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Tag: nymphe

Fiche de montage : Nymphe olive thorax tungstène

Voici une nouvelle fiche montage proposée par : SPent82

Mouche réalisée pour le test matériaux de montage « Thorax tungstène JMC ».

Les matériaux nécessaires :

– Hameçon : Standard taille 16

– Bille/thorax : Thorax tungstène JMC couleur Or N°2

– Corps : dubbing antron olive

– thorax : dubbing de lièvre golden olive

– Cerques : Fibres de plume de cou de coq indien teinté olive

– Fil : Soie de montage beige 8/0 

Conseils, utilisation :

Nymphe réalisée pour ceux qui ne sont pas encore adeptes des montages “perdigon”, il est tout à fait possible de monter des nymphes plus “classiques” avec ces thorax tungstènes.

Montage :

NOTT 001Sur un hameçon taille 16, placer un thorax tungstène JMC couleur Or en taille 2. Le coller à l’aide d’une colle cyanolite de manière à faciliter le montage.

 

NOTT 002Faire une longueur de hampe avec la soie de montage en effectuant des enroulements successifs.

 

NOTT 003A la courbure de l’hameçon, positionner par 3 ou 4 tours de soie de montage une pincée de fibres prélevées sur une plume de cou de coq indien teinté olive. Régler la longueur des cerques à environ la longueur de la hampe.

 

NOTT 004Fixer solidement les fibres de cou de coq indien olive en remontant la soie de montage vers le thorax et en formant un corps légèrement conique par des enroulements successifs. Couper l’excédent des fibres.

 

NOTT 005Poisser la soie de montage. Vriller avec les doigts une fine mèche de dubbing antron olive.

 

NOTT 006Exécuter les enroulements du dubbing antron olive sur l’ensemble du corps. Fixer solidement par plusieurs tours de soie de montage en commençant à remonter sur le thorax tungstène.

 

NOTT 007Effectuer une dizaine de tours (à spires jointives) de la soie de montage en remontant sur le thorax. Former une boucle à dubbing. y Placer une mèche de dubbing de lièvre golden olive.

 

NOTT 008Vriller le tout avec un dubbing loop.

 

NOTT 009Faire les enroulements du dubbing vrillé sur la zone des enroulements préalables de soie de montage. Fixer solidement par quelques tours de soie de montage. Couper l’excédent de la boucle à dubbing.

 

NOTT 010Faire 2 demi-clefs en guise de nœud final. Couper la soie de montage. Vernir le nœud final.

Mouche terminée !

Le Colorado, pas si facile !

Schlik ! Schplof ! Les BWO (Blue Winged Olive) dévalent frénétiquement sur le lisse cristallin de la South Platte River. J’ai devant moi un banc de farios (oui, en Amérique un banc de truite ça existe) qui sont attablées « à la cantine ». En bonus, en dessous, un wagon d’arc en ciel s’en met « plein le cornet » sur les nymphes.

Un lisse de la South Platte River
Un lisse de la South Platte River

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous planter le décor qui entoure cette scène digne de vos rêves de pêche les plus fous : oui, la rivière coule bien dans une vallée bordée par une épaisse forêt de sapins. Oui, le fond de la rivière est bien couleur miel, comme vous l’avez vu de nombreuses fois dans les reportages que vous avez lus et relus dans vos magazines préférés et il y a mêmes des paillettes de « fool’s gold » (l’or des fous) en bordure.

 La S31, une nymphe céramique vert ryacophile qui m’a permis de toucher les gros poissons très suspicieux
La S31, une nymphe céramique vert ryacophile qui m’a permis de toucher les gros poissons très suspicieux

La toile de fond du paysage est bien remplie de canyons, les mêmes que vous voyiez dans les cartoons quand vous étiez gosse. Attention où vous mettez les pieds, c’est le printemps et les ours noirs se réveillent. Attention où vous posez les mains lorsque vous sortez de l’eau étourdi par une belle prise relâchée, les serpents à sonnette se font bronzer au soleil.

 En voilà une belle robe pour une belle arc-en-ciel sauvage
En voilà une belle robe pour une belle arc-en-ciel sauvage

Au fait, si les farios sont à table sur le lisse, c’est parce qu’il y a une éclosion multiple. Un tapis de BWO, croisé à des nuages de midges, quelques sedges qui tapent du cul sur l’eau, et en bonus quelques terrestres échoués dans la rivière pour le bonheur des « brownies » qui rôdent en bordure.

Une petite fario pour commencer le récit, vous en verrez de plus grosses par la suite !
Une petite fario pour commencer le récit, vous en verrez de plus grosses par la suite !

Bref, vous êtes avec moi – seul au monde – au fin fond du Colorado… Il est temps que le réveil sonne et que je m’habille pour aller au travail.
Et bien non, pas cette fois ! Mais attendez…. Je ne vais pas commencer ce récit brutalement, en vous amenant au cœur de l’aventure du meilleur voyage de pêche que j’aie jamais fait. Je ne vais pas tout de suite vous raconter que j’ai pêché quasi exclusivement en nymphe à vue des poissons aux couleurs de rêves – peintes par je ne sais quel Dieu – mouchetées jusqu’au bec. Je ne vais pas « spoiler » le récit en vous disant que j’ai pris la plus belle fario du voyage en sèche à vue.

Encore une petite truite, mais admirez les couleurs !
Encore une petite truite, mais admirez les couleurs !

Une aventure aussi inoubliable que cette semaine de pêche sur la South Platte River mérite bien mieux que ça. Thèse, antithèse, synthèse ! Que-dis-je ! Apéritif, entrée, plat et dessert ! Et en digestif, je vous exposerai même mon point de vue sur le business pêche en Amérique.

