peche a la mouche

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Premiers pas sur la Haute-Loue

Le 19/06/2006 Loue - Doubs (25) .|. Météo météao Doubs (25)
Premiers pas sur la Haute-Loue
Cela faisait longtemps qu'on devait aller la voir cette exposition , la collection 'Duncan Phillips' au musée du Luxembourg, et c'était la dernière semaine !
Finalement le vendredi soir, veille de la fermeture, nous y sommes sans faire la queue grâce aux billets coupe-fil achetés via internet !
Le clou de l'exposition, c'est 'le déjeuner des canotiers' de Renoir, immense et magnifique . A l'entrée de la salle , un joli tableau d'un paysagiste français, Gustave Courbet, intitulée 'la Loue à Mouthier-Hautepierre ! une belle rivière argentée sur un fond de falaises grandioses ! J'irais bien y faire un tour !

Le planning boulot OK et l'autorisation domestique obtenue, ce sera donc la semaine du 12 au 16 juin .
En attendant je scrute les news sur mon site préféré (!) à la recherche d'infos et tombe sur un compte-rendu tout frais de Lulu91 'Retour de la Loue' . Il est trés enthousiaste et je le contacte en espérant des infos pratiques sur les parcours et le logement tout en lui précisant mon profil de palmiste débutant, roi du chevesne de la Marne ! Lulu91 me répond gentiment et me dit que ça va le faire ... Bon, y a pu qu'à !

Lundi 7h00, la journéee s’annonce superbe je prends la direction de l’A5 , la route des vacances et des belles zébrées . A 12h00 , après m’être un peu perdu dans Besançon(il faut passer sous le tunnel de la forteresse et suivre la direction Pontarlier), je suis sur la place d’Ornans accueilli par une statue de truite géante à l’entrée de la ville .
A l’ombre des platanes, j’étudie la description des parcours de Ornans, Montgesoye, Vuillafans et Mouthier-Lods que j’ai récupérés sur le site de la fédé de pêche du Doubs . Je me souviens de la mention du camping de lods dans une discussion sur Gobages . En remontant d’Ornans vers mouthier-hautepierre, on passe à Montgesoye (3 km) puis Vuillafans (8 km) puis Lods (12 km) et enfin Mouthier à 15 km d’Ornans .

En arrivant à Lods(çà se prononce lô !), on tourne à droite avant l’hôtel la « truite d’or « et on arrive au Champaloux, c’est le nom du camping . Il est 14h00 et c’est clair que je vais pas être emmerdé par les voisins : il y a en tout et pour tout un camping-car . Le camping surplombe la rivière rive gauche sur environ 200 m et c’est un point d’observation idéal pour découvrir une rivière bourrée d’ombres et de truites de belle taille . Par endroit ça ressemble à un vrai parking à ombres qui semble prédominer sur ce secteur . Attendez , j’ai pas encore mis mes pola et là en scrutant un peu plus profondément , il y a de gros, de très gros sujets ombres ou truites . Ces fameuses zébrées , point besoin de les tenir en main pour distinguer nettement leur 3 bandes foncées (on pourrait demander à Adidas de les sponsoriser !) Bon bon, je ne me suis pas trompé de route , on plante le bivouac !

Suivant les instructions trouvées sur le site de la fédé , je monte à Mouthier-Hautepierre au ‘relais du prieuré’ ( en arrivant au centre de Mouthier, prendre la 2eme à gauche, c’est à côté de l’église) chercher ma carte journalière . Manque de pot, on est lundi (j’avais déjà oublié quel jour on était !) et comme partout en France , beaucoup de commerce sont fermés . C’est d’autant plus vrai içi que même quand c’est ouvert, on s’en aperçoit pas toujours . Merde, y a plus qu’à admirer le paysage et de côté là Gustave(conf début) ne m’a pas trompé . D’immenses falaises dominent la vallée vers l’est et toutes les pentes sont couvertes de sapins . Questions vieilles pierres, le village a de quoi revendre et des palmistes égarés sous un soleil de plomb, il en a vu passer d’autres ! Bref, je décide de faire appel à la technologie moderne et dégaine mon portable, estimant qu’à 15h30 on peut réveiller les honnêtes gens qui font la sieste . Ca y est , je l’ai(9€); le patron a été sympa et il est descendu pour me la faire .

