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la bonne surprise !!! |
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Le 30/09/2007 lac du Drennec - Finistère (29) .|. Météo |
![]() J'avais programmé cet après-midi une petite sortie au lac du Drennec dont la fermeture sera effective le 7 octobre.
Ainsi je suis retourné là où j'avais entâmé ma saison comme pour boucler la boucle mais surtout pour oublier la déconvenue de la première fois. En effet, j'étais un habitué de la pêche en réservoir mais sur des sites de quelques hectares seulement, alors une telle superficie (110hectares) a de quoi désorienter un pêcheur comme moi. De plus, je n'avais pas vu l'ombre d'une caudale et les propos tenus par M.Dolivet lorsque je l'avais rencontré ne m'avaient pas rassuré sur la densité de salmonidés présents. Arrivé à 15H, le vent toujours présent ici peut faire renoncer un débutant à essayer de tremper sa soie, mais avec de nombreux doutes j'étais décidé à me refaire. J'ai choisi de commencer sur la berge la plus exposée au vent et me suis placé avec ce dernier sur le travers. Ma 10p soie de 6 n'était pas trop puissante pour tenter de déployer mon bas de ligne sur lequel j'avais attaché un petit casque d'or en pointe ainsi qu'un sedge en chevreuil en potence. C'est ce dernier qui avait la faveur des truites cet après-midi. Toutes étaient postées non loin des bordures exposées et ont pris mon sedge avec un violence inouïe. Bilan de cette sortie, 2 farios (dont une de 40) et 2 AEC de 40 environ qui ont bien entendu retrouvé leur élément. C'est donc une bonne surprise pour moi qui étais assez sceptique à l'issue de ma première visite et je vais y retourner le week-end prochain si le temps le permet. Ca fait quand même plaisir de faire plier du carbone car sans vouloir offenser les petites bretonnes de l'Elorn,ça change un peu... J'espère avoir donné envie à quelques gobeurs de venir dans ce cadre magnifique. Math |
| auteur : math |
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Encore raté... |
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Le 26/12/2007 Lac Saint Michel - Finistère (29) .|. Météo |
![]() En ce lendemain de Noël, une petite sortie à Brennilis s'imposait pour tenter de finir l'année en beauté (enfin c'est ce que j'espérais).
Arrivé sur les lieux vers 9h30, je découvrai un lac noyé dans un épais brouillard qui ne permettait pas de distinguer la berge d'en face. A peine le temps de s'habiller et de monter les cannes que j'étais déjà prêt à en découdre avec ces fammeux brochets de Saint Michel qui m'ont tenu en échec lors de mes deux premières sorties. Depuis, ils hantent mes nuits au milieu des Korrigans des Monts d'Arrée. A peine refroidi par la température de l'eau, je m'efforçai de peigner méticuleusement la berge en long, en large et en travers, croyant dur comme fer en mes chances de capture. Cependant, malgré toute ma bonne volonté, seuls quelques poissons sont venus me saluer bien timidement sans même que j'aie le temps d'engager la conversation ! Après de multiples essais, je devai me résoudre à regagner la voiture pour reprendre des forces. Mais, soudain, alors que j'étais dans la lune (comme d'habitude...:-)) ma soie se bloque anormalement. Cette fois ce n'était pas le fond et, je ferre après un temps de réflexion assez long. Cette fois, ça y est, il est pendu ! Juste le temps de réaliser, et ce joli broc se retourne en surface et... se décroche :-( "Pu.... c'est pas vrai !!!" Je peste contre mes réflexes de pêcheur de truite. Malheureusement, mon ferrage n'était pas assez puissant et ample pour faire pénétrer complètement l'hameçon dans la gueule de mon convive. Suite à cet échec, je n'ai pas insisté en espérant retrouver un peu de réussite après un casse-croûte sommaire. J'ai répété tous mes mouvements sans discontinuer, tout l'après-midi tel un automate, en vain. Maître essox, en pleine torpeur, aura une nouvelle fois eu raison de moi. Je finissai ma journée par quelques modestes clichés pour les besoins de la news et pensai déjà à ma prochaine visite dans ce lieu magique. Je vais rêver encore longtemps de mon adversaire de prestige qui depuis quelques mois m'obsède et me contraint à une remise en question de tous les instants. Il en est fini de ma saison 2007, vivement 2008 !!! Bonne année à tous Halieutiquement vôtre, math |
