Cap exotique pour un moucheur, une autre galaxie …

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La pêche nous réserve parfois de belles surprises.  Grand fervent de la pêche en eau douce à vue, je me suis jamais intéressé à la pêche en mer car trop attiré par les rivières claires ou nagent truites et ombres. Je rêvais de destinations lointaines pour traquer de belles truites jusqu’au jour où avec ma compagne nous organisons un voyage dans son île natale : la Guadeloupe.

D’un coup, je me suis penché sur cette destination pour la pêche car même si c’est un voyage familial, il y a toujours une petite place pour ma passion. Malheureusement aucun salmonidé n’y nage et seule la pêche en mer peut être pratiquée.  A cet instant, je me remémore des vidéos et images que j’avais croisées sur le net sur la pêche du Bonefish à la mouche. Ça l’air d’être sympa comme même et ça envoie niveau combat surtout dans un cadre enchanteur. Il faut que je franchisse le pas ?!

C’était décidé, je partirai équipé pour ce voyage. Quelques mois pour tout préparé, faire mes recherches dans l’équipement car je partais à zéros dans cette nouvelle approche.

Grâce à Gobages, je rencontrerai Yves via le Forum ou nous échangerons sur la pêche du Bonefish. Il me conseillera et m’orientera dans mes choix pour le matos mouche …

Tout était prêt pour embarquer pour cette nouvelle aventure. Nous décollerions pour 3 semaines de pur bonheur dans un cadre sauvage et unique. Et quel contraste en plein mois de janvier avec une température de 30° et une eau à 27°. Le paradis J

Et niveau pêche me direz-vous ? Je débuterai par des pêches aux leurres près de la maison de mes beaux-parents et c’était le kif déjà entre snook, barracuda, carangue, baby tarpon … Des poissons ultras combattants à l’ultra léger. Mais j’avais qu’une envie, c’était de découvrir « THE PECHE » celle du Bonefish à la mouche. Malheureusement j’étais loin des spots et avec 2 petits loulou de 2mois et 2ans et demi, nous ne pouvions pas trop s’absenter sauf quand les beaux-parents nous les garder mais c’était avant tout des vacances en famille pour découvrir l’île de la Guadeloupe.

Les sorties mouches étaient donc compté. 4-5 au total.

Pour ma première sortie, je serai accompagné d’Yves ou nous avions échangé à ce sujet quelques mois auparavant et qui par chance se retrouve au même moment que moi sur l’île. Une belle rencontre fut programmée sur l’une des plus belles flat de l’île. Au programme partage et passion sur la traque du Bonefish. Une sacrée chance pour moi pour découvrir sur ma première sortie ce fabuleux poissons. Encore faut-il que je le croise.

Conseil, orientation, discussion, les pieds dans une eau à 27° ! En plus accompagné de ma chérie qui découvre la pêche au leurre. Le paradis…

La première flat ne donnera rien, très peu de poissons aperçus. La pêche du Bonefish est une pêche captivante, sportive et magique. Nous devons être observateur et rapide dans le mouvement car  les poissons sont toujours en mouvement et assez craintif. Une pêche à vue en mode vacancier que du bonheur !!

La Guadeloupe à une faible population en Bonefish répartis sur quelques spots intéressant à pêcher. Mais elle est réputée pour avoir des poissons de plus belles tailles. La pêche n’est donc pas si évidente comparé à des destinations comme les Bahamas mais je relèverai le défi sur le deuxième flat visité en ferrant à vue mon premier Bonefish de ma vie …

Sensation de folie, le poisson au ferrage démarre comme une fusée pour vous sortir d’un coup plus de 60m de soie et de backing. J’ai beau essayé de le freiner que ma manivelle tape dans la main. Rien que ça s’est magique et hallucinant. J’aurai le droit à 3 gros rush de ce genre jusqu’à réussir à toucher pour la première fois de ma vie ce poisson. Magique ! Ce poisson, il est pour toi Yves pour ta gentillesse et ton partage. Sans toi je serai peut-être encore à marcher à la recherche de ce poisson. Car même si en France, je suis un passionné de pêche à vue, il fallait découvrir la façon d’aborder un spot à la recherche du fantôme des flats et tes conseils auront été précieux et récompensés. Il ne porte pas son nom de fantôme pour rien ce poisson et apprendre à le localiser est une technique à part entière.

A partir de cet instant, je suis passé dans une nouvelle dimension de la pêche à la mouche, incomparable à nos poissons de rivières et pourtant je sais de quoi je parle car plus de 20ans de pêche à la carpe à mon actif. Il m’aura fallu 33ans pour changer mon opinion sur la pêche en mer mais cette fois-ci le cap est passé. J’en redemande encore et cette aventure risque de changer mes plannings halieutiques pour de nombreuses années car je redemande que ça de revivre ces sensations dans des décors de carte postale.

Je suis tombé amoureux de cette pêche et l’attente va être longue avant l’hiver 2018 car je signe d’office pour un futur voyage. On vit qu’une fois donc autant en profiter.

En attendant, je me consolerai sur mes rivières en ayant une pensée aux poissons fantômes des flats.

Vivement la prochaine …

Ps : plus d’image ici sur mon blog

Une contribution de sanvoiz917