 Il y a une infinité de rivières à pêcher en Amérique
Il y a une infinité de rivières à pêcher en Amérique

Et je préfère être franc avec vous tout de suite, je ne vais pas vous la jouer « à la Française » en vous cachant le nom des rivières et des villes où j’ai pêché pour que « mon voisin ne me pique pas ma truite » car j’ai appris une chose en Amérique, c’est que le business pêche peut être un cercle vertueux, où des rivières subissent des pressions de pêche énormes et reste « infestées » de poissons. Malheureusement, ce « business model » ne fonctionne pas partout, mais il est bien réel au Etats-Unis, car l’immensité des espaces et la diversité des rivières le permettent.

37. Il faut tout de même un peu de technique pour trouver les gros poissons aux Etats-Unis
37. Il faut tout de même un peu de technique pour trouver les gros poissons aux Etats-Unis

Je suis certain que je pourrais vivre la même aventure dans le Wyoming ou le Montana, et ce n’est sûrement pas la centaine de moucheurs Francophones qui vont lire ce récit et qui iront vivre la même aventure que moi qui vont déstabiliser le « fly fishing business américain ».
L’Amérique a ses avantages et ses inconvénients, par contre, pour ce qu’il en est de la loi en matière de pêche, on ne plaisante pas au pays de l’oncle Sam. Vous jetez un papier au bord de la South Platte River ? Très bien, c’est 800 dollars d’amende. Des industriels ont voulu créer un réservoir à l’emplacement du fameux Cheeseman canyon. Cependant, au Colorado, le business pêche pèse lourd – très lourd – plusieurs millions d’euros de chiffres d’affaire. Qu’à cela ne tienne, les nombreux magasins de pêche sont affiliés à de puissants avocats, qui ont bien fait comprendre aux industriels de l’hydroélectrique qu’on ne massacre pas des kilomètres de parcours de pêche qui rapportent des millions de dollars chaque année.

Vous voulez voir du fly shop ? Vous allez en avoir pour votre grade !
Vous voulez voir du fly shop ? Vous allez en avoir pour votre grade !

C’est simplement ma description de la réalité constatée sur place, encore une fois, c’est le cas spécifique des Etats-Unis.
Alors commençons par le commencement, installez-vous confortablement, servez-vous un café, décapsulez une bonne bière ( une Leffe par exemple ), allumez-vous un bon cigare, tassez votre oreiller, ajustez la luminosité de votre IPad et éteignez votre téléphone pour ne pas qu’on vous dérange, car bien plus loin que la Mongolie, l’Icelande, l’Alaska, les Balkans ou La Laponie, La Loue ou la Bienne, je vous emmène avec moi sur les routes légendaires de la pêche à la mouche : en Amérique.

Un paysage classique de la South Platte River
Un paysage classique de la South Platte River

Tout a commencé au salon de la mouche à Paris. A force d’écumer les salons Européens, je fais toutes sortes de rencontres, et on me fait toutes sortes de propositions indécentes. En Angleterre : « Je possède un parcours privé sur la rivière Eden rempli de gros ombres et de truites, les éclosions de mouches de Mai y sont fantastiques, tu es le bienvenu si tu le veux ».
A Charleroi « Stan, tu peux venir essayer tes mouches sur mon parcours privé en Allemagne, apparemment tu aimes les gros ombres, tu vas être servi si tu viens nous rendre visite »

J’avoue, j’ai un faible pour les gros ombres…
J’avoue, j’ai un faible pour les gros ombres…

A Saint Etienne « Si un jour tu passes en Espagne, passe me voir sur le Sègre, je t’emmènerai sur des parcours à grosses truites ! »
Puis finalement à Paris, ce ne fut pas une proposition indécente du genre « gros ombres en nymphe à vue » ou « maxi truite en sèche », mais juste un client qui me précisait qu’il avait travaillé quelques années à Denver – dans le Colorado en plein milieu des U.S.A – que la pêche était plutôt pas mal la bas, et surtout, que je pouvais trouver des billets à bon prix pour rallier la France à Denver.
Cette suggestion m’était rentrée par une oreille, et sortie par l’autre, car l’Amérique du Nord ne restait pas dans mon « top 10 » des pays que je dois pêcher avant de mourir. Je préférais économiser pour la Nouvelle Zélande, la Patagonie, ou encore casser ma tirelire pour pêcher les Kunja dans la péninsule de Kola. Cependant, je demandais en quelques clics à l’ami Google ce que coûtait un aller-retour Bruxelles – Denver (J’habite près de la frontière Belge) au mois d’Avril.
Le printemps reste une excellente saison pour la truite, en France comme à l’étranger
Effectivement, le prix de cet aller-retour était une incitation publique à se farcir un bon petit voyage de pêche. 750 Euros c’est une somme, mais 750 euros pour un aller-retour Bruxelles – Denver, c’est des cacahuètes ! Comme d’habitude, le démon de la pêche à la mouche me piquait de sa fourche. D’un côté, le maléfique « Allez, clique et paye-toi ce billet, t’as pas envie de prendre des grosses arc en ciel en nymphe à vue dans des paysages de dingue ? » De l’autre côté, la voix de la raison « Tu ferais mieux de bosser sur ton site web, étoffer ta gamme de mouches et sortir de nouveaux modèles de nymphes au lieu de repartir une énième fois en vadrouille ».
Quelques jours et une recherche approfondie sur la South Platte River m’avaient finalement décidé à transformer la voix de la raison, qui me disait maintenant « Tu sais, aller essayer tes nouvelles nymphes céramique en Amérique, c’est un bon investissement en recherche et développement ».
En quelques clics, j’avais réservé ma place au paradis pour une semaine et balayé toutes mes questions sur le bien-fondé de ce voyage.

 On the road again !
On the road again !

Je me mis alors à lire des tonnes de reportages sur la South Platte River, afin de « bosser le dossier » pour tirer mon épingle du jeu. Bien sûr, on a tous les clichés que les Américain pêchent de manière fort grossière, mais ce sont quand mêmes des gens qui ont des années d’expérience de pêche derrière eux, donc les poissons ne doivent pas mordre « comme à la parade » sur la South Platte River. Cependant, une question me taraudait, est ce que je pourrais pêcher à vue sur cette rivière ?

