plus beaux habits pour accueillir les nombreux visiteurs. L'affluence est exceptionnelle. Tous les coups sont occupés par des rangées impressionnantes de pêcheurs à la mouche. Cela fait plaisir à voir.

L'eau est basse, froide, noire, le ciel est bleu azur. Réussir sa partie de pêche passe par la résolution de quelques problèmes épineux. Où trouver un coin libre? Où trouver des poissons pas trop matraqués ces derniers jours? Où trouver des poissons actifs en surface?

Il est 13 heures, 8 pêcheurs sont déjà en poste sur la gravière que je convoite. Par chance, ils ne sont pas postés exactement là où mon intérêt se porte.

Rapidement habillé, je fonce d'un pas décidé. Grand bien m'en a pris, à peine en poste, un bateau part de la rive dans ma direction avec trois occupants. Mais je suis déjà en place. Il y a des mouches et quelques ronds. La pêche est conforme à ce qu'on peut attendre un jour de grand soleil. Les poissons montent peu, ceux du bord du banc sont très joueurs et occupent les moments creux, tandis que ceux du milieu du banc offrent des prises au premier passage sur des mouches volumineuses.

Une heure et demi se sont écoulés et toujours rien de consistant à se mettre sous la dent. Ebêtés par le soleil qui tape, les longues heures d'attente ou de route et par le vin partagé au casse croute de midi, les pêcheurs quittent un à un leur poste. Bientôt me voilà seul au milieu de l'eau noire. La fête va pouvoir commencer...

Comme pour aller à la rencontre des gros bleux, je m'enfonce un peu plus dans l'onde donnant l'occasion à l'étiquette des wadders de tutoyer la surface. Les ailes éphémères apparaissent faisant lever les nez. Je suis encerclé de ronds gras trahissant la taille des occupants des lieux. Un instant la panique m'envahi. Incapable de raisonner face à la profusion de gobages, je tape au hasard. Où que ce soit, les ronds gras engloutissent la mouche, ma mouche...Ayant passé l'épreuve des questions avec succès, l'eau m'offre sa récompense.

Merci ma Belle.
auteur : fly.only


Bonne pêche !

Le 04/11/2007 Dordogne - Lot (46) .|. Météo météao Lot (46)
Bonne pêche !
13 h 20, je me dirige vers la rivière. A coté des deux voitures garées sur le parking la femme d'un pêcheur.

"Mais pourquoi lui ai-je dis bonjour? Pourquoi? "

Elle a cru certainement bien faire mais je n'ai pas rêvé, elle a dit les deux mots de trop qu'il ne faut jamais dire à un pêcheur. Il est 13 h 22 : la messe est dite, je sais qu'une journée de m....e m'attend. Superstition quand tu nous tiens.

Et je ne vais pas être déçu. La Dordogne ressemble à un tapis roulant de mouches, les cochons sont là, en poste. Ils gobent bien. Sans me presser, je descends lentement la gravière attaquant les gobages les uns derrière les autres. Mais rien ne se passe comme d'habitude. La fuite de l'entrejambe de mon wadder qui suintait vendredi ressemble à un trou béant. Les poissons montent bien sur ma mouche mais je les retourne au ferrage, je les échappe au bout de 3 secondes quand je ne casse pas... "Mais pourquoi tu lui as dit bonjour?" Arrivé dans le coeur du banc, arrive la série royale d'hameçons ouverts : trois d'affilé. Ils sont vraiment au top de leur forme les gorets.

Les mouches défilent toujours à un bon rythme. J'arrive enfin à ferrer proprement quelques poissons mais le déchet est énorme. Voilà deux heures que j'attaque rond sur rond si bien que je ne vais pas tarder à manquer de cul de canard. Entre les ouverts, les cassés et les mouillés, c'est la misère dans la boite. Il est 15 h 45, faute de mouches valides, je jette l'éponge.

