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Etang Rénier : AEC, brochet et rencontre

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1ère sortie de la saison au réservoir fédéral de la Haute-Vienne, celui-ci ayant été longtemps fermé pour une éventuelle vidange (qui ne viendra pas à cause de la sécheresse) en compagnie de Pat87.

La météo n’est pas au top mais l’envie de pêcher est la plus forte. De plus, nous avons rendez-vous avec François un expatrié en Bretagne 😉 qui profite des fêtes de fin d’année pour faire le plein d’air du Pays.

Cela fait 3 ou 4 fois que “l’on se rate”, nous sommes bien décidés tous les deux à faire connaissance.

Arrivée en milieu de matinée, on attend François en buvant un café car il ne fait vraiment pas chaud.

On se quittera dans l’après-midi autour d’un dernier café en se donnant rendez-vous pour une prochaine sortie, réservoir ou ombres selon la saison.

Et entre les deux cafés ? Comme prévu, pas d’activité sur le plan d’eau. Néanmoins, je ne me plains pas avec un beau brochet (80+), en 20 centièmes, coup de bol, il était piqué juste au bord de la gueule, son cousin m’avait coupé le fil net un petit peu plus tôt et une belle arc en ciel.

On y reviendra début 2019, quand la nouvelle carte de pêche sera achetée avec toujours l’espoir de cette grosse touche lourde si caractéristique qui annonce le gros broc.

 

Patrick

 

Et soudain le vent s’est arrêté.

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C’est en fin de matinée que le vent c’est levé  Un vent régulier d’ouest, la direction la plus défavorable sur la Dordogne.

Lorsque j’arrive au bord de l’eau ce samedi vers 14h15 la surface est ridée. Malgré l’absence de mouches, quelques ronds éclaboussent la surface. À 5 m du bord, un beau gobage régulier laisse entrevoir un étandard rouge. Vu les conditions, sans cela, je serai sans doute reparti.

À cette saison tout est plus compliqué. S’habiller demande  plus de temps, plus d’efforts. Il faut enfiler plus de couches, soigner les jointures car l’eau froide cherche le moindre bout de peau pour y planter ses serres froides. Faire des nœuds est plus délicat avec des doigts gours. Et les efforts fournis pour lutter contre le froid finissent par peser sur la performance en action de pêche.

Malgré une approche délicate et des dérives aussi soignées que possible malgré le vent, le poisson du bord s’est déplacé de 20 m vers le centre de la rivière dès les premiers lancers. Il fait toujours de jolies bassines. Je m’avance pour l’attaquer et il ressort 25 m plus bas. Incroyable, c’est un truc de fou. Il va me faire tourner en bourrique. Il gobe toujours à la limite des lancers mais avec le vent, impossible de faire une dérive correcte. Il connaît la musique.

Il va falloir ruser. Vu qu’il réagit au bruit de mes déplacements et de mes arrachés je vais arrêter de le pêcher, graisser mon bas de ligne et attendre qu’il repasse à portée. Selon toute vraisemblance, quand il va reprendre confiance, il va vouloir revenir vers son poste d’origine à 5 m du bord. Il devrait passer juste devant moi.

Les mouches commencent à défiler mais le vent turbulent ne va pas rendre les lancers faciles. Comme prévu  au bout de quelques minutes, l’ombre prend le chemin du retour. Il est désormais à une quinzaine de mètres trois quarts aval. Premier lancer plein fer il va prendre… maintenant. Heu non. Deuxième dérive, rien. Il bouge un peu mais je suis dessus. Il prend toutes les mouches qui passent mais pas la mienne. Il faut changer de modèle. Pour le décider et qu’il repère mieux ma mouche, j’en choisis une plus fournie sans changer la taille de l’hameçon. Mais le poisson ne fait aucun effort pour la prendre. Il va falloir la lui poser dans la bouche. Calcul du rythme, posé sur le nez : pendu. Avec ce vent et des poissons aussi tendus du string, l’après midi va être compliqué.

Comme un pêcheur vient d’arriver sur le poste, je décide de migrer vers l’amont. Avec l’arrivée d’une averse, le vent redouble. En raison de la hausse du débit, les poissons se sont rapprochés du bord. La moitié du spot est moins sensible aux rafales  Les poissons sont à portée mais il faut de nombreuses dérives pour les décider à monter. C’est galère.

Puis soudain  le vent s’est arrêté. J’ai réussi à enfiler mon 12 centièmes dans le minuscule œillet de l’imitation en 22 plus conforme à la taille des insectes présents sur l’eau, et la musique a changé. À chaque dérive correcte, souvent la première, les ombres dauphins sortaient la moitié du dos pour prendre le petit point blanc attaché à la pointe de mon bas de ligne. Autant tout à l’heure, il fallait leur mettre la mouche dans la gueule ; ce qui n’est pas simple sur des poissons mobiles, autant maintenant, ils n’hésitent pas à monter même si la veine de la dérive est approximative.