 Comment un pêcheur d’ombre comme moi va-t il trouver des grosses arc en ciel dans le Colorado ?
Comment un pêcheur d’ombre comme moi va-t il trouver des grosses arc en ciel dans le Colorado ?

Toutes les photos que j’avais analysées me montraient un fond plutôt foncé, pas vraiment propice à la méthode de pêche préférée des Français. Tant pis, « l’aventure c’est l’aventure » comme disais l’autre, je partais donc équipé de manière polyvalente, de la micro nymphe au streamer, en passant par des sèches indicatrices.

La pêche à la mouche, ou comment réaliser ses rêves !
La pêche à la mouche, ou comment réaliser ses rêves !

Bruxelles – Denver
Mi- Avril arrive à grand pas, et mon avion décolle finalement. Dans ce genre de voyage, je prie toujours pour que personne ne touche à mes affaires de pêche en soute. Que ferais-je nu comme un ver en Amérique, dépourvu de tout mon attirail de « Frenchie » à savoir une excellente « Dumont rod » de l’ami Bertrand, et toutes mes boîtes de mouches qui concentrent des années d’expériences et de secrets de montage que m’ont révélés mes maîtres de la pêche à la mouche Français comme Yannick, Patrick, ou Cédric.

 Yannick JOUAN, un excellent pêcheur qui m’a beaucoup appris!
Yannick JOUAN, un excellent pêcheur qui m’a beaucoup appris!

Je me vois mal perdre mes bagages, et aller acheter l’attirail du pêcheur américain, constitué d’une balle de ping pong en tant qu’indicateur, d’une bobine de « câble » en 22 centièmes, et d’une boite remplies d’énormes imitations de plécoptères aux ardillons bien affûtés !

47. Vais-je trouver les fameuses grosses truites arc en ciel du Colorado ?
47. Vais-je trouver les fameuses grosses truites arc en ciel du Colorado ?

Quel mauvais rêve ! Fort heureusement – après une escale mouvementée par la douane psychosée d’Atlanta – j’atterris à l’aéroport de Denver, complètement dans le gaz du « jet lag » après ces 20 heures de vols et connexions.

54. Encore quelques heures, et je serai au bord de la South Platte…
54. Encore quelques heures, et je serai au bord de la South Platte…

Je récupère ma voiture de location. J’avais cependant oublié un détail, je suis un assez mauvais conducteur, et j’ai une assez mauvaise capacité à m’adapter aux nouveaux véhicules. Me voilà en train de faire fumer mes neurones pour m’appliquer à conduire la grosse Chevrolet automatique qu’on m’a mis entre les mains. J’avance, et je pile, confondant embrayage et frein. Je fais quelques tours sur le parking pour parfaire ma nouvelle conduite. Ma réputation est ruinée aux yeux des types de l’agence, qui me prennent sûrement pour un drogué ou un débile mental. Après quelques kilomètres bien concentré sur mes pédales, j’arrive finalement à l’hôtel que j’ai réservé à Denver centre pour passer la nuit.
Fort heureusement, je trouve dans la chambre le livre de chevet de tous les Américains, je ne l’ai jamais lu, ça m’aidera à m’endormir.

 Les Américains sont très croyants !
Les Américains sont très croyants !

La nuit va être courte, car je me lève tôt demain pour visiter une bonne partie des fly shops de Denver, puis filer le soir dormir dans ma cabine au bord de la South Platte River.
Je n’ai malheureusement pas choisi l’hôtel le plus calme, et je découvre par moi-même que Denver compte une forte proportion de Latinos, qui aiment s’ébattre sur la parking le soir, en buvant de la Corona Extra, et en braillant en Espagnol. « Caramba ! La nuit va être courte senior ! ».

Voilà le genre de route qui m’attend !
Voilà le genre de route qui m’attend !

Le tour des fly shops
Le jour se lève sur Denver, et je reprends ma conduite « automatique » plus rassuré. Je commence par filer plein nord vers la ville de Boulder pour aller visiter « Front Range Angler ».

Un logo d’enfer…
Un logo d’enfer…

Je vous laisse admirer la peinture murale qui orne ce fly shop, je vous avais bien dit que c’est la troisième dimension ici !

Et une déco du tonnerre !
Et une déco du tonnerre !

Puis j’enchaîne ainsi les sept autres fly shop, pour descendre vers le sud, afin de rallier ma route vers la cabine que j’ai louée à Deckers, au bord de la South Platte River.
Je me rince l’œil dans les fly shop, et j’évite de sortir la carte bancaire, car la tentation est forte. On trouve dans ce supermarché de la pêche à la mouche une bien maigre sélection d’articles…
Une bibliothèque pas trop étoffée …

livres
livres
Et encore des livres !
livres
Deux DVD qui se battent en duel…
dvd mouche
Une sélection d’épuisette assez restreinte…
épuisette
Quelques casiers de mouches…
casiers de mouches

Envie de streamers ?
Envie de streamers ?

Des mouches malheureusement Made In Kenya, mais qui prennent du poisson !
Made In Kenya
Made In Kenya
made in Kenya
Made In Kenya

Une vitrine de moulinets à moitié vide…
moulinets
Ne parlons pas des nylons et bas de lignes…
nylons et bas de lignes
Des waders et chaussures…
waders et chaussures
Un soupçon d’hameçons…
hameçons
Et une (toute petite) gamme de soies Rio…
soies Rio
Ou Orvis !

Orvis
Orvis

Sinon, il y avait aussi quelques gilets et chestpacks !
gilets et chestpacks
Vous avez bien sûr reconnu mon second degré… J’enchaîne les fly shop, et je fume littéralement de la tête, ici la pêche à la mouche, c’est comme le foot en France ! Stoppez-moi ou je déménage ici !!

Le Orvis fly shop de Denver, une vraie caverne d’Ali Baba !
Le Orvis fly shop de Denver, une vraie caverne d’Ali Baba !