Pourtant, en remontant, je tombe à nouveau sur deux poissons qui prennent tout ce qui passe. Je vais être obligé de les finir au bon vieux palmer. Peu importe, ça ne leur fait pas peur, tout fait ventre aujourd'hui.

16 h, l'éclosion est terminée. En deux heures et demi de pêche catastrophique, malgré un rendement de débutant, je ramène 7 poissons dont 3 ombres plus que corrects. Je viens de passer à coté d'une journée exceptionnelle. "Mais pourquoi...?"

Je prends le temps de me réchauffer mais comme il me reste une heure à tuer, je me dirige vers un petit bras mort apperçu de la route. Je troque la soie de 5 pour la 7 et les minimouches pour un streamer.

Au deuxième poste, ma mouche que je vois bien sur le fond noir disparait, happée par une bouche mais elle réapparait 20 cm plus loin. Il a recraché ! La malchance s'acharne sur moi. Le poisson attaquera encore deux fois sans se piquer.

Je traverse le bras. En face de moi, un pêcheur s'installe et me regarde comme s'il avait vu un extra terrestre. En arrivant à son niveau, j'enregistre ce que les américains appelle un "solid hit". Une décharge plus que violente qui m'arrache la soie des mains. Ne voulant pas perdre ce poisson pour enfin conjurer le sort, je me jette à sa poursuite. Il y a peu d'eau et quelques branches qui me font craindre le pire. Je l'échoue sur un banc de sable pour la traditionnelle photo et le relache sous une paire d'yeux ébahis. Il ne fait que 65 cm mais il est pourtant qualifié de "gros" par celui qui me regarde.

Tandis que je prends les photos du deuxième goulu qui a pris deux lancers plus tard, le pêcheur au ver est entrain de fraquasser la tête à une perche tenue dans un trochon vert qui s'anime des derniers soubressaut de la vie.

Et malgré toute la discrétion possible mise dans le geste, je ne peux lui cacher la remise à l'eau d'un troisième poisson pris en 10 minutes. Mes sentiments sont partagés. J'ai enfin conjuré le mauvais sort en prenant trois becs d'affilé mais je viens aussi à coup sûr de les condamner à être pêchés avec insistance les jours prochains.

Au loin, une chasse blanchit la surface de la couasne. Je fonce pour attaquer le poste mais il m'est impossible de lancer proprement depuis la berge opposée (berge verticale et boisée). Je fais le tours mais à mon arrivée sur le poste, une branche craque et le poisson posté dans peu d'eau part dans un remous bruyant.

Sur le chemin du retour, je passe à proximité du pêcheur de perches. Même si rien n'est sorti de ma bouche, dans ma tête je l'ai pensé très fort. Si fort que j'espère qu'il a entendu : "bonne pêche!"

Fred
auteur : fly.only


Au bord de l'eau.

Le 11/03/2008 Dordogne. - Lot (46) .|. Météo météao Lot (46)
Au bord de l'eau.
L'appel de la pêche aura encore une fois été le plus fort. Malgré une pluie continue, un niveau très élevé (160 cubes à vue de nez) combinant un laché sur la Dordogne, une éclusée sur la Maronne et la crue des affluents nous avons quand même arpenté les berges.

Captain, présent pour des raisons professionnelles n'aura pas pu tremper la soie mais il a assisté au début de l'éclosion.

Car éclosion il y a eu. Diffuse, latente au début. Puis intense au plus fort d'une averse au point d'habiller la surface de deux ou trois insectes au m2.

C'est comme d'habitude l'instant qu'ont choisi les poissons pour taper. Au passage sur le hot spot du coin, une touche lourde, des coups de tête puis le mou désespérant.

Comme l'eau était très haute, difficile d'atteindre les bonnes veines pour pêcher d'autres hot spots. Du coup, seul un ombret inconcient est venu croquer la mouche intermédiaire sur une bordure avant que l'heure du départ vers la sortie de l'école ne sonne.

La vérité est bien au bord de l'eau.

Fred
auteur : fly.only


Fidèles au poste.

