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En eau salée à défaut d’eau plate

Publié le 21/11/2017, par spent82
Département : 34 - Hérault. Rivière : Etang d'Ingril Frontignan.

Le 21/11/2017,

La Belle n’a pas voulu de nous en ce jeudi 16 novembre! enfin, il serait plus juste de parler des gestionnaires de barrages, qui, sans inquiétude aucune, turbinent à bloc à la veille d’un gros « week end touristique pêche »: la fermeture de l’ombre dans la vallée de la Dordogne… faut bien faire du chauffage madame!

Heureusement, les éclaireurs en place depuis la veille ont pu jouer les lanceurs d’alerte! Nous étions près à faire 5H de route pour passer un beau et long weekend autour de ses berges automnales. Quelle aurait été notre déception, si arrivant sur place, nous avions trouvé la rivière à l’état boueux!

Qu’à cela ne tienne, je resterais sur Montpellier… Même si le cœur n’y est pas suite à la déconvenue dordognesque, il fait beau, j’ai un peu de temps, direction les flats de Frontignan!

L’étang D’Ingril m’accueille dans ses plus beaux apparats, brise du sud-ouest légère mais suffisante pour faire friser la surface de l’eau, ciel bien dégagé et beau soleil, c’est parfait! j’ai du temps devant moi, il est 13h30. après 1/2heure de marche, les 3 grandes anses qui se présentent à moi sur plus d’un kilomètre ne seront normalement productives qu’au soleil tombant, quand les loups se rapprochent des bordures pour chasser. je parcours la première anse en mode ballade, je fais des photos, je scrute la surface, les contours de rochers affleurants, les mouvements de la friture qui n’a pas l’air affolée du tout, preuve qu’il n’y a pas de chasse en cours!

La ballade est agréable, les anses peu profondes (60cm max) permettent une traversée les pieds dans l’eau des plus sympa, à cette heure-ci il fait encore 16°C!

la deuxième anse se présente, il est 14h30, je suis en avance mais tant pis, je vais pêcher, conscient que ce n’est pas le meilleur moment, mais je compte sur la troisième pour être la plus productive en fin d’après-midi.

Je chausse les doigts de stripping, le gant de protection sur l’autre main, je monte la canne, noue un petit clouser léger au bout du bas de ligne, et c’est parti! Comme prévu, c’est le calme plat, pas une chasse, pas une attaque, les loups sont au repos. Ce n’est pas bien grave, je profite… Arrivé au bout de la deuxième anse, je n’ai rien vu, mais j’ai sorti de la soie, c’est déjà pas mal.

Il est 16h00, la troisième anse se présente enfin devant moi, je fais une pause et attends de voir si il y a du mouvement qui se déclenche avec la tombée du soleil… le soleil rasant est dans mon dos, ses derniers rayons réchauffent doucement mon cou. Rien ne bouge, je me décide quand même à sortir de la soie avec un gurgler blanc, je peigne scrupuleusement l’ammas de rochers immergés autours desquels j’ai déjà accroché plusieurs petits loups précédemment, mais rien de rien. les loups sont peut-être déjà sortis vers le large… ou tout simplement bien calés. Je n’en sais rien.

Il est 17h00, le soleil a pratiquement disparu de l’horizon, je plie la canne et rentre tranquillement vers la voiture. j’aurais au moins profité du coin, les pieds dans l’eau, une canne à la main!

La Dordogne est déjà loin, on verra en 2018 si elle veut bien s’offrir à nous.