Mention spéciale pour Orvis, chez qui j’ai bavé pendant 10 minutes sur le mur de canne.

Bienvenue en Amérique, au cas où vous n’avez pas compris, le sport national, c’est la pêche à la mouche !!!
Bienvenue en Amérique, au cas où vous n’avez pas compris, le sport national, c’est la pêche à la mouche !!!

Il est 16h, et j’attaque finalement la route qui va me mener à Deckers, lieu de ralliement de tous les pêcheurs de la South Platte River. La route est enchanteresse, avec des croisements, des paysages et des panneaux « comme dans les films ». En plus, rouler en Amérique, c’est assez simple, c’est toujours tout droit, avec de temps en temps un virage à 90° !

Une route en bon état mais assez tortueuse !
Une route en bon état mais assez tortueuse !

Mais sorti de la ville, le bitume disparaît, et on entre dans le parc national. La route se fait poussiéreuse, et les panneaux « virage dangereux » et « attention au gibier » se multiplient.

 Les routes en gravier sont bien entretenues
Les routes en gravier sont bien entretenues

Le cadre et de plus en plus enchanteur, avec des rochers aux formes originales qui sortent de part et d’autre de la route, comme des champignons.

Un paysage original
Un paysage original

Puis soudainement, comme dans un rêve, la South Platte River apparaît à ma droite. Elle coule et s’entrelace entre d’immenses blocs jetés ça et là, comme par un géant qui aurait voulu jouer aux dés. Ça décape la rétine ! Les courants sont plus beaux les uns que les autres, et je me rends compte qu’il y a un sacré linéaire à pêcher !
Un œil sur la route, et le deuxième qui cherche les gobages, je ne vois pas les kilomètres défiler au compteur, et j’arrive plus tôt que prévu aux fly shop qui louent également des cabines et des appartements à Deckers, vous les trouverez sur Google sous le nom de « Flies and Lies » dans la ville de Deckers au Colorado.

La fameuse South Platte River, attention au gibier la nuit !
La fameuse South Platte River, attention au gibier la nuit !

Par contre, la nuit n’est pas donnée si vous êtes seul (environ 70 euros) mais vous pouvez louer ces cabines / appartement jusqu’à quatre personnes. La pêchez-vous coûtera 20 euros pour le permis national, puis ensuite 4 euros par jour… Quand je pense qu’une carte à Goumois à la journée coute 15 euros pour prendre 20 truites dans les meilleurs jours… Bref, pas de polémique !
Je prends possession de ma cabine, et me rends compte qu’il me reste une heure avant que le soleil ne se couche. Que faire ? Aller à la pêche par exemple ! Tiens en voilà une idée qu’elle est bonne !

Un bien joli courant pour poser des mouches Françaises !
Un bien joli courant pour poser des mouches Françaises !

Je saute dans mon waders, emmanche ma Dumont rod, et court – comme à mon habitude de chien fou – vers la rivière. La luminosité et la couleur du fond ne me permettent pas de pêcher à vue. Je « branche » donc mon fil indicateur bicolore, et je commence une prospection au fil graissé sur les premiers rapides, avec une simple pheasant tail tungstène, comme à mon habitude. Première dérives, et première surprise : la rivière est remplie d’algues dérivantes. Il me faut nettoyer la salade sur la ligne toutes les trois dérives… Grrr !!!

Première exploration de la South Platte…
Première exploration de la South Platte…

On m’a menti sur la marchandise !!!! Le courant se fait plus fort, et je troque mon nylon bicolore diamètre 0.19 mm graissé en surface contre un nylon bicolore 0.28 mm, qui va me permettre d’attaquer un courant plus violent en nymphe sous la canne au vu de l’absence de gobages. Je ramasse encore plus de salade avec ma nymphe bille 4 mm en pointe. Un peu déçu, je m’obstine jusqu’aux derniers rayons de soleil.
Le pire dans cette histoire, c’est que ces satanées algues vous procurent des touches qui ressemblent vraiment à un poisson qui se saisit de la nymphe !!!
Soudain, encore une fausse touche, je ferre, et mon algue gigote et tire drôlement fort. Je tiens enfin mon premier poisson Américain. Après 6 allers-retours dans la rivière, c’est une belle grosse arc en ciel qui se retrouve dans mon épuisette. Le soleil s’éteint, je peux aller me coucher tranquillement, j’ai sauvé ma bredouille !

Mon premier poisson Américain, un bon 45 cm !
Mon premier poisson Américain, un bon 45 cm !

Il faut savoir que si vous logez a Deckers, vous n’aurez ni internet, ni réseau de téléphone. Essayez de vous renseigner sur les conditions météo, car au printemps et en automne, vous n’êtes pas à l’abri d’une tempête de neige !
Eleven Miles canyon
Pour ce premier jour de pêche complet, j’ai décidé d’aller dans un endroit qu’on m’a recommandé, pas forcément pour la qualité de la pêche ( poissons de taille moyenne ), mais pour la beauté des paysages.

Un étonnant canyon plein d’éboulis
Un étonnant canyon plein d’éboulis

Cet endroit situé entre deux réservoirs s’appelle « Eleven miles Canyon ». Ce canyon se trouve à environ une heure de route de Deckers, il vous suffit de rallier Woodland Park, puis Divide et Florrisant, et vous trouverez sur votre gauche l’entrée du canyon. Le paysage y est dantesque. D’immenses blocs couleur ocre – érodés depuis la nuit des temps – emmuraillent la rivière.

Les courants typiques d’Eleven miles canyon
Les courants typiques d’Eleven miles canyon

Ils ont forcé le cours de la rivière et dessinent des marmites et des pools. Parfois, des petites prairies jonchées d’arbres morts prennent vie entre les blocs. Tous les spots et toutes les techniques sont bons. J’attaque en mouche indicateur et commence à enchaîner les poissons de taille modeste sur la nymphe. J’alterne entre petites farios et arc en ciel, des poissons qui restent assez combatifs malgré leur taille.

