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My first salmon!! |
| Le 30/06/2008 Deveron - SCTL |
![]() Ca fait maintenant 1 mois que je suis en Ecosse, je fais mon stage dans une assoc’ qui gere les rivières, le boulot finit tous les jours a 17heures donc j’ai le temps de pêcher pas mal.
J’ai essaye une ou 2 fois le saumon, mais sans conviction, et puis je pêche comme pour la truite, 2/3 aval, ligne bien tendue, et je m’apprête à ferrer au moindre coup dans la ligne, j’ai fait des truites du kilo comme ca, alors je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas prendre un saumon… Mais ce soir, tout va changer pour moi, et je vais me rendre compte que ma méthode de pêche du saumon est obsolète. C’est vrai que je n’ai jamais vu personne en action de pêche pour le saumon devant moi, et je ne me suis pas trop renseigné sur la technique proprement dite. Il est 19heures, j’ai rendez vous avec Bob, le Ghillie du beat d’Avochie, nous avons la rivières pour nous ce soir : 15 pools aux noms charmants : « otter pool,tablerock pool, junction pool… ». Je demande a bob de me montrer comment on pêche pour le saumon, il m’emmener au « «joiner’s pool », en zigzaguant entre les paisibles vaches, qui ne se bougeraient pas pour laisser passer une voiture. On arrive, Bob me dit que les saumons se tiennent toujours dans une eau oxygénée, et qu’ils peuvent rester dans un pool des jours comme des semaines. Ca fait 20 ans que Bob est ghillie ici, alors le Deveron a Avochie, il le connait comme sa poche : son record, 16 saumons de la journée, dans 2 pools… son pire moment : 1 mois de pêche sans rien prendre. D’après lui, la pêche du saumon, c’est 20% de compétences et 80% de chance, il me raconte beaucoup d’histoires fascinantes : l’année dernière, un saumon pacifique a été pêché dans la Spey…Il s’est bien perdu celui la, il a du mal lire la carte pour retrouver son océan… Autre histoire, durant une période propice, certains pécheurs de la Spey n’ont pris aucun saumon pendant une semaine, par curiosité, ils ont demandé a des pêcheurs d’aller vérifier si il y avait du monde en dessous, et oui, environ 400 saumons attendaient dans le pool, mais aucun ne mordait… Donc je commence comprendre que le saumon est un poisson imprévisible, mais ce qu’il y a de différents par rapport aux autres pêche, c’est que dans cette dimension, il n’y a pas d’appât ou de techniques spécifiques pour les gros, lorsqu’on pêche a la mouche, on peut toucher un poisson de 2 a 20 kilos, voila pourquoi le saumon fait tellement rêver. Bref, ne divaguons pas revenons a la pêche proprement dite, donc Bob pêche, j’observe attentivement : posé ¾ aval, mending, on laisse un peu couler, re-mending, un peu de tension dans la ligne, et puis on suit le courant naturellement. Et la touche ? « Always keep a loop » me dit il, il faut constamment garder une boucle pour laisser partir le saumon, car il prend la mouche et part, puis compter jusque 3, et lever la canne doucement pour ferrer, et surtout (ce qui est difficile pour moi) garder son sang froid. Je le jure, ca ne faisait même pas 5 minutes qu’il pêchait, que je vois sa ligne se tendre, nan !!le bat…rd !!!Me dis-je, et oui, il a bien un saumon, mais que fais il ? Il me tends la canne ?? « Here you go, this one is for you », je prends la canne en speed. Premier mauvais reflexe, je commence a ramener ma soie comme si j’avais un ombre, je comprend vite mon erreur, car le monstre me prend tout mon excédent sorti en un rush. « Fight with the bloody reel » OK, OK. Deuxième problème, je glisse ma main machinalement a gauche pour mouliner, je ne sens rien…Oh le con, il est gaucher…Moulinons a droite…C’est dantesque, rushs, 3 sauts a 1 mètre de la surface. Ca y est, il fatigue, c’est un peu comme une carpe, mais en plus rapide, et lorsqu’on lui met la tête hors de l’eau, il est calmé, mais des qu’il replonge… Le voila, épuisé et épuisé, il accuse 4 bons kilos, aucune « sea-lice », une robe « silver » magnifique, c’est un male, le bec qui lui sera utile au combat avec ses futur rivaux commence a se former. Bon, voila, ca c’était l’introduction, ce n’est pas MON saumon, vers 9h, je pêche au « junction pool », je vois des ailerons qui sortent du courant… Ouaouh !! c’est comme les hotus dans la Moselle, sauf qu’ici, c’est des saumons !!! Ils sont faciles a atteindre, je m’applique à avoir toujours une tension dans la ligne, je lance ma « caskhead »une fois, 2 fois, x fois, qu’est ce qui se passe ??? OK, changeons de mouche, tient, j’ai quelque chose qui ressemble a une crevette, et si ces saumon tous frais se rappellent des crevettes qu’ils ont vu dans la mer tu Nord ? Même si ils ne se nourrissent plus maintenant car leur organisme est en pleine métamorphose, cette crevette flashy va surement les énerver. Bien sur je suis tellement excite que je tremble comme une feuille …Concentration, premier lancer, pas trop mal, dérive, rien. Deuxième lancer un peu plus derrière, ligne tendue impeccable, j’’ai ma boucle, ooohhhh !!! la ligne démarre….je lève ma canne doucement…Hiiiiaaaaa !!! il est au bout !!!! « Bob, I got one !!!I got one !!! » Bob accourt avec l’épuisette, le spot est bien dégagé, ici le Deveron fait 50 mètres de large et 4 mètres de profondeur, je sens le sous marin qui plonge, puis gros rush…Il me vide le moulinet jusqu’au backing, je reprends du poil de la bête, un saut, 2 sauts…. 3 sauts, la folie !! Il repart 2 fois avant d’être épuisé. Apres 10 minutes de combat, il est sur la berge. Qu’il est beau. « Do we keep or release it? » « No, HE is so beautiful, I want to release HIM ». Quand je pense que ce magnifique male a fait des milliers de bornes pour rejoindre sa frayère natale, et puis relâcher son premier saumon, pour moi, c’est symbolique. Je suis étonné par la fragilité de ce poisson, je le reoxygène pendant 3 minutes la tête dans le courant, le combat l’a vraiment épuisé, c’est encore plus fragile qu’un ombre. Le combat avec un saumon est vraiment a l’échelle de humaine, le poisson que j’ai sorti faisait 5 kilos, et j’ai du mal a imaginer la confrontation avec un poisson dépassant les 15 kilos. Ai-je eu de la chance ? Etais je la au bon moment et au bon endroit ? En tous cas, beaucoup de pêcheurs étrangers ont déjà passé des semaines à pêcher en Ecosse sans prendre un saumon, donc je suis vraiment chanceux et heureux. J’ai l’impression de redécouvrir la pêche à la mouche, au lieu d’imaginer les truites dans les courants, je vois des saumons dans les pools. En tout cas, j’espère que cette pêche m’emmènera loin, très loin, au sens propre comme au sens figuré. |
| auteur : mulisha |
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Salmon express |
| Le 17/07/2008 Deveron - Ecosse |
![]() Eh voila, le troisieme!!!