Le 15/03/2008 Vézère - Corrèze (19) .|. Météo météao Corrèze (19)
Fidèles au poste.
Comme c'est souvent le cas en période de fortes eaux, les débits réservés servent de refuge pour pêcher un peu malgré des conditions pas évidentes ailleurs.

Le temps couvert est de bon augure mais à mon arrivée, je constate que l'eau est un peu basse pour espèrer toucher les plus beaux poissons du secteur. Malgré quelques mouches en surface, l'absence de gobages m'oblige à pêcher en nymphe. Après deux ou trois postes, me voilà rassuré : les truites sont dehors, fidèles au poste. Parfois à 10 cm près par rapport aux années précédentes, elles prennent généreusement la mouche. Cela fait vraiment plaisir de progresser au milieu des blocs en devinant presque d'après l'expérience des années précédentes où se produira la touche suivante.

Arrivé à environ la moitié du parcours, la vingtaine de truites qui m'a fait l'honneur de se saisir de ma mouche suffit à rassasier ma boulimie de pêche. C'est la première fois où je teste ma Z Axis en eau rapide avec la soie naturelle : elle est parfaite.

Profitant de l'aubaine d'avoir des truites sauvages en poste, je décide de passer le reste de l'après midi à explorer un peu plus une pêche encore mystérieuse pour moi : le streamer.

Malheureusement, le poisson blanc que j'ai monté ressemble à un épouvantail et mes imitations de vairons à des enclumes.
Mon regard se porte alors sur une vieille imitation de chabot qui traine au fond de ma boite. Montée au lendemain d'une touche énorme sur la Corrèze il y a bien une dizaine d'année, elle a droit aujourd'hui à sa deuxième chance. Au deuxième poste, une truite la charge violemment mais ne se pique pas. Commencent alors trois heures de pêche intensive sous la pluie et le vent. Le déchet est énorme. Je déclenche vraiment peu de poissons au regard du nombre de truites en poste.

De temps en temps seulement, un éclair sous la mouche provoque une secousse dans la soie mais rien ne se pique. Les attaques visibles sont pourtant sérieuses. La nuit approche, ça bouillonne dans ma tête. Autant j'ai démystifié la pêche du brochet, de la perche ou des truites lachées, autant je bute sur la truite sauvage au streamer... Pourquoi?

Allez, encore un dernier poste. Je lance près de cet enrochement, dans ce courant mais rien ne se produit. J'allonge une dernière fois et c'est la touche lourde, le combat en force. Un poisson très pâle arrive en se tortillant. Non! A tous les coups c'est une lâchée. Au bord du désespoir, j'osculte ce poisson sous tous les angles. Il a toutes ses nageoires, possède une robe superbe, c'est bien une belle sauvage ornée d'or comme la plaque de granite qui lui sert de poste.

Encore perdu au milieu d'un océan vu le chemin qu'il me reste à parcourir pour maitriser la pêche de la truite sauvage au streamer, cette truite restera dans ma mémoire comme une immense bouée de sauvetage. Je tiens une piste, un modèle à travailler, une voie à explorer.

La machine est en marche...

Fred
auteur : fly.only


50 à l'heure.

Le 05/04/2008 Vézère - Dordogne (24) .|. Météo météao Dordogne (24)
50 à l'heure.
18h50 : arf, il me manque trois mètres de cable pour alimenter les spots de la capucine de la cellule. A fond, je descends en ville avant que les magasins ne ferment. En passant sur le pont, je constate que la Vézère a bien baissé. Et si ce soir...

19 h 25 : après avoir fermé le chantier en vitesse, je m'enfile un reste de confit de canard car même si on est passé à l'heure d'été, je sais que le temps de préparer le matos, redescendre et me mettre entrain, il ne me reste pas beaucoup de temps à pêcher.

20 h : ma soie naturelle en place depuis la sortie à Treignac ne me permet pas de bien poser, mon bas de ligne est trop court, la BK qui fait habituellement des miracles me fait monter que quelques poissons. Il faut bien que je me résigne à changer de soie.