On trouve souvent dans les parcs nationaux de nombreuses infos sur les espèces présentes
On trouve souvent dans les parcs nationaux de nombreuses infos sur les espèces présentes

La rivière se prête parfaitement bien à l’exploration, pas trop profonde, on peut « wader » partout. La pêche à vue est tout de même restreinte dans le canyon, à cause de la faible lumière, et des courants plutôt puissants qui vous poussent vers une exploration en nymphe « à l’aveugle ».

Des poissons petits, mais combatifs !
Des poissons petits, mais combatifs !

Vers les coups de midi, j’ai déjà fait une vingtaine de poissons moyens en nymphe, mais pas de monstre ! J’arrive alors dans une prairie en plein soleil, et soudainement, les truites raffolent de mon pompon !
Tout d’abord une belle fario prend mon pompon pour une sauterelle…

Première prise sur le pompon
Première prise sur le pompon

Puis vient ensuite un arc…

On sent directement dans le combat que c’est un arc en ciel qui a pris votre mouche !
On sent directement dans le combat que c’est un arc en ciel qui a pris votre mouche !

Et encore une autre fario…

Ma grosse sèche imite bien un terrestre ou une sauterelle
Ma grosse sèche imite bien un terrestre ou une sauterelle
On verrait bien une truite derrière ce joli petit caillou non ?
On verrait bien une truite derrière ce joli petit caillou non ?
C’est cela, il y en avait une !
C’est cela, il y en avait une !

J’alterne ainsi entre prise en nymphe et en sèche, et entre farios et arc en ciel ! Un régal !

50% en sèche et 50% en nymphe !
50% en sèche et 50% en nymphe !

Un gobage plus discret en bordure attire mon attention. Je m’applique sans draguer, et touche finalement un poisson plus costaud – une pure fario Américaine – d’environ 42 centimètre. Pas mal !

Le poisson record du jour est une fario, ce ne sera plus le cas pour la suite !
Le poisson record du jour est une fario, ce ne sera plus le cas pour la suite !

J’aurai pris sur ce premier jour de pêche – entre 8h du matin et 17h – environ 50 truites, d’une taille moyenne de 28 cm, mais avec quelques gros sujets autour de 40- 45 cm.

Beaucoup de « petits » bécards qui ont bien la patate !
Beaucoup de « petits » bécards qui ont bien la patate !

Pas mal pour un début, mais j’aimerais bien aller plus loin dans la taille des poissons, et surtout, trouver de la pêche à vue !

Pas de pêche à vue le premier jour, mais je vais me gaver pour la suite du voyage !
Pas de pêche à vue le premier jour, mais je vais me gaver pour la suite du voyage !

A suivre…

 

Récit écrit par Stanislas FREYHEIT, monteur de mouches professionnel, spécialisé dans la production de nymphes en céramique sur www.peche-nymphe.com

Fiche de montage : La G.P.T. (Giant Pheasant Tail)

Voici une nouvelle fiche montage proposée par : Patpeche

Les matériaux nécessaires :

– Hameçon : Droit hampe longue taille 14 (ces hameçons sont destinés au montage des streamers mais en taille 14, ils conviennent parfaitement à ce modèle).

– Cerques et corps : Fibres de faisan

– Fil : Soie de montage 8/0

– Cerclage : Tinsel cuivre

– Thorax : Plomb “sans plomb” taille moyenne et Dubbing de lièvre rouille

Utilisation :

Si l’on regarde la taille des larves que la pheasant tail est supposée imiter, on se rend compte que la taille que je propose est beaucoup trop grande. Cependant, il est des cas où j’apprécie particulièrement ce modèle. Bien sûr, pas en période d’étiage dans quelques cm d’eau claire où certains pêcheurs “descendent” sur des hameçons 22 ou 24.

Mais en début de saison ou dans des eaux relativement hautes au courant soutenu, elle m’a souvent bien aidé. J’aime bien aussi la nouer en pointe d’un “train” de mouches noyées en réservoir.

Montage :

gpt1

Faire quelques enroulements de fil lest sur la hampe en laissant un petit espace libre à l’oeillet.

gpt2J’ai utilisé ce fil lest sans plomb (repéré au SANAMA) pour réaliser cette mouche. Nous y reviendrons bientôt en lui consacrant une fiche test.

gpt3Ajouter quelques tours sur les premiers enroulements (réaliser cette mouche en plusieurs lestages).

gpt4Passer le “plomb” à la cyano, laisser sécher.

Fixer la soie de montage et aller à la courbure.

gpt5Fixer quelques herls pris sur une plume de queue de faisan.

gpt6Fixer le fil de cuivre qui servira à cercler le corps. Aligner la pointe du cuivre sur la hampe au niveau du lestage, cela vous servira pour le sous-corps.

gpt7Faire un sous-corps avec la soie de montage. Faire un épaulement au début du lestage pour avoir un corps “sans cassure”. Arrêter la soie à l’endroit où vous voulez démarrer le thorax.

gpt8

Enrouler les fibres de faisan (maintenir à chaque tour avec l’autre main pour que les tours soient bien serrés). Arrêter avec la soie de montage.

gpt9 Cercler en sens inverse avec le fil de cuivre. Arrêter avec la soie de montage. Couper l’excédent de cuivre et de faisan.

gpt10

Sur une plume de queue de faisan, prélever un bande d’environ 1 cm de large. La fixer par le milieu et la rabattre vers l’arrière.

gpt11

Préparer une mèche de dubbing.

gpt12

Enrouler le dubbing. Rabattre le faisan vers l’avant et arrêter avec quelques tours de soie de montage.

gpt13

Relever les fibres de faisan et faire quelques tours avec la soie de montage (d’où l’importance de laisser un petit espace entre l’oeillet et le lest).

gpt14

Couper les fibres de faisan le plus ras possible.

gpt15

Faire la tête avec la soie de montage. Noeud final. Une goutte d ecyano.

Mouche terminée.