Me voilà donc la canne à la main (une deca fly500 8’5 #5 3 brins ) avec un bas de ligne qui doit faire maxi 4 m avec une pointe en 12% et un petit cul de canard (corps rouge ou jaune, ailes grises) au bout . Malgré le cagnard, j’enfile ma veste à manches longues, je n’ai pas de gilet sans manche ( avec toutes ces poches, je trouve que ça fait plombier en vadrouille et je n’ai pas les biceps de Rafael Nadal à exposer !) J’attaque donc sur le bas là ou ombres et truites s’exposent sur de grands blocs de tuff et dans les veines qui les parcourent . Je proméne donc mes mouches plus ou moins adroitement (aie les pbms de dragage, c’est pas du réservoir içi) pendant une heure sans déclencher la moindre approche, plutôt des fuites pour être franc . Même pour un néophyte comme moi, il faut admettre que tous ces poissons nymphent et ne s’intéressent pas à ce qui passe en surface sauf si c’est ma wf5 qui leurs tombe dessus . J’ai oublié de préciser que seule la pêche en sèche est autorisé sur les 3 appma de la haute-loue( la nymphe serait sans doute trop meurtrière pour les ombres …) . Deuxiéme enseignement , le gilet sans manche s’impose pour pêcher sous le soleil sinon c’est le sauna !
Je décide de faire le coup du soir au plus près sur le plat en amont de la passerelle qui mène au camping . Rive gauche il y a 50 m de promenade public qui surplombe la rivière de 2-3 m . En face ce sont des jardins privatifs , pas question d’aller mettre ses bottes dans les tomates Je monte une mouche de mai jaune-brun et je pose ¾ amont ou au plus près du mur . Quelques gobages sporadiques apparaissent à droite à gauche . Je pose , gloup, eh réveille toi , ferre et ratée ! Un peu plus tard je prends mes 2 premières zébrées pas bien grosses (25 cm) mais que j’apprécie à leur juste valeur , combatives et nerveuses jusque dans la main . Une échelle d’accès pour les canoes permet d’effectuer l’opération de décrochage-photo-remise à l’eau tranquillement (je ne prends pas l’APN en pêche mais un jetable comme ça s’il tombe à l’eau ,c’est pas grave)

Demain mardi la pêche est fermé sur la haute-loue (vrai jusqu’en juin) ainsi que tous les vendredi . j’irai donc chez ‘Sanso’ sur les conseils de Lulu91.

Chez Sansonnens, c’est en aval d’ornans à 14 km à Cademene (prendre à gauche à la sortie d’Ornans vers Cléron) . J’arrive à Cademene, tout petit village de 20 maisons . On me dit que c’est tout droit . La route se transforme en chemin de campagne de 3m de large avec les herbes folles qui frottent les ailes de la voiture . On est complètement immergé dans la campagne, un vrai safari . Posé sur une meule de foin, j’apercois un magnifique rapace qui prend son envol à l’arrêt de la voiture . C’est gros comme 2 fois une buse, un aigle ? Bref je rate l’embranchement de chez sanso et roule 3km de plus pour arriver dans une ferme où une grand mère sympathique m’explique mon erreur . Même pas un chien pour m’aboyer dessus ! J’arrive enfin chez Sanso , jolie grosse ferme ou je me gare au bord de la rivière . Accueil simple et direct et passage par la cuisine ou je dépose mes 25 € sur la table. Le spot est vraiment magnifique, la rivière est très large et sur la rive droite en aval de magnifiques falaises de schiste ; je sors donc l’apn pour assurer quelques belles prises . 2,3 pêcheurs sont déjà dans l’eau pendant que d’autres s’équipent . Niveau matos ça a l’air sérieux . Je descend rive droite, observe quelques pêcheurs en action et décide de faire comme eux en séche bien sûr . je fais détaler 1 ou 2 poissons sur la bordure mais ne vois pas grand chose , le soleil étant en face . Je remonte un peu et traverse sans trop de difficulté de l’eau jusqu’à la taille, les bottes étaient déjà pleines ! De l’autre côté , la visibilité est meilleure et sur les gravières ce sont des escadrilles d’ombres qui stationnent accompagnés de quelques belles zébrées . Et que font’ils donc ? Ils vont et viennent de droite à gauche sans montrer le museau en surface , ils nymphent ! Je reste jouer avec mon cul-de-canard sur la bordure ou je pêche à vue dans 10 cm d’eau , 2 ombrets de 10 cm acceptent de jouer avec moi . Au dessus de moi, c’est plus sérieux et un bel ombre est mis au sec . L’heureux pêcheur m’explique qu’il fait ces débuts en nav et qu’il a pris une joli truite 40+ ce matin . Je le regarde faire ainsi que son collègue débutant . Il faut donc beaucoup de concentration et des yeux percants pour suivre la nymphe et détectée la prise par le poisson . Il insiste un quart d’heure mais sans succès . je m’y essaye mais j’ai l’impression que j’ai l’impression que je vais en accrocher un par le dos plutot que par la queue à draguer comme çà ! J’arrête ,c’est pas mon truc . Retour à la case départ où la Belgique est représentée en force par une dizaine de pro arborant leurs mouches comme un maréchal ces décorations ! C’est sur qu’avec mon look de pêcheur de grenouilles , ils doivent se demander ce que je fais là ! Avant le coup du soir, je bricole la bordure juste au dessus de la ferme et une truitelle me redonne un peu espoir . Pour le coup du soir , je monte 200 m en amont et m’installe au milieu de la rivière. Ca vole pas mal et c’est beau , on se prendrait pour Brad Pitt . Quelques Gobages sporadiques apparaissent , évidemment surtout sur la berge d’en face . J’allonge mes lancers et arrive à lécher la berge d’en face avec ma mouche de mai mais sans succés . Je varie et lance plein amont et ma mouche est prise à 5 m au dessus de moi . Je rate ,ayant laissé trop de soie trainée ! 3 pêcheurs sont installés 50 m en dessous de moi .Ils pêchent plein travers voire aval et prendront un poisson . A 21h , je suis frigorifié et je claque des dents car l’eau est encore froide, 11/12 degrés ;une douche chaude vite . Je suis évidemment un peu décu de ma journée mais ne la regrette pas vu la beauté de la rivière et des environs. Sans doute y retournerai je un jour, pourquoi pas en septembre , l’eau sera moins froide .