| auteur : math |
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Retrouvailles... |
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Le 30/03/2008 Elorn - Finistère (29) .|. Météo |
![]() En ce début d'après-midi, je n'avais toujours pas pris ma décision. La météo était pour le moins défavorable mais la perspective d'une semaine intense et stressante à l'école me poussait à accepter la proposition de mon père et de retrouver ma rivière pour m'aérer l'esprit. Sur la route qui nous menait à la rivière, je ne parlais pas, comme pour savourer au mieux ces quelques heures qui s'offraient à moi. Je ressassais mes ultimes sorties de l'année dernière et mon hiver passé derrière l'étau tout en contemplant les saumoniers qui s'amoncelaient sur chaque méandre. Mais plutôt que ces derniers, c'était davantage ma rivière qui m'intéressait. Et si je parle d'elle comme si elle m'appartenait, c'est parce qu'elle sait me combler de bonheur et qu'il me suffit de l'apercevoir pour avoir envie de la préserver de toute agression et Dieu sait si elle en subit de toutes sortes.
Arrivé sur l'un de mes secteurs préférés, je m'attache à prospecter chaque courant, chaque bordure successivement au streamer puis en noyée malgré les averses qui se succèdent et le fort vent du Nord qui me glace les mains. Cela faisait tellement longtemps que j'attendais ce moment que ce n'étaient pas les rafales à 70 km/h ou les averses de grêle qui me bombardaient de toutes parts, qui allaient me faire renoncer. Au détour d'un méandre, je redécouvrais un courant prometteur ou bien une fosse intéressante toujours avec le même enthousiasme. Chaque dérive était pour moi teintée d'espoir surtout lorsque je ressentais un « toc » qui me rappelait que je devais rester concentré. Une seule chose ternissait mon errance au bord de l'eau, l'absence d'activité significative de la part des belles bretonnes... En laissant dériver mes noyées dans un énième courant, je piquai une jolie truite à la robe magnifique, dont la vaillance fut récompensée puisqu'elle se décrocha après de multiples cabrioles aquatiques. L'heure du retour sonna, et je dus me résoudre à regagner la voiture où mon père m'attendait. J'aimerais d'ailleurs lui témoigner toute ma reconnaissance à travers ces lignes, lui qui ne pêche pas en eau douce et qui m'accompagne à chaque fois et n'hésite pas à faire des dizaines de kilomètres pour me faire plaisir même lorsque je n'ose pas lui demander. J'apprécie toujours sa présence et j'aime partager mes joies au bord de l'eau avec lui. Ces bons moments humides passés au bord de l'Elorn ne m'ont permis de saluer mes compagnons de jeu que de loin mais je ne manquerai pas de leur rendre visite très prochainement. Cette fois ils seront sans doute au rendez-vous. Et plus je pêche, plus je sens de manière certaine qu'un des attraits particulièrement fascinants de la pêche à la mouche réside dans les choses merveilleuses qu'un pêcheur ne peut entrevoir que s'il prend la peine d'ouvrir les yeux sur tout ce qui l'entoure. Je pêche car dans un monde où la plupart des hommes semblent passer leur vie à faire des choses qu'ils n'apprécient pas, la pêche me procure des joies dont je ne saurais me passer. Je pourrais parler des heures durant de la faune souvent surprenante, faite d'émerveillement et de spontanéité. Et puis le fait de pouvoir respirer un air plus pur que celui de la ville et de s'aérer l'esprit en oubliant les soucis du quotidien procure des bienfaits inestimables. La plupart des pêcheurs, c'est humain, préfèrent narrer leurs sorties pleines de réussite et d'exploits que leurs échecs. Même si je n'ai pas connu une ouverture très riche en prises, il me tardait de partager ces quelques instants magiques et forts en émotions. J'étais souvent résigné de