peche a la mouche

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Coups du soir

Le 17/06/2004 Gaves Pyrénéens - Pyrenées Atlantiques (64) .|. Météo météao Pyrenées Atlantiques (64)
Coups du soir
Ca fond toujours sur les gaves mais on voit presque le bout du tunnel. Le Saison est top nickel, les autres pas encore.
Semaine ponctuée de coups du soir tantot decevant tantot réussis, un peu sur tous les gaves.
Quelques beaux poissons vus, quelques beaux poissons pris, et d'autres ratés. C'est la loi du genre.

Si vous y allez ne vous attendez pas à voir des masses d'activité mais il y a des coups à faire. Le Saison, évidemment, semble être le meilleur choix (niveau idéal).

Il y a aussi des coups à prendre, ce soir je me suis assomé en heurtant un tronc qui trainait à hauteur de tête au bord de l'eau, ca m'a fait tout drole. Une petite 35 sur un sedge dans la foulée et j'etais de nouveau d'aplomb ;-)

Le meilleur reste à venir.
auteur : nico_p


Délabrement physique et mental

Le 20/06/2004 Nive - Pyrenées Atlantiques (64) .|. Météo météao Pyrenées Atlantiques (64)
Délabrement physique et mental
Nous vivons en ce moment les jours les plus longs de l'année, et je le ressens profondément dans mon corps et dans mes chairs. Chacun des derniers coups du soir a été pour moi l'occasion de vérifier que à la pêche, être en forme, ça compte.

Dormir 5 heures par nuit depuis un mois finit par être usant et je crois que je suis arrivé au point de rupture. Cela se traduit par une inefficacité chronique en action de pêche et par une dangereuse instabilité du pêcheur sur ses guiboles. Chaque pas est périlleux et chaque sortie se conclut par une lourde chutte sur les méchantes pierres qui jalonnent mes parcours préférés. Je ne suis plus qu'un hématome pêchant! Ajoutons à cela les waders complètement troués ...

Voila pour mes états d'âme du moment. Parlons pêche !

Rencontre avec Fred vendredi soir, mon alter égo posteur de news sur les Nives. Coup du soir sur un joli plat en amont d'Ossès. Pas mal de poissons dehors, mais on a réussi la performance assez étonnnante de ne pas en prendre un seul. Quelques casses et décrochés, pas mal de discussion, et le coup du soir était fini avant qu'on se rende compte qu'il ait vraiment commencé. Enfin Fred m'a montré un joli plat, et il a failli me présenter Germaine, une truite attablée en fin de lisse que j'ai été incapable de faire monter, mais qu'il a décroché par la suite ...

Le samedi les conditions étaient optimales. Plafond bas. Pas de vent. Bruine. Un rêve. Pourtant j'ai du attendre 14h avant de prendre mon premier poisson. Les choses se sont bien décantées par la suite et un nombre honorable de truites sont venues enrichir ma collection photo (il faudrait que je me dope à la vitamine C moi!!). Une grande pêche était réalisable ce samedi, mais je n'en avais plus les moyens. Coup du soir nul car la pluie a redoublé d'intensité au moment fatidique, transformant tout ca en pétard mouillé.

Retour à Pau hier soir en deux étapes, je dors 3 h en cours de route car sinon je me serais endormi au volant.

Conditions optimales sur les Nives ce dimanche, mais moi, désolé, je dors :)
auteur : nico_p


Pêcheurs de saumon

Le 20/06/2004 Gave d'Oloron - Pyrenées Atlantiques (64) .|. Météo météao Pyrenées Atlantiques (64)
Pêcheurs de saumon
Petite sortie pour se dégourdir les jambes après une matinée de sommeil bien mérité :-)

Il y a des pêcheurs de saumon dans tous les pools du Gave en ce moment. Il faut dire que la rivière est belle et qu'il doit être particulièrement plaisant d'y faire dériver une mouche dans l'espoir d'y prendre un grand poisson argenté. On les voit lancer sans relâche dans les mêmes courants, se relayant sur les mêmes postes pour faire les mêmes dérives que le précédent. Quelle abnégation !

En photo, l'un d'eux dans un pool en aval du pont de Préchacq.
auteur : nico_p


Mon aligator

Le 22/06/2004 Rivière - Pyrenées Atlantiques (64) .|. Météo météao Pyrenées Atlantiques (64)
Mon aligator
Il est 20h et l'eau est en train de redescendre. La petite éclusée qui a fait monter le Gave se dissipe maintenant. L'eau reste un petit peu mâchée par rapport à hier, mais tout parait possible ce soir. Je prépare d'ailleurs une pointe robuste, du 16%. Une bonne oreille de lièvre. Rêvons un peu.