Le lendemain matin, je monte sur Mouthier pêcher le secteur entre la réserve et le début des gorges . Au bout de la route, l’endroit est magnifique avec de grands arbres ombrageant une jolie prairie traversée par un petit ru aux eaux translucides descendant gentiment à la rivière . C’est une aire de pique-nique 4 étoiles . Je monte une petite araignée corps vert ailes vertes en 16 et j’attaque au pied du ruisseau . Il est 10h, le temps est superbe , il fait grand soleil et la rive où je me trouve est à l’ombre des arbres alors qu’en face on dirait les tropiques . Je décide de pêcher la bordure conscieusement , je raccourcis mes lancers , pas plus de 2,3 m de soie dehors, et contrôle mes posers . Je prospecte méthodiquement sur 2 m de large, un coup près de la berge, un coup au milieu et un coup sur l’extérieur avec des lancers horizontaux . Ma mouche se pose , navigue,s’arrête puis repart en longeant la berge , 50 cm de dérive et gloup ! Je ferre dans le timing et c’est au bout mais quoi ? Ca tire fort et je contrôle à la main ayant la soie dans les bottes . je lache un peu et ca s’enfonce sous une pierre à 3 m devant moi . Je maintiens la pression et réussis à la dégager avec un paquet d’algues sur la tête . Je la vois et contrôle son arrivée vers la rive malgré une dernière tentative de fuite . Ma première belle zébrée , comme elle est belle , musclée, racée, dorée . Si les chevesnes de la Marne voyaient çà ! Je sors le kodak de la poche et la mitraille puis remise à l’eau du beau bébé de 40 cm . Etonnamment , je ne suis pas énervé ni fébrile ,tout s’est passé ‘under control’ . En 1h30 sur 100 m de bordure , je prendrai 8 poissons dont 2 ombres tous entre 30 et 40 cm , le bonheur . Je croise un pêcheur qui me dit arrivé tout droit de la Réunion et armé d’un lancer avec cuiller pour se refaire la main . On discute un peu et quand je le reverrai en redescendant il a sa canne à mouche ! Je reviens le soir vers 19h00 et rencontre 2 palm de Vesoul bien sympa . L’un m’explique son oreille de lièvre et l’autre m’offre un gâteau . Je les laisse choisir leur secteur et ils descendent un peu plus bas à la limite de la réserve . Je redescends sur mon secteur mais les conditions ont changées et un vent froid sortant des gorges court sur la rivière et rabat mon bdl . Je laisse tomber et m’en retourne à Lods .
Le lendemain matin , je pêche au dessus de Lods vers l’ancienne scierie et prendrait 2 petites zébrées à vue avec une fourmi . Je fais le coup du soirsur le plat du village de lods ou je croise 2 jeunes palm belges sympa qui m’invitent à choisir mon poste . La rive d’en face est matérialisé par le mur de pierres du bief d’une ancienne usine et les premiers gobages sont là . Toujours le syndrome de la rive d’en face . Je m’avance donc jusqu’au milieu de la rivière, outrepassant la règle qui interdit de marcher dans l’eau au delà des cuissardes . Mais ces gobages sont trop tentants et c’est mon dernier soir . Par chance, je trouve une grosse pierre sur laquelle je peux me percher . Je réussis de belles dérives le long du muret avec passages sous les branches inclus . De grosses mouches à corps rouges émergent en abondance ;j’ai pas ça en magasin . Finalement je ne prends que 2 truites moyennes dont une à points rouges . A 9h00, même topo, je sors de l’eau en jouant des castagnettes. Un palm est sur la berge . C’est un local et il me confirme qu’il y a bien des lâchers dans le secteur . On constate que le fond de la rivière sur ce plat n’est pas d’une salubrité exemplaire et il me parle de nitrates et du faible filtrage des roches schisteuses .