Comme touché par la grâce, affûté par un automne de pêche, je profite pleinement de ce moment rare de bénéficier de très bonnes conditions de pêche mi décembre. L’œil fixe le point où doit se poser la mouche et la mouche arrive au centimètre près. Puis sans réfléchir, le bras se tend pour assurer la prise. La Dordogne ressemble à une mer d’huile. Une petite bruine encourage les mouches à émerger. De ci delà, des nez crèvent la surface. Le plus dur est d’approcher sans faire se dérober les poissons. Avec la petite mouche, le reste est une formalité.

Les poissons sont combatifs, gras mais portent parfois les stigmates d’une rencontre avec un autre pêcheur.

Puis j’ai entre aperçu cette queue bleue une bonne cinquantaine de centimètres derrière le nez à l’origine du gobage qui venait de crever la surface. C’était lui, LE poisson pour lequel on fait tous ces efforts ; il était là, à portée de canne, idéalement positionné. En d’autres temps mon bras aurait tremblé mais aujourd’hui, il ne pouvait rien m’arriver.

Quand il a senti le fer, le poisson est parti vers le centre du lit en donnant des coups de tête. Je lui ai donné de la soie. En travers du courant ces coups lourds me confirmaient qu’il s’agissait bien DU poisson. Petit à petit  je l’ai ramené, à rentrer la soie dans les anneaux mais il a redémarré. Un instant, au moment où un noeud s’est bloqué dans un anneau, j’ai pensé le perdre. Mais la soie a fini par sortir, permettant au poisson de regagner le large.

À reculons, je l’ai tracté en douceur vers la plage. Puis il est monté en surface pour tourner sur lui même envoyant ses reflets bleus dans toutes les directions. Il s’est calmé, et s’est tourné en travers dans les 30 cm d’eau plate dans laquelle je l’avais trainé me laissant entrevoir des mensurations hors norme  Puis, il s’est décroché.

Le vide de la terre entière a alors envahi mon corps. Si près du but et si loin à la fois. Plus rien ne peut alors avoir d’importance. Ni les gobages encore présents en nombre, ni la dizaine d’ombres pris en une heure et demi : rien ne peut combler ce vide.

J’ai donc rembobiné ma soie et j’ai regagné la voiture. Ce poisson a gagné sa place dans mon musée des poissons échappés. Ceux que je regretterai toute ma vie de ne pas avoir pu prendre en photo. Il trône aux côtés d’un bull géant perdu sur la wigwam et d’un saumon décroché dans le nokill de Beaulieu.

Mais quand le vent s’arrête, ça change tout.

Fred

Broc en stock

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Bonjour,

La cinquième fois fut la bonne. Aborder un nouveau plan d’eau n’est jamais évident mais les brocs avaient fin  ce matin. Petit à petit on commence à appréhender un peu le fonctionnement du lac, à lire les échos, à choisir la soie et le streamer. C’est dur, on ne compte plus les streamers plantés dans le dos, une soie de niquée dans l’hélice, les plantages du bateau dans les herbiers (et la rame toujours oubliée!) mais la touche est une délivrance. Ils étaient là rassemblés sur une petite zone au dessus des potamots. Un bateau à côté en sortira un encore plus gros mais au leurre. Le petit streamer blanc monté par loulou a fait mouche. Il va falloir encore plusieurs dizaine de sorties pour tout comprendre mais quel pieds de repartir à zéro. Si on réussi, je proposerais peut-être des guidages l’année prochaine mais pour cela va falloir encore dérouler du plastique….

à bientôt.

Yannick

www.domainedumoulinneuf.com

En sèche, à deux mains …

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Fin octobre sur la Dordogne. Nous sommes là avec Christian et Jean-Yves pour taquiner les ombres. Mais la météo en décide autrement et le grand soleil qui brille ne nous incite pas à partir à la recherche de Thymallu.

Heureusement, depuis la terrasse j’aperçois les vandoises qui s’en donnent à coeur joie. Je décide de leur rendre visite pour essayer d’en attraper quelques-unes en noyée avec la canne CTS à deux mains dont nous avons déjà parlé sur Gobages.

Il n’y a pas assez de courant pour que je puisse faire dériver des mouches noyées et comme les gobages continuent de plus belle, je décide d’essayer en sèche. La soie n’est pas vraiment adaptée, je rallonge le bas de ligne au mieux et après quelques essais infructueux, je commence à amener quelques poissons à l’épuisette.