 

Fiche de montage : Nymphe tag et phoque

Voici une nouvelle fiche montage proposée par : Xav06

Les matériaux nécessaires :

– Hameçon : Courbe, taille à votre convenance (ici en 16)

– Cerques et corps : 4-5 fibres de faisan

– Tête : Bille tungstène, laiton ou autre, de la couleur que vous voulez, de la taille adaptée a votre hameçon.

– Fil : Soie de montage 8/0

– Cerclage : Tinsel

– Thorax : Dubbing de phoque

– Sac alaire : Fibres de faisan

– Résine UV

Utilisation :

L’envie m’est venue de donner un aspect translucide aux classiques tags que l’on peut mettre sur des nymphes. Pour cela, j’ai tenté de recouvrir le tag avec de la résine UV…et je trouve que cela rend bien (question de goût…très personnel…). Sur cette fiche, le tag est orange, mais libre à vous de changer la couleur !!! J’ai également utilisé du dubbing de phoque pour son aspect soyeux et « vivant » une fois dans l’eau…là encore libre à vous !!! Le flytying a cela de magique qu’il permet de laisser libre cours à son imagination et à ses envies…

Montage :

ntp1

Positionner la bille sur l’hameçon et l’hameçon sur l’étau, l’œillet vers le bas, ce qui facilite (selon moi) le positionnement du tag). Former le tag comme une petite boule au niveau de la courbure, whip finish et couper le fil ; Déposer une goutte de résine UV, la répartir sur tout le tag, et passer aux UV.

ntp2

Fixer la soie de montage et la ramener juste devant le tag.

ntp3

Fixer 4 à 6 herls de faisan, pointes vers l’oeillet, puis le tinsel (entre les herls et le tag : Pour cela, je fais un tour de soie derrière le point de fixation des herls, puis, je passe devant, et ligature le tinsel sur toute la longueur de la hampe).

ntp4

Former un sous-corps conique avec la soie de montage.

ntp5

Enrouler les herls et fixer par 2-3 tours de soie de montage.

ntp6

Faire 4 enroulements (3 ou 5 c’est bien aussi …) dans le sens inverse de l’enroulement des herls. Fixer le tinsel par 2-3 enroulements de soie de montage. Couper l’excédent des herls et du tinsel.

ntp7

Fixer les herls de faisan qui serviront à faire le sac alaire.

ntp8

Avec un dubbing twister, faire un dubbing loop et y incorporer une mèche de dubbing de phoque.

ntp9

Vriller la mèche et former le thorax en rabattant les poils vers l’arrière à chaque tour. Fixer la mèche à dubbing par quelques tours de soie de montage et couper l’excédent.

ntp10

Rabattre les herls pour former le sac alaire, fixer par quelques tours de soie de montage. Couper les poils de phoque trop longs.

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Couper l’excédent, faire le nœud final.

Mouche terminée.

 

 

 

Test Substiquill JMC

Test Substiquill JMC

Le produit emballé sous pochette plastique comprend 40 bandelettes prédécoupées de quills synthétiques en 2 tailles (20 de chaque largeur). Le test porte sur le modèle olive-noir.

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La gamme présente une large palette de couleurs couvrant sans problème l’ensemble des teintes que nous utilisons pour le montage des mouches.

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UTILISATIONS :

Bandelettes prédécoupées de quills synthétiques. Très facile d’assemblage, le rendu est particulièrement réaliste. Produit idéal pour la réalisation de corps cerclés de sèches, émergentes et nymphes.

Chaque bandelette mesure 11 cm de long. Les bandelettes les plus larges font 1,1 mm. les bandelettes les plus fines font 0,6 mm. Une seule bandelette permet de réaliser 3 corps de mouche.

Les bandelettes sont très souples et légèrement élastiques, elles s’enroulent très facilement autour de la hampe de l’hameçon. Elle sont aussi et surtout particulièrement solides, ce qui est un réel avantage par rapport aux quills naturels et évite une opération de vernissage du corps parfois fastidieuse.

D’un point de vue esthétique, de légers pointillés viennent soutenir la couleur de base et le trait qui permet de simuler le cerclage est bien continu. L’aspect général est très légèrement brillant.

FICHE DE MONTAGE :

Pour vous montrer quelques utilisations possibles avec les Substiquills, j’ai réalisé deux fiches de montage comprenant quasiment les mêmes matériaux.

Un mouche sèche

OS 000

Une nymphe

PNO 011

 

L’AVIS DE SPENT82 :

Le Substiquill est, à mon avis, un produit très réussi. On pourrait au départ être un peu rebuté par le coté synthétique du matériau, mais c’est dans l’utilisation que l’on y trouve de grands avantages.

En premier lieu, il convient de louer la parfaite solidité des bandelettes. Combien de fois avons-nous «crisé» lors de la casse d’un quill naturel au moment des enroulements ???

La quantité de bandelettes dans le paquet permet de monter un très grand nombre de mouches ; j’ai monté 10 mouches sur des hameçons H16 et H14 en utilisant 3 bandelettes.

L’aspect esthétique est soigné et donne des réalisations avec de jolis corps très légèrement brillants du plus bel effet.

 

Les + du produit :

  • solidité ; souplesse ; élasticité ;
  • esthétique réussie
  • deux largeurs de bandelettes dans le sachet ;
  • palette de couleurs importante dans la gamme ;
  • quantité dans le sachet.

 

Les – du produit :

  • Vu le nombre de mouches réalisables avec les bandelettes contenues dans ce sachet, peut-être aurait-il été judicieux de proposer des sachets de 3 couleurs avec un peu moins de quantité pour chaque couleur, mais c’est vraiment pour pinailler.

 

note gobages 4*

 

 

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Fiche de montage : Nymphe Substiquill

Voici une nouvelle fiche montage proposée par : SPent82

Mouche réalisée pour le test matériaux de montage « Substiquill JMC ».