Demain , je rentre et j’irai raconter tout ça à aux chevesnes de Nogent/Champigny qui sont toujours partant pour une petite sèche si on la présente gentiment !

Au revoir Miss Loue
auteur : Yann94


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Soleil de plomb sur la Vologne

Le 19/06/2006 Vologne - Vosges (88) .|. Météo météao Vosges (88)
Soleil de plomb sur la Vologne
Dimanche matin. Pas encore vraiment remis de la soirée de la veille, j'avale un café au radar et saute dans la voiture. Il est déjà 8h et grand temps de partir vers les Vosges.

Arrivé vers 10H je remonte la rivière depuis un petit quart d'heure à la recherche d'un premier gobage (trop compliqué la NAF le matin) quand je vois des vairons sauter 10cm au dessus de l'eau au pied d'une petite chute. Je m'installe et vois un banc de plusieurs centaines de vairons et 3 belles farios qui tournent autour comme de requins. De temps à autre elles passent dedans en trombe et retournent dans le courant pour avaler. Je les regarde quelques minutes avant de trouver la bonne façon de faire sur ce terrain dégagé : s'approcher, poser un petit stream sur le fond entre deux chasses et retourner se planquer. Tout se passe pour le mieux. Un premier poisson passe en trombe. J'anime. Il se retourne, regarde mon bidulle.... et retourne dans le courant. Bon. Bon.
Je recommence la manip, sous un soleil qui commence à délicatement réchauffer les wad (des vrais wad "transpirants" comme dit l'ami saumon). Même chose. Stream jaune, marron, noir, et même violet... rien de rien. De guerre lasse je monte une nymphe qui sera prise en NAF au premier passage, par une riquette de 20 venue dire bonjour à ses parents. L'unique cabriole qu'elle fit dans le courant sera suffisante pour que ses ainées rejoignent une souche un peu plus bas, cassant le coup. Biiiiennn.... je me dis que des fois, hein, la pêche au vif :-):-)

Heureusement la suite sera plus sympa : plusieurs beaux poissons, tous en sêche ou presque, à chercher le long des bordures en pêchant l'eau. Vers le soir quelques gobages sur un des rares plat de cette portion de la rivière donnera lieu à une casse comme je n'en avait pas encore vu sur la Vologne.

Je suis repassé voir mes vairons avant de partir. Mais ils étaient bien seuls dans leur remous. Ce soir c'est décidé, je me monte ce pett vairon jaune en marabout recommandé par C2P.

@+
maski

auteur : Maski


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Rebelotte...