J’y prends goût, d’autant que les coquines sont très capricieuses : un coup je refuse, un coup je souffle sur la mouche pour la noyer, parfois je prends la mouche et la recrache à la vitesse grand V. Bref une pêche très amusante et qui me motive d’autant plus que chacune de mes captures est saluée par les “bravos” de mes compagnons plus Christophe et Stéphane qui me regardent depuis la terrasse. Leurs applaudeissements doivent s’entendre assez loin car les pêcheurs des spots voisins me regardent bizarrement (pensant sûrement que je suis en train d’enchaîner les captures d’ombres – un me demandera même quels poissons j’attrape LOOL).

Il fait trop chaud et je rentre me désaltérer et discuter un moment avec les copains

Mais l’envie d’y retourner est la plus forte, et je reviens y faire un petit tour le soir. Christian amène son appareil photo et tourne les images que je vous propose en-dessous.

Même si les vandoises se sont décalées (déjà éduquées ?), je passe un bon moment au bord de l’eau.

Décidément cette pêche a deux mains n’a pas fini de me surprendre.

 

Patrick

 

 

 

Retour d’Islande en vidéo !

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Chers amis moucheurs,

Je n’aime pas trop raconté ma vie mais bon c’est un peu le principe d’une news gobages. La dernière fois que j’en ai rédigé une, c’était il y a 11ans ! C’était déjà Pat aux commandes ?!

La première c’était en 2006, je l’évoque régulièrement avec mon super pote Marceau car c’est elle et gobages.com qui nous ont mis en relation, virtuelle, nous fréquentions les mêmes rivières. Puis un barman batave des Hautes-Alpes, sachant qu’il avait deux clients moucheurs, nous a collé l’un en face de l’autre et Marceau a vite fait le rapprochement: oui Vinzzz c’était moi.

Ça fait donc 12 ans d’amitié  indéfectible et quelques heures passées ensembles dans l’eau puis au même comptoir dans la foulée. Merci Gobages !

Je reprends la plume aussi pour vous présenter mon humble vidéo tournée cet été en Islande, au menu attaques de saumon en direct, jolies petites farios ultra combatives et quelques truites de mer magnifiques. La pêche des ombles artiques aura en revanche été un fiasco… bonne excuse pour aller réparer çà cet été Marceau t’es chaud ?!

La vidéo:

Novembre à Gouzon

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Nous voici, avec Patrick, Stéphane, Vincent, Danielle en cette mi-novembre venteuse mais ensoleillée au réservoir des Grands Champs à Gouzon.

Dès le matin, les truites sont actives et réagissent bien quelle que soit la technique employée : sèche, nymphe ou streamer.

De jolis poissons bien conformés viennent à l’épuisette. Souvent avec difficulté et “à reculons” car les bougres ont une patate d’enfer et même en 20 centièmes, il y eut quelques casses.

L’après-midi fut un peu plus compliquée. Etait-ce la faute au vent qui avait forci ou le repas pris sur une des nombreuses tables qui bordent le lac ? Sans doute que la tourte au confit et girolles de Vincent (une tuerie), le confit de porc maison et le moelleux aux pommes arrosés d’un petit Côtes du Rhône n’ont pas facilité les choses …

En tout cas, encore une belle journée passée entre passionné(e)s.

Pour ceux qui ne connaissent pas les Grands Champs, je ne peux que vous inciter à aller y faire un tour. Le site est de toute beauté et les poissons absolument somptueux.

Je partage avec vous par vidéo quelques moments de cette journée.

Patrick

 

 

Malgré les feuilles …

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Petite sortie ce dimanche avec Pat87 et Vincent. L’automne est là. Il fait “frisquet” quand on arrive et les feuilles sont bien présentes à la surface du plan d’eau.

L’étang n’est pas très grand mais profond, les poissons n’ont donc pas souffert de la chaleur estivale.

Nous nous en rendons compte dès la mise en route car, immédiatement, quelques poissons viennent happer nos mouches.

Après le repas, la pêche fut plus compliquée, le grand soleil ne facilitant pas les choses.

Même en float-tube, avec Pat, nous ne fîmes pas des miracles. Seul Vincent sortit son épingle du jeu, du bord, avec une grosse mouche mi-tipule mi-abeille qui lui permit de prendre de nombreux et beaux poissons.

Encore une belle journée à pêcher, rire et profiter des paysages Limousins.

 

Patrick

 

ps : pour ceux qui voudraient aller pêcher aux Terres Noires, le lac n’étant pas très étendu, le nombre de pêcheurs est limité.

Ca permet de “privatiser” le lieu pour un petit groupe de copains.