D'ailleurs là bas, sous l'arbre, devant cette grande pierre plate qui forme un seuil, je crois qu'un poisson vient de gober. Mettons nous calmement en position. Il est si tôt ! La lumière sera idéale pour faire quelques photos de ce poisson, il n'y a qu'à le prendre. Quelques minutes passent mais rien ne bouge. Ah si, la revoila ! Petit gobage en plein courant. Quel joli poste ! Je la laisse s'installer gentiment. Il est 20h30, l'heure des résultats du loto. Tous les gagnants ont tenté leur chance, n'est ce pas ?

La première dérive ne suscite aucune réaction, la seconde non plus. Petit doute : c'est un peu gros le 16, non ? Elle regobe. Je relance. Elle monte. Je ferre. Je viens d'aggriper un super tanker. Deux ans que j'attendais de retoucher un tel poisson. Démarrage vers l'amont, sur les banquises. Elle change d'avis et fonce sur moi, plein aval. Elle est à mes pieds, nageant tranquillement en plein courant. C'est sans aucun doute la plus grosse truite que j'ai jamais tenu de ma vie, rivière et réservoir confondu. Quel poisson ! On dirait un petit crocodile, le dos vert piqueté d'énormes ocelles noires, les flancs plus clairs, les joues argentées. Elle se maintient ainsi pendant plusieurs secondes, une éternité. Puis, le fil se détend. Ma mouche s'est décrochée. Ce fut très doux. Amicalement, elle continua à nager à mes côtés, puis parti vers l'amont et je la perdis des yeux, ombre parmi les ombres.

Le niveau de la rivière remonta un peu et il fallu attendre quelques temps avant de revoir des poissons gober. J'avais du mal à pêcher et une banale petite 35 eut tout de même le coeur de venir jusquà ma main. Un autre poisson probablement assez gros fut également décroché sans que je sache vraiment comment il avait pris ma mouche.

Sur le trajet du retour la douce voie de Norah Jones m'arracha presque quelques larmes. A dans deux ans. Sun rise, sun rise ...
auteur : nico_p


A force ...

Le 24/06/2004 Gave d'Oloron - Pyrenées Atlantiques (64) .|. Météo météao Pyrenées Atlantiques (64)
A force ...
Hier soir : pêche avec Fred Miège de passage dans la région. Je l'emmène faire un petit peu de tourisme halieutique : couloir d'Orin, quelques coups célèbres et superbes. on a abandonné ses 3 amis sur le nokill d'Oloron car la pêche à plus de deux sur ce genre de coups, je fait un blocage.

On pêchouille un peu sur ces quelques spots visités "pour les yeux", j'ai même essayé sa canne au toc! Mais la pêche se fera ailleurs, sur un petit coup ou ca gobe pas mal en ce moment et ou j'espère parvenir à lui faire prendre une truite sympa en sèche.

Juste en aval il y a une bordure calme avec un gros poisson qui gobe tous les quart d'heure. Je fais quelques passages mais ce soir, je ne suis pas la pour moi, mais pour lui. Alors on marche dessus, jusqu'au secteur le plus facile à pêcher. Il est déjà tard quand on arrive mais il y a bien assez de lumière pour que je vois l'étonnement se dessiner sur le visage de Fred. OUAH !! Ca c'est du gobage hein ! Et ouais :-)

Bon, je suis content, elles sont fidèles au rendez vous. Je me transforme en ghillie : avance un peu, la, voila, encore, non plus à gauche. Lance. Bien ! Encore ! Prend ma canne je te change de mouche. Elles en veulent pas ? Reprend ta canne, recommence. Tant pis, change de truite. Il y en a une belle la bas dans le retour, mais elle est trop dur à faire, concentre toi sur celles de la veine d'eau centrale. Au bout de 2 ou 3 minutes j'ai le sentiment qu'il a fait quelques bonnes dérives mais ... pas de poisson. Et puis, le fil se tend, la canne se lève. Truite ! Tout se passe bien et le voila bientôt avec une jolie 35 entre les mains et une grande banane qui va d'une oreille à l'autre. Et moi aussi !

On reste là à discuter, je tente les derniers gobages qui se dissipent dans la nuit mais sans succès. Je ne pensais pas pouvoir être aussi content d'une bredouille.