Le 19/06/2006 Corrèze - Corrèze (19) .|. Météo météao Corrèze (19)
Rebelotte...
Les eaux sont cassées ce soir suite aux orages du weekend mais en berge, les pierres sont visibles et plus au large, je devine les taches de sable dans les courants. L'activité est nulle ormis quelques petits blancs qui effectuent des microgobages à bullettes. D'ailleurs, je ne parviens pas à les intéresser avec mon hameçon grossier.
Il me faut essayer de trouver une bande d'assées plus grosses si je veux voir un poisson. Elles semblent être aux abonnés absents jusqu'en début de soirée. De petits gobages vite dissipés apparaissent en fin de vaguelettes et l'une d'elles se pique et fait du remue-ménage en surface. Le temps de décrocher "grouic grouic" et de sortir le papier absorbant, un autre gobage m'attire l'oeil. La mouche passe pas trop mal, le poisson monte court ou alors je le rate.
Un modèle plus petit; une adams sombre montée en parachute, est reliée à la pointe et sur cette nouvelle dérive, le poisson prend plus discrètement: il est au bout. Cela ne bouillonne pas en secouant la tête en surface mais redescend aussitôt et gagne le vif du courant.
C'est un ombre plus effilé et plus clair que ses cousins de la Dordogne qui se laisse décrocher. Je suis ravi et bien plus concentré désormais car d'autres gobages vifs se produisent à quelques mètres en face et en amont.
Deux autre ombres seront pris et sans doute un autre dépiqué.
L'un d'eux est un peu plus vigoureux et se battra bien.

Ce serait une très bonne nouvelle s'ils parvenaient à faire souche mais cela n'est-il pas utopique ?
A voir à l'avenir...
auteur : christophe douziech


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Un petit coin de paradis

Le 19/06/2006 M-creek - .|. Météo météao Corrèze (19)
Un petit coin de paradis
Je viens de trouver un petit coin de paradis.
Dans ce coin du monde aux eaux souvent acides et brunes (le Quebec et le Nord-est américain), j'ai fini par dénicher la perle rare: un ruisseau clair comme de la vodka, alimenté par des sources, bourrés de truites farios sauvages, avec lesquelles je peux pratiquer la nymphe à vue, ma technique de prédilection.
Les petites brunes sont vives comme l'éclair, et les grosses ne se laissent pas conter d'histoires facilement. Telle cette vieille roublarde qui s'est saisie de ma nymphe après une demi-heure... et qui m'a démonté le 12/100 en 1 seconde sur un rush digne d'un bonefish. Elle devait bien faire 55 cm, celle-là.
Mais il y en a beaucoup d'autres qui ont honoré ma nymphe - et mérité la photo. En plus, il y aussi des arcs sauvages et des ombles de fontaine d'origine!
Certes, il n'y a pas beaucoup de pools et la crapahute est de rigueur entre les postes, mais c'est à peine à une heure de la maison et je ne croise jamais personne dans ce petit eldorado retiré du monde - qui me rappelle bien des rivières françaises à plusieurs égards. C'est bon pour la nostalgie, ça!
auteur : TM


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Gimån – Ombres géants

Le 20/06/2006 Gimån - Suède .|. Météo météao Corrèze (19)
Gimån – Ombres géants
Avoir pêcher la Gimån sur le parcours de Lars & Jennifer Olsson en Laponie Suédoise me condamnerait presque à la déception sur d’autres parcours à ombres si je ne me laissais pas gagner, à chaque fois, par l’émerveillement que me procure la pêche à la mouche. En effet, ce formidable parcours no kill est habité par les plus gros ombres qu’il m’a été permit de traquer.

La Gimån est une grande rivière aux courants profonds et puissants. Abordable en wading sur ce parcours, elle demande toutefois de la vigilance car son substrat est tourmenté et miné par de nombreux trous d’eau cernés par quelques zones praticables. Les eaux sont pures. Les roches granitiques offrent une bonne prise. D’énormes blocs accélèrent ça et là les courants et créent en aval des gours profonds habités par les plus gros poissons.

Le parcours est bordé d’une riche végétation forestière typique de ces contrées nordiques. Les castors laissent de nombreuses traces de leur passage. La faune sauvage, invisible le jour, est néanmoins très présente. Il ne doit pas être rare de pêcher le soir en compagnie d’un élan qui traverserait la rivière…

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J’ai pu pratiquer ce parcours essentiellement en mouche sèche malgrés les conditions délicates de la première journée : vent puissant et eaux encore un peu haute. Un bas de ligne monté avec une pointe en 16/100° est préconisé en raison de la taille et de la combativité exceptionnelle des poissons. Toutefois, en raison de refus sur cette taille de pointe, j’ai pratiqué avec un bas de ligne de 6 m terminé en 12/100°. J’ai provisoirement rangé les Klinkhammers et les grandes mouches en poils de cervidés pour pratiquer une pêche fine « à la française » sur les plus gros spécimens recherchés spécifiquement.

