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Desserrer la Vis

Publié le 08/04/2018, par pecheurdenature
Département : 34 - Hérault. Rivière : Vis.

Le 08/04/2018,

Qui n’a jamais été impatient à l’idée d’une virée entre potes ? Qui plus est, quand celle-ci a été négociée pour un week-end prolongé…

Après des retrouvailles que nous qualifierons de « classiques » (comprendrons ceux qui se connaissent depuis leurs soirées étudiantes), nous voilà sur la route, direction les Cévennes. À votre avis, un toqueur, un vaironneur et un moucheur sont dans une voiture, qui conduit ?

Bref, la dourbie, la vis et l’hérault seront au menu de ces 3 journées entre amis. Après un arrangement avec le propriétaire du gîte pour les clés (finalement, il laissera la porte ouverte), nous voilà parés pour affronter les zébrées du sud-est. Je ne pourrais vous raconter ici tous ces moments de plaisirs, tant vous comprendrez que chacun fut d’une jouissance tantôt passionnelle et très souvent amicale que dire, assurément fraternelle.

A 3 kilomètres à vol d’oiseau mais 40 minutes en voiture (il n’y a pas de routes transversales dans ces vallées…), nous longeons la vallée de la Vis, et il faut se rendre à l’évidence, nous ne sommes pas les seuls à venir taquiner ces hôtesses. Trouver l’accès n’est pas si aisé mais avec un peu de témérité et d’attention dans la descente, les berges vous accueillent sans sourciller, enfin faut le dire vite car il vous faudra affronter les buis, les ronces et autres blocs minéraux.

Malgré un fond navrant (sans parler de colmatage, tout notre secteur révélera des traces/algues brunes sur l’ensemble du substrat), la rivière est vraiment magnifique, alternant zones de radiers, veines puissantes aux caches innombrables, courants porteurs et gourds insondables, un royaume truitesque sans nul doute !

Vers, vairons/leurres et nymphes nageront sous les assauts printaniers d’une météo bien agréable. Bon, je ne vous mentirai pas, la technique reine ne sera pas la mouche. Malgré billes de 4, de 3,5, de potences diverses et variées, rien n’y fera. Il me faudra attendre les petites ailes de l’après-midi, enfin, plutôt de 15h… vous l’aurez compris, ce ne fut pas une éclosion de dingue.

Cependant, deux occases se présenteront, une en nymphe à vue, l’autre en sèche. Pour la première, il me faudra plomber plus que je ne l’aurai pensé. En effet, 2, 3 passages en 2,5mm ne sauront susciter quelques écarts mais la même imitation en 3mm, me vaudra un début de vaillance soldé dans la minute, par un au revoir sans regard. La seconde occasion me verra dériver une émergente olive en hameçon caddis. Le passage opportun sera le 3ème et se soldera par un ferrage…dans le vide. Une bien belle journée au cœur de cette vallée , entre rires, partages et chambrages collégiaux.

Bon, je sauverai quand même la capote grâce à la technique de mes débuts, merci Sebinho.

Je pense que je n’ai pas été assez sérieux dans mon approche, bien trop heureux d’être là, bien entourés, à profiter avidement de ces moments. Il y avait moyen de les prendre sous l’eau mais j’ai été bien peu humble assurément.

Une belle découverte en tout cas !