Après, retour au camping et discussion jusqu'à ... très tard avec ses potes (qui n'ont pas pris grand chose à Oloron, probablement à cause des éclusées), du coup j'ai pas mis la news hier :-(

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Ce soir : pêche un peu sur le nokill d'Oloron en fin d'après midi. Peu d'activité mais je casse et décroche 3 beaux poissons qui gobaient vraiment très loin. Pas grave, ça aurait été du bonus. Petite éclusée au moment de mon départ (attention à ça ...).

Direction le poste d'hier, mais sur la rive d'en face. En effet, tout en aidant fred j'ai repéré un "putaing de parpaing" qui faisait des marmites grandes comme ça, en face.

Le problème sur cette foutue rivière, c'est que "en face", c'est pas facile à trouver. Car ce Gave, messieurs, on ne le traverse pas à gué. Surtout en ce moment. Il y a 3 ponts, espacés de plusieurs kilomètres. Et entre les deux, un maquis de ronce, de bosquets, de berges abruptes, de champs, de barbelés. Vouloir aller "en face" est donc une sacrée gageure. Mais je suis entêté.

En regardant la carte on voit des vagues chemins de terre, qui s'avèrent être parfois goudronnés. On les suit. On descend. On marche un peu. Voila les ronces. Le Gave est là, en dessous, mais ça n'est pas là ou on voulait aller, ce "en face" qui hier paraissait si proche ...

Ce soir pourtant, j'ai trouvé tout de suite. Guidé par ma bonne fée ou par un mauvais esprit, à vous de juger en lisant la suite. En descendant de voiture, je trouve tout de suite un chemin, et quand je vois le Gave, je suis "en face". Vraiment incroyable.

L'endroit est propice. La pente est raide. Le sol est mauvais et les arbres pourris. En bas, le Gave est superbe. Une banquise s'avance sur quelques mètres puis s’efface, laissant la place à un abysse insondable. Le piège est tendu et il va se refermer. Mécaniquement, je m'avance. Je scrute. Je me penche et je jauge la pente. Il y a 4 ou 5 mètres de dénivelé, ça parait jouable en se tenant aux arbres. J'ai fait pire, bien pire. Allons y ...

Et là, je la prend. La grosse. La grosse chute, la grosse chute qui fait mal, celle ou on compte ses membres une fois en bas. Celle ou on regarde en haut et on se dit "putain, j'étais la haut?". Celle ou on se demande ou sont passés les brins de sa canne, qu'on retrouve en tâtonnant dans les branches des arbustes qu'on a massacré en tombant. Celle, surtout, qui peut mettre un terme à une saison de pêche. Me suis je brûlé les ailes à vouloir voler trop haut, comme ces papillons qui jouent avec les halogènes?

La route est longue entre Navarrenx et Pau, surtout quand chaque changement de vitesse exige de manoeuvrer une cheville endolorie. L'attente aux urgences. Les néons, les magasines périmés sur les régimes d'été. La radio. Angoisse. Le verdict : "vous n'avez pas de fracture". Ouf, ça sera juste une grosse entorse, je m'en sors bien.

Il y a quelques coups ou on peut pêcher à pied sec ... il va falloir que je me penche sur la question ... puis, quand la douleur sera moins forte, peut être que l'attelle pourra passer dans les waders, non ? Je vous tiendrais au courant.
auteur : nico_p


Mon bilan

Le 11/07/2004 Espagne - Espagne .|. Météo météao Pyrenées Atlantiques (64)
Mon bilan
Après une semaine dans les Pyrénées espagnoles et arriégeoises voila un petit bilan.

L'Ariège est une jolie rivière, superbe même. Malheureusement EDF et les pêcheurs locaux semblent avoir décidé que la truite n'y était pas la bienvenue : éclusées et pleins paniers, triste spectacle ! Quelques poissons touchés quand même, 30 cm maxi. Même topo sur l'Oriège, avec des paysages encore plus beaux.

Côté espagnol le Sègre nous attendait, malheureusement c'est une rivière qui se teinte facilement dés qu'il pleut. Toute la semaine il nous a joué le "je monte-je baisse, je suis chocolat-je m'éclaircis". Il y a même eu de la neige en altitude, faisant perdre 4 degrés à l'eau (ca, on le sent vite quand on est sans waders comme c'était mon cas!). Au final on a découvert de jolis coins grâce à Christophe de Pastors mais on n'a pas pu profiter de la rivière car les conditions étaient vraiment trop mauvaises.

