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Les bords de Nive

Publié le 02/06/2017, par pecheurdenature
Département : 64 - Pyrénées-Atlantiques. Rivière : Grande Nive.

Le 02/06/2017,

Quelque soit le temps, s’il y a bien un endroit où chaque instant est une évidence, c’est sur cette rive chaotique.

Les affres de(s) la crue(s) sont encore bien visibles mais pour moi, elles confèrent un paysage tout à fait singulier et sauvage à la Nive. D’aucun pourrait le regretter mais j’avoue y trouver ce je ne sais quoi de nature avec un grand N où tu sens une puissance révélatrice de notre impuissance. Ce n’est qu’un sentiment mais me retrouver à enjamber les troncs secs, les branches entremêlées ou autres obstacles caillouteux, me plaît assez, à vrai dire. Et je dois dire que ceux que j’y amène, y accumule de superbes souvenirs paysagistes.

Loin de tous ces chemins balisés, faits et refaits de tant de parcours bien connus, je trouve ce retour végétal anarchique bien sympathique, En effet, je redécouvre mon élément, mes rives d’apprentissage qui toutes, me laissent entrevoir des spots redevenus accessibles à ceux qui s’en donnent la peine. Qu’il est bon d’être au creux de cette vallée, tantôt assis sur un coussin moussu, tantôt en équilibre sur une arête bien trop lisse, ou encore immobile contre un buisson de buis !

La pêche est devenue une affaire délicate où les veines ont été modifiées voire perturbées. Ô je vous rassure, toutes n’ont pas subi les outrages querelleurs du courant violant et même, certaines sont devenues bien plus « porteuses » qu’à mes sessions adolescentes… Cependant, leur réappropriation bien qu’indispensable, accentue cette idée de dévotion quasi biblique. Elle reste celle qui passionne, qui enivre, qui charme et qui jalouse !

J’y passe maintenant bien plus régulièrement et chaque fois, ce qui empli mon esprit est cette sérénité retrouvée, cette certitude d’être au bon endroit. De temps à autre, une de ces aguichantes ponctuées se révèle, parfois même s’offre gentiment mais assurément, les panthères restent diablesses et les erreurs ou approximations demeurent rédhibitoires.

Par instant, une légère onde, une sensation de goutte en surface, toujours attentif pour qu’enfin, une belle se laisse tenter par votre microscopique subterfuge. Elles sont là, vigoureuses amazones, et il nous convient d’en prendre le plus grand soin.

Il est vrai, la météo depuis le début de saison n’est pas des plus favorables et les belles sont bien trop souvent calées. Il nous faut compter les jours fastes mais pour quelques chanceux, il en reste encore à venir. N’hésitez pas, le mois de juin n’est pas que coup du soir…