Les deux journées consacrées à ce parcours ont étés riches en péripéties et captures aussi, est-il délicat d’en faire un compte rendu qui ne ferait que survoler des moments particulièrement exaltants. J’ai donc choisi de relater le dernier coup de ligne qui fut aussi le plus beau et le plus intense de ceux qui m’ont pu être offerts lors de ce séjour.

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La seconde journée sur le no kill bénéficiait de conditions climatiques clémentes et agréables. Après avoir capturé plusieurs beaux poissons en aval du parcours, je décidais de voir s’il y avait encore plus gros. La veille, j’avais mesuré un des ombres avant de le remettre à l’eau. A plat, il atteignait 56 cm… Je me contentais désormais de photographier les plus gros poissons capturés dont la taille devait être comprise entre 50 et 55 cm.

Dans la poursuite de cette quête d’un poisson trophée, je décidais de passer la dernière partie de la soirée à l’amont du parcours. Cette zone est constituée de puissants rapides avec quelques fenêtres de vue sur zone profonde. Une de ces fenêtres semblait particulièrement propice à l’accueil d’un grand ombre. Elle formait comme un vaste œil dans la tourmente de la rivière. J’accédais au poste sur la rive adverse après avoir traversé le pont. Toutefois cette poche d’eau restait éloignée de la rive et, c’est dans un équilibre très précaire, armé d’une canne, que je parvenais à me placer de façon à permettre la dérive libre et souple qui seule permettrais de faire venir un poisson à ma mouche. J’optais pour un montage qui s’était avéré payant dans la journée : corps jaune sale cerclé de noir, CDC gris et légère collerette violine, hameçon barbless n° 16.

Je dépliais le long bas de ligne au dessus du courant pour un premier passage à l’entrée de la fenêtre. Ma position était bonne, pas de dragage. La mouche a dérivé de façon déliée. Je pouvais retenter un passage.

La majorité des prises ont été faites sur une mouche flottant haut sur l’eau. Elles n’en était que plus visibles, gage de confort visuel, confort bien éloigné des mouches utilisées sur les rivières comtoises que je fréquente… Je n’ai donc eu pas de mal à repérer la montée du poisson, ni le gobage franc qui a suivi. En premier, c’est un corps large et puissant surmonté d’une grande dorsale qui apparaît et se retourne. Ensuite, vient l’éclaboussure, la soie qui se tend puis le démarrage inexorable dans les eaux blanches qui explosent autour, le Dry Fly qui se dévide régulièrement, sans arrêt, les mains qui se crispent… J’en arrive à penser qu’il me faut réagir lorsque le backing n’est plus très loin de suivre. Aussi, je descend et je suis comme je peux. Deux mètres, cinq, dix… Je perçois une sensation sinistre, comme un crissement sur le bas de ligne. Je gagne de la soie mais la sensation augmente. L’ombre ne dévale plus. Il est bloqué mais il me semble ne pas avoir de contact avec lui.

Je comprends le déroulement de la situation lorsque je remarque le coude de la soie sur un énorme bloc au milieu d’un courant puissant… Le talon du bas de ligne crisse contre le rocher abrupt. Je suis toujours monté en 12 centième. L’ombre évolue dans la perturbation amont de l’obstacle. Je me risque dans le bouillon et décroche miraculeusement de l’emprise de la roche le fragile bas de ligne. Miracle, miracle, mais les jeux ne sont pas faits. Je suis en prise directe avec le poisson et le dresse désormais au plus serré : sur le bas de ligne. Je dévale avec lui. Je butte contre les blocs de granit. Je hurle tout en tentant de sauver la prise et peut être aussi d’éviter une chute mauvaise. Tout tourbillonne autour de moi. J’évite un mauvais trou mais mon genou se reçoit violemment sur un rocher.
Je franchis finalement la zone des rapides mais je suis complètement vidé. L’ombre n’a pas fini. Gatti étant accouru m’entend prononcé les pires injures adressées à un poisson. Il me crie de le rejoindre pour des photos. Je n’en suis hélas pas encore là. La tête me tourne. Je dois éviter encore un grand trou contre la berge avec cet ombre qui continue de dévaler et me reprend de la soie… Je crois que c’en est fini lorsque le scion de ma GLX se prend malheureusement dans une branche et m’attends au claquement du bas de ligne. J’ai dévalé pas loin de quatre cents mètres de rivière profonde et rapide. L’ombre est toujours là. Il force toujours, tête vers le bas, nageoires déployées. Mon épuisette chausse ma casquette. Je le vois désormais. Il est véritablement énorme, plus grand encore que tout ceux que j’ai pris ces deux derniers jours. Combien fait-il ? Il me paraît que l’ombre de 56 cm était en dessous. Ne serait-ce que par sa corpulence. Soixante centimètres ? Cela me paraît tellement incroyable que je ne me risque pas à pronostiquer.

