LA SAGA DU BAMBOU REFENDU ….. 5/6 Les anneaux, la poignée, le porte-moulinet

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LES ANNEAUX

Lors de la fabrication des premières cannes, ces accessoires peuvent être achetés dans le commerce. Ils sont néanmoins assez faciles à fabriquer au moyen d’un petit outillage destiné à mettre en forme des fils en acier inoxydables. Ces anneaux, serpentiformes pour la plupart, sont fixés sur la canne au moyen d’une soie, assez proche de celles utilisées pour le montage des mouches.

Les ligatures ainsi constituées sont ensuite protégées par une résine bi-composant. Celle-ci est appliquée pendant que la canne est entrainée en rotation sur un banc jusqu’au séchage complet ( environ 24 heures ).

Il est beaucoup plus complexe de réaliser soi-même l’anneau de départ dont la bague est taillée dans une tranche d’agate et ajustée sur un support en fil de maillechort. La diversité colorimétrique des agates et la beauté de leur veinage permettent de réaliser de véritables petits bijoux qui vont contribuer à parfaire le caractère unique de chaque refendu.

Il faut toutefois faire preuve d’une certaine persévérance car l’usinage et le polissage d’un anneau en agate demande 4 à 6 heures de travail, auxquelles se rajoutent celles nécessaires à la mise en forme et au soudage de l’armature.

 


CONFECTION DE LA POIGNEE

La matière première, le liège, provient majoritairement du Portugal et doit être de très bonne facture. Différentes qualités peuvent être approvisionnées mais il serait dommage de ne pas sélectionner la meilleure ( top flor ).

La confection de la poignée est relativement simple. La première étape consiste à assembler la quantité adéquate de rondelles de liège et la solidariser au moyen d’une colle polyuréthane.

Les rondelles préalablement encollées sont ensuite enfilées sur une tige filetée et mises en pression au moyen de 2 écrous de serrage.

Et un kebab, un !!!

Après un temps de séchage minimal de 24 heures, l’ensemble tige filetée et rondelles est positionné sur la perceuse ou le tour et mis en forme par ponçage au moyen d’une lime à grosses piqures, puis de papiers abrasifs.

Quel plaisir de voir la poignée prendre progressivement sa forme définitive en dégageant une très agréable odeur de liège !


REALISATION DU PORTE-MOULINET

Pour ceux qui tiennent absolument à le réaliser eux-mêmes ( on peut en trouver facilement dans le commerce ), un petit tour à métaux me semble indispensable surtout dans le cas où l’on opte pour un blocage du moulinet par vissage.

La fabrication d’un porte moulinet passe par de multiples phases passionnantes qui permettent de laisser libre cours à l’imagination dans le but de personnaliser à sa guise son ouvrage.

Pour les parties en bois, il est facile de trouver dans le commerce des petits carrelets…

… bois de rose, palissandre, ébène, amourette, sycomore, benjoin et bien d’autres essences qui, une fois usinées, polies et lustrées donnent un fabuleux cachet à la canne.

Dernier épisode, le 6 mars 2017 : 6/6 Conclusions, quelques réalisations.