Du coup on s'est rabattu sur une rivière comme on en a des centaines en France. Centre ville, égouts, débit modeste (5 m de large), pollution, barrage en amont : marnage. Là, vous allez me dire : "Les pauvres, ils ont du se faire ch***". Et non. Pourquoi ? Car on est en Espagne, pas en France, et ici il y a des parcours nokill. Des parcours nokill controlés et respectés. Et ca, ca change tout.

La plupart des poissons présents sur ce parcours ont sans doute été lachés il y a quelques années mais, miracle, ils ne sont pas partis dans un congélateur. Du coup, ils sont dans la rivière. Ils ont grossi. Ils ont des nageoires et des robes superbes. Ils gobent, ils nymphent. Il faut pêcher assez fin pour les faire en journée. Une journée la bas est à mon avis supérieure au meilleur des réservoirs français à XXX euros (je parle de la qualité de la pêche et des poissons). Pourtant, c'est un parcours public : license nationale + permis de 6 euros par jour. Et oui.

Hélas, jamais un parcours comme celui la ne pourra exister en France. Il y a bien quelques tentatives en Corrèze et ailleurs, mais chez nous, une bonne truite est une truite morte! Alors les poissons lâchés ne grossiront jamais. Les nageoires ne repousseront pas. Et on continuera à gueuler contre tous les maux du monde, alors que c'est bien nous, nous les pêcheurs, qui par nos prélèvements rendons ce type de parcours impossible en France.

Comprenez moi bien. Je ne souhaite pas que toutes nos rivières se transforment en parcours peuplés de poissons plus ou moins issus de pisciculture. Mais pour les poissons sauvages, la problématique est presque la même. Et quand on voit tous les gugus portant panier sur nos superbes rivières comme le gave de Pau, et bien on se dit qu'en France, on aime bien marcher sur la tête !

Merci à Christophe pour l'accueil, à Fred pour l'initiation à la caméra, à TJB pour le passage éclair, à Olivier pour les petits coins sur l'Ariège (et la charlotte aux fraises!), et à Jean Yves pour tout le reste
auteur : nico_p


Retrouvailles

Le 14/07/2004 Gave d'Aspe - Pyrenées Atlantiques (64) .|. Météo météao Pyrenées Atlantiques (64)
Retrouvailles
Il est 13h et le soleil innonde la plaine du Béarn. J'ai déja lu tous mes mails mais il y a une belle étape du tour de France. De quoi meubler l'après midi? Je me laisse un peu endormir par la petite lucarne magique mais il fait décidément trop beau. Sortons ! La cheville va un peu mieux, alors allons voir ce que ca donne. Direction Oloron et son nokill, garantie de poissons ... pas forcément faciles. Il faut que j'inaugure dignement mon nouveau moulinet, l'ancien ATH de boulbag.

Le niveau est très bas mais une éclusée vient vite me rappeler qu'on est au pays d'Electricité De France. Une petite demi heure et on est de nouveau à l'étiage. De beaux poissons se mettent à gober au milieu du lisse. Pour les atteindre je suis obligé de me mouiller, bien au dela de la limite fatidique de l'entre jambe (je ne peux pas enfiler mon wader). Heureusement il fait chaud et l'eau du Gave affiche 15 degrés, bien assez pour faire trempette.

Avec de l'eau presque sous les aisselles je suis idéalement placé pour pêcher ces poissons, mais ca n'est pas très confortable. Après quelques ajustements dans mon bas de ligne je prend enfin une truite, une belle sauvage d'un peu plus de 40 cm. Les autres sont décidément trop difficiles, d'autant que le vent s'emmêle ... je sort pour me réchauffer un peu. Quelques tacons par ci par là, puis, vers 17h, des gobages partout : des fourmis !

Evidemment, j'en ai dans la boite, mais elles n'ont hélas aucun succès et je regarde les plus belles truites du parcours gober sans avoir le moindre espoir de capture. Mes modèles ont des ailes assez courtes tandis que les insectes présents ont de longues ailes grises un peu opaques. On dirait presque des petites perles, mais ce sont bien des fourmis. La retombée passée je décroche quelques poissons intéressant. Vient enfin le coup du soir. Aucune activité, pas la moindre mouche. Elles devaient regarder le feu d'artifice ou les illuminations.
auteur : nico_p


Pourri !