Allons-y pour le recit... Ce matin, je dois faire du "Hogweeding" (traduction : éradiquer la grande berce du Caucase) sur le cours supérieur du Deveron. Je rejoins chris et colin, qui vont m'aider a vaporiser ces satanées plantes... Nous parcourons donc le haut deveron toute la matinée, le spot est magnifique, l'eau est limpide, on distingue même quelques saumons au fond des pools. En travaillant, nous discutons, et j'apprends que Colin est un "sea trout freak", il ne pêche quasiment plus que la truite de mer sur le deveron et ces afffluents, d'ailleurs avec une espèce de mouche qui imite une petite anguille, bref un mec tout comme moi, revage par la peche a la mouche. Quant a Chris, il se revele etre le responsable de la production des moulinets et des epuisettes " Sharpe's of Aberdeen": en voila un bon plan. Nous finisons le boulot a 13h, Chris me regarde et me dis "you gave us a very good help, do you fancy make a few cast in the river?" Je lui reponds que oui, mais je n'ai pas mon materiel ici. Il m'emmene a l'atelier, l'ambiance est magique, il ya des blanks de cannes, des pieces en alu et des filets dans toute le piece... Il me choisit une canne, une magnifique 9 pieds, soie de 8, 1 main, je "tate" un peu le materiel dehors, un bijou... Nous voila au bord du Deveron, je monte ma ligne, un bon 30 centiemes en bas de ligne. Moment crucial, choisir la mouche: j'ai pris mes 2 precedents saumons avec une "Ally's shrimp", donc bien sur je veux m'orienter vers ce choix a nouveau. Cependant, la clarte de l'eau me dit que je dois me la jouer light, Chris confirme mon choix et me tends une "silver strike", une mouche blanc creme, corps argent, sur hamecon double de 10. OK, "here we go", Chris me conseille de stripper doucement dans le pool, et non de pecher un maximum aval comme j'avais l'habitude de faire. Premier lancer, quel confort de peche avec cette canne!Un bijou vous dis-je! Deuxieme lancer, je strippe, rien. Troisieme lancer, striping,gros remous a 3 metres du bord, pendu!!! Je suis aux anges: un saumon en 5 minutes durant la pause du midi!! Le combat commence, premier rush puissant vers l'aval, le poisson reviens vers moi, ca yest, je le vois! Genial, c'est un gros male d'environ 5-6 kilos, il est colore, depuis le temps que je revais d'un saumon colore! Il commence a fatiguer, non, il repart, un saut...voila qu'il donne des coups de tete maintenant! Oh le bougre, il frotte son bec contre les cailloux pour se debarasser de la mouche! Pas de chance mon gros, tu ne t'en sortiras pas avant que j'ai vu ton jolis minois dans mes mains.. Enfin, j'arriva a lui sortir la guueule hors de l'eau, ce qui est(pour moi) le signe que la fin du combat avec un saumon est proche. Chris est dans l'eau, il l'attrape "by the tail". Je jubile, ce male est simplement magnifique, Chris l'estime a 2 mois en eau douce, il a une robe somptueuse, des tons bruns gris clair, et meme des reflets violets, je le jure, une merveille de la nature. Rapide photo du grand benet et de son poisson, reoxygenation du "12 pounder" , quelques photos subaquatiques ratees et bonne chance pour la suite l'ami,des centaines de femelles n'attendent que toi! Et voila, 3 lancers pendant la pause de midi, une bonne dose d'adrenaline, des images pleins la tete, un tres bon contact pour du matos de peche, et une bonne piqure de rappel pour la "saumonite aigue"! En fait, c'etait assez facile de prendre un saumon ici, car Chris m'a montre le spot , et dans cette partie superieure du Deveron, les saumons sont tous regroupes dans les quelques pools profonds, donc pas beaucoup de competences mises en jeu, mais quelle joie... |
| auteur : mulisha |
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Number 4 |
| Le 06/08/2008 Deveron - Ecosse |
![]() Bon allez, jme dechire, celle la jla fait en Anglais et en Francais, parce que c'est en Anglais que les histoires de peche sont les plus belles!