20 h 05 : Ah, ça va mieux, le long bas de ligne en 10 centièmes se pose là où je veux et je peux enfin faire passer correctement ma mouche sur les ronds. Les poissons prennent bien. Je suis sur le haut du poste, j'ai affaire aux plus gros poissons du banc. Contrairement à d'habitude, les ferrages dans le vide sont quasi inexistants. La mouche est à chaque fois bien prise et plantée dans les lèvres. Le niveau tendu y est surement pour quelquechose. La mouche dérive vite, les poissons que je vois monter du fond n'ont pas le temps de finasser.

20h 15 : la luminosité commence à baisser et les gobages redoublent. Ca pour sûr c'est un beau coup du soir. Ayant épargné le gros du banc pour mieux en profiter, je me décale vers l'aval et j'ai devant moi un champagne pétillant. A chaque posé de ma mouche, une bouche avide l'aspire. Mon seul soucis est d'empêcher le front du banc de me dépasser vers l'amont. Je claque donc un peu mes posés et appuie mes ferrages pour limiter la progression des poissons vers l'amont.

20 h 35 : ma mouche continue à se poser 30 cm en amont du front des museaux avides. A chaque dérive elle est prise mais comme je suis dans le gros de la troupe, une fois sur deux, le poisson est trop petit pour la prendre correctement. Peu importe, au posé suivant une fusée blanche jaillit de l'eau en frétillant.

Il va bientôt faire nuit, j'ai un peu honte de capturer tant de poissons. J'imagine être espionner par un activiste de la PETA qui prépare une vengeance proportionnelle au nombre de poissons capturés. Et comme mon rythme indique environ 50 à l'heure, je vais prendre cher.

Peu importe sa sentence, je m'en accorde une dernière pour la route...

Fred
auteur : fly.only


Nokill d'Argentat : un vrai carnage.

Le 22/04/2008 Dordogne - Corrèze (19) .|. Météo météao Corrèze (19)
Nokill d'Argentat : un vrai carnage.
Petite promenade aux abords du nokill d'Argentat en attendant l'heure de la réunion de l'AAPPMA. Malgré l'eau très haute, les oiseaux noirs étaient à l'oeuvre et ce fut un carnage sans nom.

Des hirondelles, des centaines d'hirondelles étaient au ras de l'eau pour se gaver de chiros et des quelques éphémères qui sortaient par ce petit temps de bruine. Le spectacle était vraiment magnifique.

Coté pêche, il va me falloir une demi heure avant de me décider à tremper mes mouches tant l'eau est haute. Mais l'envie sera la plus forte.

J'aurai juste le temps de faire un seul poste mais une truite de 40 environ viendra happer mon imitation de ver de terre en chenille. Elle se décrochera après un passage dans le vif du courant et une chandelle des plus efficace.

L'eau est de moins en moins verte, les arbres mettent les feuilles. La saison approche...

Fred

auteur : fly.only


Pas terrible.

Le 05/05/2008 Rance - Averyon (12) .|. Météo météao Averyon (12)
Pas terrible.
Petite virée en famille dans le département du Tarn à l'occasion de ce WE prolongé. Peu de temps à consacrer à la pêche mais pas de regrets. J'ai vu bien peu de rivières attrayantes dans ce département assez agricole.

Seul l'Agout à Brassac était clair et conforme à ce qu'on peut espérer d'une rivière à truite. Mais voir 25 pêcheurs sur 80 m de rivière m'a semblé douteux.

J'ai toutefois pris une heure pour tester le nokill de la Rance à la limite Tarn / Aveyron (St Sernin sur Rance). Sur le papier, c'est attrayant : un long parcours de plusieurs kilomètres, peuplé de poissons surdensitaires. Mais dès mon arrivée j'ai compris que de la pratique à la théorie, il y a souvent un long chemin.