Les matériaux nécessaires :

– Hameçon : Standard taille 20

– Lestage : Fil de plomb fin

– Corps : Substiquill JMC

– Thorax : poils d’oreille de chevreuil

– Cerques : Spinner tails

– Fil : Soie de montage noire 8/0 

Conseils, utilisation :

Nymphe réalisée pour le test du Substiquill JMC.

Montage :

PNO 001Sur un hameçon taille 20, faire 3 ou 4 mm d’enroulement de soie de montage.

 

PNO 002Par dessus l’enroulement de soie de montage, faire 2 ou 3 tours de fil de plomb fin.

 

PNO 003Fixer le fil de plomb fin en le recouvrant par des tours de soie de montage et amener la soie de montage à la courbure de l’hameçon.

 

PNO 004Positionner 4 ou 5 fibres de spinner tail marron à la courbure. Régler la longueur (un peu moins que la longueur de la hampe).

 

PNO 005Fixer solidement les fibres de spinner tail en les recouvrant et en remontant la soie de montage jusqu’au plomb. Couper l’excédent des fibres et ramener la soie de montage à la courbure en formant un corps légèrement conique par des enroulements successifs de soie de montage.

 

PNO 006Fixer solidement un Substiquill JMC olive/noir à la courbure de l’hameçon. Ramener la soie de montage au niveau du plomb en finissant de former le corps conique.

 

PNO 007Faire les enroulements à spires jointives du Substiquill. Fixer solidement la fin de l’enroulement par des tours de soie de montage.

 

PNO 008Couper l’excédent du Substiquill. Poisser la soie de montage puis y positionner avec les doigts quelques poils d’oreille de chevreuil.

 

PNO 009Exécuter les enroulements du poil d’oreille de chevreuil Fixer la fin de l’enroulement par des tours de soie de montage.

 

PNO 010Former une petite tête ronde par des enroulements successifs de soie de montage.
Faire 2 demi-clés en guise de nœud final.
Un peu de cyano ou de vernis sur la tête. Couper le fil de montage. Mouche terminée !

Fiche de montage : Perdigone

Voici une nouvelle fiche montage proposée par : SPent82

Mouche réalisée pour le test matériaux de montage « Thorax tungstène JMC ».

Les matériaux nécessaires :

– Hameçon : Standard taille 16

– Bille/thorax : Thorax tungstène JMC couleur Or N°2

– Corps : Tinsel holographique noir

– Cerques : Fibres de plume de coq Pardo

– Fil : Soie de montage Orange 8/0 

Conseils, utilisation :

Nymphe perdigone réalisée pour le test du thorax Tungstène JMC.

Montage :

Perdigone 001Sur un hameçon taille 16, placer un thorax tungstène JMC couleur Or en taille 2. Le coller à l’aide d’une colle cyanolite de manière à faciliter le montage.

 

Perdigone 002Faire une longueur de hampe avec la soie de montage en effectuant des enroulements successifs.

 

Perdigone 003A la courbure de l’hameçon, positionner par 3 ou 4 tours de soie de montage une pincée de fibres prélevées sur une plume de coq pardo. Régler la longueur des cerques à environ la longueur de la hampe.

 

Perdigone 004Fixer solidement les fibres de pardo en remontant la soie de montage vers le thorax et en formant un corps légèrement conique par des enroulements successifs. Couper l’excédent des fibres de pardo.

 

Perdigone 005Au niveau de la courbure, fixer solidement un tinsel holographique noir et ramener la soie de montage sur le thorax tungstène.

 

Perdigone 006Exécuter les enroulements du tinsel holographique noir sur l’ensemble du corps. Fixer solidement par plusieurs tours de soie de montage.

 

Perdigone 007Couper l’excédent du tinsel. Effectuer une dizaine de tours (à spires jointives) de la soie de montage en remontant sur le thorax. Faire 2 demi-clefs en guise de nœud final. Couper la soie de montage.

 

Perdigone 008-1 Passer un petit coup de marqueur indélébile noir sur le thorax.

 

Perdigone 009Vernir l’ensemble de la nymphe. Perdigone terminée !

Test Thorax tungstène JMC

Test Thorax Tungstène JMC

Le produit emballé sous pochette plastique comprend 10 thorax tungstène. Le test porte sur le modèle OR en taille 2.

 

Ce thorax tungstène se présente comme une bille allongée sous la forme d’une goutte d’eau, fendue sur les 3/4 de sa longueur et percée en son centre.

thorax-tungstene-or-jmc

UTILISATIONS :

Les thorax tungstène sont, bien sûr, adaptés au montage des nymphes.

La fente permet un positionnement aisé sur la hampe ainsi qu’une facilité de passage au niveau de la courbure de l’hameçon.

Cependant, au montage je vous conseille de coller le thorax sur la hampe à la cyanolite afin de le bloquer en position, sinon le thorax tourne facilement sur lui-même et devient difficile à positionner.

Avant collage du thorax :

Thorax tungstene or montage 1

Après collage du thorax :

Thorax tungstene or montage 2

La taille 2 des thorax tungstène que j’ai testée est bien adaptée aux hameçons N°12, 14 et 16.

 

FICHE DE MONTAGE :

Pour vous montrer l’utilisation des thorax tungstène, j’ai réalisé une fiche de montage d’un “perdigon”.

Thorax tungstene or nymphe

L’AVIS DE SPENT82 :

Ce produit est parfaitement adapté au montage des nymphes et perdigones.

Il permet d’alourdir vos nymphes sans pour autant grossir le diamètre des billes classiques, ce qui peut s’avérer être un bel avantage.

De plus, la répartition de la masse du thorax sur une longueur plus grande de la hampe de l’hameçon est intéressante.

La fente est à la fois un avantage et un inconvénient. Elle permet de passer facilement le thorax dans la courbure de l’hameçon, mais elle lui donne un peu trop de « liberté » sur la hampe au moment du montage.

 

Les + du produit :

  • Plus de poids sur les nymphes pour une taille équivalente à une bille classique ;
  • Ergonomie du thorax permettant une meilleure répartition du poids sur la hampe.