Donc les Anglophones , enjoy, et les Francophones....F### off! Salmon number 4.... Salmon number 4 is not the salmon of the beginner anymore. Salmon number 4 is the salmon of the guy that have spent enough time on the banks of the river to begin to fathom salmon behavior. Salmon number 4 is the salmon of the guy that have understood that those mesmerizing fish are always in oxygenated stream. Salmon number 4 is the salmon of the guy that have understood that when the water is a little bit tainted, he must use an Ally's shrimp, because its orange color and his silver reflects are very visible, and he knows that fresh run salmon still have their instinct to eat a shrimp. Salmon number 4 is the salmon that gives you a violent knock on the rod when you are painting the rocky streams of the Deveron. Salmon number 4 is a gorgeous hen fish of 11 pounds, without a sea lice on her perfect body. Salmon number 4 is a fish that have made a journey of thauzens of kilometers to reach her native spawning area, avoiding nets, cormorants, seals, poachers and many dangers. Salmon number 4 is the fish that relight the fire of your dreams, and give you a brand new faith to fulfill your wildest dreams. Salmon number 4 is merely the salmon that makes you dream about salmon number 5!!! En francais (la barbe....) Le 4eme saumon... Le 4eme saumon n'est plus le saumon du debutant. Le 4eme saumon est le poisson de celui qui a passe assez de temps au bord de la riviere, pour commencer a comprendre le comportement du saumon. Le 4eme saumon est le poisson de celui qui a compris que ces poissons fascinants se tiennnent toujours dans les courants oxygenes. Le 4eme saumon est le poisson de celui qui a compris que lorsque l'eau est legerement teintee, il faut pecher avec une "Ally's shrimp", parce que ses couleurs orange et ses reflets argentes rapellent une crevette au saumons fraichement arrives dans la riviere. Le 4eme saumon est le poisson qui vous donne un violent coup dans la canne lorsque vous pechez les courants rocailleux du Deveron. Le 4eme saumon est une magnifique femelle de 11 livres, dont le corps parfait et argente est exempt de tout poux de mer. Le 4eme saumon est le poisson qui a fait des milliers de kilometres de voyage pour atteindre sa frayere natale, en evitant les filets, les cormorans, les braconniers, et de nombreux autres dangers. Le 4eme saumon est le poisson qui ravive la flamme de vos reves, et qui vous donne la foi pour realiser vos reves les plus chers. Le 4eme saumon est simplement le poisson qui vous fait rever du saumon numero 5!!! |
| auteur : mulisha |
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Back to the grayling |
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Le 02/09/2008 Moselle - Moselle (57) .|. Météo |
![]() Salut tt le monde,
En ce moment, je passe plus de temps les pieds dans l'eau (et les mains dans l'etau)que les mains sur le clavier, mais je vais quand meme prendre le temps d'ecrire une petite news sur la Moselle, qui est trop frequentee en ce moment a mon gout.... Voila, je suis rentre d'Ecosse,home sweet home, et grayling sweet grayling!! les ombres me manquaient vraiment.... Et maintenant que je suis presque un "compleat angler", je m'adapte pragmatiquement a la riviere et au conditions... noyee sur les grands radiers denudes de gobages, nymphe au fil en lechant les courants oxygenes, et bien sur, mon premier amour, la seche lorsque les ombres daignent gober. Donc voila, depuis que je suis rentre d'Ecosse, j'ai fait une semaine de peche, avec en moyenne 2 ou 3 ombres par jours, rien de fulgurant, mais acceptable pour une grosse chaleur et des eaux relativement basses. Quel plaisir de combattre un ombre qui sonde le fond, ca change de ses cousines ecossaises aux tendances aeriennes.J'avais oublié a quels points ils etaient beaux....cette nageoire rose violacee, des points noir jusque sur la tete, les petites bandelettes dorees.... Mais jusque ou tout cela va-t-il m'emmener? |
| auteur : mulisha |
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Escapade en haute-marne |
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Le 23/09/2008 Rognon - Haute Marne (52) .|. Météo |
![]() Vendredi 19 septembre, reste plus que 2 jours avant la date fatidique, et je me suis promis d'aller repêcher dans le Rognon, avant que ça ferme.
Réveil 8h30, briefing du coffre: chestpack, waders, canne, sèches, noyées, nymphes, APN...tout est prêt pour une belle journée de pêche. Arrivé sur les rives du petit coin de paradis, je suis un peu déçu, la rivière a une 10aines de cm de trop... les "moquettes" de la berge sont immergées...en plus il fait plutôt frisquet...donc bien sur pas d'éclosion..on fait avec ce qu'on a, c'est a dire des nymphes!!! J'attaque quelques trous en roulette, au bout de 10 min, dérive stoppée net, pendue!! Ce sera juste une truite "apéritive" de 20cm, mais quand même qu'est ce qu'elle sont belles les truites de la marne, JM51 en balance des photos a la pelle depuis des mois, je voulais en revoir une en vrai!! Bref, je continue mon petit parcours dans les paysages aquatiques si singuliers du Rognon: une eau limpide sur des fonds de marne, les lisses alternent brusquement avec des fosses de 3 mètres de profondeurs, petits "runs",végétation encombrée...quelle atmosphère mystérieuse...j'essaye d'imaginer les monstres qui doivent marauder dans ces fosses.. Ah, tiens, enfin un gobage sur ce beau lisse, allons y gaiement, petit CDC corps crème... refus?! Hein?! OK, je capte un éphémère qui dérive, le corps est plutot noir, et en plus, je descend sur un hameçon de 20 pour faire plaisir a ce que je pense être un ombre. Dérive impec'.... 2eme refus!!! Fuck off dry fly!!! Je sors ma petite NAF bille de 2,5, mon indicateur bien graissé, on y va, posé, une seconde après, l'indicateur s'enfonce net, bing, c'est au bout. Ah, point de ventre blanc qui apparait, ni de lourd sondage, mais des coups de tête dans tous les sens: une 2eme truite, un peu plus calibrée cette fois, une toph',et bye-bye.J'ai pas compris ce qui lui plaisait pas sur ma mouche, mais en tout cas, j'ai bien fait de lui présenter une NAF, au lieu de lui vider ma boite de sèche sur du 8 centièmes. Continuons notre parcours initiatique... hum, des belles caves longent la berge en dessous des racines, je persiste et signe en NAF, pour leurrer encore 2 belles haut-marnaise, mais ou sont donc les ombres??? Me voila face à un espèce de lisse trop agité pour mon indicateur de NAF, et trop délicat a prendre en roulette, qu'a cela ne tienne, il faut savoir rester humble, un bon vieux plumeau blanc qui passe dans cette zone agitée va surement ma rapporter qqchose...Bingo!! Enfin un ombre gourmand, pas énorme, mais thymallus quand même!!! Il est 16h, le soleil pointe le bout de son nez, et les éphémères aussi... 3 ombres (toujours < a 30 cm) suivent. Encore un courant en roulette: premier lancer, une truite, deuxième un ombre, que demande le peuple??? Il est 19h, les derniers ronds dans l'eau disparaissent avec la lumière du jour... toutes les bonnes choses ont une fin. Bilan, en 8 heures de pêche, 10 poissons, pas énormes, ce qui me laisse supposer une surpopulation des viandards, ornithologiques, ou humains, toujours présente, et me déçoit quand même quand je pense au récit des "vieilles mains" que j'ai déjà rencontre sur les bords du Rognon. Enfin, le cadre enchanteur compense le nombre et la taille des poissons. A l'année prochaine. |
| auteur : mulisha |
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The Big One |
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Le 03/10/2008 Moselle - Vosges (88) .|. Météo |
![]() Dimanche matin, j’ai la « gueule de plomb », rentré a 5h du mat, réveil tardif a 12h30, vive les vacances !!!!