constater la taille des truites que ce soit en Bretagne ou bien avant dans le Morvan. En lisant les récits de pêcheurs Juraciens dans les magazines ou les news postées sur Gobages, je rêvais à ces poissons trophées qui me faisaient presque regretter de ne connaître que des rivières où la croissance des truites est limitée. Depuis, ma pensée a évolué et j'ai pris conscience du bonheur que m'apportaient tous les poissons quelle que soit leur taille et leur origine. Cependant, Dordogne, Gaves, Loue, etc..., sont autant de rivières qui me font rêver et que je compte bien découvrir quand l'occasion se présentera. Je m'excuserais presque de ne pas raconter à travers ces quelques lignes la prise mémorable d'un superbe poisson et sa remise à l'eau après un combat épique. Ce n'est pas un récit où le palpitant s'emballe, mais cet après-midi peu propice marquait plutôt mes retrouvailles avec la nature et de ce point de vue c'est toujours une réussite. N'est-ce pas là l'essentiel ? Relâchez vos rêves...;) |
| auteur : math |
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Bilan prometteur |
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Le 11/05/2008 Lac du Drennec - Finistère (29) .|. Météo |
![]() J'avais planifié depuis plusieurs jours une petite virée au lac du Drennec. En ce début d'après-midi, le temps est au beau fixe et à notre arrivée sur place, un soleil à peine voilé surplombe le lac ridé par une légère brise.
Je me dirige alors vers la rive au vent et observe pendant une quinzaine de minutes mon secteur qui me semble prometteur. En refaisant mon bas de ligne, je surveille la surface de l'eau crevée par les gobages de deux ou trois poissons en activité. Cependant, je ne distingue que très peu d'insectes au dessus de l'eau. Alors tant pis, comme souvent dans ces conditions, j'attache un chiro en pointe précédé d'un sedge en cervidé en potence. Je commence à lancer plein travers puis je surveille mes imitations en dérive inerte ou bien en faisant draguer mon segde dans la vague. Quelques minutes plus tard, un gobage bruyant vient troubler ma quiétude. J'arrache ma soie et essaye d'anticiper la trajectoire du poisson. Je lance donc dans la direction vraisemblablement suivie par celui-ci et mon bas de ligne s'étend bien. Et là, comme dans un rêve, mon sedge disparaît dans un remou indescriptible. J'ai juste le temps de lever la canne que le poisson part en trombe et se lance dans une série de cabrioles dignes d'un tarpon cubain. Quelques jolis rushs et trois chandelles plus tard, j'échoue une belle arc toute en muscles. Après avoir pris la pose, elle repatira comme elle était venue. Puis, plus rien jusqu'à 17h30. Je me décide alors à terminer mon après-midi sur l'Elorn que je n'ai pas revue depuis mon ouverture. Avant de partir, je vais m'amuser à capturer quelques gros gardons sur les bordures au travers desquels j'ai la surprise d'apercevoir un black bass d'une bonne vingtaine de centimètres. J'arrive au bord de la rivière vers 18h15. Je prends alors mon temps pour observer le manège des truitelles postées entre les renoncules. Mais je les laisserai tranquilles, préférant ne pas blaisser d'aussi petits poissons. J'ai pu observer quelques jolies bretonnes sur les bordures, mais pas à portée de lancer. J'attendrai le 1er juin et l'autorisation du wading pour aller les taquiner. Je prendrai quelques poissons, pas très gros mais la densité sur cette portion de rivière est assez impressionnante et donne espoir quant à l'avenir des farios sauvages de l'Elorn. En revanche, certains endroits sont tapissés d'algues brunâtres qui sont sans doute de nouvelles conséquences de l'agriculture bretonne. Triste spéctacle... Au moment où j'écris ces quelques lignes, j'ai déjà hâte d'y retourner... Halieutiquement vôtre ;) |
| auteur : math |
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Plaisir... |
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Le 19/07/2008 Elorn - Finistère (29) .|. Météo |
![]() En ce qui me concerne, 2008 est pour l'instant une année décevante en terme de pêche.