-"Ah, vous pêchez à la mouche ! Il n'y a plus grand chose par ici.
- même dans le nokill?
- si, il y a de beaux spécimens mais l'embêtant, c'est qu'on ne peut pas les garder. A moins que... "

J'ai peur de trop bien saisir son sous-entendu. Et de continuer :

- vous savez, depuis qu'un garde chasse à pris deux coups de fusil dans un bois dans la commune d'à coté, on ne voit plus beaucoup de gardes dans le coin.

Et de me raconter l'histoire de ce pauvre garde un peu trop zélé assassiné par un braconier qu'il avait verbalisé pour un canard.

Ayant vraiment peu de temps, je coupe court à la conversation. Deux jeunes sont à l'ouvrage sur le lisse en fin de parcours. Un pêche à la cuillère alors que sur ce parcours de deuxième catégorie ce n'est pas encore ouvert et l'autre pêche au bouchon ce qu'interdit le réglement du parcours. Bref, le décor est planté. J'ai un peu moins de scrupule à ne pas être passé au café du coin chercher une carte explicative faute de temps.

Motivé malgré la progression difficile dans des gorges, les ronces qui griffent mes wadders, les rochers glissant comme la mort qui tue et l'odeur d'urine qui émane de l'eau, je prospecte méticuleusement des postes tous plus beaux les uns que les autres. Mais rien de mord. Me doutant de la présence d'arcs, je me concentre alors sur les courants profonds et j'enregistrerai la seule touche de la partie. Un jolie petite arc molassonne.

Bravo aux gestionnaires d'avoir créé ce parcours et d'y déverser des poissons de temps en temps. Mais j'ai bien peur que faute de garderie, ce parcours nokill ne donne pas la pleine mesure de ces possibilités. Plus de tofs sur mon blog.

Fred

PS : parcours à éviter les jours de ball trap sous peine de prendre des éclats de pigeons d'argiles. Le parcours en est abondamment garni.
auteur : fly.only


Premières sulphures.

Le 12/05/2008 Dordogne - Lot (46) .|. Météo météao Lot (46)
Premières sulphures.
La Dordogne est toujours haute et verdâtre mais étant de passage sur Souillac, je n'ai pas pu résister à l'envie de pêcher un peu. Vu le niveau, peu de postes pêchent et ils sont pris d'assaut par les pêcheurs locaux qui peuvent à nouveux pêcher au vif et au leurre.

Les premiers canoes de la saison défilent à un bon rythme. Le carbone de ma canne à qui il tarde d'en découdre propulse sans broncher la teeny 150 à bonne distance. Mais la loche nage sans trop de conviction dans ces eaux encore un peu laiteuses.

A quelques centimètres de mes oreilles volète une nuée de moustiques voraces tenu est respect par la puanteur du muskol. Vers 17 heures quelques points jaunes parsèment la surface indiquant que la saison avance. Mais l'éclosion s'arrête aussi vite qu'elle avait commencée.

Pour sa première sortie à la pêche mon chien reste sur la berge à fureter dans les buissons en revenant me voir de temps en temps. Bon chien !

Sur un autre poste prometteur, mon ablette ne rencontre que des repousses de peuplier. Ce n'est pas le jour de la pêche. Un coup de tonnerre un peu plus fort que les autres me décide à rentrer.

Sur le chemin du retour à la maison une halte sur quelques brulés m'indique que la saison des truffes d'été commence... Bon chien ! Cela passera le temps en attendant l'arrivée massive du reste de la troupe jaune.
auteur : fly.only


Tout est bien qui finit bien.

Le 17/06/2008 Dordogne - Corrèze (19) .|. Météo météao Corrèze (19)
Tout est bien qui finit bien.
C'est par un changement de programme de dernière minute que commence notre sortie d'hier. Un problème de garde d'enfant, la météo prometteuse m'ont forcé à avancer cette partie de pêche d'une journée.

Vers 12 h 30 j'appelle Stef@ avec lequel je dois aller faire un tour à la truffe pour lui signaler le changement de programme. Celui-ci est séduit par l'idée de faire une descente "à l'arrache". Je passe les détails techniques, à notre arrivée, la Dordogne roule un petit 200 m/s. Il nous en faut plus pour nous décourager.