J’ouvre les volets, grand soleil.Je suis pas en état, mais obligé, il faut que j’aille a la pêche, je peu pas laisser les ombres tranquille par une si belle journée. Sachant que j’ai la repet avec le groupe à 16h et qu’il est déjà 13h…. ça va être tendu. Tant pis en action de pêche a 13h30, jusqu'à 15h30, 2 heures de pêche, c’est honorable. Je m’évade de la ville pour rejoindre mon petit village natal, et un de mes spots fétiche : celui ou j’ai pris le premier ombre de ma vie. Comme d’hab., waders, chestpack, casquette, polas, APN, et bien sur la petite Gary 10’’ # 5 qui est devenue mon « weapon of choice ». La Moselle est vraiment basse, les courants sont très bien dessinés, au moins, je serais vite fixé, pas besoin de « peindre » pendant des heures. Je vois mon beau virage et ses galets, j’me taperais bien en roulette, mais rendons a thymallus ce qui appartient a thymallus : l’appel de la sèche sur les lisses est plus fort, surtout par une si belle journée. Derriere mes polas, jme croirais dans un film, lumière tamisée… je devine la topographie, et discerne quelques hotus imprenables en train de fouiner au fond. Trêve de plaisanterie, j’ai que 2 heures, alors faut être rentable, je monte « top upstream » histoire de rejoindre le premier « aspirateur » que les ombres aiment tant, et bien sur ça ne manque pas, comme d’hab’ : des ronds dans l’eau. Les ombres adorent vraiment ces endroits typiques ou le courant leur guide les mouches :on s’le fait aval : numéro 1 :24 cm, numéro 2, 15 cm, et numéro 3, 30 cm. Le tout en sèche sur ma petite mouche crème montée sur un tmc 2487BL, qui se décroche la moitié du temps dans l’épuisette. Début rassurant…. Continuons nos modeste récit, me voila sur ce grand radier au fond de joli graviers réguliers, qui ne demanderais qu’a recevoir un train de jolies noyées, et non, moi je choisi ma petite « pink dun » que je verrais partout, et même dans les moindres vaguelettes… C’est parti, toujours en aval, avec le vent comme complice, lancé, bloqué, posé, tension, attention a la drague. Bon, les ombres doivent se tenir, comme d’hab’ a la limite du courant principal… prospectons soigneusement, un peu déçu, il faut que j’attende les 50 mètres suivant pour voir un petit museau sortir de l’eau, ferrage « franchouillard », vu que je suis en 14°/°°…. Ca se bagarre quand même 2 fois mieux aval…la Gary plie et encaisse bien, au sec, il accuse un bon 30 cm, …toujours aussi beau, les polas rendent les tons violets encore plus beaux. On continue, une espèce de fosse, trop lointaine et trop profonde pour être pêchée en roulette, le courant se calme ici, je devrais changer ma « pink dun » pour retourner a ma petite crème plus réaliste, mais comme je suis fainéant, je ne le fais pas. Et bien m’en a pris car je me fais surprendre par un autre coco, qui fait encore un petit 30 cm. Ca marche a mort !!!!!!!!!! AaaaHHHH voila ce que je pense être le hot spot du jour : un courant vient lécher les pierres de la bordure d’en face, créant une fosse, et des mini remous sur une bande de 10 cm, un gros SLOUFF sort du dessous des renouées… Est-ce que c’est un petit maladroit, ou un gros qui est monté rapidement ? Je me suis tellement déjà fait avoir avec les ombres… Concentration, je crois bien que c‘est du « gros dossier » !!!! Toujours avec ma « pink dun », je m’applique tout ce que je sais, posé, mending pour retarder le draguage, ça passe bien sous la branche…. Et voila les quelques poignées de secondes ou l’on sait que l’on est en parfaite osmose avec la rivière, et ou l’on est entre rêve et réalité en train d’imaginer un ombre énorme en train d’amorcer sa bascule…. SLOUFF !!!! Pendu, oh p##### !!!! Il est énorme, ça va, j’ai pas d’obstacles, la Gary plie presque jusqu’au talon !!! Il sonde le cochon, pas moyen de voir son joli minois… bon, je m’active un peu parce que je suis quand même en 14°/°°, donc ya de quoi faire… OUOAOUH !!! Je vois apparaître des taches violettes qui naviguent dans 2 mètres de fond…., ça y est, le voila, un male énorme, et il sait se servir de sa dorsale !!!!Encore quelques secondes et il sera dans l’epui ……… merde…. Décroché. Pas grave, comme dirait Henri Limouzin, « le poisson il a voulu de moi », mais bon, pour mon ego, et pour battre mon propre record IGFA Thymallus, j’aurais quand même bien voulu le voir dans l’épuisette…. Je reste bouche béee en regardant la rivière pendant 2 min…. Allez, soyons optimiste, continuons a prospecter le long des pierres, il ya peut être le même specimen pas loin. 5mn après, même scénario : SLOUFF !!!! Pendu, et cette fois ci, « straight in the net », alors la je jubile, il est noir comme s’il avait passé sa vie dans les abysses, il a un groin digne d’un hotu, une bande dorée 24 carats, et une dorsale a faire rougir les plus belles femelles, 49cm !! Je me sens comme le roi de la rivière, et en sèche silvouplait !!! Je l’admire pendant 5 min en l’oxygénant, il repart, et je m’assois sur les galets en contemplant la rivière comme le plus heureux des imbéciles. J’essaye de comprendre pourquoi je suis si heureux, mais je ne peux pas l’expliquer…. |
| auteur : mulisha |
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Stronger, bigger, nympheur!! |
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Le 21/10/2008 Moselle - Moselle (57) .|. Météo |
![]() Ahhh!!! Une si belle après midi d'automne...en fait, j'ai vraiment bien fait de prendre une année complète pour la pêche a la mouche.....