Jusqu'alors, la frustration dominait puisque mon emploi du temps ne m'a pas permis de tremper mes soies autant que souhaité. En effet, mes sorties en rivière cette année se comptaient jusqu'à aujourd'hui sur les doigts d'une main et il faut bien admettre qu'elles avaient été décevantes. Arrivé au bord de l'eau à 15h, je n'avais que quelques heures devant moi pour me faire plaisir. Bien décidé à prendre mon temps et savourer l'instant présent, j'observais la rivière durant de longues minutes à peine troublé par le manège amusant d'un rat musqué. J'attendais patiemment les "ronds", la pêche se faisant exclusivement en sèche à cause de la végétation luxuriante qui tapisse le fond de la rivière chaque été. J'aperçus deux gobages discrets distants d'environ un mètre sous la berge d'en face. Je me décidai à descendre dans l'eau et me rendis vite compte que peu de mouches volaient au-dessus de la surface. La discrétion des gobages m'incita à attacher au bout de ma pointe en 12 centièmes une petite émergente de type oreille de lièvre. Les premiers posés à l'endroit du gobage le plus en aval ne furent pas parfaits et pendant ce temps, l'autre poisson s'en donnait à coeur joie. Après avoir de nouveau dégraissé ma pointe, je propulsais ma mouche d'un petit revers hésitant. Malgré tout, la belle monta et prit l'ORL sans rechigner. Juste le temps d'une photo et elle retrouva son élément. Quelques mètres plus haut, j'expédiai ma mouche au pied d'une souche prometteuse mais je ratai mon ferrage. Avec ces farios sauvages de belle taille, ça ne pardone pas et je changai aussitôt de modèle sans trop y croire. Mes trois premiers lancers furent un peu courts mais le quatrième s'avéra être le bon et c'est à nouveau un beau poisson qui effectua deux magnifiques chandelles avant de se rendre. Les prises et ratés se succèderont jusqu'à 17h avant que l'activité ne s'estompe quelque peu. Tant pis, la rivière a été généreuse aujourd'hui. Voir autant de beaux poissons sur nos rivières bretonnes n'est pas chose courante et il faut bien souvent profiter de multiples circonstances favorables pour les capturer. Je laissai la rivière sous un ballet de trichoptères à 18h30 avec le sentiment d'avoir enfin lancé ma saison. @+ |
| auteur : math |
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Retrouvailles en demie teinte |
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Le 08/09/2008 Yonne - Nièvre (58) .|. Météo |
![]() De passage dans le Morvan la semaine passée, j'en ai profité pour rendre visite à la rivière qui a marqué mes débuts. Depuis que j'ai quitté la région, je n'ai eu que trop peu d'occasions de la pêcher. Lors de mon dernier passage en avril, j'avais volontairement fait l'impasse pour ne pas déranger les ombres, présents en nombres sur certains secteurs. Cette fois, à causes des orages accompagnés de fortes précipitations, les conditions étaient loin d'être idéales, mais l'envie était là. Le bilan est plus que moyen puisque je n'ai pu faire que deux courtes sessions de trois heures durant lesquelles quelques poissons ont pris mes nymphes. J'ai régulièrement changé de secteur pour les localiser mais malgré tout, aucun ombre n'est venu me conforter dans mes choix. Pourtant j'en ai peigné des courants, des gravières et des zones où, habituellement, ils étaient actifs et en nombre. Je suis donc reparti un peu déçu mais ce n'est que partie remise.