Après quelques derniers sursauts, je parviens à glisser le poisson par la queue dans l’épuisette. Son corps occupe entièrement le filet. Il déborde de la raquette en bois. Gatti me crie de traverser pour les photos mais je reste un long moment hagard, au milieu de la rivière. Je ne contemple même pas l’énorme ombre, ni n’ai la préoccupation de le prendre en photo. La mouche pend désormais à l’extérieur de son museau qui ressemble à un bec d’oiseau. Nous récupérons chacun de notre coté. Moi, dressé dans le courant, lui, plaqué sur le filet.

L’ombre est parti. Il s’est retourné filant d’entre mes mains incertaines. Je ne l’ai pas photographié, ni mesuré. Seul reste le souvenir intense d’un coup de ligne merveilleux et puissant. Un geste de pêche qui m’a vidé de ma substance et aidé à porter toujours plus haut le défi que nous offre les plus beaux poissons.

D’autres images et commentaires prochainement sur mon blog (dont les photographies de quelques uns de ces ombres géants). Je remercie l’inénarrable et recommandable Gatti pour m’avoir permis la découverte de ce parcours remarquable.
auteur : Pierrick


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Nouvelles de la sioule vers chateauneuf

Le 20/06/2006 Sioule - Puy de Dôme (63) .|. Météo météao Puy de Dôme (63)
Nouvelles de la sioule vers chateauneuf
Bonjour a tous,
Quelques nouvelles de la sioule vers chateauneuf ou j'ai passé
une semaine de pêche du 06/06/06 au 13/06/06
le niveaux d'eau etait correct au début pour finir relativement
bas sur la fin du séjour avec des températures de plus en plus chaude. Donc pêche au départ sur toute la journée, puis sur la fin, plus sur le coup du soir, avec quelques belles prises (ombres et truites) tous remis à l'eau. Dans les courrants de bonne surprises dans la journée et en soirée. Ce séjour m'a également permis de participer à un alevinage de petites truites de 3 à 5 cm sur Chateauneuf, belle experience.
Pour résumé j'ai passé une belle semaine de pêche sur cette belle rivière qu'est la sioule.
au revoir amis pêcheur et bonne pêche a tous
auteur : bigone42


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Toujours aussi sympa

Le 21/06/2006 Estampon - Landes (40) .|. Météo météao Landes (40)
Toujours aussi sympa
Des nouvelles du sympatique parcours NK de Roquefort dans les Landes.
Nous y étions dimanche avec un collègue moucheur et nous nous somme comme d'habitude régalés sur ces poissons tantôt coopératifs, tantôt archis capricieux. Le niveau de l'eau était bon, pas trop bas, légèrement teintée.
Pas d'éclosion particulière mais des poissons très actifs sous l'eau mais aussi en surface certainement sur des chiros.
Pas mal de poissons pris, décrochés, une jolie casse retentissante sur une mémère visiblement habituée des lieux.
De quoi passer quelques heures à s'amuser en sèche ou NAV.
Encore bravo à l'AAPPMA du coin de nous offrir ce beau parcours.
auteur : babas


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En rentrant en provence

Le 21/06/2006 Espezonnette - Ardèche (07) .|. Météo météao Ardèche (07)
En rentrant en provence
Lundi 19/6/06, en rentrant en provence , je me suis arrêté sur l'espezonnette vers 11h;gobages fantastiques à tous les niveaux,belles et petites, courants ou lisses; cela n'a pas durer trés logtemps , mais assez pour se faire plaisir;
C'est une rivière assez exeptionnelle, difficile à pêcher ,car l'eau est d'une grande clarté et actuellement avec un étiage plutôt bas.
je remonte demain en haute loire, où les niveaux sont aussi bas ; température de l'eau l'aprés midi 20°.
A+PG
auteur : philippe gaschet


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Le Loiret Parcours mouche

Le 21/06/2006 Loiret - Loiret (45) .|. Météo météao Loiret (45)
Le Loiret Parcours mouche
Sortie au coup du soir sur le Loiret.

