Du nouveau chez Peux

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Tout le monde connaît les produits de la marque Peux. Elle est synonyme depuis plus de 20 ans de qualité pour les moulinets, distributeurs de fils et autres accessoires qu’elle produit.

Il y a une grande nouveauté aujourd’hui pour cette entreprise mais elle ne concerne pas la sortie d’un nouveau moulinet.

Francis, à la tête de l’entreprise qu’il a créée, a décidé de passer la main.

Rencontre avec Valentin, qui reprend le flambeau.

Gobages : Est-ce que tu peux te présenter pour les lecteurs de Gobages ?

Valentin : Je m’appelle Valentin Daubré, j’ai 27 ans et je suis originaire de Troyes.
Concernant mes études, j’ai fait un DUT Génie Thermique et Energie à l’IUT de Belfort, suivi d’un diplôme d’ingénieur option mécanique à l’école des Mines de Douai.
Je pratique différents sports comme le VTT, tennis, course à pied… mais mon préféré reste la pêche à la mouche !

Gobages : Comment es-tu arrivé chez Peux ?

Valentin : C’est durant mon cursus ingénieur que j’ai eu l’opportunité de faire un stage chez PEUX, en 2014.

Je cherchais en effet un stage à faire dans le domaine de la pêche à la mouche, et je suis allé voir Francis NYDEGGER sur le salon de Charleroi. Après quelques minutes de discussion, Francis m’a proposé un sujet et c’était parti !

Gobages : Pourquoi avoir choisi Peux ?

Valentin : Je considère que PEUX réalise les moulinets parmi les plus techniques au monde, avec un vrai savoir-faire et une volonté d’innovation importante.

C’est actuellement une toute petite entreprise, et je suis convaincu qu’elle a le potentiel pour se développer. Il y a certes beaucoup de choses à faire, le marché est très concurrentiel, mais les produits PEUX se démarquent de la concurrence par leur technicité et leur qualité.
Francis a également pesé dans la balance, car c’est une personne exceptionnelle, tant sur le plan professionnel que personnel.

Gobages : Quelles sont tes techniques de pêche et rivières préférées ?

Valentin : Je pêche bien évidemment à la mouche, d’ailleurs je pense qu’il faut être pêcheur pour concevoir des moulinets de pêche à la mouche aboutis.

Je pratique la pêche à la mouche sèche et la nymphe à vue, et un peu de nymphe au fil en début de saison.
Lorsque la saison de la truite est terminée, je pêche le brochet à la mouche, technique que j’affectionne particulièrement.
J’aime beaucoup pêcher la haute rivière d’Ain et la Loue (en même temps qui n’aimerait pas ?!), ainsi que les rivières de ma région natale : La Vanne (petite rivière de plaine sur laquelle j’ai appris à pêcher) et bien sûr la Haute-Seine.

Gobages : Comment va se passer la transition chez Peux ?

Valentin : La transition va se faire en douceur, car j’ai la chance que Francis m’accompagne sur 3 années pour cette reprise.

Il continue d’usiner les pièces des moulinets dans l’atelier de production en Suisse, et je m’occupe de l’assemblage, du SAV et de la commercialisation.

Gobages : Sans dévoiler les secrets, peux-tu nous donner les grandes lignes de ce que va être Peux dans l’avenir ?

Valentin : Tout d’abord j’ai besoin de développer PEUX pour en vivre, c’était pour Francis une activité annexe, en plus de son entreprise d’usinage.

Pour ma part, j’ai quitté mon ancien job pour me consacrer exclusivement à cette activité. Mon premier objectif est d’augmenter les ventes pour essayer de dégager un chiffre d’affaire me permettant de développer l’entreprise, et de pouvoir investir.

Bien entendu, j’envisage de développer l’activité à l’international, d’ici quelques années.
Nous avons également plusieurs idées pour étendre la gamme de moulinets et d’accessoires PEUX avec Francis, mais ceci reste entre nous pour le moment.

Gobages : Comment Francis vit ce passage de relais ?

Valentin : Francis est très content que je reprenne l’activité qu’il a créée il y a maintenant plus de 20 ans. Certes, je lui donne pas mal de travail, il ne profite pas de sa retraite à 100%… ni même à 50% !
Nous travaillons ensemble sur beaucoup de points (innovation, production, organisation), j’ai beaucoup à apprendre de lui.

Sans compter qu’il est un concepteur hors pair ! (Il m’impressionne d’ailleurs très souvent sur ce point, il est parfois difficile à suivre tant il va vite sur le concept mécanique).

Gobages :  Merci Valentin d’avoir pris le temps de nous répondre. Bon courage pour la suite.

Patrick