Vous aussi faites partager les infos sur les rivières de votre région. Ainsi chacun y trouvera son compte avec des infos fraîches en permanence. Pour rédiger une news c'est par par ici.

Retour au Pays

Publié le 20/03/2017, par pecheurdenature
Département : 64 - Pyrénées-Atlantiques. Rivière : Grande Nive.

Le 20/03/2017,

Après 9 années à ne pouvoir faire ma 1ère sortie pêche annuelle chez moi, sur les terres originelles de ma passion, me voici sur les rives de notre belle Nive.

Je ne vous en dirai pas plus mais cette année a un goût très particulier pour moi, pleine d’émotions nouvelles et de sentiments retrouvés. J’ai pu rejoindre les belles basques, certes l’ouverture passée de quelques jours mais je suis bien là, à toucher ces eaux qui me hantent depuis mon adolescence et la découverte de ma pathologie halieutique.

La nuit fut plus que courte à tourner et me retourner, l’œil rivé sur le réveil lumineux, attendant que les minutes, les heures passent et qu’enfin, la sonnerie retentisse. Vous vous en doutez, elle n’a pas eu ce loisir puisque je serai levé bien avant l’horaire fixée. La route ne fut que formelle jusqu’à retrouver ce dernier virage, ouvrant sur la vallée et la nostalgie d’un certain samedi de 2007.

Au sortir de la voiture, une seule envie, descendre juste au bord et se poser, être sur d’être enfin là, apaisé. Les eaux caressent chaque rocher, une météo idyllique sublime l’instant, je ne rêve pas, j’y suis.

Les bises du vent du sud me ramène, prêt à s’équiper pour goûter aux voluptés oubliées d’une ambiance basque aimante. L’immersion est précautionneuse, comme un premier rendez-vous, j’entre peu à peu et observe, hébété. Il est tôt encore, les éclosions viendront peut-être mais cette veine m’invite. La nymphe sera l’offrande qui je l’espère, plaira. Les postes s’enchaînent, et comme un hier, les automatismes répondent jusqu’à cette première sensation, la tirée subtile d’une célèbre panthère. Elle ne montrera que son reflet filant et assurément, quel pied !!

La première dérobade d’une panthère, je ne pouvais en attendre mieux.

La journée filera si vite, entre contemplation et mise en action. Les belles sont bien là, toujours aussi délicates, mais gentiment, certaines me permettront de les saluer, enfin, de plus ou moins proches… J’ai aussi eu le plaisir de suivre une fine envolée qu’accompagna la discrétion d’un bisou en surface pour retrouver cet instant où la relâche finalise une aspiration.

Déjà l’impatience des retrouvailles…