Ce parcours n'a rien à envier aux plus beaux secteur de la Dordogne ou de la Seine...pour les yeux au moins.

pour les prises on se contente de chevesnes, vandoises et parfois d'un ombre ou d'une truite...comme hier soir avec une arc. Une rescapé des lachés du secteur amont.

@+

Olivier
auteur : yéyé


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Barbless and bible black

Le 22/06/2006 Etang - Corrèze (19) .|. Météo météao Corrèze (19)
Barbless and bible black
Aujourd'hui ce sera une infidélité à la Dordogne. je quitte les vallées et direction "la Montagne", celle du Limousin si belle à la fin du printemps.
On y arrive et on sort la petite laine, il y a de l'air, de grosses fourmis des pins sur le sol comme dans une forêt lointaine d'ailleurs et le vent dans les branches.
Seul pour quelques heures sans aucun bruit technologique, mon luxe à moi.
L'eau est couleur de thé plusieurs milliers de fois infusée, on ne pêche pas à vue, plutôt à l'intuition; au poste, à la vue d'un mouvement dans les joncs ou mieux encore à l'écoute d'une chasse où un rotengle saute plusieurs fois droit devant, deux ou trois fois, le plus loin possible avec la mort aux fesses.
Derrière moi, dans les bottes d'ajoncs, ça vient de bouger; je lance mon bouchon bruyant orné de pattes jaunes et je regarde ses ondes s'éteindrent dans les herbettes. Une traction pour le rappel et c'est l'attaque, violente, sonore, qui ne me laisse que le remous et un fil coupé sans même avoir esquissé le moindre ferrage...
Un autre leurre ; un slider aux longues vibrisses, est fixé à la crinelle et propulsé un peu plus loin en eau libre. La soie de huit est si différente de la numéro quatre tout comme la canne si forte...
Une chasse sous les branches, dans cette crique miniature. Le leurre touche l'eau, une tirée, le mouvement d'eau dans sa direction, concentré je le suis, ça prend dans un gros remous , c'est au bout, ça tire et ça s'en va et c'est si bon... Un brochet à nouveau mais il se libère malgré la tension.
Le temps s'écoule dans le marais avec les grenouilles mâles qui se répondent.
Je lance mieux maintenant au bout d'une paire d'heures, de ce temps écoulé mais j'ai encore perdu un poisson, un black peut-être, le popper a été attaqué à l'arrêt à côté de cet aulne émergent. Tenu dix secondes, le temps qu'il garde la mouche dans ses mâchoires puis il a ouvert son four et plus rien. Je change et je monte un gros streamer, une bouchée de la taille d'un rotengle de 15 cm, qui palpite et bascule, tout vibrant de sa crinière jaune, lors des relâchers. Et à la récupération, je sens un coup de gueule.
Relance une nouvelle fois et en voilà un qui s'en est emparé, un tigre miniature de la tourbière, vite relâché dans l'eau si tiède.
Après c'est le calme plat pendant longtemps. Des chapelets de bulles éclatent groupés, ce sont les carpes à la ligne latérale si sensible qui prennent leur dîner.
Je refais la même bordure qu'à l'arrivée, un peu mécaniquement, je n'ai plus eu d'attaques depuis si longtemps, avec un beau popper, rouge avec de longs plumeaux à l'arrière. Il tombe derrière les joncs dans les flaques et à l'impact sur l'eau, ça réagit dans les touffes; le mouvement sous l'eau que j'attends quand il en sort, il y a si peu d'eau. Il cherche la proie, un gros gloup du leurre et il se retourne montrant son dos cuivré; il prend mais le fil est dans les herbes, je ne ferre pas assez bien, je le tiens une fraction de seconde avant qu'il n'ouvre la gueule et se libère... Un beau celui-là, il ne reviendra pas.
Que des petits pour aujourd'hui... les deux plus intéressants perdus et mon popper qui ne flotte pas à la surface et que je ne retrouverai pas...
C'était si bon cette incursion dans un monde de brutes miniatures.

auteur : christophe douziech


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15/10/2008-21:10:58
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