Le 17/07/2004 Gave d'Aspe - Pyrenées Atlantiques (64) .|. Météo météao Pyrenées Atlantiques (64)
Pourri !
Pêche toute l'après midi sur le nokill d'Oloron. Temps lourd couvert mais pas de pluie. Aucune mouche, très peu d'activité hormis quelques truites quasi impossibles sur un grand lisse. Pas de fourmi aujourd'hui, donc mes mouches spécialement préparées sont restées dans la boite. Quelques poissons touchés quand meme, mais vraiment très très très difficile.

Ajoutons a cela une eclusée made in EDF + le passage de plusieurs convois de rafteurs et ca vous donne une sortie à oublier d'urgence !

Petite anecdote : j'avais décidé de mettre de très vieux waders troués plutot que d'y aller sans rien. Bilan, ils se sont remplis d'eau et je n'arrivait plus à en sortir (effet ventouse). Résulat : j'ai du les trucider au Laguiole pour m'en extraire sans me bousiller complètement la cheville. Etape 1 : separer la botte du reste du wader. Etape 2 : ouvrir la botte au couteau. Je vous dis pas la tête des gens qui me regardaient faire sur le parking :mdr

Je ne suis meme pas resté faire le coup du soir !
auteur : nico_p


Etiage

Le 26/07/2004 Nive - Pyrenées Atlantiques (64) .|. Météo météao Pyrenées Atlantiques (64)
Etiage
Ce samedi, je bouge! Direction les Nives après plus d'un moi d'infidélité. Je suis sur que je leur manque.

Premier constat sur place : on est bel et bien en été : il y a très peu d'eau, et elle n'est pas très claire, un peu verte, probablement à cause des orages qui ont du s'abattre sur le pays basque récemment.

Petite tentative sur la grande Nive : l'eau est à 23 degrés. Hum, ca fait beaucoup ca. Direction la Nive des Aldudes : plus haut dans le bassin l'eau sera plus fraiche. C'est effectivement le cas et je tombe même sur une belle petite troupe de truites attablées en surface en plein soleil sur un lisse. Beaucoup de refus en sèche, très tatillones en NAV : elles viennent voir mais la bouche ne s'ouvre pas. C'est l'échec, du coup : petite sieste.

Coup du soir sur les mêmes secteurs dans des parties un peu plus courantes. Eclosion insignifiante, un peu d'activité et quelques riquettes se jettent sur mes mouches. Déception!

Nuit au pied du col d'Osquich pour y voir le lever du soleil, mais mon rendez vous du dimanche est trop tôt et il fait encore nuit noire quand je quitte les lieux.
auteur : nico_p


Life is good

Le 26/07/2004 Gave d'Oloron - Pyrenées Atlantiques (64) .|. Météo météao Pyrenées Atlantiques (64)
Life is good
Rendez vous était fixé à 6h au camping d'Aren. Et oui, les gens de l'Est ont l'habitude de se lever tôt pour traquer les totches! J'arrive à 6h10 et fredleray m'attend dans sa voiture. Politesses habituelles puis on part à la pêche.

On va aller voir mon aligator. Hélas le niveau du Gave est très bas en ce moment et je ne reconnais plus rien. Là ou ma truite trophée nageait il y a seulement un mois l'eau a laissé place à de l'air et de la mousse. La mécanique des fluides a ses mystères, mais la magie du Gave fait que le coup reste magnifique, et les courants qui m'avaient paru trop violent sont aujourd'hui somptueux, tirant juste assez, léchant les banquises. Il y a là des barres de rocher dressées face à la rivière, résistant à son flot et fendant le courant en autant de petits chenaux qui sont chacun la promesse d'une grande truite.

Ce matin pourtant la réalité est tout autre et nous peinons à débusquer le moindre poisson. Le ciel est couvert, rendant hypothétique tout repérage visuel des totoches. De toute façon j'ai oublié mes polarisantes !

J'avance cahin caha sur les barres calcaires et là, juste devant, je fais fuir un poisson. C'est idiot, j'aurais du laisser fred passer devant car il a l'oeil plus averti .. et de bonnes lunettes! Tant pis. Un petit gobage dans le calme, dans la veine où se concentrent les bulles. Pas de succès.

Au fond de l'eau, un petit saumon posé au fond, ou bien une truite ? Une nymphe est expédiée et le poisson s'enfuit!

