Matériel

Cannes combo : L’expérience de Claude Ridoire

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J’ai pris connaissance avec un réel intérêt des communications relatives à la naissance d’une canne Combo à une et deux mains. Devant un tel partage, j’ai appelé Patrick pour lui demander un essai de « l’outil » et l’envie de vous communiquer mon expérience en la matière m’est venue dans l’attente de l’essayer.

Canne à deux mains : Les différents lancers

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Dernière vidéo de la série (tout au moins pour l’instant…). Claude Ridoire y détaille les trois types de lancers que l’on peut utiliser en pêchant avec une canne à 2 mains : Double Spey Cast, Snap T et lancer Overhead sont montrés et expliqués.

Comment se constituer une boîte à mouche cohérente?

pêche à la mouche

Une bonne boîte, pourquoi faire ?

Quand on est au bord de l’eau, il n’y a rien de plus agaçant que d’être face à une boîte incomplète ou mal organisée. Face à l’activité alimentaire du poisson le pêcheur est alors désorienté, il perd du temps et finalement s’énerve et fait le mauvais choix. Pêchant alors avec un leurre qu’il n’a pas choisi que par défaut, il n’a pas confiance en son leurre et c’est tout le dérooulement de la pêche qui s’en trouve affecté : il ratera les poissons qu’il fera monter, ou cassera sur un ferrage trop brutal (car surpris de l’efficacité d’une mouche qui ne lui inspire pas confiance) et sera fianlement amené à changer de mouche indéfiniment, chaque changement l’agaçant d’avantage et raccourcissant la pointe de son bas de ligne qu’il devra bientôt refaire…le cauchemard.

Lords of Rivers

Un nouveau fly shop, cela intéresse forcément les moucheurs. Quand les deux associés sont des mordus de pêche à la mouche, qu’ils présentent des produits “classiques” mais veulent aussi proposer ce que l’on “ne trouve pas ailleurs” en fly-tying, cela attise un peu plus la curiosité de Gobages. Si j’ajoute que le site est ponctué de magnifiques photos, alors là, ça vaut une rencontre.

Thibault vous présente Lords of Rivers .

Catalogue JMC 2018

Le catalogue JMC 2018 est disponible pour consultation sur le site http://www.mouchesdecharette.com/ ou simplement ci-dessous. pour le voir plein écran cliquez au milieu du catalogue.

Bonne lecture

LA SAGA DU BAMBOU REFENDU ….. 2/8 Le dressage, l’ébauche, la trempe

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Bonjour à tous et, une nouvelle fois, meilleurs voeux halieutiques !
Peut-être pensiez-vous que j’allais vous abandonner avec la saga du bambou ?
Que nenni. Un simple petit retard à la publication en raison d’un “embouteillage” bien compréhensible en ce début d’année.
Maintenant que les baguettes refendues se sont suffisamment reposées, nous allons pouvoir rentrer dans le vif du sujet.

LE DRESSAGE DES BAGUETTES

Cette phase relativement rébarbative est primordiale. Elle ne doit en aucun cas être bâclée. Elle permet d’une part de redresser et dévriller les baguettes qui se sont déformées en raison des multiples contraintes libérées au moment de la refente et d’autre part de faire disparaître les « bourrelets » produits par les noeuds du bambou.

L’arasement de ces bourrelets se fait au moyen d’une lime, tout en prenant bien soin de préserver le plus possible la cuticule.

Quant au dressage, il est effectué “à chaud” avec un décaper thermique, en faisant en sorte de ne pas brûler la surface des baguettes.

Le dressage d’une seule baguette demande environ … une vingtaine de minutes.

L'EBAUCHE DES BAGUETTES

Cette opération a pour but de transformer la section rectangulaire des baguettes refendues en section isocèle à profil constant. La dégressivité du profil sera réalisée ultérieurement avec le gabarit de finition.

L’ébauche est accomplie en 3 étapes ( 1 à 3 sur le schéma ci-dessous ) au moyen d’un rabot et d’un gabarit rudimentaire en bois dur dans lequel des rainures de différentes sections ont été usinées afin d’amener progressivement les baguettes au profil isocèle.

La cuticule (face externe du bambou) doit impérativement être préservée lors de cette opération.

LA TREMPE OU CHAUFFE

Comme il est pratiqué pour certaines essences de bois Européens, un passage prolongé dans un four permet aux baguettes qui vont composer la future canne d’acquérir un surcroit de résistance, mais également de perdre une part importante de l’eau qu’elles contiennent.

Ce traitement est effectué entre 180 et 210 °, pendant une durée de 15 à 20 minutes.

A l’issu du cycle de trempe, les baguettes ont perdu environ 7 % de leur poids.


La machine que j’ai conçue combine deux mouvements destinés à obtenir une répartition adéquate de la chaleur et une parfaite homogénéité du traitement.

Un premier moteur imprime aux baguettes un mouvement de rotation et un second fait avancer le four autour du bambou par l’intermédiaire d’une crémaillère. Une sonde thermostatique insérée à l’intérieur du four pilote la résistance.

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Afin d’éviter qu’elles soient déformées pendant cette opération, les six baguettes sont assemblées entre elles et maintenues au moyen d’un fil de fer fin, ou cordon résistant aux hautes températures.