 

Allier : L’aventure est au bout de la pagaie

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Bonjour,

Je devais récupérer une canne montée par Fred. Il voulait poursuivre les repérages sur l’Allier pour les descentes « pêche à la mouche-canoé » qu’il organise.

J’étais dans le Cantal pas très loin et lorsqu’il m’a proposé de l’accompagner, je n’ai pas hésité une seconde .

Nous nous sommes retrouvés sur les bords de l’Allier où il avait réservé deux chambres avec vue sur la rivière : lui, son « vieux » combi volkswagen et moi mon trafic …

Après le coup du soir, où nous avons pu capturer quelques jolis poissons (truites, tacons et quelques « blancs » et une bonne nuit, nous voici au point de départ où il faut préparer le matériel.

Dernier brief sécurité et nous sommes sur l’eau pour 20 km magiques de tranquilité et même de « zenitude ».

 

De toute la journée, nous ne verrons qu’un pêcheur « à pied », par contre je ne compte pas les martins pêcheur, les cingles et autres hérons qui nous ont tenu compagnie.

Nous profiterons de la pause déjeuner pour pêcher un petit moment, sans succès, pourtant le poste était prometteur.

Après le café, nous terminerons la descente.

On replie le canoé, nous voilà revenu au point de départ. Petit coup du soir, malgré une éclosion phénoménale de grosses éphémères.

Après une nouvelle nuit au bord de l’eau et le petit déj, chacun reprend la route.

Je voulais dire un grand merci à Fred pour ces moments partagés et même si je n’ai pas pris beaucoup de poissons, cette journée restera une des meilleures de ma saison.

Et je vous avoue que je n’ai qu’une envie … remettre ça. En plus, je dois goûter la pâté que Fred aura fait selon « ma » recette, je ne peux pas me dérober.

Patrick

Les rivières oubliées

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Pendant ces chaudes journées d’été , pas facile de pêcher nos chers salmonidés , les niveaux d’eau très bas et la température de l’eau rendent la pêche très difficiles. C’est le moment d’aller pêcher les rivières oubliées . Ces cours d’eau ou les salmonidés ne sont pas ou presque plus présents et déserté des pêcheurs . Chevesnes ou autres Barbeaux Hotus Perches etc …. sont présents parfois en grand nombre sur ces rivières, Elles nous offrent la possibilité qu’on soit débutants ou inexpérimentés de passer de bons moments les pieds dans l eau . Un peu de prospection est nécessaire pour la réussite de cette pêche afin de repérer les postes ou se trouvent les poissons. En sèches nymphes ou encore strymer les résultats ne se font souvent pas attendre alors si vous ne savez pas ou pêcher par ces fortes chaleurs n’ oubliez pas la petite rivière prés de chez vous elle vous réserve peut être de belles surprises.

Relâchez vos rêves

La Nouvelle-Zélande Corrézienne

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La pêche n’est pas facile en ce mois d’aout en limousin , alors avec mes deux compagnons Patrick et Patrick  nous décidons d’aller passer une journée sur le parcours surdensitaire d’Arvis sur la commune de Bugeat , quelle bonne idée …La rivière située au cœur du plateau de Millevaches nous offre un cadre idyllique pour pratiquer notre passion . L’eau est basse et très claire dans ces successions de grand lisse .Une approche très prudente est donc de mise , une progression très lente le long de la berge à la recherche de grosses truites arc en ciel , gros chevesne ,autres perches ou truites Farios ……. Lorsque le calme de la surface se brise par les vagues car une truite a repéré votre mouche les sensations sont garanties ….. Les poissons sont complétement adaptés a leur habitat et ont un comportement sauvage quel plaisir de toucher des poissons pareils dans une rivière comme ca ….. c est notre Nouvelle Zélande Limousine , la pêche en sèche et nymphe donne de bons résultats . Le coup du soir arrivé les grosses méméres sortent de leur cache pour se mettre dans les veines d’eau et là c est a vous de jouer , dommage qu’il n y ai pas d autres parcours comme celui ci . Belle initiative de cette APPMA un régal . Relâchez vos rêves .

Protégeons nos rivières

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Un goût amer m’envahit quand je peche sur le rivière de mon enfance… la vienne .

Les ombres,  quelques années en arrière(2ou3ans)  étaient revenu en nombres et de belles tailles , du au faites que les pêcheurs avaient déserté la vienne pendant quelques années … Les poissons étaient donc de retour les ombres de 35 n’étaient pas rare !! Mais c’était sans compter sur le retour des pêcheurs ( excusez moi du terme ) viandard , qui après c’etre rendu compte que les jolies poissons étaient de retour , se sont empressé de remplir leurs congélateur …?. Militons tous ensemble pour protéger nos rivières et leurs poissons . Relacher vos rêves ?

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