On arrive à la fin du secteur et devant nous se dresse un obstacle qui m'avait toujours paru infranchissable. Mais avec ce niveau d'eau les perspectives changent et nous voila au dessus. Obstacle franchit. Le rêve, car au dessus c'est magnifique, un des endroits qui me faisaient rêver mais que j'avais finalement renoncé à atteindre. Un petit gobage que j'attaque très maladroitement, une truite qui s'enfuit, et c'est tout. On rentre en passant par Oloron, il faut que je montre le nokill à fred.

Déjeuner au camping d'Aren avec toute une petite troupe de saumoniers. Microcosme protéiforme. D'incroyables pêcheurs, jeunes, vieux, motivés, blasés, réservés, expansifs. Mais tous, TOUS, complètement fous. Fous de saumon. Il y a la notamment JJ35, le pere de fred, qui s'avèrera être encore plus dingue que ce que j'avais envisagé. Un sacré bonhomme!

Le déjeuner s'éternise avec force boissons, digestifs, et on parle Pêche jusqu'à 17h bien sonnées. Passionant, et bon esprit. La confrérie des saumonniers du Gave est une vraie famille. Et en plus, certains pêchent la truite et (la boisson aidant) ils ne sont pas avares de conseils pourvu que l'interlocuteur soit propre (nokill, etc.).

Nous repartons en chasse avec fred, laissant JJ et son compère Bernard au camping. Peut être prendront ils un saumon ce soir ?

On arrive sur une bordure un peu spéciale. Le soleil tape encore sur l'eau mais ses rayons sont déja obliques. On voit cependant parfaitement le fond, ainsi que deux très belles truites. Je me poste pour leur lancer une nymphe à l'arbalette mais elles détalent avant même que la muoche ait touché l'eau. Direction : le coup de ce matin.

On tire à la courte paille et c'est fred qui attaque le premier poisson, une truite pas bien grosse qui lui coulera sa mouche trois fois sur un joli poste. C'est mon tour et on repère un gros poisson qui gobe en tournant dans une morte. Pas évident. Approche correcte, elle regobe, poser à peu près ou il faut ... et plus rien. Elles sont fines !

On franchit de nouveau la partie délicate et nous voila à pied d'oeuvre sur le secteur qui me faisait rêver. Le soleil se cache et une lumière rouge incendie la rivière. Voila des gobages. C'est mon tour alors je me fais mousse et je me glisse contre les cailloux, faisant corps avec le calcaire. Une fois en place j'ai devant les yeux un spectacle rare. Il y a la cinq ou six truites énormes qui gobent. J'appelle fred qui était resté en retrait et qui ne pouvait profiter de la scène, masqué par un des blocs de pierre. Fébrile, je fais plusieurs passages complètement ratés. Fred essaie à son tour, mais on est comme des gosses, incapables de lancer correctement sur ces poissons faramineux qui gobent sans retenue, faisant sortir le bec, le dos et la queue. Je me calme un peu et mon spent est englouti par un des poissons. Valoutch! Elle descend vers moi et je la sens bien, elle est très bien piquée. Une truite dans la gamme des "plus de 50 presque 60". Un bébé aligator, mais un poisson rare. Elle est à 2 mètres de moi et je prépare l'épuisette mais elle remonte la veine, en force, vers les arbres charriés par la crue du printemps. Je la bride, bride, bride, bride. Elle nage, nage, nage, nage. Et le fil casse. C'est costaud pourtant le 14%.

Toutes les autres se sont calmées et il reste des poissons plus modestes à attaquer mais on n'a pas la tête à ca. On prépare le coup pour demain soir, jouant les bucherons en pleine nuit, travaux d'Hercule, déblayant les grands arbres qui rendent impossible la capture de ces poissons géants.

Un peu plus haut un poisson s'obstine à faire de petits gobages en bordure. C'est le tour de fred mais il n'y croit pas trop alors je tente avec un sedge. Je suis très imprécis, je m'approche un peu et au premier passage digne de ce nom elle prend. Ferrage ... dzzzzzz ! C'est joli dis donc! Moi qui voulait tester un peu l'ATH de boulbag je suis servit. A vue de nez elle fait 42-43, estimation confirmée au centimètre près par le mètre de fred. Plus de pile dans l'APN mais un petit bisoux et elle repart.

Relâchez vos rêves.

NB : la maturité sexuelle de la truite fario est atteinte à 45 cm sur le Gave d'Oloron. Merci d'avoir la décence de remettre à l'eau les poissons imatures conformément à l'esprit de la loi pêche. La maille officielle est à 30 cm.
auteur : nico_p



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29/08/2008-19:08:24
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