@+ |
| auteur : math |
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La folie de la mouche de mai |
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Le 30/05/2010 Aber Wrac'h - Finistère (29) .|. Météo |
![]() Cette après-midi de mai restera sans doute parmi les meilleurs moments de ma saison 2010. Pourtant, les événements ne semblaient pas s'enchaîner en ma faveur. J'abordai le petit chemin humide qui mène au parcours tant convoité tout en pestant encore contre cette course cycliste qui m'avait fait perdre trente bonnes minutes. Les multiples toiles d'araignées qui se dressaient sur mon chemin, révélées par la bruine naissante, retenaient quelques mouches de mai. Tout cela m'incitait à l'optimisme et j'avais hâte d'en découdre avec ces flèches dorées qui peuplent mon petit coin de paradis.
La rivière, coulant ses méandres au milieu de vastes prairies se révélait enfin. Des gobages sourds attirèrent mon attention. Je m'avançai alors précautionneusement afin de mieux juger l'emplacement de ces petites furieuses bondissant pour attraper le met tant désiré. Ici, l'Aber offre un profil essentiellement constitué de lisses. Sous un ciel ensoleillé, il est aisé d'apercevoir les nombreuses farios en poste sur les bancs de sable depuis les berges surplombant ce lit étroit. Il est alors très difficile de les prendre en défaut dans ces conditions où seule une nymphe légère semble les intéresser. Mais aujourd'hui, le temps est couvert, humide. De nombreuses mouches de mai arrivent à s'extraire de la surface avant d'être interceptées violemment. J'observais ce spectacle enchanteur tandis que je nouai le fameux leurre à ma pointe, bien décidé à profiter de cette aubaine pour lancer ma saison de pêche à la truite. Les premiers ferrages ne se firent pas attendre, sanctionnant des gobages qui brisaient le miroir et faisaient disparaître mon imitation comme dans un songe. Ce moment fait partie de ces trop rares instants où les poissons semblent perdre toute méfiance et engloutissent ces grands éphémères sans précautions. Les prises s'enchaînèrent, venant troubler la quiétude de canards mués en spectateurs attentifs. Malheureusement, une négligence sur ma pointe me valut la perte du plus beau poisson de cette soirée. Peut-être l'un des ces trésors avoisinant les quarante centimètres aperçus l'an passé. 19h30, la pluie s'intensifia et l'activité s'en ressentit. Il était temps de quitter cet endroit si paisible pour regagner la ville, des images plein la tête. Ce petit parcours nord finistérien a une nouvelle fois comblé le pêcheur contemplateur que je suis. |
| auteur : math |
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Mon rêve |
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Le 09/08/2010 Gaves Pyrénéens - Pyrenées Atlantiques (64) .|. Météo |
![]() C'est à l'occasion d'un séjour en famille dans les Pyrénées Atlantiques que j'ai enfin pu découvrir les Gaves Béarnais. Même si les spots de pêche ne se limitent pas aux rivières de première catégorie, ce sont bien les salmonidés des grands Gaves qui ont fait la réputation de la région. J'avais donc tout naturellement prévu de passer quelques trop courts moments à traquer les plus belles truites.
