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Découverte de la Touvre |
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Le 17/08/2002 Touvre - Charente (16) .|. Météo |
![]() De passage dans la région je suis allé hier, 16 aout, découvrir la Touvre, rivière toute proche d'Angoulême (16). Suite à une prise de contact sur la liste de diffusion, Dominique, Bordelais habitué de la rivière, m'avait indiqué 2 parcours et l'itinéraire pour y acceder. Merci Dominique, je ne me suis pas perdu ;-)
Je me suis donc rendu à Ruelle au lieu dit "des canoes". La rivière est magnifique, large d'une bonne centaines de metres et praticable en waders partout. De très nombreux herbiers et le manque d'eau rendent le pêche difficile. L'eau très claire autorise la pratique de la nymphe à vue. Petit bémol : le monde. Une bonne quinzaine de moucheurs déjà présents à mon arrivée, des gamins qui jettent du pain à des troupeaux de cygnes et les.. canoes. Pas vraiment génants pour la pêche à proprement parler car les nombreux bras de la rivière et sa largeur donnent presque toujours une solution pour éviter le pêcheur. le bruit par contre est assez génant. D'autant qu'une route longe le parcours et que les voitures et camions y étaient assez nombreux hier. Et les poissons me direz-vous ??? J'en ai vu quelques-uns et des gros. A commencer par cette truite de cinquante centimètres (prise en nymphe) que j'ai vu "sauter" dans le coffre d'une voiture à mon arrivée. Puis quelques gros poissons paresseux vus au cours de l'après midi. J'ai calé deux poissons en NAV, dont l'un passait les 50 cm. Assurément pas peureux et très très éduqués. Gobages quasi inexistants tout l'après midi. Une éclosion de sedges en fin de soirée puis l'apparition de quelques éphémères ne déclencheront pas plus d'activité. Casse (suite à un ferrage un peu violent) sur l'un des rares gobages pêchés en bordure. D'après des pêcheurs rencontrés la soirée de mardi avait été excellente (dommage 3 jours trop tôt pour moi) Bref un très bon après midi quand même car il m'a permis de découvrir un univers bien particulier qui ne ressemble en rien à "mes" rivières auvergnates. A re tenter avec plus d'eau et hors période estivale. (mai-juin). D'autant que la présence assez importante de limon doit produire de très bonne éclosions de mouches de mai... (Pas de photo désolé :-/ |
| auteur : lamouche |
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Premier vrai coup du soir |
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Le 10/06/2006 Sioule - Puy de Dôme (63) .|. Météo |
![]() Vendredi 9 juin 17h30. Premier jour de vraie chaleur sur l’Auvergne depuis de longs mois. Je décide de faire l’impasse sur un peu excitant Allemagne-Costa-Rica en ouverture du Mondial à la TV et de filer en direction des Gorges de la Sioule entre Ebreuil et Menat. Je choisis un plat que j’ai l’habitude de pêcher à cette période de l’année.
Le niveau est parfait. Quelques mouches de mai volettent sans susciter la moindre activité apparente mais il est encore tôt. Je me change en vitesse et commence à prospecter les zones d’ombre le long des bordures. Rapidement, une truitelle se laisse tenter. Peu enclin à pêcher l’eau je m’installe sur un rocher et observe durant de longues, très longues minutes, le ballet d’un groupe de barbeaux. De temps à autre un flanc argenté bascule et répond aux rayons du soleil qui, peu à peu décline. Il est temps d’envisager les choses sérieuses. Je redescends me positionner à la cassure aval du plat, prêt à attaquer une remontée que j’espère productive dès que les premiers gobages vont claquer… Je m’accroupis, posant les yeux le plus possible au ras de l’eau, cherchant à détecter face à moi un léger remous, un déplacement d’eau, la preuve qu’un poisson est là, en poste. C’est le moment précis que choisissent deux ombres pataugeantes pour déboucher 20 m en amont et gagner avec force éclaboussures le milieu de la rivière. Les bras écartés en signe d’incompréhension, je distingue, dans le contre jour, le premier des arrivants qui me gratifie d’un petit salut de la main et commence à étendre sa soie, expliquant à (très) haute voix à son compère, les gestes de base de la pêche à la mouche. Fou furieux de voir mon terrain de jeu pour la soirée se réduire d’un coup à une vingtaine de mètres de rivière, je fais rapidement les quelques pas qui me séparent du duo et me