Ou est ce que je vais aller cet aprem, me dis-je en m'éveillant tardivement? (tel un gros glandeur) Oulala, j'ai trop de spots qui tournent dans la tête, le choix va être dur...une journée couverte, les insectes vont descendre plein pot, le niveau est quasi tip top a 5 cm près.... allez, je vais me faire un tour du coté du ###-#####, la ou les grandes plaques calcaires alternent avec les gros galets que les ombres aiment tant. Et ce qui devait arriver arriva, des gros voiliers sulfures descendent sur le lisse, et slouf!!! Allez, on va pêcher plein aval, 1, 2, 3 ombres, ça c'est fait. Incroyable, y'en a même un qui a le culot de gober a 1 mètre de moi!!!carrément trop près pour que je pose ma sèche... Je monte un petite pheasant tail, 2 ou 3 coulées, ah, ça remue, pendu... décroché... pas grave, ou moins je l'ai berné, et surtout, je n'ai jamais pris un poisson en roulette en grande rivière aussi près de moi!! Allez, fini pour ce lisse, je vais remonter, il y a un petit bras annexe que je n'ai jamais fait en nymphe. Alors la, je me souvient en avoir fait en sèche ici, mais avec une vision de nympheur, c'est une autre dimension, c'est LE hot spot: un courant puissant est cassé sur toute une ligne par des blocs rocheux, ce qui fait un beau remous linéaire qui fournit larves et oxygénation aux créatures de mes rêves.... en gros, si je ne prends pas un gros ombre ici, je mange ma casquette!!! Vu la puissance du courant,je sors la "Grosse Bertha", "the heaviest one"!!! C pas compliqué, le corps de la nymphe, c'est5 billes de tungstène: 4, 3,5 , 3 , 2,5 et 2mm. L'objet le plus dense que la terre est jamais porté!!! Un 14 centième reste honorable pour le spot. Je suis mon joli nylon suffix bicolore afin de garder le fond, ça s'arrête net,et voila le moment que j'adore , ce mélange de rêve et d'intuition qui devient brusquement réalité.... Ça bouge!!! et ça descend plein pot aval!!! Vu le courant, ça va être tendu!!Plus de soie, je repasse au moulinet, le frein se met a chanter!!Je crois avoir un barbeau pendant qques secondes, mais non, ça se met a se stabiliser et a dandiner de tout son long... sensation familière...et comme d'hab, une tache violette se devine au fond!!!Fascinant, encore un énorme!!!Le voila dans le calme,épuisé et épuisé. Un 40++++, magnifique, je pose ma canne et tout mon fatras pour ma séance d'admiration fanatique... et voila encore toute ces questions qui reviennent....Mais comment?, comment une rivière peut elle donner naissance a une si belle créature. Et pourquoi est il immaculé jusque sur la tête? Cette bande en or,et ces couleurs, d'où tout ça peut il venir??????????? Quels sont les chemins de l'évolution qui ont amenés ces poissons ici? Personne ne le saura jamais, mais comme le disait Virgile: "Heureux celui qui pourra percer le mystère des poissons", et je crois que j'ai encore beaucoup de chemin a parcourir avant d'atteindre ce réel bonheur, mais je m'en rapproche tous les jours un peu plus.... |
| auteur : mulisha |
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Barbel on the fly!!! |
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Le 11/11/2008 Moselle - Vosges (88) .|. Météo |
![]() OOOOOUUUOOOUUUHHH !!!!!! HIIIIIAAAHHHHAAAAHHH !!!!YES ! YES ! YES ! ENFIN !!!!ALLELUIA MES FRERES: j’ai enfin pris un barbeau a la mouche!!!!
Mais pourquoi diable ce crétin est-il en train de crier de la sorte au bord de la rivière ? Se diront certains ignorants et me prendront pour un malade mental, alors que d’autres me prendront pour le plus heureux des PALMistes….. Je me vois encore a mes débuts, pêchant en sèche, et voyant ces magnifiques cyprins d’eau vives marsouiner sans raison scientifique plausible (d’ailleurs pensant comme tout le monde que c’était l’ombre de ma vie qui gobait…),et sachant pertinemment que j’étais « hors sujet » en pêchant en sèche, et que de toute manière, la pêche en nymphe c’est une pêche de « pro », et que je ne suis pas capable de pêcher de cette manière. Et pourtant, je les adore mes barbeaux et mes hotus :ces reflets dorés et argentés au fond de la rivière, deux cousins que l’évolution a affublé d’une morphologie bien spécifique, des barbillons très sensibles pour barbus fluviatilis, afin de dénicher les précieuses larves d’ephemera, rhyacophila, ou autres perla, alors que chondrostoma nasus est doté d’une râpe, d’un « groin » totalement adapté au broutage subaquatique. Mais attention, ces deux cousins, bien que d’apparence identiques pour le débutant, ont des comportements bien différents, et notamment au bout de la ligne !! Si sieur hotu se rend vite au combat, et ne sait jouer qu’avec son poids pour ce défendre, le barbeau est la pour redorer le blason de la grande famille des cyprins d’eau vives délaissés par tant de viandards !!! Quelle fougue mes amis !!Ca sonde, ca se cale, ca revient, ca repart, le combat n’est jamais gagné…. Bref, divertissante entrée en matière (d’ailleurs, différence de comportement barbeau/hotu, sujet très intéressant), mais le prologue s’arrête ici, car maintenant, entrons dans le vif du sujet. Plantage de décor : les rives de la basse Moselle, en automne, de vastes courants serpentent sur des gros galets et des plaques calcaires, la ou cohabitent tous types de poissons : ombres communs, chevesnes, barbeau, rares truites, vandoises, goujon, chabot, brème, gardon, rotengle, tanche, carpe, sandre, anguille…. Mais tout le monde sait qu’à chaque poisson son habitat, et vous aurez deviné que je ne suis pas venu la pour pêcher les carpes a la bouillete dans un bras mort… Non, moi ce que je recherche c’est les longs courants réguliers et oxygénés qui drainent la nourriture essentielle a mes « ladies of the stream ». Comment ne pas imaginer un wagon d’ombres a la queuleuleue, en train de nympher dans ce courant ? La Moselle a 20cm de trop pour être a son optimal de pêche, pas de gobages, mais aujourd’hui, ce n’est pas un problème, car de toute façon, je suis déterminé a pêcher en « roulette », et exploiter toutes les veines nourricières. C’est vrai qu’elles sont belles mes petites nymphes, avec leur sac alaire holographique…. Croire en sa mouche, leçon numero1 !! Commençons méthodiquement, et surtout, ne mettons pas les pieds dans le plat, car les ombres sont souvent beaucoup plus près du bord que ce qu’on ne pense… Shclonk !! Et oui, un train de deux nymphes tungstènes sur bille 3,5 qui tombent dans l’eau, ca fait du bruit…Bille noire en bas, et bille cuivre en haut, histoire d’amener la nymphe la plus discrète au fond de la rivière, dérive toujours un peu crispée, car je n’ai que 2 mois de pêche en roulette dans les pattes, mais ca passe. 