Nous positionnons les véhicules et au moment de partir Stef me fait remarquer que j'ai un boudin un peu dégonflé. Mince, je sais que j'en ai un qui a une fuite minime mais là, c'est l'autre qui perd et pas qu'un peu. Pas grave, j'ai la pompe, il me suffira de le regonfler de temps en temps.

Au bout de 80 m de descente, deux beaux ronds devant un arbre. Je les pêche en passant n'ayant pas le temps de m'arrêter. Par contre, je les signale à Stef. Je me rends sans plus attendre au premier banc d'ombres qui gobent avec avidité les poussins qui défilent. Mais je dois me poster dans un remous puissant et même le parpaing qui me sert d'ancre est impuissant pour lutter contre le courant. Elle est vraiment haute !

Plus haut, j'aperçois Stef qui bataille contre les branches. Le petit bruit de fuite d'air me rappelle qu'il faut que je regonfle mon boudin... Stef arrive et m'explique qu'il s'est planté dans la bordure, que ses deux cannes sont passées à l'eau. Qu'il en a récupéré une car elle flottait mais que l'autre pendouille à une branche accrochée par la soie, la canne trainant dans l'eau. Il faudra la récupérer ce soir. Mais le voilà avec sa seule canne à brochet.

Les ombres gobent bien mais impossible de pêcher ce poste. Je décide d'aller voir plus bas. Nous pêchons une belle bordure à brochet sans succès mais à l'aval, en pointe d'une île, des ronds attirent notre attention. Avec une averse qui approche, les mouches dérivent et les museaux crèvent la surface. Stef prend les poissons les plus en aval et je tente de bien me positionner en tête de courant. Malheureusement, mon parpaing roule sur les galets et j'ai du mal à bien me positionner. Par miracle, le bateau s'immobilise dans ce courant violent. J'ai quelques poissons à portée, on ne va pas faire la fine bouche. Premier passage avec un poussin : rien. Une émergente de sedge décide un ombre qui se décroche au pied du bateau mais cette mouche laisse les autres indifférents. Le boudin continue à se dégonfler d'autant plus vite que faute de soleil sa température baisse.

Aller, je change de mouche et je le regonfle. Un sedge, gros remous, ça bataille ferme. La truite reste sur place et ne veut pas revenir. C'est un beau poisson d'environ 40 cm. Putain, pas le temps de la prendre en photo, il faut que regonfle. Je commence à pomper et là, un méchant bruit de déchirure se fait entendre : deux sangles viennent de lâcher. Le boudin se retourne et me voilà sur un pontoon qui penche sévèrement d'un coté, attaché à une ancre qui l'enfonce encore plus au milieu d'une Dordogne à 200 m3 et à proximité d'un rapide plus qu'impressionnant. Mon sac baigne dans l'eau surtout la partie avec le portable, le portefeuille et les clés de la voiture.

Pas de panique : 1) le bonhomme donc enfile rapidement ce gilet de sauvetage 2) le matos, on attache tout ce qui traine 3) virer cette ancre mais ça va pas être simple car je n'ai pas de couteau et pour défaire le nœud il va falloir que j'aille du coté où ça penche. Bref, j'arrive à larguer l'ancre et les 20 m de corde et me voilà à essayer de ramer sur une embarcation penchant dangereusement.

Stef est mort de rire de me voir patiner en crabe. J'arrive tant bien que mal à regagner le bord. Je m'échoue lamentablement dans une bordure de platanes plus qu'encombrée mais une fois que j'ai cramponné une branche, je sais qu'il ne peut plus m'arriver grand chose.

Comme pour nous narguer, les truites continuent à gober tout ce qu'elles savent mais hors de notre portée désormais. Notre partie de pêche "à l'arrache" a du plomb dans l'aile.

Le reste de la balade de fera à pied ou à deux sur le petit pontoon de Stef lorsqu'il n'y a pas trop de courant.