Ce four  est relativement complexe mais une telle construction n’est pas indispensable pour obtenir un résultat correct.
L’outillage le plus répandu, relativement simple à fabriquer, consiste à utiliser un tube dans lequel l’air chaud est injecté au moyen d’un décapeur thermique.
 Prochain épisode, le 23 janvier 2017 : 3/8 La mise au profil, l’alvéolage.  

Nœuds de pêche à la mouche

Les nœuds de pêche à la mouche sont nombreux, chacun a sa petite préférence et trouve satisfaction dans une sélection en laquelle il a confiance.

Cette page vous présente les quatre noeuds suivants:

  • Le nœud aiguille
  • Le double aiguille
  • Le double albright
  • Le nœud de chaise

Le “Bamboo Journal” n° 02 vient de sortir

Il s’agit d’une revue, au format PDF, quadrimestrielle, et gratuite. Elle est pour l’instant disponible en italien et en anglais. Nos amis italiens nous ont invité à participer au “Bamboo Journal”.

Espacement des anneaux : l’exemple Loomis

Ci-dessous les tableaux d’espacement des anneaux pour la gamme Loomis des années 2000 environ.Chaque marque est évidemment un peu différente mais ca peut toujours vous servir de référence.

Retour d’expérience utilisation GoPro et accessoires

J’ai utilisé depuis quelques mois la GoPro ainsi que quelques accessoires achetés par l’association Gobages.

LA SAGA DU BAMBOU REFENDU ….. 3/8 La mise au profil, l’alvéolage

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MISE AU PROFIL DES BAGUETTES

Cette phase est sans aucun doute la plus palpitante. Outre le fait que son aboutissement permet de deviner les « formes » de la future canne, elle comprend également la fabrication d’un outillage qui est la clé de voute de la grande aventure du bambou refendu : le gabarit de finition. Cet outil est constitué de deux profilés rectangulaires en acier juxtaposés et reliés entre eux, mais de façon réglable.

Tous les 10 cm sont positionnées une ( ou deux ) goupilles assurant un guidage entre les deux parties du gabarit, ainsi que deux vis; la première rapproche les barres d’acier et la seconde les éloigne. Au plan de joint de l’outillage sont pratiqués deux chanfreins dégressifs à 30° sur chacune des arêtes afin d’obtenir une rainure en « V » de section isocèle.

Ci-dessous, le gabarit en cours d’usinage :

 

L’outil servant à réaliser les chanfreins sur le gabarit est constitué d’un support en bois sous lequel est fixée une lime douce isocèle dépassant de 6 mm environ.

L’usinage du chanfrein sur les barres écartées en sifflet est une opération fastidieuse qui demande 5 à 6 heures de travail (tendinite assurée).

Ci-dessous, le gabarit est enfin achevé.

Le travail de mise au profil des baguettes peut commencer. La première opération consiste à procéder au réglage du gabarit. Celui-ci est réalisé tous les 10 cm au moyen d’une jauge de profondeur ( comparateur ) et des vis de réglage qui permettent d’éloigner ou rapprocher les 2 barres jusqu’à obtenir l’écartement et la profondeur requis.

Ces différentes côtes de profondeur sont données par l’abaque correspondant au profil de la canne choisie. Ces données s’échangent entre passionnés et proviennent pour la plupart des « grands maitres » (Garrisson, Gillum, Payne, Brunner, etc), ou des firmes ancestrales (Pezon et Michel, Hardy, Thomas, etc).

Certains constructeurs conçoivent eux-mêmes leurs profils ou adaptations de profil, mais cela requiert des connaissances techniques de très haute volée.

La « mise à la côte » des ébauches est réalisée au moyen d’un rabot, lime ou racloir, jusqu’à l’affleurement du gabarit. Cette opération se fait en avançant progressivement la baguette dans la rainure de l’outillage, tout en alternant la coupe sur les 2 faces internes du bambou. La cuticule, préservée le plus longtemps possible, est simplement arasée sur quelques centièmes de mm lorsque le profil est sur le point d’être atteint.

L’ALVEOLAGE

L’inconvénient majeur des cannes en bambou refendu reste leur poids relativement élevé (environ 30 % supérieur à celui des cannes en carbone). Ceci a bien sur une incidence directe sur le moment d’inertie de la canne, lequel lui confère une importante souplesse. Il en résulte une action parabolique propre à une majorité de cannes en bambou refendu.

La technique d’alvéolage consiste à alléger la future canne en éliminant le bambou superflu. Par bonheur, cette matière qui est en fait la partie interne et peu résistante du tronc de bambou se trouve sur la face cachée et non fonctionnelle de chaque baguette.

Cette matière peut donc être éliminée sans aucun état d’âme au moyen d’une lime ou racloir, mais de façon partielle en ménageant une « cloison » tous les 5 à 8 cm afin d’éviter que l’ouvrage s’ovalise à l’usage.

Le gain de poids obtenu par la technique d’alvéolage peut approcher 10 % du poids total de la canne.

Ci-dessous les 42 brins alvéolés d’une canne à tenkara.

 Prochain épisode, le 6 février 2017 : 4/8 Le collage, la finition du blank.  

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