10 minutes passent, je peigne, méthodiquement, et la, stop, ca bouge, et toujours le même scenario s’en suit. Beau poisson, disons 39cm, et pas de griffures de cormorans svp. Continuons, mon copain Bill me rejoint sur le courant suivant «- Bill, dis moi si je fais des belles dérives, qu’est ce que je dois corriger ? -C’est pas encore parfait, ton fil est trop tendu, il faut toujours être a la limite de la tension, « en flottaison » -Ah ouais, c’est clair, plus je suis détendu, moins le poisson sentira de résistance, c’est logique… » OK, concentration, voila, j’y arrive, toujours en étant à moitié crispé, mais j’y arrive. Ah !!ca bloque !!Je ferre…ah, merde, jsuis accroché…je tire, voir si je peux m’en sortir…mais…oh Pétard !!!!Ca bouge !!Ya quelque chose de vivant au bout la….est ca se tortille pas comme un ombre…Ca y est, j’ai gagné le gros lot…le barbeau dont je rêvais tant…Bon, redescend sur terre coco, c’est pas le moment de faire une erreur…frein bien réglé, je suis en 14 centièmes, avec une potence…soyons prudent..ca va, l’endroit est dégagé..c’est lourd.je recule vers la berge, le monstre revient…puis repart aussitôt pour une descente vers le courant principal…pas moyen mon vieux ; bridage avec ma canne qui a pris une forme de demi-cercle : Encore 1 ou 2 rushs….ca y est, je distingue une forme couleur or-olive qui apparait, ouaouh !!!Il il fait au moins 2 kilos !!Une merveille… Le voila au sec…je jubile… « Bill, bill, j’ai eu un barbeau !!! » Photo, sur et subaquatique, et le monstre repart rejoindre les courants ou se côtoient toutes ces magnifiques créatures…. La journée se finira avec 4 ombres au compteur, mais aujourd’hui, je n’étais plus sur le même nuage, mais le bonheur et les émotions étaient toutes aussi fortes. |
| auteur : mulisha |
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Boulet hivernal |
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Le 27/11/2008 Moselle - Vosges (88) .|. Météo |
![]() Quasi un mois avant la fermeture....
Cette première neige a fait grimper les niveaux, et la Moselle n'était plus pechable pendant 1 semaine... mais elle commence a revivre, 20cm de trop aujourd'hui, mais pechable quand même, avec un beau ciel bleu. Aujourd'hui, j'essaye une nouvelle technique qu'on m'a conseillé: la pêche au boulet: 2 nymphes en potence, et une belle chevrotine au bout, comme ça, pas d'accroc, mais bon, certains penseront que ce n'est plus de la pêche a la mouche. Pour moi, perso, entre avoir une grosse nymphe terminale en tungstène pour emmener tout le bordel au fond, qui coute 80 cents,et qui va s'accrocher une fois sur 10; et avoir une chevrotine d'1 gramme, qui coute 8 cents,et qui va rouler sur les cailloux, le choix et vite fait, et tant pis pour les Isaac Walton, et autres pères de la pêche à la mouche: si ca gobe, je repasse en sèche, et toute façon, le boulet,c'est DI-A-BO-LI-QUE. Bon, j'avoue, c'est un peu long de faire la potence, mais je vais m'en faire un paquet cet hiver que j'emmènerais dans des portefeuilles a BDL l'an prochain. Toute façon, c prouvé que cette méthode est efficace, car elle est interdite en compétition... Voila, pour une fois, j'ai fais une introduction technique, ca manque un peu de poésie tout ça!! Donc, les rives de la Moselle sont toujours aussi belles, il est 13h, luminosité accrue due a l'albédo de la neige... une eau limpide dépourvue des différents planctons, qui me permet de mieux deviner la topographie des fonds de ma Moselle. J'arrive sur le spot.... 500m a faire en roulette, et toujours la même consigne: ne pas mettre les pieds dans le plat... mon boulet est adéquat, pas trop lourd, pas trop léger, premier plouf, et pendu!!! quel instinct, je les ai trouvé du premier coup... 1, 2 et 3, pas énormes, mais cette technique est plus que diabolique... Et en plus, fini les nymphes tungstènes, on va tout faire en laiton, et a moitié prix, faudra juste passer un peu plus de temps sur les bdl, et ça fera moins mal au porte monnaie quand je perdrais une nymphe... ça commence bien... continuons oh oh, un accroc.. voyons voir si je vais perdre une mouche: je tire comme un bœuf.. toujours mes 2 mouches..et 1g de plomb dans l'environnement en plus.... culpabiliser or not culpabiliser? Allez, ça a bien commencé, on ne change pas une équipe qui gagne...je sors ma boite de chevrotine, essaye de l'ouvrir, et MER-DE, je l'a fait tomber a l'eau... Ça devait etre une belle journée, pas moyen de pêcher en sèche dans ce dessert aquatique, je crois bien qu'aujourd'hui, le boulet c'était moi.... |
| auteur : mulisha |
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Thymallus Arcticus |
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Le 31/01/2009 Moselle - .|. Météo |
![]() Voila un news tardive, la rivière est fermée depuis longtemps,mais dans ces moments de trêve, froids et gris, tout le monde sait que nos rêves sont la pour nous permettre de garder le moral, donc permettez moi de vous conter le récit d’une de mes derniers parcours initiatique sur la Moselle :