plante, sans rien dire, deux mètres à côté. Découvrant la ribambelle d’écussons tricolores qui agrémentent le gilet du « prof » je l’interroge : « Vous êtes guide ? » avec comme arrière pensée la réponse toute prête : « Bravo ! C’est super de commencer l’éducation d’un nouveau moucheur en lui montrant qu’il ne faut pas hésiter à se positionner 20 mètres en amont d’un autre pêcheur ! ». La réponse me prend de court : « Non je ne suis pas guide, mais je suis compétiteur ! ». No comment ! La compétition a parfois des raisons que le savoir-vivre ignore ! Devant ma demande d’explications concernant son comportement que je juge pour le moins « légèrement discourtois », le futur champion du monde m’explique qu’il pensait que j’allais pêcher en descendant. Adorant être pris pour un jambon je laisse mes deux nouveaux amis à leurs ébats et redescends sur la cassure. En ½ heure il auront disparu sur l’horizon, remontant le plat au pas de course. Leur évanouissement dans l’ombre qui arrive coïncide avec les premiers signes d’activité devant moi. Quelques poissons se sont positionnés. et gobent assez irrégulièrement. Les passages successifs et les changements de mouches ne donnent rien si ce n’est un petit ombre un peu téméraire (photo). Les dernières 30 minutes avant la nuit vont tout changer. Les gobages deviennent intensifs et je finis par trouver LA mouche. Presque chaque passage est gratifié d’une prise (ou au moins d’une montée) et six truites entre 25 et 30 cm viendront se faire câliner avant de repartir. Je ne prends même pas le temps de les transformer en pixels à coups d’APN, trop pressé que je suis de ne pas perdre une minute de ce moment béni. Finalement ce premier coup du soir réussi pour cette année se terminera sur une émotion avortée. Alors que depuis un moment je ne distingue plus ma mouche et je ferre au bruit. Alors que je relève ma soie, jugeant que la dérive est terminée, je sens une résistance. Plus qu’une résistance. J’ai laissé ma mouche plonger en fin de dérive et elle s’est sans doute bloquée dans un des cailloux qui signalent le début des rapides. Accroché ? Oui mais pas à une pierre car ma soie se déplace latéralement et je sens les vibrations transmises à la canne par un poisson. Je tends un peu pour le sentir et réalise que la bête ne souhaite pas bouger. Elle s’est calée et la tension que j’exerce sur le fil ne la trouble pas outre mesure. Juste le temps d’imaginer la taille de la truite et de me raisonner en essayant de m’auto-convaincre que c’est sûrement un barbeau… ma soie se détend d’un coup et la mouche revient vers moi à vitesse grand V. Décrochée ! Je me maudis de n’avoir pas ferré, pompe rageusement sur le levier du Viva et regagne la voiture. Mais pas de regret ! C’était enfin une vraie soirée de pêche à la mouche. La saison démarre tard mais bien ! |
| auteur : lamouche |
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Pas de no kill chez les reptiles! |
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Le 17/08/2008 Dordogne - Corrèze (19) .|. Météo |
![]() Non ce n'est pas le titre du dernier OSS117 mais le résultat d'un étonnant combat auquel Jean Yves et moi avons pu assister lors de notre après midi de pêche de vendredi. Nous étions tranquillement en train de monter nos cannes et accrocher nos mouches sur les bords de la Dordogne quand une belle couleuvre est sortie de l'eau à quelques mètres de nous. Alors qu'elle allait disparaitre dans les herbes, un lézard vert, surgi de n'importe où, traversa la plage de galets à "fond la caisse". Tête en l'air, gueule ouverte, queue en bataille, le kamikaze a fondu sur le serpent en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, plantant les dents sur le premier morceau rencontré. Manque de bol, s'il fit des dégâts ce ne fut pas suffisant pour éteindre la réaction de la couleuvre qui, se retournant sur elle même le saisit a son tour derrière la tête. Les 2 reptiles restèrent enlacés de longues minutes dans cet étonnant baiser de mort. Jusqu'à ce que seule la couleuvre ondule encore et emmène dans les herbes, le belliqueux lézard pour finir de le consommer...
Je le disais : pas de no kill chez les reptiles ! Sinon on a eu du vent et des poissons sur le nokill d'argentat |
| auteur : lamouche |
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07/10/2008-02:10:10
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