Pourtant, la première soirée fut consacrée aux carpeaux de l'étang tout proche en compagnie de Christophe. Malgré des conditions peu avantageuses, les prises s'enchaînèrent et la soirée se termina à la table d'un café à discuter... de pêche évidemment. Dès le lendemain, Fred nous rejoignit et nous conduisit sur l'un de ses meilleurs spots. Ce devait être LE coup du soir pour moi qui attendais cela depuis trop longtemps. Une de ces sorties desquelles on attend beaucoup sans oser se l'avouer de peur d'être déçu. Mes guides mirent tout en œuvre pour me permettre de leurrer un beau poisson. Ces micro gobages presque imperceptibles pour un œil non averti faisaient monter la pression. Au moment de les attaquer, la fébrilité se fit sentir et les approximations qui en découlent me firent rater les deux seuls poissons m'ayant fait l'honneur de goûter mes imitations ce soir là. Dès lors, le Gave et ses truites trophées vous hantent à chaque instant. L'envie d'être au bord de l'eau vous fait oublier le plaisir de découvrir un département au patrimoine riche et aux paysages enchanteurs. Après une courte trêve, Fred et Kiki m'invitèrent à les rejoindre pour une nouvelle soirée au bord de l'eau. Cette fois, l'activité était moindre, j'attaquai néanmoins un poisson très actif mais qui ne tenait pas en place. Après dix bonnes minutes à tenter de le tromper, il se jeta enfin sur mon ORL mais j'oubliai de le ferrer. A cet instant, l'amertume m'envahit et je restais songeur tout en scrutant mon secteur à la recherche d'un nouveau poisson en activité. J'attendis en vain jusqu'à la nuit pendant que Kiki réussit à séduire deux beaux poissons un peu plus haut. Le lendemain, Kiki tentait de leurrer quelques chevesnes en attendant le moment propice. Les orages des jours précédents avaient fait monter le niveau et je percevais bien son angoisse pour choisir la meilleure solution. Finalement, nous prîmes la direction du spot de la veille. La configuration avait beaucoup changé et nous refîmes nos bas de lignes tranquillement en attendant que le soleil baisse. Ce soir là je savais que je n'aurais pas d'autre occasion de revenir. Nous nous assîmes sur un rocher, en quête du moindre gobage. Mais la soirée passait et hormis la rencontre avec un vison américain, la rivière semblait désespérément endormie. Nous remontions un peu plus haut, de plus en plus pessimistes et prêts à partir quand ce petit animal revint nous voir de plus près. Sa curiosité le conduisit à deux mètres de nous. Visiblement en quête de notoriété, il semblait attiré par les flashs de Kiki qui s'appliquait à immortaliser la scène. Puis, l'animal s'en alla comme pour nous dire de nous reconcentrer sur notre objectif. Un dernier coup d'œil à la rivière et Christophe aperçut un gobage. L'espoir renaquit. La nonchalance laissa alors place à la précipitation puisque c'étaient en fait de nombreux poissons qui animaient à présent la rivière en perçant l'onde délicatement. Je m'appliquais pour ne pas laisser passer ma chance une nouvelle fois. En tentant de me dégager des branches, je manquai de prendre un bain et noyer le matériel photo. Sagement je décidai de pêcher aval, ne pouvant pas atteindre les poissons en face de moi. Je piquai ainsi le premier poisson. Malheureusement c'était une arc, certes de belle taille mais je n'étais pas venu pour elle. Pendant le combat, Christophe s'était attelé à un beau poisson, je remontai alors à grandes enjambées pour l'aider à l'épuiser. Je découvris une fario de toute beauté, aux formes parfaites, au moins aussi belle que celles de mes rêves. J'épuisai deux autres arcs durant cette courte euphorie. Le retour dans la pénombre, équipés de notre seule lampe électrique fut périlleux et nous manquâmes tour à tour de noyer les APN. Je repartis avec le sentiment d'avoir enfin pêché juste et efficacement. Mais ce soir là, mon rêve est resté sur la bordure et je l'imagine tous les soirs à la même heure gober discrètement tout ce qui se présente à lui. Quelques carpes allaient me contenter le lendemain matin, mais j'avais la tête ailleurs. Le bilan de cette dizaine d'heures cumulées reste honorable si l'on ne considère que les prises, mais l'essentiel était ailleurs. J'ai rencontré deux chics types pour qui le partage n'est pas un vain mot. Par l'intermédiaire de ce récit, je leur adresse mes remerciements les plus sincères et espère les guider à mon tour en Bretagne ; avant, je l'espère, de reprendre rendez-vous avec mon rêve la saison prochaine. |
| auteur : math |
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24/05/2012-10:05:53
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