Mardi 12 décembre, j’ouvre ma boite mail… « Salut Stan, j’ai repéré un coin de la Moselle sur Geoportail, ca à l’air pas mal, ca te dirait qu’on aille faire un tour ? »C’est l’ami Fanfouet, tout aussi fasciné que moi par la Moselle, qui veut prendre sa dose de PALM… Donc rendez vous ce samedi avec Fanfouet et Nico, dans ce coin qui avait échappé a mes repérages minutieux, ce qui a fait germé en moi un mélange de curiosité et d’excitation, et ravivé mon utopie de rencontre avec les plus gros ombres de la Moselle. Pourtant, j’ai déjà pêché en amont et en aval de cet endroit, mais comment j’ai pu ne pas l’explorer….ca m’énerve un peu que quelqu’un découvre des endroits que j’ai négligé durant mon pèlerinage automnal…tant pis, on verra bien, et puis je sais que Fanfouet et Nico, ressentent les mêmes sensations que moi lorsqu’ils sont sur les rives de la Moselle….mais quand même, j’aurais voulu l’explorer égoïstement ce coin, m’approprier chaque gobage, peigner chaque fosse dans l’attente de ce blocage si familier, analyser chaque veine d’eau nourricière, voir ce martin-pêcheur passer furtivement, observer une fois de plus tous les éphémères blanc crème gobés goulument par les ombres, alors qu’ils délaissent ces gros sulfures….. Bref, j’aurais voulu être le seul au monde à profiter d’une telle atmosphère, pour renforcer mon ego spirituel face aux esprits de la rivière auxquels je dois tout ce bien être. Mais j’adore aussi partager, m’exclamer avec des grands gestes a l’autre bout de la rivière lorsque j’ai une prise, échanger ce qu’on a vu, ce dire que c’est beau, chercher les gobages avec 4 ou 6 yeux, c’est sur, c’est plus convivial. Les copains sont déjà sur le spot, je m’habille, me chausse, et cette fois ci, je ne fais pas ma ligne dans la voiture, car il m’arrive souvent d’apprécier un bon morceau de musique en faisant ma ligne dans la voiture, car, en fait, si je monte ma ligne au bord de l’eau, je rate mes nœuds car je regarde trop la rivière… donc dans ma voiture, je me concentré sur mes nœuds. Mais non, aujourd’hui, je ne sais pas encore, toute façon, c’est sèche ou roulette sur la basse Moselle, moi, la noyée, c’est pas trop mon truc : les poissons qui picorent, et un ferrage sur 2 ratés, ce n’est pas mon fort, et puis ce n’est pas assez riche en émotions a mon gout…. Sauf pour le saumon… Et puis, il n’y a pas d’assez beaux plats pour la nymphe au fil. Bah ouais, ca pourrait gober, il ne fait pas spécialement chaud, mais j’ai déjà vu ces fous gober sous les flocons… La Moselle est magnifique ici, les galets charriés par les courants depuis des millénaires ont formé une ile, puis la rivière vient lécher la berge du parc, créant une bordure à pic couverte d’herbe grasse, la ou j’aime m’asseoir, les jambes pendant dans le vide, en rêvassant. Je peux traverser ici, j’ai de l’eau jusqu’au genoux, mais c’est aussi fort possible que je fasse fuir mes poissons tant convoités…ah non, encore un hotu qui part comme une fusée… un gros poisson de 2 kilos qui était occupé a brouter en bordure, et que seul un beau ver, ou un millième passage de nymphe verte aurait décidé a mordre. Je vois mes 2 « addict » sur le beau plat en train de fouetter a tue tête, le temps de les saluer de la main, et je les rejoins « il y a quelque chose d’énorme qui gobe contre la berge la bas !! » me dit François, et c’est vrai que ca a l’air d’être du gros dossier, contre la berge enrochée, un beau rond se forme régulièrement sur des insectes qu’on ne peut pas distinguer, surement un gros chevesne, mais la distance du gobage, et la méfiance de ce poisson nous empêcherons de le berner. C’est vrai que ce genre d’amas de roche m’a permis de prendre mon plus gros ombre, je peux déjà imaginer toute cette fascinante diversité qui se cache dans ce dédale de pierres : ombres et chevesne sélectionnent judicieusement leur éphémères , alors qu’un gros brochet en poste pourrait dévorer un streamer habillement manié….qui sait , peut être une énorme fario de 80cm se tient ici ,rescapée ayant traversée les années et évité tous les dangers de la rivière, le genre de poisson qui a des griffures sur le corps, les nageoires déchirées, et qui est devenue noire comme du charbon… exclusivement carnassière, serait elle prête a monter sur un sedge en été ? Un filet de bulles dans le calme trahi la présence de poissons fouisseurs….une gigantesque carpe miroir sauvage? Une tanche dorée avec une robe or-olive parfaite ? Un banc de barbeaux ? Revenons sur terre… c’est pas la folie au niveau activité…j’essaie un peu en sèche, l’eau est froide, j’en ai jusqu’au nombril… 10 min, je suis frigorifié….pas de gobage rentable. Apres ces vains essais, je me mets à lorgner sur une fosse pleine de remous, et je vois déjà mes nymphes dériver librement, et se faire happer…allez, jme la fait… Prospection habituelle, comme un robot, tout en m’adaptant au courant, et a la tenue possible des poissons, mais……RIEN. « Oh Stan, on va voir plus haut avec Nico, tu viens ? » Bah, attend, je finis ici, et je vous rejoins. C’est sur qu’il ya un ombre ici, pourquoi j’en prends pas, pourtant, au centimètre prés c’est la que ca devrait mordre…10 minutes de dérives appliquées….rien, toujours RIEN. Bon, jvais aller les rejoindre. Qu’est ce que c’est par ici, les couleurs de l’automne sont merveilleuse, il y a encore quelques petits restes de neige dans les talus, le sol est humide, c’est dur de marcher dans ces herbes hautes…mais quels paysages mes amis… voila ce que j’adore faire quand je me sens bien au bord de l’eau : je fais un tour sur moi-même, pour vérifier qu’il n’y a rien d’humain au tour de moi…juste pour être sur que cet endroit est intact, comme si l’homme n’avais jamais posé sa main ici…et la, j’ai vraiment l’impression de me trouver dans une vallée perdue : l’autre coté est surplombé par une berge abrupte, alors que ma rive m’offre une plage de gros galets, La Moselle est plus calme par ici, mais toujours aussi belle, et les tons roux et ocres qui se reflètent donnent un effet tout particulier. Hum… ces sapins sont plantés trop régulièrement pour être une œuvre de dame nature…mais quand même… tout me laisse croire que je suis le premier explorateur à découvrir ces lieux…mais qu’en était il 100, 200, 2000 ans en arrière ? Aurais-je vu ces saumons qui remontaient jadis dans la Moselle, qui ne sont plus à l’heure actuelle que des chimères, espèce éteinte oubliée de tous? Et mes