De retour à la voiture placée à l'aval, nous chargeons le bateau et élaborons des stratégies fumeuses pour récupérer le matos oublié en route. Pour la canne à Stef, il ira à la nage harnaché des deux gilets de sauvetage et attaché par une corde que je tiendrais depuis le bord. Quant au bateau, avec la corde, on devrait en en bavant un peu arriver à lui faire monter le talus de 3 m de haut qui le sépare de la route.

Malgré tous nos efforts pour repérer la canne, il nous faut nous rendre à l'évidence, elle ne pendouille plus après la branche. Le courant aura été le plus fort. Stef n'est pas mécontent de ne pas avoir à prendre un bain mais regrette déjà sa petite 8' soie de 4. Nous descendons un peu la rivière pour mieux voir l'endroit où elle était accrochée. Environ 100 m çà l'aval il y a deux arbustes immergés qui dépassent sur une plage. Par acquis de conscience, Stef va y jeter un œil. Et là, il aperçoit le bout de sa soie qui est accroché à une brindille. Il tire et récupère sa soie. Le nœud du backing a tenu. Je l'observe faire une pelote de fil avec la soie et le backing. Il ne sait plus s'il a bien attaché le backing au moulinet. Et là, comme par miracle, la canne qui naviguait dans le courant remonte et apparait entre les arbustes. Tout a tenu, il ne nous reste plus qu'à défaire les nœuds et aller récupérer mon pontoon.

Il nous faudra bien 10 minutes d'efforts en pleine nuit pour hisser le bateau sur le route. Le talus est escarpé mais nous sommes surtout au milieu d'un vrai dépotoir recouvert de ronces à tirer un bateau dont un boudin dégonflé est rempli d'eau.

Une fois le matos chargé, nous sommes soulagés. Nous sommes passés à coté d'une très belle partie de pêche pour des problèmes techniques. Lorsque l'eau est haute, il ne faut rien négliger du tout. La fixation des cannes, l'étanchéité des boudins, la solidité des sangles, la taille des ancres etc.. tout doit être parfait sous peine de se mettre en danger. Cela devrait nous servir de leçon et nous laisser de bons souvenirs.

Promis Stef, cet aprem, on va aux truffes, c'est moins dangereux.

Fred
auteur : fly.only


Avis de recherche.

Le 26/06/2008 Gave d'Oloron - Pyrenées Atlantiques (64) .|. Météo météao Pyrenées Atlantiques (64)
Avis de recherche.
Il aura suffit d'un seul coup de fil de deux petites filles que je n'avais pas vu de plusieurs jours pour que je pose ma canne contre la voiture puis oublie de la remettre dans la cellule. Retourné sur place deux heures plus tard, elle n'y était plus.

Voilà pourquoi je lance ce message : si vous avez trouvé une canne à mouche 10' soie de 5 avec un moulinet vivarelli ancien modèle muni d'une soie naturelle robinson à l'intérieur vous avez en fait trouvé MA canne.

Celle-ci a comme signe particulier d'avoir une poignée recouverte d'un grip vert (comme sur la photo de la news et certains bandos du site).

N'hésitez pas à me contacter si vous avez des infos à ce sujet.

Sinon coté pêche : de l'eau, de l'eau et encore trop d'eau. Sur quasiment toutes les rivières aussi bien en France qu'en Espagne. Il y a encore pas mal de neige à fondre (limite vers 2400 m coté sud). Avec ces eaux fortes et hautes, il y a très peu d'insectes et donc peu de gobages.

Pour le gave d'Oloron, j'ai trouvé une rivière lessivée qui coule au milieu d'une vallée dévastée par les crues. C'est impressionnant ces galets chariés dans les prés, ces champs détruits, ces arbres déracinés... Il a du sacrément pleuvoir.

En espérant un dénouement heureux pour cette histoire ou à défaut une seconde vie paisible pour ma canne...

Salutations d'usage.

Fred
auteur : fly.only



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12/02/2012-16:02:55
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