 

Les – du produit :

  • J’aurais apprécié un mélange de tailles dans le sachet (par exemple 3 thorax en taille 1, 3 en taille 2, etc.) permettant de monter des petites séries en tailles différentes d’une même mouche.

Gobages 3

 

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Fiche de montage : Nymphe biot d’oie olive

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Voici une nouvelle fiche montage proposée par : SPent82

Mouche réalisée pour le test matériaux de montage « les biots d’oie ».

Les matériaux nécessaires :

– Hameçon : A œillet montant taille 18

– Bille : Tungstène couleur cuivre N°2

– Corps : Biot d’oie olive

– Fil : Soie de montage olive 8/0 

– Thorax : Dubbing Antron olive

Conseils, utilisation :

Une petite nymphe réalisée pour le test des biots d’oie. Ici, le biot est utilisé pour faire le corps de la nymphe.

Montage :

NB 001Sur un hameçon taille 18 à œillet montant, placer une bille tungstène couleur cuivre.

 

NB 002A l’aide de la soie de montage, bloquer la bille contre l’œillet en effectuant des enroulements successifs.

 

NB 003Former un corps conique pas des allers-retours de soie de montage sur la hampe de l’hameçon, puis ramener la soie à la courbure.

 

NB 004Prélever un biot d’oie olive.

 

NB 005Au niveau de la courbure, fixer solidement le biot d’oie par la pointe et ramener la soie derrière la bille.

 

NB 006Exécuter les enroulements du biot d’oie. Fixer solidement par plusieurs tours de soie de montage et couper l’excédent du biot d’oie.

 

NB 007Poisser la soie de montage. Y vriller avec les doigts une mèche de dubbing Antron Olive.

 

NB 008Effectuer les enroulements du dubbing de manière à créer un thorax proportionnel à la taille de la mouche.

 

NB 009Faire 2 demi-clefs en guise de nœud final. Un peu de vernis sur le nœud. Couper la soie de montage.

Mouche Terminée !

Fiche de montage : Nymphe biot d’oie

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Voici une nouvelle fiche montage proposée par : SPent82

Mouche réalisée pour le test matériaux de montage « les biots d’oie ».

Les matériaux nécessaires :

– Hameçon : Standard H16

– Lestage : Fil de plomb fin

– Cerques : Biot d’oie noir

– Corps : Biot d’oie noir

– Sac alaire : Biot d’oie noir

– Aile : Biot d’oie rouge

– Fil : Soie de montage noire 8/0 

– Thorax : Dubbing Antron noir

Conseils, utilisation :

Une petite nymphe réalisée pour le test des biots d’oie.

Ce montage vous permettra de voir, sur une seule mouche, une bonne partie des utilisations possibles des biots d’oie.

Montage :

NB2 001Sur un hameçon taille 16 standard, effectuer 5 tours de fil de plomb fin. Fixer à la superglue.

 

NB2 002Faire des enroulements de soie de montage sur la longueur de la hampe de l’hameçon.

 

NB2 003Prélever 2 biots d’oie noirs.

 

NB2 004Positionner les 2 biots d’oie noirs l’un sur l’autre à la courbure de l’hameçon. Régler la longueur à environ une longueur de hampe.

 

NB2 005A la courbure de l’hameçon, fixer solidement par la pointe un autre biot d’oie noir. Ramener la soie de montage derrière le fil de plomb en formant un petit corps conique. Couper l’excédent des 2 biots d’oie formant les cerques.

 

NB2 006Effectuer l’enroulement du biot d’oie pour former le corps. Fixer solidement par des enroulements successifs de soie de montage. Couper l’excédent.

 

NB2 007Sur le dessus du fil de plomb, positionner à plat un biot d’oie noir. Fixer solidement par des enroulements de soie de montage.

 

NB2 008Poisser la soie de montage. Y vriller avec les doigts un dubbing Antron noir.

 

NB2 009Faire les enroulements du dubbing de manière à former un thorax proportionnel à la taille de la nymphe.

 

NB2 010Prélever 2 biots d’oie rouges. Positionner les 2 biots d’oie de part et d’autre du thorax, pointes vers l’arrière. Régler la longueur. Fixer solidement par des enroulements de soie de montage.

 

NB2 011Couper l’excédent des 2 biots d’oie rouges.

 

NB2 012Vue de dessus.

 

NB2 013Rabattre le biot d’oie noir pour former le sac alaire. Fixer par des enroulements de soie de montage.

 

NB2 014Couper l’excédent du biot d’oie noir. Former un petite tête ronde par des enroulements de soie de montage.

 

NB2 015Faire 2 demi-clefs en guise de nœud final. Un peu de vernis sur la tête. Couper la soie de montage.

Mouche terminée.

Montage d’un Perdigon Holo

Après nous avoir monté un premier modèle de Perdigon,  Jean-Marc récidive et “se met à l’étau” pour un nouveau modèle : le Perdigon holographique.

Sur les conseils avisés de Thierry, j’ai changé l’orthographe (pas de “e” à la fin) et le genre (mis le mot au masculin) dans l’article mais pas dans la vidéo, ça fait quelques temps qu’elle est prête ;-).

 Conseils, utilisation :

C’est une mouche à utiliser en pointe en nymphe à vue ou en potence en nymphe au fil.

  Matériaux nécessaires :

Hameçon  :  Standard taille 16

Sous-corps : Soie de montage

Cerques : Quelques fibres de micro-fibbet

Tête : Bille tungstène

Corps : Tinsel holographique

Finition : Colle UV

 

Montage : La nymphe cuivre

Voici quelques montages de la fameuse nymphe faisan cuivre :

Une première version proposée par Nicolas Germain sur son blog. Ce qui est original, c’est que cette nymphe, Nicolas la commercialise dans son  flyshop. Ainsi vous avez le choix de la monter vous-même ou bien de l’acheter toute faite.

Seb-31 nous a adressé une vidéo dans laquelle il décline cette mouche pour ses utilisations pyrénéennes.

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