ombres, étaient ils identiques ? Peut êtres étaient ils énormes….des poissons noirs avec des reflets violacés harnachés d’un voilier aux marbrures étonnantes …peut être avaient ils encore une part du génome de leurs cousins arctique, avant que l’évolution ne les fasse diverger… Quel aurait été le visage de la Moselle? L’eau était tellement pure qu’il suffisait de se baisser pour boire, mais attention, même si des énormes bancs d’ombres peuplaient ces courants, des dangers existaient autour de la rivière : une meute de loup avait établi son refuge en dessous de ce grand chêne, un ours hibernait paisiblement dans ce talus, et des lynx rodaient a la recherche de lièvres en vadrouille. Je peux voir un aigle pêcheur qui tournoie dans le ciel, et qui soudain, fend l’eau comme un éclair, et en ressort avec une truite énorme entre ses serre…si un jour on m’avait dit qu’il ya avait des truites de cette taille dans la Moselle… Toute la flore était plus primitive : de grandes lianes avaient pris d’assaut les bosquets de bouleaux, et d’énormes digitales roses émergeaient ca et la entre les galets de la berge. Des murailles de ronces empêchaient tout accès à certains bras de la rivière, ou l’on pouvait distinguer, en pleine lumiere des ombres gigantesques qui maraudaient paisiblement sur ces fonds de galets limpides. Le climat était froid, très froid, la Moselle était gelée pendant le tiers de l’année, mais au printemps, le soleil lui offrait sa résurrection, avec des éclosions d’insectes irréelles, des mouches de Mai énormes aux tons crèmes et sulfure descendaient le courant, mêlées à au moins 3 autres sortes d’éphémères, sans parler des sedges monstrueux qui vrombissaient, et vous collaient a la peau dès la nuit tombée. Des gigantesques libellules erraient aux grés du vent, leur couleurs étaient incroyables : rouge ocre, vert lézard, bleu électrique.., on arrivait à trouver sur les plages de galets, ça et la, des mues de plécoptères d’une taille hors du commun. En plein cœur de l’été, on entendait des violents bruits de gobages : des grosses sauterelles vertes tombées à l’eau faisaient le festin de truites monstrueuses : ces poissons se tenaient dans des caves profondes, sous des berges encombrées de ronces, c’était le seul moment de l’année ou l’on pouvait voir ces mastodontes venir en surface, cueillir les seules proies pouvant combler leur avidité carnassière…des poissons de 3 kilos, avec une robe quasiment dépourvue de points rouges ; leurs flancs étaient noirs au possible, alors que le dos et le ventre prenaient des reflets dorés. Ces poissons étaient mouchetés de la queue à la tête, par de gros points noirs auréolés. Affublées d’un corps dissymétrique, leur tête massive était dédiée a engloutir vairons, ombrets, chevesnes, et pourquoi pas même quelques souris égarées. En automne, les males étaient d’un prognathisme effarant, et l’on assistait, sur les frayères limpides, à des combats de titans entre des maitres qui se battaient violemment pour obtenir la suprématie du territoire. Avant les grands orages d’aout, il se produisait tous les jours d’énormes éclosions de fourmis volantes : toute la rivière se réveillait pour en profiter : ombres, cingles plongeurs, truites, martinet, rotengles, hirondelles… des centaines de ronds éphémères venaient chambouler la plénitude de l’onde, et ce, pour une fois causés par des créatures aussi bien aquatiques qu’aériennes. Ce lieu était un paradis pour les oiseaux en tous genres : grues cendrées, cormorans, et meme cigognes noires venaient se reposer ici... « Oh Stan !!! » c’est François qui me tire de mon, rêve, je le distingue au loin sur un grand lisse… Allez, passons du rêve théorique à la pratique… En m’approchant, je me rends compte que la Moselle se sépare ici en 3 bras, ce qui fait une espèce de mini delta, et, par la même occasion d’excellents postes à prospecter. « Bon bah, bonne chance sur le plat les gars, moi je vais faire de la ratafouillette la dedans »Alors la, si il n’y a pas un pépère la dedans, je mage ma casquette. Je descends tout en bas pour me faire un beau parcours à remonter. Hum… ca a l’air assez profond ca...il doit y avoir 1m50 de fond a seulement 1m du bord, puis le fond remonte après, une cuvette bien sympathique. Comme le dit Mr Duborgel, « il faut toujours pêcher au moins profond du plus profond, et vice versa », donc allons-y. Je déplie ma ligne à potence que j’ai monté a l’avance, et enroulé minutieusement sur un plioir rond. Parfait. Première dérive….j’ai plus que confiance….et bingo !!! ca s’arrête net….ouah…. « Big fish » !!! Le poisson n’est qu’a 1 mètre du bord, mais sonde méchamment…le voila…toujours aussi somptueux…le maitre de la Moselle, et bien dodu…..Ca commence bien !!! Remise à l’eau discrète, deuxième dérive… et rebingo !!! Cette fois ci, c’est un petit juvénile qui se décroche, et ce n’est pas plus mal… Je peigne toujours méthodiquement…5 min apres, nouvelle prise, une trentaines de centimètres de tons argentés et violacés. Sublime. Ah …ca c’est beau aussi ici, un joli remous oxygéné derrière un caillou…sens de l’eau ou pure logique ??? Vérifions ca…. Déception ….Apres une dizaine de passage, rien, mais c’est vrai que je ne suis pas encore passé exactement dans la veine que je voulais prospecter, je m’applique, c’est difficile…je guide un peu la nymphe...tension…j’y suis…oh…pendu…pas énorme, heureusement car le courant est violent…j’en étais sur…la persévérance paye toujours. Tout va pour le mieux…4 poissons en 10 min... Le prochain trou du parcours va m’en offrir 3 autres, dont 2 ombrets. Comme toujours, le soleil s’enfonce inexorablement dans l’horizon lointain, et il est temps pour moi, une fois de plus de quitter ce rêve éveillé, monde d’apaisement, de bien être, et d’insouciance, pour repartir vers la réalité, qui n’est en fait, que la plus belle des vies, embellie par ces moments magiques. |
| auteur : mulisha |
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24/05/2012-10:05:18
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